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Lommeregner Taschenrechner Calculator Calculadora מחשבון Rekenmachine 電卓 Kalkulator Calculadora Калькулятор Računalo Miniräknare Калькулятор 电子计算机 | Calculatrice Une calculatrice, ou calculette, est un appareil permettant de faire des calculs. Les calculatrices sont deux types :

Les calculatrices mécaniques


Pascaline, caisses enregistreuses à manivelle. Par la suite furent utilisées la Curta (machine à calculer portative ayant la taille d'un moulin à poivre, et une manivelle comme un moulin à café) capable d'effectuer les quatre opérations, ou éventuellement la règle à calcul moins précise, mais bien plus rapide que la Curta et surtout beaucoup mieux appropriée aux calculs scientifiques.

La calculatrice mécanique la plus complexe jamais conçue fut la Difference engine de l'anglais Charles Babbage, qui était pratiquement un ordinateur mécanique.

Il est amusant de savoir que la compagnie IBM fit fabriquer à usage interne des pascalines jusqu'aux années 1970. Ces pascalines restaient en effet l'outil le plus commode et le meilleur marché qui soit pour effectuer très rapidement des additions et soustractions en hexadécimal (photo à venir), utiles à la programmation des mainframes à cette époque.

Les calculatrices électroniques


Moins performants qu'un ordinateur, ces appareils, parfois appelés « calculettes » ont la particularité de tenir dans la poche. Ils sont apparus au début des années 1970 lorsque la miniaturisation des composants (avec en particulier les premiers circuits imprimés) et la baisse de leur coût ont permis de fabriquer des machines à calculer de petite taille alimentées par des piles ou des batteries rechargeables. En 1967, la société américaine Texas Instruments créa un premier prototype et en déposa le brevet. Le modèle fut repris en 1970 par la firme Canon qui commercialisa sous le nom de Pocketronic la première calculatrice. Cette dernière était sans affichage avec une imprimante autonome.

L'affichage des résultats de calculs des premières calculatrices se faisait au moyen de diodes électroluminescentes à raison d'une diode par position de chiffre. Les machines effectuaient les 4 opérations arithmétiques. Quelques unes surent effectuer peu de temps après des racines carrées. Lorsque les fonctions trigonométriques apparurent, on parla de calculatrices scientifiques. De nos jours, les calculatrices graphiques sont parmi les plus performantes disponibles au public. Elles permettent de trouver la droite ou la courbe d'une fonction, et elles sont notamment produites par Texas Instruments, Casio, Hewlett-Packard et dans une moindre mesure par Sharp ou Brother.

Dès l'introduction de sa première calculatrice de poche en 1972, la HP-35 (qui doit son nom au nombre de touches), la firme Hewlett-Packard s'est imposée parmi la communauté scientifique. Optant pour la Notation Polonaise Inverse (que l'on appelle RPN en anglais) dès le milieu des années 60 avec les précurseurs que furent les séries HP 98XX, l'efficacité et la précision dépassaient sensiblement celles de autres marques. Cette hégémonie a duré jusqu'au début des années 1990 où la firme, s'orientant vers le matériel médical et informatique, n'a plus donné les moyens au département "Personal Calculators" de se développer.

On peut citer les grandes étapes de la firme par les modèles et avancées technologhiques dans le temps : Les "Classics"

  • 1972 : HP-35, la première calculatrice électronique de poche comportant les fonctions disponibles sur une règle à calculer
  • 1974 : HP-65, première calculatrice programmable. La technologie de mémoire vive étant à ce moment trop chère, elle a été remplacée par une mémoire de masse en forme de languette magnétique. La calculatrice disposait d'un lecteur intégré de ces bandes magnétiques.
  • 1975 : HP 55, première calculatrice disposant d'une horloge

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  • 1975 : HP 25C, première calculatrice à mémoire continue
  • 1976 : HP 27, le "couteau suisse". Elle combine fonctions financières et scientifiques

Les "Spice"

  • 1978 : HP 34C, première calculatrice ( programmable ) à intégrer les fonctions de résolution de zéro d'une équation (par la méthode de Newton) et intégration.

  • 1979 : HP 41, première calculatrice alphanumérique, également considérée comme mini-ordinateur. Première calculatrice HP à écran à cristaux liquides. A noter que si la calculatrice est dotée d'une mémoire vive importante et extensible, les ingénieurs HP ont opté pour la compatibilité avec les modèles précédents (HP 65 et 67) par la possibilité de joindre la machine à un lecteur de cartes. Cette série très populaire comportait de nombreux accessoires : modules d'extension de mémoire ou d'applications, imprimante, lecteur de cassette, de disquette ou de bande magnétique, interface video, lecteur de code barre, ... le tout connecté au calculateur par le système HP-IL, sorte de système USB avant la lettre...

Les "Voyagers" :

  • 1981 : HP 10C, HP 11C, HP12C et HP15C. Succédant aux Spice (HP 3X), elle bénéficient de leur performances qui ont été améliorées et d'un écran non plus en DEL mais à cristaux liquides très lisible. Leur orientation horizontale leur confère une ergonomie et une lisibilité accrues, fortement appréciées de leurs utilisateurs qui n'hésitent pas à sonder le marché de l'occasion pour en acquérir une.
  • 1982 : HP 16C, première et à ce jour seule calculatrice destinée aux informaticiens.
Autres calculatrices HP remarquables :
  • 1987 : HP 28C/S (première calculatrice à intégrer le RPL)
  • 1988 : HP 32S et HP 32S II
  • 1988 : HP 42S, demeurant selon certains passionnés la meilleure calculatrice HP jamais produite
  • 2000 : HP Xpander, dernier projet de la division Corvalis, a été abandonné alors que des échantillons avaient été distribués gratuitement à des professeurs. Ils atteignent actuellement plusieurs centaines d'Euros sur les sites de vente en ligne.

Actuellement, la production et la conception des nouveaux modèles de calculatrices HP sont entièrement sous-traitées par Kinpo, société chinoise.

Le prix des calculatrices basiques est aujourd'hui très faible (moins d'une heure de travail), mais il n'en a pas toujours été ainsi. Pour l'anecdote, au début des années 1970, les premières calculatrices scientifiques de poche Hewlett-Packard coûtaient à peu près la moitié du salaire mensuel d'un enseignant. Il était donc hors de question de les mettre sans protection à disposition d'un public d'étudiants. C'est pourquoi HP vendait également un « socle » destiné à recevoir ces machines, en l'occurrence une monumentale gueuse de fonte de 10 kg dotée d'une alvéole dans laquelle la machine était maintenue par de robustes fixations. Les calculatrices ne supplantèrent la règle à calcul qu'au milieu des années 70.

On distingue les calculatrices simples « quatre opérations », les calculatrices financières, les calculatrices scientifiques, graphiques ou non, et les calculatrices formelles.

Hewlett-Packard avait opté pour la très originale notation polonaise inversée, économique en nombre de saisies, mais trop abstraite pour le grand public.

Les évolutions postérieures furent les suivantes :

  1. une ou plusieurs mémoires pour stocker les résultats intermédiaires
  2. mémoire active (M+, M-)
  3. mémoires statistiques (somme des x, somme des x², nombre de valeurs)
  4. puis, parallèlement :
    • affichage par cristaux liquides, beaucoup moins gourmands en énergie que les diodes
    • alimentation par photo-voltaïsme lorsque l'affichage par cristaux liquides fut au point
    • foisonnement de fonctions (mathématiques, statistiques, financières, hexadécimal, etc.) sur des calculatrices courantes (et non haut de gamme comme les calculatrices graphiques)
  5. programmation (au début, quelques pas de programme, en langage machine)
  6. écrans mode texte puis graphique, puis couleur

Anecdote


Afin de ne pas introduire de discrimination entre les étudiants lors des examens, l'usage des calculatrices (chères) était interdit à une époque lors des épreuves de physique et de mathématiques. Un étudiant utilisa dans les années 1970 sa calculatrice pendant une épreuve d'histoire au baccalauréat (il s'agissait bien entendu d'une calculatrice à mémoire). Le cas posa problème, mais le réglement ne pouvant s'opposer à une pratique qui n'y était pas explicitement interdite, sa copie ne fut pas invalidée. En revanche, le réglement fut modifié dès l'année suivante pour éviter que la chose ne se reproduise.

Voir aussi


Lien interne

Liens externes

  • http://www.hpmuseum.org - Musée des calculatrices HP. En anglais, très complet, la référence des amateurs de la marque
  • http://www.calculators.de - Calculator Museum
  • http://www.datamath.org/ - Calculator Museum
  • http://www.graph100.com - Communautee Graph100
  • http://mycalcdb.free.fr - Base de données sur les calculatrices des années 70 et 80.
  • http://www.vintage-technology.info/pages/calculators/general/calccompany.htm Photos de très nombreuses calculatrices des années 1970

 

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