Le golf est un sport de précision se jouant en plein air et qui consiste à placer une balle dans un trou à l'aide d'un club. Le but du jeu consiste à effectuer un parcours codifié en moins de coups possibles. Précision, endurance, technicité, force mentale sont indispensables pour ce sport.
Les origines de ce jeu écossais en France avec le nom de cof, ensuite en Hollande sous le nom de goof, remontent au moins au XVe siècle (première mention en 1457). Le golf moderne est codifié en 1854 par le Royal & ancient golf club de Saint-Andrews. Le premier parcours en France et sur le continent européen est inauguré à Pau en 1856. Les Britanniques sont à l’origine de cette implantation, car elle était avant tout destinée à leurs curistes. Outre-Atlantique, le premier parcours de golf du continent américain voit le jour à Yonkers (NY) en 1886.
Entre ces deux dates, il convient de citer la première édition du British Open de Golf. Le 17 octobre 1860, le Britannique Willie Park Senior s’impose à Prestwick sur sept autres concurrents après trois parcours de 18 trous. Aujourd'hui, le golf compte plus de 100 millions de pratiquants à travers le monde, notamment aux États-Unis et au Japon. En France, il y a 367 000 licenciés pour 550 parcours.
On réalise à la suite les 18 trous, de tee en green, en cumulant les coups. L'objectif est de faire le moins de coups possibles.
La zone de jeu est appelée parcours et est généralement constituée de dix-huit trous. Certains, plus rares, ne comptent que 9 trous. La dénomination de trou vient de l'existence d'une cavité creusée dans une zone particulière du terrain : le vert, ou green en anglais.
Le green est une surface de gazon très ras, de forme plus ou moins circulaire. Le trou qui y est creusé est indiqué par un mât surmonté d'un drapeau, afin d'apercevoir au loin sa position et celle du green. Le drapeau porte généralement le numéro du trou, les dix-huit du parcours ayant un ordre bien précis.
L'autre élément d'un trou est le tertre de départ, qui est l'endroit d'où les golfeurs entament chaque trou.
En bref, un parcours de golf est composé de dix-huit trous, qui sont des ensembles tee + allée + green. Il existe des parcours anciens ou non normalisés dont le nombre de trous peut être différent. Un parcours compact, aussi appelé exécutif, est une zone d'entraînement de 3 à 9 trous de longueurs limitées.
Le joueur commence le trou sur le départ, en posant sa balle sur un tee dans une zone délimitée par deux éléments de couleurs (des boules ou des piquets, par exemple). La balle ne doit pas dépasser la ligne formée par les deux éléments, et ne doit pas être à plus de 2 mètres (2 longueurs de club) en arrière environ de cette ligne.
Plusieurs départs figurent en réalité sur un même trou. En effet, le golf distingue les niveaux des joueurs en raccourcissant la distance qui sépare les départs du green. Il existe différentes couleurs (allant du départ le plus éloigné du green, donc plus difficile, au plus proche) :
Le plus petit trou est le 16 (85 mm).
On dit d'un green qu'il roule quand la balle freine peu quand on la frappe. Dans ce cas, il faut être très adroit pour ne pas la laisser filer. Au contraire, quand les greens sont mal entretenus ou par exemple qu'il y a de la rosée, la balle est freinée. La précision du coup est alors souvent aléatoire, et rentrer sa balle relève un peu de la chance.
Sur le plan de l'agriculture, un green est un milieu très particulier, parfaitement drainé, dont le sol entièrement artificiel est constitué d'une grande partie de sable mélangé à de la tourbe. Les seuls éléments nutritifs sont apportés sous la forme d'engrais. Le gazon est formé d'une graminée particulière dont les feuilles se développent au ras du sol. La tonte est effectuée avec une machine à lames montées sur une sorte de cylindre. L'herbe est relevée avant d'être coupée entre la lame et la contre-lame, comme le feraient des ciseaux. Un rouleau presseur vient ensuite la rabattre. La hauteur de coupe se compte en millimètre. Un green tondu à plus de 2 mm est "lent", car la balle est freinée rapidement. Le joueur doit tenir compte de la "rapidité" du green avant de faire un coup roulé. Une autre caractéristique importante d'un green est sa dureté. S'il est "mou", il va stopper la balle rapidement lors du coup d'approche lobé. Le trou est déplacé régulièrement par l'entreteneur de parcours, d'une part pour éviter le piétinement toujours au même endroit, et d'autre part pour varier l'intérêt du jeu. Le joueur doit ainsi adapter sa tactique selon la position du trou sur le green. Lorsqu'elle la balle tombe sur le green, elle forme un trou dans le gazon. Comme c'est une zone d'herbe rase où l'entretien est très important afin de permettre au joueur de faire rouler son coup avec précision, les règles de golf obligent à réparer les marques de balle à chaque fois que l'on en fait une. Un outil en forme de fourchette à deux dents appelé relève-pitch est utilisé pour cela. Ce procédé fait partie de l'étiquette.
Cependant, quand le joueur est sur le green mais à une distance assez éloignée du trou, il peut demander à ses adversaires de prendre en charge le drapeau afin de mieux le viser. Ces derniers doivent alors se positionner près du drapeau et le tenir droit dans son trou le temps que le joueur fasse un coup roulé. Ils doivent enlever le drapeau si la balle se dirige vers le trou. En effet, un joueur encourt 2 points de pénalité s'il touche le drapeau de sa balle en puttant depuis le green. Dans certains modes de jeu, il peut même perdre le trou. Ce n'est pas le cas s'il frappe depuis l'extérieur du green.
Sur certains parcours, une boule d'un diamètre de 10 cm environ peut coulisser sur la hampe du drapeau, sa hauteur indique la position du trou par rapport au début du green. Un trou pour lequel le drapeau n'est visible qu'à courte distance (100 ou 150 m) est dit aveugle. Le joueur doit alors prendre des points de repère avant de taper le coup d'approche qui lui permettra de poser sa balle sur le green.
Une allée peut être droite mais, pour compliquer le jeu, il est fréquent que l'architecte qui a dessiné le parcours fasse prendre un virage aux trous les plus longs (normale 4 ou normale 5), qui oblige souvent le joueur à essayer de couper ce virage au risque de tomber dans l'herbe longue. Ces trous sont dits en forme de coude (ou dog leg).
Un joueur qui a perdu sa balle (dans l'herbe longue, par exemple) doit la rejouer de l'endroit où il l'a jouée précédemment. Il prend alors un coup de pénalité.
Il existe 2 sortes d'obstacles : de sable et d'eau. Ils sont généralement situés à des emplacements stratégiques : autour du green, à la retombée des coups de départ. Les obstacles ont pour objet de pimenter le jeu en pénalisant les mauvais coups. Ils influencent la stratégie de jeu : on peut attaquer ou assurer.
En jouant depuis un obstacle, le golfeur doit respecter certaines règles pour ne pas être pénalisé : ne pas enlever de détritus même s'ils le gênent pour jouer, ne pas tester la consistance de l'obstacle avant d'en avoir sorti la balle.
Les obstacles d'eau peuvent être naturels ou artificiels (une flaque est appelée "eau fortuite") : mer, lac, étang, mare, rivière, bassin, etc. Si le joueur ne peut pas (balle perdue dans l'obstacle) ou ne veut pas (balle dans l'eau ou la boue) jouer sa balle dans un tel obstacle, il peut s'en dégager avec un coup de pénalité : - soit en rejouant depuis l'endroit d'où il avait joué précédemment, - soit en rejouant en arrière du point d'entrée de sa balle dans l'obstacle (par rapport au drapeau), - soit latéralement par rapport au point d'entrée s'il s'agit d'un obstacle d'eau latéral. Note : les obstacles d'eau latéraux sont signalés par des piquets rouges, ils sont généralement parallèles au sens du jeu. Les non latéraux sont signalés par des piquets jaunes, dans le langage commun, ils sont souvent appelés obstacles d'eau frontaux.
Sur chaque trou de par 3, 4 ou 5, le joueur peut jouer au-dessus ou en dessous du par.
S'il réalise :
Il est fréquent de faire des birdies sur des par 3, car la longueur assez courte de ces pars permet de placer la balle sur le green (ou de s'en approcher) lors du premier coup. De même, sur un par 4, si l'on réussit un bon deuxième coup, on peut se retrouver en 2 sur le green et être en position de birdie. Idem pour le troisième coup sur un par 5.
L’eagle quant à lui exige beaucoup d'habileté, mais surtout une bonne dose de chance. Il correspond à un trou en un ou trou d'un coup sur un par 3, c'est-à-dire qu'il faut rentrer une balle de 4 cm de diamètre dans un trou de 100 mm de diamètre à une distance moyenne de 100 m. L'eagle est également réalisable en tapant son deuxième coup sur un par 4, ou son troisième coup sur un par 5.
Enfin, l'albatros est encore plus rare et concerne les grands joueurs. Il n'est réalisable que sur les par 4 et 5, et demande au joueur, en plus du coup de chance, d'être très long et précis.
John Daly, un joueur qui joue très long, a réussi des trous en un sur des par 4 de plus de 400 m, autrement dit un albatros.
Un club de golf est également composé d'une poignée (grip), et se termine par un embout appelé tête. Le grip est la partie (en caoutchouc pour une meilleure prise) par laquelle le joueur empoigne le club. C'est aussi le nom que l'on donne à la position des mains appliquées sur le club lorsqu'elles l'empoignent. Ceci est le point le plus difficile pour un débutant, car la position des mains est très importante dans la technique de frappe de la balle, et est aussi la source de beaucoup d'erreurs. Il existe des clubs pour droitier ou pour gaucher, selon la position de la main sur la poignée. On dira d'un joueur qu'il est droitier s'il place sa main droite sur le bas de la poignée, tandis que le gaucher y place sa main gauche. Étrangement, un joueur droitier se placera du côté gauche de la balle par rapport à la ligne de visée, et inversement pour le gaucher. La position des mains est la même quel que soit le club, sauf parfois pour le putter utilisé sur le green.
Le manche (ou shaft) d'un club, autrefois réalisé en bois, a longtemps été en acier, mais est devenu depuis quelques années déjà en graphite ou en d'autres matériaux modernes. L'intérêt de ces nouvelles matières est la souplesse obtenue et ainsi le gain en puissance lors de la frappe. En effet, la courbure prise par le club pendant le mouvement emmagasine une énergie qui est restituée à la balle lors de la frappe.
La longueur du manche varie avec le type de club. Un bois aura un manche plus long qu'un fer. Par ailleurs, il existe des catégories femme, junior et 'homme pour lesquelles la taille des clubs diffère.
Enfin, l'embout ou la tête est l'élément qui différencie les clubs. On distingue trois catégories :
L'embout est composé d'un sabot, qui est la partie qui repose sur l'herbe, et d'une partie en contact avec la balle. Cette dernière forme un angle avec la verticale (inclinaison), qui est plus ou moins grand selon le type de club. Un club dit ouvert (un fer 10, par exemple) a une inclinaison très grande (grand angle) et fait beaucoup lever la balle. En contrepartie, elle parcourt moins de distance.
Un club dit fermé(un fer 3 ou un bois) a une inclinaison plus faible et permet au joueur d'envoyer sa balle avec une trajectoire plus tendue, plus basse et plus longue, et de faire rouler sa balle. Plus le club est fermé, plus il est difficile à jouer et plus le moindre défaut de frappe a des conséquences sur la trajectoire de la balle.
L'angle le plus ouvert correspond environ à 64 degrés (lob wedge). Le plus fermé peut arriver jusqu'à 6 degrés environ (driver).
Les bois correspondent à des embouts arrondis, qui historiquement étaient en bois, d'où leur nom. De nos jours, ils sont souvent en acier, en alliage léger ou en titane. Il existe des bois numéro 1, 3, 5 et 7. On trouve même parfois des numéro 9. Dans le temps, on utilisait plutôt les bois pairs : 2, 4, 6. Le bois 1 est nommé driver, de par son nom d’origine : c'est le club par excellence utilisé pour parcourir de la distance au départ. Dans le jargon du golf, on dit décocher pour parler du premier coup réalisé sur un trou avec ce club, depuis le départ. On joue très rarement le décochage en dehors du départ, et l'utilisation d'un tee pour surélever la balle prend toute sa valeur avec ce club, car la face étant très fermée, il est difficile à jouer quand la balle est posée à même le sol. Un très bon joueur peut décocher à 300 m, et les records du monde dépassent les 400 m.
Les fers, par opposition aux bois, ont un embout en acier. Ils vont du numéro 1 au numéro 9. Les 1 et 2 sont utilisés le plus souvent par de très bons joueurs. Les fers sont plus précis que les bois, et la balle reste sur place contrairement aux bois avec lesquels elle roule. On dit que la balle lobe. À ces fers numérotés s'en ajoutent d'autres, sans numéros :
Le pitching wedge est un club plus ouvert souvent utilisé pour approcher des greens. Le sand wedge, encore plus ouvert, sert souvent à sortir des bunkers, d’où son nom. Le lob wedge est un club moins souvent utilisé et encore plus ouvert.
La différence entre les bois et les fers tient autant de la technique que des goûts de chacun. Dans certains cas, il est plus facile de jouer des bois, mais la précision des fers peut prendre le dessus.
Enfin, le dernier club (et pas des moindres) est celui que l'on utilise sur le green : le putter. Son embout présente une face verticale. Il est très utile pour faire rouler la balle avec précision afin de terminer le trou en y rentrant la balle.
Le joueur choisit au maximum 14 clubs parmi son équipement (il peut en prendre moins s'il le souhaite).
À l'origine, les balles étaient faites d'enveloppes de cuir remplies de plumes, avant qu'on découvre vers 1850 les formidables qualités d'une gomme de Malaisie appelée gutta percha.
Aujourd'hui, la balle de golf, qui est un noyau en caoutchouc recouvert d'une enveloppe de polymère, doit être conforme aux règles de compétition. Son poids ne doit pas dépasser 47,62 grammes (1,62 once) et son diamètre doit être de 42,67 millimètres (1,68 pouce). Les tests d' Initial Velocity et d' Overall Distance stipulent que la balle ne doit pas quitter la face du club à plus de 78 m/s ni franchir une distance supérieure à 293 m.
Les balles sont de deux types de construction différentes :
Les facteurs spin et toucher de balle sont les premiers à prendre en compte dans le choix des balles. Suivent la résistance et le prix.
Le joueur devant taper sa balle sur le départ la pose sur une cheville de bois ou de plastique appelée tee, qui ne peut pas être utilisé en dehors des départs. L'utilité d'un tee est de surélever la balle pour faciliter l'utilisation de clubs de golf spéciaux (cf. paragraphe sur les bois) et de limiter la dégradation du gazon. Notez que ce terme désigne aussi l’aire de départ.
Un joueur transporte sa série dans un sac de golf souvent porté par un chariot, qui peut être électrique. L'ensemble s'appelle cadet, par allusion au porteur des sacs des grands joueurs pendant leur joute (en anglais, caddie). Le caddie désigne aussi la personne qui manœuvre le chariot pour le compte du joueur. On peut encore mentionner que certains joueurs utilisent des voiturettes de golf, aussi appelées golfettes, pour se déplacer sur le parcours. Elles comportent deux places et permettent de disposer deux sacs à l'arrière.
Le par d'un trou est le nombre des coups accomplis par un très bon joueur. Le par d'un parcours est la somme des pars des 18 trous. En concours par coups (stroke-play), le joueur additionne ses coups sur les 18 trous. Dire que l'on a joué "+15" signifie que l'on a fait 15 au-dessus du par, par exemple 87 pour un par 72 (72+15=87).
L'index est le nombre qui définit le niveau du joueur. Il indique les coups en plus du par que le joueur est autorisé à faire pour rester dans les points. Il est compris entre 0 et 53,4. Quelques bons joueurs peuvent avoir un index négatif. Les golfeurs non classés ont un index de 53,5.
En Europe, les catégories d'index sont :
À partir de cet index et des caractéristiques du parcours, on calcule le handicap de jeu correspondant au parcours joué.
Les parcours sont étalonnés pour mesurer leur difficulté. À chaque marque de départ (pour les hommes comme pour les dames) correspondent deux valeurs : - Le SSS mesure la difficulté du parcours depuis ces marques de départ pour un joueur d'index 0. C'est le score de référence d'un joueur d'index 0 : s'il fait moins que le SSS, il joue mieux que son niveau, s'il fait plus, il joue moins bien que son niveau. - Le slope mesure le différentiel de difficulté pour un joueur d'index supérieur à 0 par rapport à joueur d'index 0. Le slope de référence est 113.
Le handicap de jeu (ou le nombre de coups reçus) du joueur pour une compétition sur un parcours donné est calculé comme suit :
CR = index × slope / 113 + SSS - par
Exemple : un joueur dont l'index est 18,4 joue sur des marques jaunes sur un parcours dont le par est de 71, le SSS de 69,5, le slope de 115.
CR = 18,4 × 115 / 113 + 69,5 - 71 = 17,22566. On arrondit à 17.
Si le joueur joue 17, il joue exactement son niveau de jeu et son index n'évolue pas.
Si le joueur joue mieux ou moins bien en compétition, son index peut évoluer :
Cas à la baisse:
Il existe désormais une marge d'erreur appelée zone tampon : elle permet au joueur qui n'a pas tout à fait réalisé 36 points stableford de ne pas remonter son index.
Cas à la hausse:
En deçà de ces limites, une contre-performance (aussi important soit-elle) coûtera 0,1 point pour les 4 premières catégories et 0,2 point pour la catégorie 5.
L'un des plaisirs du golf est la richesse des modes de jeu.
En règle générale, l'objectif reste de réaliser le moins de coups possible sur 18 trous. C'est le mode jeu par coups (ou jeu par médailles), c'est ainsi que l'on comptabilise tous les coups. En France, le terme anglais stroke play est utilisé.
Il existe aussi des modes de jeu au trou. C'est le cas de la partie par points. Dans ce cas, le joueur calcule à chaque trou un nombre de points en fonction de son handicap. En France, le terme anglais stableford est utilisé.
Un joueur de handicap 15 se voit attribuer un nombre de 15 points répartis sur les 18 trous, du plus difficile au plus facile (les trous d'un parcours sont classés par ordre de difficulté de 1 à 18, différent de l'ordre de jeu ; le numéro attribué est appelé handicap du trou).
Si le joueur a 1 point sur tel trou, alors il doit faire bogey pour jouer son handicap, auquel cas il remporte 2 points. S'il joue double bogey, il remporte seulement 1 point. Au-dessus, il ne remporte plus rien, en revanche, s'il joue le par, il remporte 3 points, et ainsi de suite. S'il n'a pas de point sur le trou, il doit réaliser le par. Le calcul est ensuite le même. Un joueur de handicap au-dessus de 18 pourra avoir 2 points sur certains trous, et n'aura dans ce cas que le double bogey à réaliser.
Pour jouer son handicap sur les 18 trous en partie par points (ou stableford), il doit cumuler 36 points au total, soit une moyenne de 2 points par trou.
Le mode de jeu au trou permet de réaliser de très mauvais trous sans pénaliser son score total, puisqu'il n'y a pas de points négatifs. La contrepartie est qu'il faille absolument bien jouer sur les trous où le joueur a peu de points.
Enfin, il existe des modes de jeu par équipe. En général, on joue à quatre par partie. Une partie (ou un parti ou un quatuor) est un groupe de joueurs qui partent ensemble du départ. Dans cette équipe, on peut jouer chacun pour soi, ou deux par deux. En compétition, cependant, il faut prendre en compte les autres partis dans la joute, et pas seulement les joueurs avec qui on réalise le parcours.
Le plus connu est l' effet rétro, qui permet à la balle de rebondir en arrière au contact du sol, ou de rouler moins, en lui appliquant un effet rotatoire vers l'arrière (au sens du parcours). Cette technique est utilisée à l'approche du green afin, par exemple, d'éviter un obstacle qui se trouve devant (bunker, point d'eau).
Les professionnels arrivent à induire l'effet rétro sur le premier, le second, voire le troisième rebond.
L'effet permettant de faire aller la balle de gauche à droite au lieu de l'envoyer tout droit s'appelle le crochet extérieur (slice ou fade). Le léger crochet extérieur est similaire, mais la balle change de direction dans une moindre mesure, et le plus fréquemment en fin de vol.
A l'opposé, le crochet intérieur (hook ou draw) permet de réaliser une trajectoire courbe de droite à gauche. Il existe également le léger crochet intérieur, qui induit un effet sur la fin de la trajectoire de la balle.
Les effets résultent d'un équilibre entre la vitesse de la balle pénétrant dans l'air et sa vitesse de rotation sur elle-même. Quand cette dernière prend le dessus, l'effet escompté devient visible. Ils permettent à ceux qui savent les maîtriser de faire plus ou moins rouler leur balle sur les longs coups, et parfois de contourner des obstacles placés sur la trajectoire (arbres, etc.).
En France et dans le reste de la francophonie, les joueurs utilisent un vocabulaire comprenant des termes anglais et français. Ils jouent sur des parcours et vont au drapeau, mais ils puttent sur des greens. Pour ces joueurs, ces termes ne sont ni français ni anglais, c'est juste le vocabulaire du golf !
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