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- | Aluminium - Silicium - Phosphore | - | C Si Ge | - |
- | iso | AN | période | MD | Ed MeV | PD | - align=center | 28Si | 92,23 % | Si est stable avec 14 neutrons | - align=center | 29Si | 4,67 % | Si est stable avec 15 neutrons | - align=center | 30Si | 3,1% | Si est stable avec 16 neutrons | - align=center | 32Si | {syn} | 276 ans | β- | 0,224 | 32P |
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C'est l'élément le plus abondant sur la Terre après l'oxygène (27,6%). Il n'existe pas à l'état libre mais sous forme de composés : sous forme de dioxyde silice (dans le sable, le quartz, la cristoballite, etc) ou de silicates (dans les feldspath, la kaolinite, etc).
Le nom dérive du latin silex, ce qui signifie cailloux ou silex.
Il existe trois isotopes naturels du silicium: 28Si (92,18%), 29Si(4,71%) et 30Si(3,12%). Il existe également des isotopes artificiels: 25Si, 26Si, 27Si, 31Si, 32Si.
Un des composés du silicium, la silice (dioxyde de silicium), était déjà connu dans l'Antiquité. La silice a été considérée comme élément par les alchimistes puis les chimistes. C'est un composé très abondant dans les minéraux.
Du silicium a été isolé pour la première fois en 1823 par Jöns Jacob Berzelius. Ce n'est qu'en 1854 que Henry Sainte-Claire Deville obtient du silicium cristallin.
Pour plus de détails, voir l'article : alliages d'aluminium pour fonderie.
La magie de la lithographie sur silicium : les productions commerciales courantes (2004) de circuit intégré réalisent la prouesse d'une finesse de gravure de 90 nm sur des plaques de 30 cm (un 33 tours pour ceux qui ont connu !). Ce qui permettrait de graver 300 millions de sillons (soit un disque de 10 millions de minutes, environ 20 ans de musique, ou bien de l'ordre de 10 milliards de chansons au format numérique Ogg Vorbis).
Les silicates sont des constituants importants de nombreux minéraux, comme les argiles, les feldspaths, le mica ....
Le sable de silice est le résultat de la dégradation de roches comme le granit (composé de feldspath, de mica et de silice (quartz)).
Les diatomées, qui extraient la silice pour former leurs enveloppes externes, peuvent prendre des formes très complexes. En revanche, elles sont toujours caractéristiques de l'étendue d'eau dans laquelle elles ont été prélevées : deux échantillons de deux lacs différents seront forcément dissemblables l'un de l'autre.
Le silicium se trouve dans certaines molécules organiques, comme les silanes — méthylsilanetriols, diméthylsilanediol —, les silatranes, la thujaplicine.
L'organisme humain en contient entre 200 mg et 7g suivant les sources. Il potentialiserait l'action du Zinc (Zn) et du Cuivre (Cu) et permettrait la fixation du Calcium (Ca).
Les céréales et l'eau de boisson (donc la bière, fabriquée à partir d'eau et de céréales) apportent naturellement la quantité suffisante (25 mg par jour) pour satisfaire les besoins (environ 5mg/jour).
L'Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) n'a pas défini d'apports nutritionnels conseillés pour le silicium car ils sont largement couverts par l'alimentation.
Par abus, certains parlent de « silice organique ». Il semble que cette dénomination soit plutôt un procédé commercial dans le domaine des médecines parallèles : en effet, il n'y a aucun intérêt à savoir qu'une molécule contient du silicium.
À la limite (actuellement) de la science-fiction et de la science tout court, de multiples travaux visent à mettre en évidence une tout autre forme de vie, basée non pas sur le carbone comme sur notre bonne vieille Terre, mais sur le silicium. Ceci se base sur le fait que le silicium est tétravalent comme le carbone, et que donc on pourrait envisager par analogie une chimie organique à base de silicium.
La position médiane actuelle semble être négative, le silicium ne participant que peu à des réactions biologiques mais servant plutôt de support (enveloppes, squelettes, gels, ...).
Pour obtenir du silicium libre (parfois appelé improprement "silicium métal" pour le distinguer du ferrosilicium), il faut donc le réduire ; industriellement, cette réduction s'effectue par électrométallurgie, dans des fours électriques ouverts dont la puissance peut aller jusqu'à environ 30 MW. La réaction globale de principe (oxydo-réduction) est très simple :
Le silicium est introduit sous forme de morceaux de silice (galets, ou morceaux de quartz filonien), en mélange avec des réducteurs tels que le bois, le charbon de bois, la houille, le coke de pétrole. Compte tenu des exigences de pureté des applications finales, la silice doit être relativement pure (faible teneur en oxyde de fer en particulier), et les réducteurs soigneusement choisis (houille lavée par exemple).
Le mélange est déversé dans un creuset de plusieurs mètres de diamètre, où plongent des électrodes cylindriques en carbone (trois le plus souvent) qui apportent la puissance électrique et permettent d'atteindre les très hautes températures dont les réactions recherchées ont besoin (autour de 3000°C dans la région de l'arc électrique, à la pointe des électrodes).
Le silicium obtenu est recueilli dans des "poches", à l'état liquide, grâce à des orifices pratiqués dans le creuset. Il est ensuite affiné dans ces poches, par injection d'air pour oxyder l'aluminium et le calcium. Puis il est séparé du "laitier" (oxydes produits au cours des différentes étapes du procédé et entraînés avec le silicium) avant d'être solidifié :
Les réactions intermédiaires conduisant à la réduction du silicium produisent aussi une très fine poussière de silice amorphe, qui est entraînée par les gaz chauds (essentiellement air et dioxyde de carbone) émis par le four ; dans les pays développés, ces gaz sont filtrés pour recueillir la poussière de silice amorphe, qui est utilisée comme élement d'addition dans les bétons à haute performance.
Selon les applications, le silicium est utilisé sous forme de morceaux (production des alliages aluminium-silicium) ou sous forme de poudre obtenue par broyage (production des silicones).
Le silicium pour électronique est obtenu à partir du silicium électrométallurgique, mais nécessite une étape chimique (purification réalisée sur des silanes) puis un ensemble de purifications physiques, avant le tirage des monocristaux.
Élément chimique | Semi-conducteur | Métallurgie
Silikon | سليكون | Силиций | Silici | Křemík | Silicon | Silicium | Silizium | Silicon | Silicio | Silicio | Räni | Pii (alkuaine) | Silicio (elemento) | צורן (יסוד) | Silicij | Szilícium | Silikon | Siliko | Kísill | Silicio | ケイ素 | 규소 | Silicium | Silicis | Silīcijs | Takawai | Silikon | Silicium | Silisium | Silisium | Silici | Krzem | Silício | Кремний | Silicij | Silicon | Kremík | Silicij | Силицијум | Kisel | ซิลิคอน | Silisyum | سىلىتسىي | Кремній | Silic | 硅
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