Tantra, qui signifie « tissé ensemble », est un terme appliqué à un système de métaphysique et pratique originaire de la région hymalayo-indienne dans lequel on considère comme base de l'univers deux principes symbolisé par le couple masculin et féminin.Le Tantra originel fut de tous temps une "voie de transformation intégrale de l'être humain", qui passe par le corps et les 5 sens. L'inclusion de la sexualité dans les pratiques tantriques visant à l'éveil ouvre de nouvelles visions et possibilités d'épanouissement.
Émergeant dans la vallée de l’Indus, à une date sur laquelle les spécialistes ne peuvent se mettre d'accord, cette métaphysique repose sur deux principes : une « présence » omnisciente et une « action de prise de conscience ». Les deux principes sont symbolisés respectivement par Shiva et par Shakti qui bien que portant des noms venant de l'hindouisme ne sont pas assimilés à ces dieux. De nos jours, par ignorance, on donne le nom de tantra à des pratiques thérapeutiques sexologiques, souvent trés eloignées de l'esprit du tantrisme originel.
C'est au que le bouddhisme fut introduit au Japon par l'intermédiaire de la Corée. Au , le moine Kûkai Kôbô-Daïshi découvrit un exemplaire du Dainitchi-kyô (maha-vairocana tantra) au Japon, et pour en approfondir le sens, alla en Chine. Il fut initié par le grand maître, Keikwa-ajari (chinois: Huiguo 恵果) aux cérémonies d'onctions « kanjô », et reçut de nombreux textes tantriques. À son retour au Japon, il structura son enseignement qu'il appela Shingon (parole vraie ou mantra, transcription en japonais du chinois zhēnyán 真言). Grâce à l'appui de l'empereur, il fonda le grand temple du Tôji à Kyôto, et la cité sainte du mont Kôyasan qui regroupent plusieurs centaines de temples. Il écrivit de nombreux ouvrages dont le « Sokushinjôbutsu-gui », où il insiste sur la voie rapide pour devenir Bouddha dans cette vie.
Le Shingon se développa dans tout le Japon et influença le développement des autres écoles bouddhiques. Kûkai initia notamment Saichō, le fondateur de Tendaï, dotant ce courant d'une composante tantrique totalement absente du Tiantai chinois. De cette école sont issus les fondateurs des branches japonaises de l'Amidisme et du Zen, ainsi que Nichiren, qui créa son propre courant.
Au Tibet c'est le roi Trisong Détsen qui décidera, au , de faire du bouddhisme tantrique la religion du Tibet, au détriment de ses concurents le bonpo et le chanConcile de Lhassa. Le grand patriarche du tantrisme tibétain est le maître indien Padmasambhava, qui fonda le monastère de Samye et introduisit la pratique du Vajrayana. De cette époque date la lignée de transmission de l'école Nyingmapa : S'ensuit au une période de persécution et d'éradication du bouddhisme, qui s'affaiblit. La seconde diffusion aura lieu au avec Rinchen Zangpo, qui se rendra en Inde, puis Atisha Dipankara, un maître indien qui viendra au Tibet sur son invitation. Son disciple, Dromtönpa fondera l'école Kadampa.
Marpa Lotsava se rendra lui aussi en Inde, où il recevra l'enseignement de Naropa, avant de le transmettre à son tour à son disciple, Milarepa. Milarepa fondera l'école Kagyüpa : Drokmi Sakya Yéshé y recevra, lui, l'enseignement de Virupa, le transmettra à son disciple Khön Köntchok Gyalpo qui fondera l'école Sakyapa : Au début du naîtra une autre école, fondée par Djé Tsongkhapa, l'école Guélougpa
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