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Les langues algonquines sont une famille de langues parlées en Amérique du Nord, qui inclut la plupart des langues de la famille algique (les autres étant le wiyot et le yurok du nord-ouest de la Californie). Il ne faut pas confondre les langues algonquines avec l'algonquin, qui est l'une des nombreuses langues algonquines.

Avant la colonisation européenne des Amériques, les peuples parlant les langues algonquines s'étendaient de la côte est de l'Amérique du Nord jusqu'aux Montagnes Rocheuses.

Cette famille peut se diviser sommairement en trois sous-familles majeures :

Le groupe pourrait également inclure la langue disparue beothuk de Terre-Neuve, même si les indices sont rares. L'etchimin et le langage pré-colonial des Lumbee étaient peut-être des langues algonquines, mais dans les deux cas la documentation est quasi-inexistante.

La famille des langues algonquines est renommée pour sa morphologie complexe et son système de verbes sophistiqué. Des phrases qui prennent un nombre important de mots en français peuvent s'exprimer en un seul « mot ». Par exemple, « Il est entendu par des puissances supérieures » se dit en menominee « enae:ni:hae:w » ; « cela nous effraie » se traduit en Cree des Plaines par « kāstāhikoyahk ». Typiquement, les langues de cette famille utilisent au moins deux troisièmes personnes distinctes, afin que les locuteurs puissent suivre les personnages principaux dans le récit. Elles ont été notamment étudiés par Leonard Bloomfield et Edward Sapir. Beaucoup de ces langages sont gravement menacés, et d'autres ont complètement disparu.

Comme les langues algonquines sont certaines des premières que les Européens ont découvertes en Amérique du Nord, elles ont donné aux langues des colons de nombreux mots. Beaucoup d'États de l'Est des États-Unis portent des noms d'origine algonquine : Massachusetts, Illinois, Michigan, Ohio, Wisconsin, ainsi que de nombreuses villes : Milwaukee, Chicago, etc. Trois provinces canadiennes ont aussi un nom d'origine algonquine, le Québec, le Manitoba et la Saskatchewan. Le nom de la capitale du Canada provient d'une nation algonquine, les Outaouais.

Mots d'origine algonquine


  • tomahawk (tomah'hauk) : morceau de bois tranchant et acéré
  • skunk (mouffette an anglais) (shekãkwa) : pulvérisation d'eau malodorante
  • squash (courge en anglais) (askootaskwash) : fruit de la santé / vie
  • wampum (wapapyaki) : biens commerciaux
  • succotash (un plat de maïs) (msikwatash) : aliments mélangés
  • pacane ("pakan" via le langage mobile) : noix
  • pone (pain de maïs en anglais) (Powhatan appoans) pain
  • raccoon (raton-laveur en anglais) (ärähkun) gratte avec ses mains
  • mocassin chaussure
  • toboggan (''otaban'): traîneau sans patins fait de planches de bois minces recourbées à l'avant(on le désigne encore aujourd'hui chez les Québécois comme « traîne sauvage »
  • wigwam (''wikiwam'): hutte ou tente des Amérindiens
  • wapiti (''wapitik'): daim blanc. Grand cerf d'Amérique du Nord et de Sibérie
  • carcajou : nom couramment donné en Amérique au glouton.
  • maskinongé : (littéralement brochet difforme) poisson apparenté au brochet.

Voir aussi


Liens internes

Langue algique | Langue amérindienne

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