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La communication est le processus d'échange d'information, habituellement via un protocole commun.

Introduction


Il est important de différencier plusieurs notions lorsqu'on parle de communication:

  • La science de la Communication, cherchant à conceptualiser et rationaliser des processus de transmission entre êtres, machines, groupes ou entités. On préférera dans cet article le terme de Science de la communication» ou plus simplement « La Communication ». La Communication est issue de la réunion et de la mise en commun des connaissances de plusieurs sciences: Notamment la linguistique, la télégraphie, la téléphonie, la psychologie, la sociologie et la politique. Certains catégorisent cette science comme étant aussi l'étude du mouvement de l'information, liée à la théorie de l'information.

  • Un processus de communication peut être basiquement décrit comme étant le processus de transmission d'un message d'un émetteur à un récepteur à travers un média subissant des interférences sous condition de message de rétroaction ou feedback. Cela associe un acte au message et à la médiatisation qui y sont liés. C'est le contexte qui donne le sens de l'échange. On préférera alors dans cet article le terme de « processus de communication » ou plus simplement « Une communication ». Nous verrons plus tard dans cet article qu'il existe différents modèles de représentation et donc différentes façon d'aborder ce qu'est une communication.

  • Les voies de communication, qui représentent les différents moyens de communications et de transport, notamment la télécommunications, les voies routières et ferroviaires, les entreprises de communications… Bref tout ce qui est lié à la médiatisation de message, dans un secteur industriel, publicitaire ou technologique. Autrefois théorisées et utilisées par le secteur industriel, le secteur tertiaire (services, publicitaires, ou les ex-Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ou NTIC) se sont de plus approprié ces notions, et leur utilisation.

Notions de bases en science de la communication


Concernant la Communication en tant que science, certaines notions ont été dégagées par les différents modèles de communication explicités plus bas.

Il est intéressant de disposer de définitions communes:

Temporalité d'une communication

Une communication qui peut durer dans le temps (le message n'est pas supprimé au moment où il est envoyé) est dite « intemporelle ». Par exemple, un message rédigé dans un livre est intemporel.Cette notion est liée au contact entre les entités qui communiquent. Un message éphémère, est lui dit « temporel ». Par exemple, une discussion orale est éphémère, temporelle. La communication est notamment enseignée dans les écoles d'ingénieurs.

Localisation

Pareillement que concernant la temporalisation, une communication peut être:

  • localisée(concentré à un endroit) telle une discussion
  • alocalisée (disponible de n'importe quel endroit) - par exemple internet.
  • délocalisée (le lieu d'émission est loin du lieu de réception) C'est le cas d'une discussion téléphonique.

Cette notion est liée à l'expression du contact entre les entités qui communiquent.

Code

Pour communiquer, l'émetteur et le récepteur doivent disposer d'un code commun: En résumant, il s'agit d'une table de correspondances entre un symbole ou signe, et le sens qu'il porte.

La non correspondance des tables entre émetteur et récepteur est l'une de sources d'échecs de communication parmi les plus difficiles à résoudre, chacun pouvant supposer que l'autre comprend son code, sans que ce soit le cas :

  • Un chef de projet états-unien est choqué de voir son équipe française exiger du matériel pour son travail. Elucidation faite, cette équipe ne voulait que demander ce matériel (or to demand signifie exiger)

  • Le même s'étonne de voir, après avoir stigmatisé le peu de temps dont on dispose pour un petit projet, de voir des membres européens se demander pourquoi au contraire on dispose d'une telle marge. Elucidation : quand il écrivait sur son tableau 6/6 pour la date de début et 6/12 pour la date de fin, il pensait pour cette dernière au 12 juin et l'équipe européenne a compris 6 décembre !

  • Un collègue japonais désirant montrer le grand respect qu'il éprouve pour la famille d'un collègue l'invitant à dîner apporte à la maîtresse de maison une fleur considérée comme l'une des plus belles au Japon : un chrysanthème. Gêne garantie chez celle-ci.

Contexte

Une communication est gravée dans un contexte. Elle peut avoir lieu à un instant donné, dans un lieu donné, et vis à vis d'une situation, d'un événement donné. Tout cet environnement, qui ne fait pas partie de la communication à proprement parler, mais qui accompagne cette communication, est appelé contexte. L'environnement peut être source d'interférences.

Protocole

On désigne sous ce terme tout ce qui rend la communication possible ou plus aisée sans rapport avec le contenu de la communication elle-même. Attendre une tonalité pour numéroter, demander à l'interlocuteur de se répéter, épeler son nom, s'entendre tacitement sur le moment où une communication sera considérée comme terminée font partie des protocoles. Voir aussi diplomatie, Internet.

Enjeux d'une communication

A travers le fait de faire passer un message, on chercherait à répondre à l'un des objectifs suivants:

On parle alors d'enjeux de la communication. C'est lié aux différentes fonctions du message, conceptualisées par Jakobson.

Communication verbale et communication non verbale

Une communication verbale est faite de signes linguistiques. Cela implique une langue, ou plus généralement un langage, la dépassant.

Il existe, comme moyens de communication l'écriture, la langue des signes, la voix... L'art de conceptualiser ce message dans un langage afin de minimiser les interférences est appelé Rhétorique.

Est dite « non verbale » une communication basée sur la compréhension implicite de signes non exprimés par un langage, comme les signes, les couleurs, voire même les vêtements ou les odeurs. Ces signes et leur compréhension ou leur interprétation sont dans leur grande majorité dépendants de la culture.

Cette distinction verbale / non verbale a été faite par l'homme, pour distinguer le langage oral du langage corporel. Elle n'est pas toujours aisée à faire.

Les enjeux identitaires

L'image que nous donnons doit être confirmée par autrui. Le fait que le rôle, le statut et la place des acteurs soit bien identifiés permet aux interlocuteurs de se reconnaître dans une position sociale, d'éviter les mal-entendus, les conflits, et d'assurer la crédibilité. L'identité situationnelle du locuteur est repérable dans l'énonciation.

Les enjeux relationnels

La communication est le passage obligé pour entrer en relation avec autrui. Ce contact comporte certains risques, notamment lors de "l'ouverture" et "fermeture" de la communication. Les risques d'intrusion, de non réponse, de blocage et d'abandon existent réellement.

Les enjeux territoriaux

L'espace physique et psychique (intime) doit être protégé. Dans toute organisation, chacun défend son espace et évite les intrusions injustifiées.

Feedback

Le message de Rétroaction, ou message de feedback (ou encore feed-back) en anglais, est le message, verbal ou non, renvoyé par réaction par le récepteur, à l'émetteur. Lorsqu'il existe, on parle de communication bidirectionnelle.

Ses enjeux sont différenciés de ceux du message dont il est issu. Le feed-back peut servir, suivant les cas, à:

  • confirmer la réception du message
  • infirmer la réception du message
  • demander des précisions
  • relancer la discussion.
  • terminer la discussion.

La notion de feed-back est issue des travaux de Norbert Wiener sur la cybernétique (Cybernetics or Control and Communication in the Man and the Machine (1948) et Cybernétique et société (1950)). Cette notion a permis aux chercheurs en science humaine de passer d'une vision linéaire (unidirectionnelle) de la communication, à la conception d'un processus circulaire (bidirectionnelle).

On peut distinguer selon Wiener deux formes de Feed-Back :

  • Le Feed-back positif , qui conduit à accentuer un phénomène, avec un effet possible de boule de neige (hausse de la tension entre les communicants. Entre humains il s'agirait d'énervement entre 2 personnes).

  • Le Feed-back négatif peut être considéré comme un phénomène de régulation, qui en amoindrissant la communication, tend à la maintenir stable et équilibrée. Cette régulation prends plusieurs formes notamment la reformulation ou le questionnememt.
Ces deux formes du Feed-back assurent la réception du message. Le troisième cas, dans lequel le Feed-back n'est pas exprimé (néant), crée un frein à la communication: on ne sait même pas si le message a été reçu ou pas.

Réseau

On nomme réseau un ensemble de nœuds, d'acteurs ou lieux de communications grâce auxquels les messages circulent. L'information se concentre et se redistribue ainsi. On parle d'un réseau. Se sont développés des réseaux informatiques, mais aussi de routes, canaux, télégraphe, chemins de fer, téléphonie, anciens élèves de grandes écoles, etc.

On découvrit dans les années 60 que la généralisation des ascenseurs automatiques, qui supprimait les garçons d'ascenseur, supprimait un nœud important de communication informelle entre les étages d'une entreprise (car le garçon d'ascenseur connaissait tout le monde et tout le monde lui parlait). Ce rôle a été partiellement remplacé par les coins café considérés aujourd'hui comme indispensables dans les bureaux, et lieux d'échanges informels souvent importants.

Voir aussi sur ce sujet: télécommunications, sémaphore, télégraphie, téléphonie.

Principaux types de communication


Il existe, selon certaines théories, trois types de communications fondamentales, suivant leur diffusion :

Communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle est basée sur l'échange 1 émetteur - 1 récepteur.
Entre humains, c'est la base de la vie en société. C'est là en général que la compréhension est la meilleure, mais le nombre de récepteur est limité à une seule personne. Le feedback est quasi systématique. Il y a notamment le téléphone, la conversation orale...
Elle n'a été formalisée qu'aux cours des deux derniers siècles.

Communication de masse

La Communication de masse c'est un émetteur (ou un ensemble d'émetteurs liés entre eux) s'adressant à tous les récepteurs disponibles. Là, la compréhension est considérée comme la moins bonne, car le bruit est fort, mais les récepteurs bien plus nombreux. Elle dispose rarement d'un feedback, ou alors très lent (on a vu des campagnes jugées agaçantes par des consommateurs, couches pour bébé par exemple, conduire à des baisses de ventes du produit vanté).

Ce type de communication a été conceptualisé avec l'apparition des notions d'organisation de masse dont quatre éléments sont la standardisation, le Fordisme, le taylorisme et la publicité...
On parle de médias de masse ou « MassMedia ». En font partie la radiocommunication, la radiodiffusion et la télévision. L'absence de réponse possible en fait un outil idéal de la Propagande, ce que souligna à plusieurs reprises Georges Bernanos.

En France, l'État lie significativement Culture et Communication en les confiant à un même ministère.

L'un des ouvrages considéré comme fondateur de la notion de « masse », bien que contestable sur son contenu et son objectivité, est Psychologie des foules (1895) du psychopathologue Gustave Le Bon. La persuasion clandestine, ouvrage de Vance Packard, montre à ce sujet que la science de la manipulation était déjà bien avancée en 1957. Retour au meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, va dans le même sens.

Communication de groupe

La communication de groupe part de plus d'un émetteur s'adressant à une catégorie d'individus bien définis, par un message ciblé sur leur compréhension et leur culture propre. C'est celle qui est apparue avec la publicité ciblée et la société de consommation, la plus récente. Elle se partage, au niveau de ses effets, entre les deux autres.

La communication de groupe est aussi complexe et multiple car elle est liée à la taille du groupe, la fonction du groupe, et la personnalité des membres qui le compose.

On peut également intégrer cette notion dans la communication interne à une entité. Les groupes peuvent alors être des catégories de personnels, des individus au sein d'un même service, etc.

Modèles de communication


De nombreux théoriciens de la communication ont cherché à conceptualiser ce qu'était « une communication ». Il ne s'agit pas là d'une liste exhaustive, tant les modèles sont nombreux et complémentaires. Nous chercherons à en donner une évolution générale en donnant les plus connus de ces modèles et l'apport qu'ils ont induit.

Le modèle de Shannon et Weaver

Le modèle de Shannon et Weaver désigne un modèle linéaire simple de la communication: cette dernière y est réduite à sa plus simple expression, la transmission d'un message. On peut résumer ce modèle en :

«Un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage dans un contexte perturbé de bruit

Apparu dans Théorie mathématique de la communication (1949), ce schéma sert à deux mathématiciens Claude Shannon (père entre autres de nombreux concepts informatiques modernes) et Waren Weaver (scientifique versé tant dans la vulgarisation que la direction de grands instituts), à illustrer le travail de mesure de l'information entrepris pendant la Seconde guerre mondiale par Shannon (ce dernier a été embauché par Weaver à l'Office of Scientific Research and Development pour découvrir, dans le code ennemi, les parties cryptées du signal au milieu du brouillage). À l'origine, les recherches de Shannon ne concernent pas la communication, mais bien le renseignement militaire. C'est Weaver qui a "traduit" la notion de brouillage par celle de "bruit", la notion de signal par "message", la notion de codeur par "émetteur", la notion de décodeur par "récepteur"... Jusqu'à la fin de sa vie, Shannon se défendra contre la reprise du soi-disant modèle pour autre chose que des considérations mathématiques.

Le modèle dit de Shannon et Weaver n'a en effet de prétention qu'illustrative. Mais il a souvent été pris au pied de la lettre, révélant alors la forte influence béhavioriste du modèle de Pavlov (stimulus-réponse).

Ce modèle, malgré son immense popularité (on le trouve cité souvent comme "le modèle canonique de la communication"), ne s'applique pas à toutes les situations de communication et présente de très nombreux défauts : et s'il y a plusieurs récepteurs ? et si le message prend du temps pour parvenir? et si la réalité décrite n'existe pas ailleurs que chez le premier locuteur? et s'il y a plusieurs messages (au besoin contradictoires) qui sont prononcés en même temps? et s'il y a un lapsus? et si sont mis en jeu des moyens de séduction, de menace ou de coercition? et si le message comporte des symboles nouveaux ou des jeux de mots?

En sus de sa linéarité, le modèle de Shannon et Weaver considère que le récepteur est passif: toutes les recherches en Sciences de l'information et de la communication montrent que cela est simpliste, ou faux.

Le modèle de Lasswell

Harold Dwight Lasswell, politologue et psychiatre américain, s'est fait un nom en modélisant la communication de masse. Pour lui, il s'agit de la décrire à travers les questions: « : Qui, dit quoi, par quel canal, à qui et avec quel effet ? ». C'est la stricte reprise des cinq questions que Quintilien adressait à tout apprenti rhéteur.

  • Qui ? : correspond à l'étude sociologique du ou des milieux et organismes émetteurs.
  • Dit quoi ? : se rapporte au contenu message, à l'analyse de ce contenu.
  • Par quel média ou canal ? : C'est l'ensemble des techniques utilisées pour diffuser l'information à un instant donné dans une société donnée.
  • A qui ? : vise l'auditoire, ou audience. C’est-à-dire les publics récepteurs avec des analyses selon des variables
  • Avec quels effets ? : Il s'agit d'analyser et d'évaluer les influences du message sur l'audience.

Ce modèle conçoit la communication comme étant un processus d'influence et de persuasion, très proche de la publicité. Ce modèle dépasse la simple transmission du message (même s'il y reste centré) et envisage notamment les notions d'étapes de communication, la capacité de pluralité des émetteurs et des récepteurs et de finalité d'une communication (ses enjeux).

Pourtant il est critiquable, sur la même base que les critiques émises contre le modèle de Shannon et Weaver. En effet il envisage la communication comme une relation d'autorité et de persuasion. Et il néglige le message de rétroaction, ainsi que les notions de psychologie et de sociologie de part et d'autre de la relation de communication. Le récepteur est toujours considéré comme passif, ce qui est encore inexact, car il existe en général inter-influence entre l'émetteur et le récepteur, qui n'est pas pris en compte dans ce modèle.

L'un de ses ouvrages majeurs -Propaganda Technique in the World War (1927)- fait partie des ouvrages de références dans l'usage de la propagande dans la Seconde guerre mondiale. Sa vision autoritaire, voire autoritariste de la communication, lui vaut de nombreux ennemis, encore aujourd'hui.

Ce modèle est à lier par antithèse aux travaux du célèbre Marshall McLuhan (La galaxie Gutenberg, 1967) et Régis Debray (Traité de médiologie, 1991)

Le modèle de Jakobson

Voir l'article détaillé : Roman Jakobson

Cet autre modèle, proposé par le linguiste russe Roman Jakobson, développe un point de vue centré non plus sur la transmission d'un message, mais sur le message lui même. Il est composé de 6 facteurs. À chacun de ces facteurs est lié une fonction du message, explicité par Jakobson.

  • Le destinateur (lié à la fonction expressive du message)
  • Le message (lié à la fonction poétique du message)
  • Le destinataire (lié à la fonction conative du message)
  • Le contexte, l'ensemble des conditions (sociales principalement) extérieures aux messages et qui influence sa compréhension. (lié à la fonction référentielle du message)
  • Le code, symbolisme utilisé pour la transmission du message. (lié à la fonction métalinguistique du message)
  • Le contact, liaison physique, psychologique et sociologique entre émetteur et récepteur. (lié à la fonction phatique du message)

On notera l'apparition ou la réapparition des trois dernières notions (contexte, code, contact) qui complètent énormément la vision d'ensemble sur ce qu'est une communication.

Ces travaux sont à lier à l'impulsion linguistique de Ferdinand de Saussure, conceptuelle de Shannon et Weaver, et philosophique de John L. Austin.

Le modèle de Gerbner

George Gerbner, sociologue des années 50, avait l'ambition de formuler un modèle général de la communication. Il présente en 1956 un modèle beaucoup plus complexe que les précédents. Son modèle s'articule autour de deux propositions essentielles :

  • Il lie le message au contexte, ainsi il permet de le renseigner sur la signification du message.
  • Il décrit le processus de communication comme un ensemble à deux dimensions : une perceptive et une autre dimension pour le contrôle.

Le trait particulier de ce modèle est que l'on peut l'appliquer aux différentes formes de communication en fonction du contexte. Il convient à un acte de communication interpersonnel entre deux individus mais aussi au processus plus compliqué de la communication de masse.

Le modèle de Newcomb

Theodore M. Newcomb, 1953, présente le modèle ABX triangulaire et devient le premier à introduire le rôle de communication dans la relation sociale.

Le modèle de Westley et Mac Lean

B.H. Westley et M.S. Mac Lean reprennent en 1957 l'idée du besoin social de l'information que l'on retrouve chez Newcomb et l'adapte spécifiquement à la Communication de masse.

Le modèle de Riley & Riley

Dans ce modèle est considéré en premier lieu l'appartenance des individus humains à des groupes. L'émetteur rebaptisé communicateur, et le récepteur sont donc distribués dans des groupes primaires (familles, communauté, petits groupes...) sociologiques.

Ces groupes influeraient la façon de voir, de penser et de juger de leurs membres. Et ces groupes évoluent dans un contexte social dont ils dépendent.

Ce modèle de Matilda White Riley et de John White Riley introduit de nouvelles notions, notamment celle de contexte et d'appartenance à un groupe, liées à la sociologie. De plus ce modèle est le premier à prendre en compte la notion d'une boucle de rétroaction, entre l'émetteur et le récepteur. Cela montre qu'il y a réciprocité et inter-influence entre les individus.

Ce modèle est à l'origine des travaux sur la communication de groupe.

Modèles issus de la réseautique informatique

Ces modèles techniques sont intéressants à noter car ils se basent sur des acteurs différents du sujet d'étude habituel : l'ordinateur, fondamentalement logique et non-humain. Selon ces modèles, toute action de communication se baserait sur un processus essentiel, ou protocole de communication :

L'émetteur envoie une demande de connexion.
Le récepteur répond, soit affirmativement, soit négativement.
Si on fonctionne dans le principe d'une communication synchrone, l'émetteur et le récepteur s'envoient des messages pour se synchroniser

  • Phase de l'envoi du (des) message(s)
L'émetteur envoie un message
Le récepteur dit s'il l'a bien reçu, ou si l'émetteur doit renvoyer son message.
Les rôles du récepteur et de l'émetteur peuvent s'inverser au cours de la communication.

L'un des ordinateurs demande la fermeture de la connexion.

Ces modèles ont aussi mis beaucoup plus en valeur la notion de réseau de communication, et de nœud de communication. En effet, un message transmis peut être relayé d'un poste à l'autre. De plus, on peut l'envoyer à un groupe d'ordinateurs. Et donc il faut savoir qui prend la parole, et comment... (principe du « token »).

La notion de code (appelé protocole) est elle aussi très importante car une parfaite coordination entre les ordinateurs - à la logique binaire - est essentielle. Par contre, évidemment, la psychologie, la sociologie et leur implication dans le contexte de communication n'est pas explicité du tout dans ce modèle là. Et elle oublie totalement les notions de sens et de fonction du message.

Sciences connexes à la Communication


La communication est liée à de nombreuses autres sciences, dont elle est une composante, s'est inspirée, ou auxquelles elle a participé à l'envol:

Voir aussi


Liens externes

Communication | Cybernétique

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