La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.
Cette définition est celle du préambulePréambule adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 Etats. 1946; (Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948. à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé de 1946 à la Constitution de l'organisation mondiale de la santé (OMS). Cette définition OMS n'a pas été modifiée depuis 1946.
Elle implique que tous les besoins fondamentaux de la personne soient satisfaits, qu'ils soient affectifs, sanitaires, nutritionnels, sociaux ou culturels et du stade de l'embryon, voire des gamètes à celui de la personnes âgée.
Elle se présente donc plutôt comme un objectif, que certains jugeront utopique puisqu'elle classe, selon le pays étudié, de 70 à 99% des gens comme n'étant pas en bonne santé ou malade. On peut lui préférer celle de René Dubos : «État physique et mental relativement exempt de gênes et de souffrances qui permet à l'individu de fonctionner aussi longtemps que possible dans le milieu où le hasard ou le choix l'ont placé», qui présente la santé comme la convergence des notions d'autonomie et de bien-être.
En somme, la santé c'est quand tout fonctionne bien, que tout ronronne, corps comme mental. On parle aussi de santé mentale, de santé reproductrice.
En fait la santé n'est pas forcément un corollaire de l'absence de maladie : il existe de nombreux exemples de personnes porteuses d'affections diverses mais qui sont en bonne santé car leur maladie est contrôlée par un traitement. Dès le milieu du XXe siècle, les spécialistes du diabète ont ainsi parlé de « santé insulinienne ». Aujourd'hui, cet état de fait est même majoritaire dans les pays développés : il devient exceptionnel à partir d'un certain âge de ne pas avoir par exemple un trouble de la réfraction oculaire ou des problèmes d'hypertension. A contrario certaines maladies peuvent être asymptomatiques pendant très longtemps, ce qui fait que des malades qui se sentent en bonne santé peuvent ne pas l'être réellement.
Voir aussi les articles Maladie et Handicap
La santé publique regroupe l'ensemble des moyens collectifs susceptibles de promouvoir la santé et d'améliorer les conditions de vie.
L'organisation des soins est restée jusqu'au très majoritairement dépendante d'initiatives privées. Le rôle des institutions religieuses était alors prédominant, l'assistance aux malades étant considérée comme une œuvre de charité. À partir du siècle des Lumières, la maladie cesse progressivement d'être considérée comme une fatalité et le corps redevient un sujet de préoccupation. Ce mouvement concerne d'abord les élites, puis s'étend progressivement à l'ensemble de la société. La santé devient alors un droit que les États se doivent de garantir.
Le développement de l'industrialisation est un second facteur qui tend à expliquer le développement de la santé publique : d'une part pour de simples critères de productivité des ouvriers (médecine du travail), d'autre part par crainte des émeutes et sous la pression des syndicats. Enfin la Première et la Seconde Guerre mondiale contribueront au développement de la prise en charge médicale de masse et à la mise en place de politiques d'assistance sociale : c'est la naissance de la notion d'État-providence.
La notion de santé publique regroupe plusieurs champs :
On sait aujourd'hui que de nombreux facteurs de risque sont liés au mode de vie. Les soins corporels, l'activité physique, l'alimentation, les problèmes de toxicomanies... ont un impact global sur la santé des individus.
L'hygiénisme moral (à ne pas confondre avec la médecine alternative créée par Herbert Shelton) est la doctrine selon laquelle : la lutte contre le « relâchement des mœurs » serait le meilleur moyen de garantir la santé. C'est ce courant qui a par exemple au déclaré la lutte contre la syphilis ou l'alcoolisme priorité nationale. C'est également lui qui déclare que si les obèses sont gros, c'est qu'ils sont gourmands et paresseux, ou encore que les fumeurs n'ont pas de volonté. Il connaît aujourd'hui un net retour en force. Au nom de la santé publique, de nombreux pays mènent une politique d'information et d'éducation de leurs citoyens à l'hygiène, au moyen de campagnes de sensibilisation par exemple.
La lutte contre les infections nosocomiales à l'hôpital, ou contre les toxi-infections alimentaires par exemple, est née après la découverte de l'asepsie sous l'influence par exemple de Ignàc Semmelweiss ou Louis Pasteur. Les comportements individuels et collectifs sont de toute première importance dans la lutte contre les épidémies ou les pandémies.
La pollution aigue ou chronique, qu'elle soit biologique, chimique, due aux radiations ionisantes ou sonore, ou lumineuse (ces facteurs pouvant additionner ou multiplier leurs effets) est également une source importante de maladies.
Un certain nombre de polluants (dioxines,pesticides, radiations, leurres hormonaux, etc.) sont suspectés d'être, éventuellement à faibles ou très faibles doses responsables d'une délétion de la spermatogenèse ou d'altération des ovaires ou des processus de fécondation puis de développement de l'embryon). Ils contribuent à l'augmentation du risque de malformation, ou d'avortement spontané..
Les soins de santé reproductive :
Sur le plan mondial, les sommes investies dans la santé sont considérables. Par exemple, en 2002, le marché du médicament a été évalué à 430,3 milliards de dollars (contre 220 milliards en 1992). De plus la consommation médicale progresse plus rapidement que le PIB dans les pays développés.
le marché pharmaceutique a augmenté de 203 milliards d'euros
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