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Catacombes, excavations souterraines où les anciens plaçaient dans des tombes les corps qu'ils ne brûlaient pas. La plupart de ces catacombes n'étaient à l'origine que d'anciennes carrières abandonnées. Le mot catacombes vient du latin ecclésiastique catacumbæ, par métathèse et par attraction de -cumbere (reposer), de l’expression cata tumbas (parmi les tombes), du grec κατα (en bas) et τυμβος (tombe) (1).

Les plus fameuses sont celles de Rome, principalement celles de Saint-Sébastien ; celles de Naples, qui, d'abord employées à la sépulture des païens, furent au uniquement réservées aux Chrétiens (on y a construit un grand nombre d'églises et de chapelles); celles de Syracuse, les célèbres latomies de Denys le Tyran ; celles de Catane, d'Agrigente et de Païenne. Souvent les Catacombes servirent de refuge aux Chrétiens des premiers siècles : dans les temps de persécution, ils s'y réunissaient pour célébrer en secret les mystères de leur religion.

Catacombes de Rome


On appelle catacombes les sépultures souterraines dans lesquelles les chrétiens de Rome enterraient leurs morts dans les premiers siècles après Jésus-Christ. Les premières catacombes sont creusées dès le II siècle. Ce lieu devint ensuite, au IV siècle, un lieu de pélerinage pour honorer les martyrs de cette cité. On compte aujourd'hui une soixantaine de catacombes, abritant des milliers de tombes, réparties sur une centaine de kilomètres. L'endroit le plus connu est la Crypte des Papes.

Les Catacombes de Rome ont été décrites par Antonio Bosio, par Giovanni Gaetano Bottari et par Louis Perret, Paris, 1853-1857.

Catacombes de Paris


Par extension, c'est aussi le nom que l'on a donné à la partie des carrières souterraines de Paris dans laquelle ont été entreposés les ossements de millions de personnes lorsque l'on a décidé de vider les cimetières parisiens à partir de 1786, ainsi que les restes que renfermaient les églises, et on en a formé d'immenses ossuaires. Les Catacombes qui s'étendent sous presque toute la ville de Paris furent primitivement des carrières comme les précédentes.

L'univers des «KTA» de Paris n'a de ce fait rien à voir avec de vraies catacombes. Une définition trouvée dans un vieux dictionnaire de 1846 en parle ainsi : «L'exploitation des carrières se fait en formant des galeries souterraines qui se dirigent selon la disposition naturelle des couches en y laissant des parties intactes pour soutenir les terres en surface, en sorte que la carrière imite une sorte de village souterrain habité et percé de rues».

Les catacombes de Paris, cadre de fictions littéraires et cinématographique

Au cinéma plusieurs films furent tournés dans les "catacombes" : Cartouche (avec Jean-Paul Belmondo), mais surtout Les Gaspards avec entre autres acteurs Chantal Goya. C'est aussi en grande partie dans ce cadre que se déroule L'Affaire du collier de Blake et Mortimer, qui parle de la conjuration de la cagoule (1934).

Visiter les catacombes de Paris

  • Les catacombes peuvent être visitées pendant la journée. Une partie est ouverte au public, et bien entretenue. Le parcours se fait pendant un temps au milieu des ossements dont certains sont disposés en motifs de cœur ou de croix. De plus, on trouvera tout au long du chemin des poèmes et autres épitaphe traitant de la mort.
  • De nombreuses personnes visitent également le reste du réseau de carrières souterraines. Ceci reste néanmoins une infraction qu'un officier de police peut sanctionner d'une amende. On appelle ces explorateurs des sous sols parisiens les « cataphiles », et nombre de néologismes sont formés sur cette base (cataguide, etc.). Il est bien entendu très dangereux de s'aventurer dans ce dédale de galeries sans être accompagné par quelqu'un connaissant les lieux: le réseau s'étendant sur environ 250 km, il est facile de se perdre.

Catacombes de Lyon


Il existerait aussi des catacombes à Lyon mais elles sont fermées au public du fait des risques élevés d'éboulement. Elles s'étendent de Fourvière jusqu'à la Croix Rousse et dans le vieux Lyon. De rares privilégiés ont réussi à les voir. La localisation des différentes entrées des catacombes lyonnaises n'est pas divulguée du fait que ces catacombes ne sont pas ouvertes au public. A la Croix Rousse, les entrées des catacombes se situent principalement dans des caves profondes; celles qui ont été découvertes, ont été condamnées. A Fourvière, les entrées connues sont toutes condamnées (même s'il est probable que certaines demeurent accessibles). Dans le vieux Lyon, les entrées se trouvent dans les caves et dans les égouts (elle sont toutes soit condamnées, soit surveillées). Aucune découverte marquante n'y a été effectuée. Les rumeurs sur des trésors dissimulés par des résistants au cours de la Seconde Guerre Mondiale sont donc, jusqu'à ce jour, sans fondement...

Voir aussi


Références et sources

  1. « Chambers Dictionary of Etymology », Chambers (New York), 1988, Isbn 0-550-14230-4, articles catacomb et tomb

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