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Allemand
 

L'allemand (Deutsch en allemand), est une langue appartenant au groupe des langues germaniques occidentales de la famille indo-européenne. C'est la langue la plus parlée au sein de l'Union européenne.

Histoire


Première mutation consonantique

Avec la première mutation consonantique (erste germanische Lautverschiebung) aux environs du , naissait le germanique commun à partir d'un dialecte indo-européen. Cette transformation explique des différences entre les langues germaniques (plus l'arménien) et les autres langues indo-européennes. On peut, pour simplifier, présenter les faits ainsi :
  • k → h : cord en latinHerz en allemand, heart en anglais
  • p → f : pater en latin — father en anglais, Vater en allemand
  • t → th : tres en latin — three en anglais, drie en néerlandais, drei en allemand

  • d → t : decem en latin — ten en anglais, tien en néerlandais, zehn en allemand
  • g → k : gula en latin — Kehle en allemand, keel en néerlandais

  • bh → b : bhrātā en sanskrit (frater en latin) — Bruder en allemand, brother en anglais
  • dh → d : adham en sanskrit — deed en anglais, daad en néerlandais, Tat en allemand
  • gh → g : *ghostis en indo-européen (hostis en latin) — Gast en allemand, guest en anglais

Pour résumer, on a :

  • gh / g / k -> g / k / h (ou x)
  • bh / b / p -> b / p / f
  • dh / d / t -> d / t / th
Articles complets : Loi de Grimm et Loi de Verner.

Seconde mutation consonantique

On commence à parler de langue allemande lorsque les dialectes parlés dans le Sud-Ouest de l'Allemagne subirent la seconde mutation consonantique (zweite germanische Lautverschiebung ou hochdeutsche Lautverschiebung, que l'on situe grosso modo vers le ), au cours de laquelle la langue commença à se différencier des dialectes du nord (Niederdeutsch, bas-allemand).

Cette modification phonétique explique un certain nombre de différences entre l'allemand actuel et, par exemple, le néerlandais ou l'anglais :

  • k → ch : ikich (je) ; ookauch (aussi) ; make/makenmachen (faire)
  • d → t : dag/dayTag (jour) ; bedBett (lit); do/doentun (faire)
  • t → s : wat/whatwas (quoi) ; street/straatStraße (rue) ; eat/eetessen (manger)
  • t → (t)z : sitten/sitsitzen (être assis) ; two/tweezwei
  • p → f : slapen/sleepschlafen (dormir) ; schip/shipSchiff (bateau) ; help/helpenhelfen (aider)
  • p → pf en début de mot : peper/pepperPfeffer (poivre) ; paardPferd (cheval)
  • v, w, f → b : geloof/believeGlaube (croyance) ; avond/eveningAbend (soir)

pour résumer, *k / *p / *t -> ch / pf (ou f) / ts (ou s)

Article complet : Seconde mutation consonantique.

Le nom d'allemand est également donné aux dialectes du nord qui n'ont pas ou peu subi cette transformation phonétique, même si l'appellation est considérée par les linguistes comme abusive.

Moyen Âge

Entre le et le eut lieu une diphtongaison dans les parlers du Sud-Ouest concernant l'articulation en deux phonèmes de ei, eu et au. Cela explique à nouveau certaines différences entre l'allemand standard et, par exemple, le néerlandais (les lettres dans les parenthèses expliquent la prononciation en utilisant la langue française):

  • û (ou), → au (aou): hūsHaus (maison) ; mūsMaus (souris)
  • î, (î) → ei (aille) : wīseWeise (manière) ; zītZeit (temps)
  • iu (û) → eu (≈oï): liuteLeute (des gens) ; hiuteheute (aujourd'hui)

Contrairement aux États voisins, les contrées germaniques sont restées morcelées (Kleinstaaterei) au cours de l'ensemble du Moyen Âge contribuant au développement de dialectes très différents et, parfois, mutuellement inintelligibles. Un premier pas vers une langue interrégionale correspond au Mittelhochdeutsch poétique des poètes de cour vers le , bien que l'influence sur la langue vulgaire fut quasiment nulle, en raison de la faible alphabétisation. Aussi les régions germaniques restèrent-elles longtemps coupées en deux régions linguistiques :

  • Au Nord, et en particulier du temps de la Hanse, le bas-allemand servait de langue véhiculaire de la mer du Nord à la mer Baltique.
  • Au Sud se développait petit-à-petit, essentiellement à l'écrit, depuis le une « langue compromis » entre les différents dialectes qui devint l'allemand standard (Hochdeutsch). Il est à noter que ce processus est assez différent de celui des États voisins qui adoptèrent la langue de leur capitale.

Influence de la Réforme

En 1521, Martin Luther traduisit le Nouveau Testament dans cet allemand standard en développement et en 1534, l'Ancien Testament. Bien que Luther ne fut pas, comme il fut considéré autrefois, le pionnier dans l'établissement d'une langue interrégionale — en élaboration depuis le — il n'en reste pas moins que la Réforme contribua à implanter l'allemand standard dans les administrations et les écoles, y compris dans le Nord de l'Allemagne qui finit par l'adopter.

Mais, jusqu'au début , le Hochdeutsch resta une langue souvent écrite, que beaucoup d'Allemands, en particulier dans le Sud, apprenaient comme une langue étrangère.

L'allemand en Europe centrale

Avec la domination de l'Empire austro-hongrois en Europe centrale, l'allemand y devint la langue véhiculaire. En particulier, jusqu'au milieu du , les marchands et, plus généralement, les citadins y parlaient l'allemand, indépendamment de leur nationalité : Prague, Budapest, Bratislava, Zagreb et Ljubljana constituaient des îlots germanophones au milieu des campagnes qui avaient conservé leur langue vernaculaire.

Normalisation de l'orthographe et de la grammaire

Johann Christoph Adelung publia en 1781 le premier dictionnaire allemand exhaustif, initiative suivie par Jacob et Wilhelm Grimm en 1852. Le dictionnaire des frères Grimm, publié en seize tomes entre 1852 et 1960, reste le guide le plus complet du vocabulaire allemand. Cette normalisation progressive de l'orthographe fut achevée grâce au Dictionnaire orthographique de la langue allemande de Konrad Duden en 1880, qui fut, à des modifications mineures près, déclaré comme référence officielle dans la réforme de l'orthographe de 1901.

Classification


C'est une langue germanique de la branche ouest, proche, notamment, du néerlandais.

Langues régionales

bas-allemand

haut-allemand

Répartition géographique


Note : que l'allemand soit devenu langue officielle dans certains États des États-Unis d'Amérique est une rumeur infondée.

Populations germanophones, c'est-à-dire parlant l'allemand standard ou l'un de ses dialectes, classées par nombre estimé de locuteurs.
Pays Nombre de locuteurs Remarque
Allemagne 83 300 000 langue officielle
Autriche 7 500 000 langue officielle
Suisse 4 200 000 langue co-officielle
États-Unis 2 000 000
Brésil 1 900 000
France 1 400 000 1
Russie 850 000
Kazakhstan 350 000
Italie 300 000 langue régionale
Argentine 300 000
Paraguay 250 000
Canada 250 000
Pologne 160 000
République tchèque et Slovaquie 150 000
Australie 150 000
Hongrie 145 000
Chili 100 000
Kirghizstan 100 000
Mexique 80 000
Belgique 71 000 langue co-officielle
Roumanie 70 000
Bolivie 50 000
Afrique du Sud 45 000
Ouzbékistan 40 000
Pays-Bas 40 000
Ukraine 38 000
Équateur 32 000
Liechtenstein 30 000 langue officielle
Namibie 30 000 langue co-officielle
Uruguay 28 000
Danemark 20 000
Slovénie 20 000
Croatie 11 000
Luxembourg 10 000 langue co-officielle
Belize 10 000
Moldavie 7 000
Lettonie 4 000
Lituanie 2 000
Togo 1 500
Source : wikipédias allemand et espagnol (en désaccord entre eux). À vérifier depuis une source plus sûre.

Langues dérivées

Le yiddish est une langue dérivée du vieil-haut-allemand, dans lequel ont été introduits des mots d'origine slave ou hébraïque. L'unserdeutsch est un créole formé à partir d'un lexique allemand.

Écriture


L'allemand s'écrit avec les 26 lettres de l'alphabet latin, trois voyelles surmontées d'un Umlaut (sorte de tréma) ä, ö et ü, et un symbole spécial ß, eszet ou scharfes S, utilisé en lieu et place de ss dans certains cas (principalement après une voyelle longue ou une diphtongue). La Suisse n'utilise plus le ß depuis les années 1930. Jusque dans les années 1940, l'allemand était imprimé en écriture gothique (Fraktur) et écrit en sütterlin, versions de l'alphabet latin difficiles à déchiffrer.

Orthographe

Voir article de fond : Réforme de l'orthographe allemande.

L'orthographe allemande se déduit en général de la prononciation et d'un minimum de connaissances. Il est toutefois à noter que les fortes disparités régionales au niveau de la prononciation peuvent rendre la tâche ardue. Les difficultés orthographiques principales résident dans :

  • les Fremdwörter (mots d'origine étrangère) : ils sont souvent écrits conformément au mot d'origine (par ex. Milieu, Mayonnaise) ;
  • les lettres ä et e (e ouvert ou fermé), dans certains cas homophones et dans d'autres de prononciations voisines (par ex aufwendig dérivé de Aufwand, où l'orthographe reformée permet d'aussi écrire aufwändig) ;
  • la distinction entre consonne simple et consonne double qui, dans un nombre limité de mots et contrairement à la règle habituelle, n'a pas d'influence sur la longueur de la voyelle (par ex. Tip mais tippen, Platz est considéré comme un double z mais plaz''ieren) ;
  • la séparation entre les mots (par ex. radfahren « aller à vélo » à côté de Auto fahren « aller en voiture ») et la (non-)capitalisation de certaines expressions (par ex. im dunkeln lassen « laisser incertain » à côté de (jemanden) im Dunkeln lassen « laisser (qqn) dans un endroit obscure »).

Afin de supprimer une partie des difficultés ci-dessus, les représentants allemands, suisses et autrichiens convinrent d'une réforme de l'orthographe. Elle est entrée en vigueur en 1998 en Allemagne et est devenu obligatoire à partir de la mi-2005. La dernière réforme datait de 1901. Les principaux changements concernent :

  • l'homogénéisation de la graphie des mots de même famille (aufwändig de Aufwand, mais toujours aufwenden) ;
  • l'utilisation du ß uniquement après les voyelles longues et les diphtongues (on aura alors toujours der Fuß, die Geiß, mais der Fluss, ce qui est analogue aux règles pour les autres consonnes) ;
  • dans les mots composés, aucune lettre ne sera plus supprimée (Geschirr + Rückgabe > Geschirrrückgabe ou, alternativement, Geschirr-Rückgabe) ;
  • la généralisation plus exhaustive de l'écriture en plusieurs mots des expressions figées (auseinander reißen), ce qui est la chose la plus critiquée et qui a aussi créé des nouveaux problèmes: "Furcht erregend" (intimidant, traditionnellement "furchterregend") mais toujours "noch furchterregender" (encore plus intimidant)
  • la systématisation de la capitalisation des substantifs (der Dritte) ;
  • la simplification de la césure et de l'emploi de la virgule.

Cette réforme rencontre une forte critique en Allemagne. Le Land de Schleswig-Holstein a voté le retour à l'orthographe traditionnelle en 1998 (décision annulée pourtant par le parlement régional) et certains journaux et éditeurs ont depuis décidé de revenir à la graphie traditionnelle.

Prononciation


Voir article de fond : Prononciation de l'allemand.

Contrairement a des langues telles que l'anglais et le français, l'allemand classique (Hochdeutsch) se prononce de manière assez conforme au texte écrit, hormis pour les mots d'emprunt.

Toutefois, les francophones rencontrent généralement quelques difficultés, listées ci-dessous.

  • Les deux prononciations du ch n'existent pas en français :
    • après a, u et o, il se prononce /χ/, comme en espagnol dans Juan, « Jean » ;
    • après i, e, ä, ö et ü, il se prononce /ç/, comme en grec moderne dans Όχι, « non ».
  • Le coup de glotte au début des mots (et de certaines syllabes) commençant par une voyelle marque une séparation nette entre les mots. Le français, en revanche, a tendance à lier les mots entre eux.
  • L'accent tonique est assez souvent placé sur la première syllabe, contrairement à la prononciation française standard qui accentue la dernière syllabe.
  • Le h est aspiré comme en anglais.

Tableau synthétique de la prononciation de l'allemand

Les consonnes
b c ch ck d dt dsch f g h j
, , , , , * , , , ,
k l m n ng p pf ph qu r
* * , ,
s sch ß (ss) t ts, tz tsch v w y z
, , , , ,

Les voyelles
courtes a ä e er i o ö u ü
longues a, aa, ah ä, äh e, ee, eh i, ie, ih o, oo, oh ö, öh u, uh ü, üh
diphtongues ai, ay, ei au äu, eu
* * **
* est parfois retranscrit en .
Note :
b = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, devant une voyelle
ch = après a, o ou u, lorsque suivi par a, o ou u au début d'un mot, ailleurs
d = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, ailleurs
e = dans les syllabes inaccentuées
g = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, avant une voyelle, dans les mots étrangers. ig = *
h allonge la voyelle lorsqu'il la suit, ailleurs
j = dans les mots étrangers, ailleurs
r = entre une voyelle et une consonne : ou il ne se prononce pas, ou ailleurs
s = au début d'un mot et entre deux voyelles, devant t ou p, ailleurs
v = dans les mots étrangers, ailleurs
y = dans les mots provenant du grec, ou ailleurs dsch, ph, qu et y se trouvent majoritairement dans les mots étrangers

Grammaire


L'allemand est une langue flexionnelle comportant des conjugaisons et des déclinaisons.

Conjugaison

Voir article de fond : Conjugaison de l'allemand.

Le principe de la conjugaison allemande est assez proche du français. Les différences notables sont

  • L'existence du subjonctif,y essentiellement destiné à relater les propos d'autrui
  • La différence entre passif-action (Das Haus wird gebaut, la maison est train d'être construite) et passif-état (Das Haus ist gebaut, la maison est construite est finie).

En ce qui concerne la morphologie, le deux principaux types de verbes sont

  • Les verbes faibles, qui conservent leur radical et ont un participe passé en -(e)t. Ces verbes sont le plus souvent réguliers.
  • Les verbes forts, qui modifient leur radical au prétérit, au participe passé et parfois au présent. Ils ont un participe passé en -en. Ils sont dits irréguliers, le changement de radical n'étant pas prévisible.
Parmi les verbes irréguliers se rangent également les auxiliaires de mode (können, pouvoir ; dürfen, avoir le droit; etc.), qui sont employés dans un nombre important de contextes différents.

Déclinaison

Voir article de fond : Déclinaisons allemandes

La déclinaison allemande comporte quatre cas, le nominatif, l'accusatif, le datif et le génitif, auxquels s'ajoutent trois genres, le masculin, le féminin et le neutre ainsi que deux nombres, le singulier et le pluriel.

Le porteur essentiel de la marque de déclinaison est le déterminant, secondé par l'adjectif épithète.

Les déclinaisons sont employées :

Syntaxe

Voir article de fond : Syntaxe allemande

L'allemand a pour particularité syntaxique principale de placer les éléments importants, soit en première position dans la phrase, soit dans les dernières positions. Par exemple :

Er nahm gestern trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb. Il a mis cette machine en service hier malgré toutes les difficultés.

Sont mis en valeur

  • Le sujet er (il)
  • L'action in Betrieb ([mettre en service) placée en fin de phrase
  • L'objet diese Maschine (cette machine)
Avant l'action et l'objet sont énumérées les circonstances. L'ordre de la phrase peut être modifié pour insister sur un des éléments, que l'on place alors en tête de phrase :

Gestern nahm er trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb. C'est hier qu'il a mis cette machine en service malgré toutes les difficultés. Trotz aller Schwierigkeiten nahm er gestern diese Maschine in Betrieb. Malgré toutes les difficultés, il a mis cette machine en service hier. Diese Maschine nahm er gestern trotz aller Schwierigkeiten in Betrieb. C'est cette machine qu'il a mis en service hier malgré toutes les difficultés.

Lexique


Noms de la langue allemande

La langue allemande (ainsi que le peuple) a la particularité d'avoir des appellations très différentes d'une langue à l'autre (par exemple German, Deutsch, alemán, német, etc.). En effet, six racines différentes entrent en jeu :

Emprunts de l'allemand en français

Un nombre important de mots furent empruntés aux dialectes germaniques par le roman et l'ancien français (par ex. heaume, éperon, cible, fauteuil) ; seuls les mots d'origine plus récente sont encore discernables en tant qu'emprunts lexicaux (frichti, ersatz).

À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant de l'allemand ou de l'un de ses dialectes :

  • accordéon < Akkordeon
  • alpenstock
  • arquebuse < hâkenbühse (moyen haut-allemand)
  • asticoter < daß dich Gott... « que Dieu te...»
  • aurochs
  • beffroi < běrgfrîd (moyen haut-allemand)
  • bivouac < Bîwacht (allemand de Suisse) ou bijwache (néerlandais)
  • blafard < bleichvar (moyen haut-allemand)
  • blende
  • blinde < blenden « aveugler »
  • blitzkrieg
  • blockhaus
  • bocard < Pochhammer
  • bock
  • boulevard < Bolwërc « ouvrage de madrier, rampart » (moyen haut-allemand) ou bolwerc (moyen néerlandais)
  • bouquetin < Steinbock « bouc de rocher »
  • bourgmestre < Bürgermeister (maire)
  • bunker
  • choucroute < Sauerkraut
  • cible < schîbe (alémanique, cf. l'allemand Scheibe « disque »)
  • ersatz
  • hère < Herr (« Seigneur, Monsieur »), mais cette origine est discutée
  • frichti < Frühstück (« petit déjeuner »)
  • képi < Kappe
  • kirsch < Kirschwasser
  • kaputt < kaputt
  • leitmotiv
  • loustic < lustig « drôle, gai »
  • mouise < mues « bouillie » (allemand dialectal du sud)
  • nazi
  • putsch
  • reître < Reiter « cavalier »
  • stalag < Stammlager
  • trinquer < trinken « boire »
  • vasistas < Was ist das? « Qu'est-ce c'est ? »

Exemples


Mot Traduction Prononciation standard
terre Erde *
ciel Himmel *
eau Wasser *
feu Feuer *
homme Mann *
femme Frau *
manger essen *
boire trinken *
grand groß *
petit klein *
nuit Nacht *
jour Tag *

Voir aussi


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