Une planète est un corps céleste sphérique gravitant autour d'une étoile et n'émettant pas de lumière.
Ce mouvement - très apparent à l'œil nu - a été observé très tôt par les hommes de toutes les civilisations, mais sa complexité est longtemps restée un mystère pour les astronomes jusqu'à l'identification de ce mouvement apparent à la résultante des courses elliptiques de la Terre et des autres planètes autour du Soleil.
Si certaines planètes du système solaire sont visibles la nuit dans le ciel, c'est parce qu'elles réfléchissent la lumière du Soleil, contrairement aux étoiles qui brillent de leur propre feu.
| ☿ ♀ ⊕/♁ | ♂ ♃ ♄ | ♅ ♆ ♇ |
Récemment, la découverte de plusieurs objets semblables à Pluton, entre autres (surnommée Xéna), a remis sur le tapis la question de la définition du terme « planète ». Certains veulent enlever à Pluton son titre traditionnel de planète, d'autres veulent étendre cette qualité aux plus gros transneptuniens appartenant à la ceinture d'astéroïdes extérieurs. L'Union astronomique internationale n'a pas encore tranché. Notons que le 15 mars 2004, la NASA annonça la découverte de (90377) Sedna, qu'elle a qualifié de « 10 planète », au-delà de l'orbite de Pluton. Après revue de son statut il fut décidé qu'il ne s'agissait pas d'une planète. (Cf plus bas) Le 30 juillet 2005 c'est l'astronome Michael E. Brown et son équipe de Caltech qui annoncèrent par la voie de l'UAI la découverte d'une « 10 planète », cette fois mesurant 1.5 fois le diamètre de Pluton : .
Pour se rappeler l'ordre des planètes du système solaire, on peut mémoriser l'une des phrases suivantes (la première lettre de chaque mot correspond à la première lettre de chaque planète, de la plus rapprochée à la plus éloignée du Soleil) :
Il n'existe pas encore de définition scientifique du mot "planète". Pour le dictionnaire il s'agit d'un "objet céleste compact, dépourvu de réactions thermonucléaires, gravitant autour du Soleil ou, par extension, d'une étoile". On peut donc en conclure par extension que tout corps céleste inférieur à deux masses joviennes et ne produisant pas sa propre lumière est une planète. Si nous prenons l'exemple de la Terre, effectivement elle est 317 fois plus légère que Jupiter et ne fait que réfléchir la lumière qu'elle reçoit du Soleil. Jupiter en revanche émet 2.5 fois plus de rayonnement qu'il n'en reçoit mais il ne s'agit pas de lumière. C'est donc bien une planète. Mais qu'en est-il advenu de Sedna qui usurpa un temps le titre de 10eme planète ? Elle répond pourtant aux mêmes critères mais les astronomes l'ont exclue du club fermé des planètes. Notre définition manque donc clairement de précision.
Tout astronome a besoin de construire une définition scientifique qui peut s'avérer parfois assez éloignée de la définition communément admise.
Quatre définitions ont été proposées en 2005 par Michael E.Brown qui permettent d'avoir une idée plus claire sur la question :
1. Point vue purement historique. Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton sont des planètes et aucune autre de plus.
2. Historique mis à jour. On peut envisager des raisons historiques tenant compte des dernières découvertes. Dans ce cas Mercure jusque Pluton sont des planètes ainsi que tout nouvel objet plus grand que Pluton.
3. La sphère gravitationnelle. Tout objet arrondi en raison de sa force gravitationnelle, qui ne produit pas sa propre lumière et qui gravite directement autour du Soleil, et par extension d'une étoile, est une planète. Cette définition de l'aspect régi par la gravité permet de classer le corps Cérès de la ceinture d'astéroïdes parmi les planètes.
4. Les classes de populations. Cette définition du terme "planète" est la plus complexe mais également la plus satisfaisante d'un point de vue scientifique. Une population est un ensemble d'individus appartenant à la même espèce. Dans notre contexte il s'agit d'un ensemble d'objets solitaires partageant les mêmes propriétés.
Michael Brown et son équipe reconnaissent qu'il n'existe pas de définition scientifique qui épouse à la fois les conditions rencontrées dans le système solaire et notre culture. Comme il l'a écrit "pour une fois j'ai décidé de laisser gagner la culture. Nous, scientifiques, pouvons continuer nos débats, mais j'espère que nous serons globalement ignorés".
Pour Michael Brown, la question est donc entendue : en 2005 il existe donc 10 planètes dans le système solaire et une kyrielle d'autres populations de petits corps.
À l'inverse, beaucoup d'astronomes préfèrent considérer qu'il existe 8 planètes (de Mercure à Neptune), et qu'en raison de leurs caractéristiques, Pluton et les autres corps de la ceinture de Kuiper, qu'ils soient petits ou gros, sont des objets d'un autre type (qu'on désigne d'ailleurs sous le terme générique de transneptunien).
L'UAI la seule autorité dans le domaine publiera en septembre 2006, «la» définition d'une planète.
En 2005, pour la première fois, des astronomes ont pu discerner la lumière émise directement par deux planètes, malgré la lueur éblouissante et toute proche de leurs étoiles. Jusqu'alors, les découvertes n'étaient qu'indirectes, en constatant les perturbations exercées par les planètes sur leurs étoiles ou en mesurant une baisse de luminosité lors d'une éclipse.
Cette fois, deux découvertes presque simultanées ont été faites par deux équipes différentes observant des planètes différentes. Mais comme les deux équipes ont toutes deux utilisé le télescope spatial infrarouge américain Spitzer, la Nasa a décidé de profiter de l'occasion pour annoncer les deux découvertes en même temps.
Le 13 juin 2005, une équipe de scientifiques américains a annoncé la découverte de la 155 exoplanète découverte depuis 1995. Les caractéristiques de cette planète sont :
Dans le revue Nature du 14 juillet 2005, l'astrophysicien polonais Maciej Konacki du California Institute of Technology (Caltech) a révélé qu'il avait découvert une géante gazeuse, autour de HD 188753, une étoile triple (un système binaire gravitant autour d'une étoile primaire de type solaire). La planète, HD 188753 Ab, gravite autour de l'étoile principale et est du type Jupiter chaude, c'est-à-dire une géante gazeuse comme Jupiter, mais beaucoup plus proche de son étoile que ne l'est Jupiter du Soleil — plus proche de son étoile que Mercure ne l'est du Soleil, en fait ! Les modèles actuels (juillet 2005) de formation de telles planètes supposaient une formation à une distance appropriée pour une planète géante, suivie d'un rapprochement vers l'étoile centrale, ce qui n'est pas possible dans le cas particulier de HD 188753.
Deux grands types de planètes peuvent apparaître : les planètes gazeuses et les planètes telluriques (ou rocheuses).
Quelques dessins d'exoplanètes sur :
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