Le vitalisme est une position théorique qui défend l’idée de la spécificité du vivant et qui se caractérise par un ensemble de thèses variable : le holisme, l’antiréductionnisme, voire le postulat d’un principe vital (c'est la force vitale de Barthez, l'école de Montpellier et Bichat, l’entéléchie de Hans Driesch, ou encore l’hormè de von Monakow). La théorie vitaliste est complètement abandonnée par les scientifiques après les travaux des microbiologistes, en particulier Louis Pasteur, puis, à sa suite, par les physiologistes du début du . Aujourd'hui, tout les processus du vivant s'expliquent par les lois de la physique et de la chimie.
=Définition du vitalisme=
Le mécanisme est le double inversé du vitalisme : selon les doctrines mécanistes, la vie n'a aucune spécificité, le monde organique étant entièrement réductible aux lois de la matière. La deuxième partie de la Critique de la faculté de juger d'Emmanuel Kant présente l'opposition entre mécanisme et vitalisme comme une antinomie (Dialectique de la critique de la faculté de juger téléologique, §69-78). La solution que propose Kant au conflit entre ces deux doctrines est la suivante :
S'il ne peut être confondu avec le mécanisme, le vitalisme ne doit pas davantage être identifié à l’animisme : l’animiste ne se contente pas de subordonner la matière à la vie, mais, qui plus est, il soumet la vie à la pensée. Les philsophes d'inspirations vitalistes considèrent au contraire l'activité intellectuelle comme fondamentalement subordonnée à la "vie".
=Postérité du vitalisme : les sciences et la philosophie=
Le vitalisme a mauvaise réputation auprès de nombreux biologistes modernes qui l’identifient à une introduction en contrebande de l’anthropomorphisme et du finalisme dans l’explication physico-chimique de la vie.
Dans son Histoire de la Biologie (publiée en 1984), Ernst Mayr déclare ainsi : « depuis plus de cinquante ans, le vitalisme est tombé en désuétude chez les biologistes. » De son côté, François Jacob associe le vitalisme à une position fondamentalement dualiste, et par conséquent, périmée : "Reconnaître l’unité des processus physico-chimiques au niveau moléculaire, c’est dire que le vitalisme a perdu toute fonction."
Pourtant, à en croire Georges Canguilhem, le vitalisme serait, en tant que position de principe, quasi irréfutable. Il incarne à ce titre la "confiance * dans la vitalité de la vie" et "la méfiance permanente de la vie devant la mécanisation de la vie." Le vitalisme médical de l’école de Montpellier serait ainsi "l’expression d’une méfiance, faut-il dire instinctive, à l’égard du pouvoir de la technique sur la vie."
Si peu de biologistes actuels se disent "vitalistes", un certain nombre de philosophes contemporains - comme Georges Canguilhem, Gilles Deleuze ou Hans Jonas - se réclament encore de cette doctrine.
= Voir aussi =
Vitalismus | Vitalism | Vitalismo | Animatisme | Vitalismo | 生気論 | Vitalisme (biologie) | Vitalisme | Witalizm | Vitalism
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"Vitalisme".
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