Le cyclisme urbain constitue la branche du cyclisme dévolue au transport urbain.
Il s'agit donc de tout ce qui est relatif aux déplacements à vélo sur de petites et moyennes distances (quelques kilomètres) en milieu quasi-exclusivement urbain (dans la ville et sa proche banlieue), c'est-à-dire en partageant la voirie avec les autres modes de déplacement motorisés ou non. Sur une distance entre un et sept kilomètres le vélo est le mode de transport le plus rapide. Au-delà de cette practicité, le cyclisme urbain vise à limiter la pollution et à diminuer l'engorgement croissant des villes par l'usage massif de l'automobile. Il participe de l'Écomobilité.
La promotion du cyclisme urbain commence à entrer dans le discours politique, comme réponse à :
Bien entendu, le cyclisme urbain ne saurait répondre à toutes les attentes, il doit donc trouver un équilibre avec le développement des transports en commun et la réduction de la place accordée à l'automobile.
La problématique du cycliste urbain est multiple :
En revanche, la pratique du vélo comme mode de transport au quotidien amène un certain nombre d'avantages pour le cycliste comme pour la collectivité :
Par opposition au cyclisme sportif, le cyclisme urbain ne recherche pas la performance pure mais l'efficacité au quotidien.
Il doit être équipé de garde-boue pour protéger les vêtements du cycliste. Le cycliste peut aussi utilement se munir de vêtements imperméables (cape, poncho, pantalon de pluie) pour se prémunir de la pluie, même si souvent se mettre à l'abri d'une averse quelques minutes peut suffire.
Le vélo doit comporter obligatoirement un éclairage (phare et catadioptre avant blanc, phare et catadioptre arrière rouge, réflecteurs visibles latéralement, et réflecteurs de pédales) ainsi qu'une sonnette. Des accessoires comme un gilet ou des brassards fluorescents et/ou réfléchissants sont facultatifs mais appréciables surtout pour les trajets de nuit, sans toutefois pouvoir remplacer le système d'éclairage.
En outre, le cycliste peut se munir d'un casque, qui peut lui éviter des traumatismes crâniens en cas de chute. Toutefois, on notera que contrairement au cas de la pratique sportive ou tout-terrain, le risque n'est pas plus élevé pour un cycliste urbain que pour un piéton, d'après les données récentes de la Sécurité routière.
Le vélo peut aussi éventuellement comporter des vitesses, de plus en plus souvent intégrées au moyeu sur les vélos haut de gamme pour plus de confort (on peut changer de vitesse même à l'arrêt) et de simplicité (aucun risque de faire dérailler la chaîne). Le risque de crevaison peut être réduit par l'utilisation de pneus renforcés ou de bandes anti-crevaison qui se placent entre la chambre à air et le pneu, le cycliste prévoyant prenant soin d'emporter sur lui une bombe anti-crevaison ou un kit de réparation (Rustines, ...) pour de petites réparations d'urgence.
La vélomobile résistante, protégée, équipée est une alternative, permettant aussi l'interurbain, des trajets un peu plus longs.
De nombreux cyclistes en ville commettent des infractions, par ignorance de leur statut ou par convenance personnelle. Cependant, leur perception de leur vulnérabilité les amène rarement à se mettre en danger délibérément. Et globalement, sur l'ensemble des accidents de la circulation enregistrés par la Sécurité routière, ils ne sont pas plus souvent fautifs que les autres usagers de la route. Un bilan de 1999 indique même que dans 4 accidents mortels sur 5, le cycliste n'était pas en infraction.
Par ailleurs, lorsque l'offre de stationnement sur la voirie est insuffisante ou inexistante, il est parfois possible de parquer son vélo dans un parking souterrain (le plus souvent payant). Le stationnement sauvage, même s'il reste à proscrire, est souvent un pis-aller pour les cyclistes.
Voir aussi l'article : accident de vélo.
Ces mesures sont de plusieurs ordres :
Ils sont généralement localisés aux endroits de fort achalandage, aux points de correspondance entre plusieurs modes de transport (gare ferroviaire ou routière, stations de métro, de tramway ou de bus, parkings automobiles...). De plus, le stationnement sur les lieux d'habitation et de travail encourage l'usage du vélo.
Plusieurs mesures complémentaires peuvent contribuer à réduire ce phénomène :
Certains pays européens appliquent de telles mesures avec succès, comme le Danemark ou certaines régions d'Allemagne par exemple pour le marquage et le fichage. Depuis la mi-2004, la France a également mis en place un système de marquage permettant de ficher les vélos volés, en partenariat avec les associations de cyclistes urbains. Ce dispositif, dans les pays où le recul a permis de faire des mesures, a conduit à faire passer le taux de restitution des vélos retrouvés après un vol à plus de 40 %. Par comparaison, ce taux de restitution était de 2 à 3 % en France avant 2004, mais le marquage commence à donner des résultats (service opérationnel dans 31 villes fin 2005).
Le Royaume-Uni a de son côté mis en place un système de localisation à distance sur des vélos banalisés spécialement conçus pour les forces de l'ordre. Ces vélos sont laissés dans des endroits fréquentés, avec des antivols médiocres. Lorsqu'ils sont volés, une procédure de filature des voleurs est déclenchée, conduisant à leur arrestation et parfois au démantèlement de filières.
Le premier axe est la communication, qui porte sur :
Le second axe consiste à mettre en place, en partenariat ou non avec des acteurs du secteur privé (entreprises, associations) des actions de prêt ou de location de vélos. Diverses expériences ont été menées en France par exemple, avec un succès mitigé. En particulier, la mise à disposition de vélos gratuits, entièrement subventionnés par de la publicité, n'a pas eu l'effet escompté, notamment en raison d'un très fort taux de vol, remettant en cause le modèle économique choisi par l'exploitant. En revanche, la location de vélos (vélo'v à Lyon ou Ch'ti Vélo à Lille par exemple), semble bien fonctionner. Lorsqu'elle est associée à une tarification combinée avec celle des transports en commun, elle semble remporter un franc succès (à l'exemple de Toulouse).
La difficulté de l'implantation du cyclisme urbain en France provient en bonne partie de la politique des déplacements urbains après la Seconde Guerre mondiale. La politique du tout voiture des années 1960 et ce mot célèbre de Georges Pompidou : « il faut adapter les villes aux automobiles » ont été un frein important au développement du vélo urbain. Pendant longtemps, le vélo, ressenti comme un transport archaïque était omis volontairement dans les schémas de déplacements urbains où l'on est soit à pied, soit en voiture, soit en transport en commun, mais jamais en deux roues.
Un autre frein du développement du vélo urbain en tant que transport efficace demeure sans doute l'opinion populaire : « le vélo n'est pas un transport, c'est un sport ». Le cyclisme, dopé par la médiatisation importante du Tour de France, a établi dans l'opinion une image de sportivité, d'effort et de fatigue de la pratique du vélo. Le cyclisme s'est construit une image qui ne reflète pas la réalité du vélo urbain. Des campagnes de promotions du vélo-transport plutôt que du vélo-sport pourraient aider mais la tradition du vélo-sport est fortement ancrée en France.
Elles agissent généralement comme relais entre les cyclistes et les collectivités locales, et mènent ou impulsent des actions de communication vers le grand public. Elles peuvent aussi mener des actions de terrain comme des ramassages scolaires à vélo, des écoles de conduite, des ateliers de maintenance ou de marquage des vélos. Elles peuvent également avoir une action de lobbying auprès des institutions pour encourager des politiques volontaristes ou contrer des mesures qu'elles jugent contre-productives, comme la mise en place d'une obligation de port du casque par exemple.
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"Cyclisme urbain".
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