La notion politique de gauche, par opposition à droite, est née en France au moment de la Révolution française. À l'Assemblée nationale, au moment des premières discussions constitutionnelles, les opposants au droit de veto royal se regroupaient à gauche de l'hémicycle, tandis que les partisans du pouvoir royal en formaient l'aile droite. Bien qu'historiquement datées et géographiquement situées, les notions de gauche et droite allaient rapidement se répandre au cours des et s en Europe, pour ensuite structurer la vie politique de la plupart des pays démocratiques de la planète.
On notera toutefois que la première assemblée nationale française a aussi utilisé une autre disposition : la « gironde », en bas, pour les proches du pouvoir et la « montagne », en haut, plus loin dans l'hémicycle.
En général, la gauche désigne les mouvements qualifiés de progressistes. La gauche comprend généralement la social-démocratie, le socialisme, le communisme ou l'anarchisme.
Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à « gauche » (lorsque le libéralisme économique prime, mais que le conservatisme s'exerce sur les mœurs : cas des USA) ou à « droite » (inversement quand l'interventionnisme économique est dominant mais les mœurs relativement libres : cas de la plupart des pays européens).
Selon les points de vue, les extrêmes font ou non partie de la gauche et de la droite. Tant pour des raisons de fond que pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrêmes et donc affirmer que non ; le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, les différences paraissent moins marquées, et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire) on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes des « modérés ».
Voir aussi : extrême gauche.
Autres tableaux sur le clivage gauche-droite de 1789 à 2004
Il existe d'autres partis non représentés au Parlement:
D'autre part, il existe de nombreuses associations plus on moins importantes, comme , la toute jeune Ligue de Gauche, le mouvement de l'Utopie concrète comportant (voire dirigées par) des militants politiques déclarés, ou au contraire méfiantes à l'égard du système politique actuel.
Il faut mentionner aussi des associations de droit ou de fait qui ne veulent pas avoir de rôle électoral, mais ont contribué à la campagne pour le "non de gauche" au referendum sur le projet de Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005 : Fondation Copernic, Attac, collectifs du non (dont certains s'intitulent maintenant "collectifs du 29 mai").
Le Parti socialiste unifié (fondé en 1960) s'est autodissout en 1989 pour rejoindre l'Alternative rouge et verte (AREV).
Des spécialistes de l'histoire politique, ont souhaité distinguer trois gauches françaises, sur le même modèle que celui de René Rémond pour la droite:
Le PS oscillerait entre les gauches girondine et jacobine. Le PCF, entre les gauches jacobine et sans-culottes.
Au Canada, on retrouve :
Au Québec, on retrouve :
Par extension :
Autrefois:
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