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Dans le sens strict, on nomme média un moyen impersonnel de diffusion d'informations (comme la presse, la radio, la télévision), utilisé pour communiquer. Les médias permettent de diffuser une information vers un grand nombre d'individus sans possibilité de personnalisation du message. C'est la raison pour laquelle on parle également de mass-media.

Le publipostage (mailing) n'est pas considéré comme mass media, non plus que le pourriel.

Dans un sens plus général, le média (!) est l'interface entre deux ou plusieurs sujets (musique, langage, écriture). On devrait en toute rigueur dire le medium, mais le terme avait déjà un autre sens venant du music-hall et de ce qu'il est convenu de nommer les arts divinatoires.

Cependant, on utilise également le terme « medium » en peinture et Arts appliqués pour désigner cette « interface », en général il s'agit de la technique utilisée. Ex. : l'aquarelle est un medium.

Étymologie


Media est le pluriel du mot latin medium (milieu). On disait autrefois, comme aux États-Unis, les mass media. Ce terme avait été introduit pour les besoins de la publicité et de la sociologie. L'insistance des journalistes à l'écrire avec un accent aigu et à y ajouter un « s » final a fini par en faire la règle de fait. Le terme médiats plus conforme à l'esprit de la langue et utilisé par l'académicien Alain Peyrefitte ne semble pas avoir réussi à s'imposer, hormis chez quelques puristes.

Marketing et publicité


En marketing, on désigne traditionnellement par médias les moyens de communication suivants : affichage, cinéma, presse, radio, télévision et maintenant Internet. Les actions de communication qui utilisent l'un ou plusieurs de ces médias sont alors désignées sous l'expression « communication média », par opposition aux actions de communication « hors-média » (comme les actions de relations publiques,le marketing direct ou le mécénat par exemple).

Notons ici que l'étude des médias doit de plus en plus chercher à intégrer l'analyse de l'image et de son efficacité dans la situation de communication.

On parlera de support pour désigner un vecteur de communication particulier à l'intérieur d'un média (par exemple la radio est un média et France Inter est un support). Le média est comme un ensemble de supports de même type.

Le media planning consiste à concevoir des plans media : le choix de supports et répartition d'un budget "achat d'espace" pour toucher une cible (ensemble de personnes susceptibles d'etre interessées par le produit ou le service promu)

Internet est considéré parfois comme un média au sens marketing. Cependant, dans ce cas précis, les possibilités d'identification de la cible (utilisation des cookies, saisies d'informations en ligne par exemple), permettent une personnalisation du message. On s'éloigne alors de la vision classique du mass-média.

Sociologie


Le professeur de littérature canadien Marshall Mc Luhan est connu pour ses ouvrages sur les médias : Pour comprendre les médias ; La galaxie Gutenberg, où il affirme la prépondérance sur les perceptions humaines du contenant sur le contenu, avec cette formule célèbre; "medium is message", sous-entendu, le contenu du message est déterminé par le support technique utilisé. Néanmoins, cette vision classique des media n'est pas issue de travaux de recherches concrets. Elle suppose un déterminisme technique du contenu des messages qui n'est pas vérifié. Si l'approche de McLuhan a eu un grand succès social, elle est considérée aujourd'hui comme dépassée. Les philosophes français Régis Debray et Daniel Bougnoux ont tenté de créer une école de pensée qui s'en rapproche sous le nom de "médiologie", bien que cette dernière, à son tour, ait souvent été critiquée pour son manque de rigueur méthodologique.

La sociologie des médias se propose au contraire d'étudier les conditions sociales de production et de réception des messages en provenance des médias. Les chercheurs montrent que les messages diffusés sont un produit collectif dont il faut dénouer les fils et qu'un même message peut être interprété et utilisé de façons très diverses. Il n'y a donc pas un sens caché univoque qui influencerait le public, ce que l'on croit généralement en présupposant que les destinataires sont obligatoirement dupés et influencés (opinion, comportement) l'incitation explicite (publicité, publi-reportage) ou implicite (sens caché).

Une autre approche de la sociologie des médias s'intéresse à la réception. Certaines théories (école de Francfort) voyaient le récepteur comme un être qui recevait les émissions telles qu'elles étaient émises. Une émission idiote rendait obligatoirement le téléspectateur idiot.

Médias de masse ou segmentation des médias ?


La possibilité de délivrer un même message à un nombre important de personnes est apparue d'abord avec l'imprimerie et les journaux. L'invention de la radio puis de la télévision ont élargi encore le public touché, dans la mesure où le message ne s'adresse plus aux seuls lettrés. Il en a résulté une époque d'omniprésence des médias de masse. Ceux-ci gardent leur importance mais cédent peu à peu la place à un foisonnement de médias de plus en plus ciblés s'adressant chacun à un segment de population particulier.

En fonction des événements, de l'influence que le pouvoir en place a sur les médias, de l'usage qu'il en fait à des fins de propagande, il peut apparaître un phénomène de rejet, les médias classiques perdant leur crédibilité. Par exemple, en France, la presse avait perdu toute crédibilité pendant la Seconde Guerre mondiale, en raison de la collaboration de certaines entreprises de presse avec l'occupant. La restructuration du secteur à la libération lui permit de retrouver un certain crédit.

En 2005, la revue bimestrielle « Manière de voir » (publiée par Le Monde diplomatique) estime qu'il existe un phénomène de discrédit contemporain et l'analyse de la manière suivante :

« L'information et l'analyse ont-elles pour de bon cédé le pas au racolage et à la morale ? On connaissait la propagande de guerre, c'est désormais le matraquage en boucle d'« émotions » mises en scène - et vite oubliées. Condamnés par le tribunal des médias, des innocents se voient ensuite sanctifiés par leurs anciens accusateurs. Et puis, tout recommence. La formation des journalistes mais aussi le mutisme complice des intellectuels jouent leur rôle dans ce naufrage. »

Dans le monde entier, la presse traditionnelle voit son audience décliner, et les médias audiovisuels inspirent de moins en moins confiance, selon de nombreux sondages d'opinion concordants. Ce déclin relatif s'est accompagné de mouvements de concentration des entreprises de la presse et de l'audiovisuel aux mains d'un petit nombre de personnes (par exemple, Rupert Murdoch, Jean-Luc Lagardère, Serge Dassault, Silvio Berlusconi).

En réaction, de nouveaux médias alternatifs se sont développés. On a vu émerger une trentaine de titres d'une nouvelle presse écrite indépendante (PLPL, CQFD, La lettre à Lulu, Particule ...) dont les plus diffusés ne dépasse guère 40 000 exemplaires (en France). Victimes, à leur débuts, de nombreuses pousuites judiciaires, ces nouveaux médias ont remis à l'honneur un certain journalisme d'investigation en prenant l'habitude de vérifier et de recouper leurs informations, parfois de manière plus poussée que les médias traditionnels. Ainsi se constituent de nouveaux types de médias indépendants, décentralisés, et pour l'essentiel bénévoles.

Internet a également permis l'apparition de nouveaux médias d'information indépendants, dont le plus emblématique est Indymedia, présent presque partout dans le monde.

L'inversion ou rééquilibrage des sources d'information


Surtout, l'Internet apporte une inversion, ou du moins un rééquilibrage du sens de l'information. Les médias étaient jusqu'ici aux mains des professionnels de l'information et étaient la source principale d'information du public, dans une optique pyramidale d'information de haut en bas sans interactivité. La technique permet maintenant un éclatement, une personalisation des médias. Désormais chaque personne peut disposer de son propre médium pour informer lui-même le public.

Parmi ces exemples d'une autre diffusion de l'information, on trouve notamment :

Ces canaux opèrent souvent avec une subjectivité assumée (subjectivité qui n'était pas exempte des médias traditionnels, mais souvent plus dissimulée) et de ce fait mieux acceptée, laissant l'utilisateur juger de lui-même de leur crédibilité. Au delà du domaine de la pure information, ils permettent aussi une explosion de la créativité, par exemple au niveau artistique.

Cette évolution, très présente notamment dans certains pays asiatiques ou anglosaxons, y a été qualifiée de journalisme citoyen ou média citoyen.

La principale critique (fondée ou non) qui est faite à ces nouveaux médias Internet est justement leur manque d'objectivité. La multitude de micro-canaux de diffusion de l'information (la plupart d'entre eux étant gérés par une seule personne) rend cependant difficile tout travail d'analyse globale du degré de sérieux dans la démarche journalistique de ces médias Internet.

Il existe cependant la tentation par certains gouvernants de limiter ou contrôler, sous prétexte par exemple de protection du public, cette floraison des moyens de libre expression aux contenus pouvant être consultés par tous.

Communication


En communication, le média (ou canal) est le support sur lequel se base le message, à travers lequel on fait sa diffusion. Par exemple l'air est le média de la voix, la lumière celui de la vue.

Différents types de médias connus :

  • Air (protocoles associés : le son, la musique, la voix et le langage)
  • Lieu de réunion, spectacle, conférence, (protocoles associés : l'image, le son, la musique, la vue, la voix et le langage)
  • Exposition, musée (protocoles associés : l'écriture, l'image, la vue et le langage)
  • Poste, courrier (protocoles associés : l'écriture, l'image, la vue et le langage)
  • Édition, livre (protocoles associés : l'écriture, l'image, la vue et le langage)
  • presse, journal (protocoles associés : l'écriture, l'image, la vue et le langage)
  • Emballage (protocoles associés : l'écriture, l'image, la vue et le langage)
  • Affichage (protocoles associés : l'écriture, l'image, la vue et le langage)
  • Photographie (protocoles associés : enregistrement de l'image)
  • Télégraphie (protocoles associés : le texte)
  • Disque, cassette audio (protocoles associés : le son, la musique, la voix et le langage)
  • Téléphonie (protocoles associés : le son, la voix et le langage)
  • Cinéma (protocoles associés : enregistrement d'images animés et de sons)
  • Radio (protocoles associés : la voix et le langage)
  • Télévision (protocoles associés : l'image animée, la vue, le son, la musique, la voix et le langage)
  • Support magnétique vidéo (protocoles associés : l'image animée, la vue, le son, la musique, la voix et le langage)
  • Carte perforée, bande numérique, disquette (protocoles associés : le logiciel, le texte, les données)
  • CD, DVD (protocoles associés : base binaire, nombreux formats de données)
  • Télématique, Internet (protocoles associés : le texte, l'écriture, l'image, la vue, la voix et le langage)

Voir aussi


médias | Communication

 

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