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Président Nguyen Minh Triet

Le Viêt Nam est un pays d'Asie du Sud-Est. Il se situe à l'extrême est de la péninsule indochinoise. Le pays occupe une superficie de 330 000 km² pour environ 80 millions d'habitants. Il est entouré de la Chine au nord ; du Laos et du Cambodge à l'ouest ; et de la mer de Chine méridionale à l'est et au sud.

Histoire


Les origines

Le Viêt Nam : textuellement, les Viêt (du Yueh chinois pour « cantonnais ») du Sud. Le pays Âu Lac aurait occupé la région cantonaise. Il aurait été amputé du nord de son territoire par les conquêtes chinoises. Ne restant que le sud, le royaume prend le nom de Nam Viêt (c'est-à-dire le pays des Viêt du Sud) pour signifier la perte de ses terres. Le Nam Viêt n'est alors que la partie nord du Viêt Nam actuel.

La période chinoise

De 100 av. J.-C. à 1200, le Nam Viêt vit une domination chinoise entrecoupée de courtes périodes d'indépendance marquées par le chaos. Durant cette période, le Nam Viêt sera maintes fois renommé par son occupant chinois. C'est à ce moment-ci que le Nam Viêt adopte la culture chinoise sans jamais perdre son identité nationale.

  • « Une grande partie de l’histoire du Viêt Nam antérieure à l’an 200 av. J.-C. est ensevelie dans la légende. Il en est également ainsi du passé de l’Europe au-delà du bassin méditerranéen. Il semble qu’il ait existé, entre -500 et -207, un royaume connu sous le nom de Van Lang ou Au Lac, couvrant apparemment une grande partie de ce qui est aujourd’hui la province chinoise du Guangdong et le nord du Viêt Nam. Ce dernier, comme on le verra, a été plus d’une fois une marche frontalière dans une longue et orageuse histoire du Viêt Nam. [… Conquis par des généraux chinois qui avaient rompu avec les empereurs de la dynastie Qin, Au Lac devint connu sous le nom de Nam Viêt, c’est-à-dire le pays du Sud (Nam) des “Viêt” (“Yeh” en cantonnais). Comme il est arrivé souvent au cours de l’histoire du Viêt Nam, ce petit État ne pouvait maintenir son intégrité que lorsque son puissant voisin était en difficulté. Ce qui arriva plus souvent qu’on ne le croit généralement. La dynastie Han se consolidant en Chine, le Nam Viêt fut repoussé lentement du Guangdong vers le bastion nord-vietnamien qui deviendra plus tard, 1945-1946, la base du Viêt Nam en lutte armée pour se libérer du colonialisme français. En 111 av. J.-C., l’Empire Han victorieux en Chine écrasa le jeune État vietnamien et, à l’exception de victorieuses et brèves rébellions, il devint pour plus de 1 000 ans Terre chinoise.» (Thanh H. Vuong, "colonisations du Vietnam et colonialisme vietnamien", dans Études Internationales, pp. 552-553 Vol. XVIII, No. 3, septembre 1987).

Sous la paix chinoise, comme la pax romana en Europe, le Nam Viêt est devenu connu sous le nom de Annam ou la paix (An) du Sud (Nam), c'est-à-dire le Sud pacifié, dans la syntaxe cantonaise où l'adjectif qualificatif est placé avant le nom, comme dans les langues germano-scandinaves. La langue vietnamienne classique est une langue cantonaise, comme la langue française classique est une langue latine où "pax,pacis" latin est devenu "paix" français.

L'expansion vers le sud

Vers 1200 commence une période brillante. Le Nam Viêt devient Dai Viêt. Il tient en échec les invasions chinoises et commence son expansion vers le sud, sur le Royaume Champa (de culture indienne). Vers 1420, on note une très courte occupation chinoise. Vers 1600, les Vietnamiens finissent la conquête du Champa mais le pays est coupé en deux. Les seigneurs Trinh gouvernent le Nord, les Nguyen le Sud. Vers 1800, le pays est réunifié sous l'autorité des Nguyen. Il porte le nom de Viêt Nam et il annexe les terres méridionales.

  • « * Au cours de cette entreprise coloniale réussie, car ce ne fut rien d’autre, le gouvernement vietnamien décida de donner au processus employé le statut d’État et, en 1481, les "Don Diên’ furent créés. Comme les ‘Coloniae’ romaines 1 500 ans plus tôt, comme les ‘Nakhal’ israëliens 500 ans plus tard ou les ’Weherbauern’ austro-allemands du XVIIIème siècle, les ‘Don Dien’, littéralement ferme (Dien) fortifiée (Don), vietnamiens étaient des colonies agricoles que l’État octroyait aux fermiers qui, en contrepartie, assuraient la mise en valeur de la ‘nouvelle frontière’. Les colons du ‘Don Dien’ étaient des gens rudes et intrépides, décidés non seulement à défendre ce qu’ils possédaient, mais aussi à étendre et repousser plus loin la frontière un peu plus au Sud jusqu’à l’ouverture de la grande plaine du delta du Mékong où la route vers l’Ouest leur est devenue désormais ouverte sans le franchissement des montagnes de la cordillère annamitique.» (Thanh H. Vuong, "colonisations du Vietnam et colonialisme vietnamien", p. 556, dans Études Internationales, Vol. XVIII, No. 3, septembre 1987).

Cette fois-ci l’avance vietnamienne se fit au détriment de l’Empire Khmer en décomposition. Une telle situation était riche en incidents frontaliers, utilisés pour agrandir le domaine vietnamien. En 1658, tout le Viêt Nam, au Nord de Saigon – alors un village cambodgien de pêcheurs dénommé "Prey Kor" - était aux mains des Vietnamiens. C’était ainsi que s’est bâti le Viêt Nam, à partir de Huê, au Centre du Viêt Nam sur l’Empire Cham et l’Empire Khmer par l’avancée d’un front de villages. Tout le Sud du Viêt Nam était territoire cambodgien. L’arrivée des Français a mis fin à la colonisation vietnamienne du Cambodge qui était un royaume vassal du Viêt Nam au XIXème siècle.

La période française

En 1858, les Français prennent la baie de Da Nang (françisé en Tourane) à un Viêt Nam qui connaît sa forme actuelle. En 1883 la France annexe le Viêt Nam à son empire colonial. La Cochinchine au sud devient colonie française, ainsi que les villes de Hanoi, Haiphong et Tourane. Le reste du territoire, Tonkin au nord, Annam au centre, reste en principe sous l'autorité directe des empereurs Nguyen au sein d'un protectorat. Le Viêt Nam fait désormais partie de l'Union indochinoise qui comprend également les Royaumes du Laos et du Cambodge actuels.

  • « le contact le plus durable entre le Viêt Nam et l’Europe, l’archéologie de "Oc Eo" dans la région de An Giang a montré des contacts commerciaux plus anciens avec le monde romain, commença en 1535 avec le débarquement à Faïfo du Capitaine portugais, Duc d’albuquerque, Antonia da Faria, et l’établissement qui en résulta de comptoirs rivaux portuguais et hollandais. D’autre part, des missionnaires catholiques romains étaient venus sans doute avant da Faria ; mais ce n’est qu,en 1651 qu’une mission catholique romaine permanente fut instalée au Viêt Nam. Paul Mus, p. 85, 1952). […" target="_blank" >* Arrivé au Viêt Nam en 1626, à l’âge de 36 ans, Alexandre de Rhodes entreprit d’unifier diverses transcriptions de la langue vietnamienne faites par ses prédécesseurs, en un alphabet latin cohérent accompagné d’accents toniques et de signes diacritiques.» (Thanh H. Vuong, "colonisations du Vietnam et colonialisme vietnamien", dans Études Internationales, p. 564, Vol. XVIII, No. 3 pp. 546-571, septembre 1987).

  • « * Le deuxième prêtre catholique romain à avoir pris place sur les autels des ancêtres au Viêt Nam fut Mgr Pierre Joseph Georges Pigneau de Behaine, Évêque d’Adran, qui a épousé la cause du jeune prince Nguyên Anh, alors âgé de 16 ans, qui errait en fugitif dans son pays ancestral. Nguyên Anh fut obligé de s’exiler au Siam (devenu Thailande en 1939) et Mgr Pigneau ne désespéra pas pour autant : il se rendit en France en 1787 (une France dont la banqueroute financière et morale allait déclencher deux ans plus tard la ‘Révolution’), avec l’ultime espoir de rassembler une armée pour sauver sa ‘seconde patrie bien-aimée’. Ce fut un échec. Néanmoins, il réussit à recruter 300 aventuriers français dans les comptoirs français de l’Inde. Avec quelques pièces d’artillerie et deux bateaux, l’expédition se mit en route le 19 juin 1789, à moins d’un mois du jour de la prise de la bastille, pour le Viêt Nam.» (ibid, p. 565).

Ce jeune prince Nguyên Anh va devenir l’empereur Gia Long, le fondateur de la dynastie des Nguyên, grâce à l’appui militaire des Français qui y voyaient une conquête coloniale possible plus tard sous le Second Empire.

Depuis l’arrivée des soldats de Napoléon III, les Vietnaniens n’ont cessé de se révolter contre l’emprise coloniale, de Phan Boi Chau à Hô Chi Minh en passant par Ngô Dinh Diêm et l’Empereur Bao Dai, chacun selon ses possibilités, à sa manière et sur sa voie. Menés par les "nationalistes" du VNQDD (Viêt Nam Quoc Dan Dang) proche du Guomindang des Chinois nationalistes de Sun Yatsen, le soulèvement de Vinh et la mutinerie de Yên Bay de 1927 ont échoué et ont rempli les bagnes français qui ont transformé en communistes les nationalistes vietnamiens. Dans les années 20, il faut noter aussi l'importance prise par le caodaïsme qui disposait d'une milice armée.Le film français Indochine (film) se rapporte à cette période des années 20-50 ainsi que le film américain "Un américain bien tranquille" d'après un roman de Graham Green ("A quiet American") qui se rapporte au régime de Ngo Dinh Diem de 1955-1963.

En 1930, le Parti Communiste Indochinois est fondé par Nguyên Sinh Cung, ce dernier se faisant appeler Nguyên Tat Thanh et Nguyên Ai Quôc (Nguyên le Patriote), puis Hồ chí Minh (lac de sagesse ou lac de lumière), dans les métamorphoses du personnage décrit par Jean Lacouture, du proscrit Nguyên Ai Quoc, considéré comme un des pères fondateurs du Parti Communiste Français, au Président de la République Démocratique du Viêt Nam.

En 1932, l'empereur Bao Dai, de retour d'exil en France où il faisait ses études, instaure une monarchie constitutionnelle sous protectorat français.

En 1940, un traité franco-japonais de cessez-le-feu est signé. En 1941, le Japon envahit l'Indochine suite à différents conflits remportés par les français sur les alliés des japonnais, notamment le Siam (la Thailande) à qui la France a cédé la moitié occidentale du Cambodge.La ville cambodgienne de "Siem Rap" signifie simplement "loi (Rap) siamoise" (Siem). Les forces françaises sont tolérées par l'occupant japonnais car elles ne diposent ni d'un armement moderne ni d'un soutien de la métropole, quand l'État français de Vichy collaborait officiellement avec l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste et le Japon militariste. L'Indochine française, alors était .pétainiste" jusqu'au chant patriotique officiel de "Maréchal nous voilà... à la place de La Marseillaise. Le 9 mars 1945, l'occupant japonais fait un coup de force contre les Français, nettoyant toute l'Indochine française de toute présence administrative et militaire française. Les forces armées françaises sont attaquées par surprise. Les civils et militaires français sont emprisonnés (les femmes et les enfants)ou massacrés (les hommes et les métis eurasiens). La France perd son image de puissance aux yeux des Vietnamiens. Il s'ensuit un chaos politique, comme à la libération de la France par les Alliés à la même période : le 11 mars, l'empereur proclame l'indépendance et la réunification du pays, le 15 août les Japonais sont défaits. Le 17 août, la Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam "Viêt Nam Doc Lap Dong Minh Hôi" ou Viêt Minh dans son abréviation vietnamienne prend le pouvoir à Hanoi par ce qui est connu sous le nom de "Révolution d'Août". Le 2 septembre 1945, Hồ Chí Minh fonde la République Démocratique du Viêt Nam, par la déclaration d'indépendance lue sur la Place Ba Dinh à Hanoi, en un cérémonial confucéen de changement dynastique. L'empereur Bao Dai devint "conseiller spécial" du premier gouvernement de cette jeune République, pour la continuité et la légitimité, comme le sacre à la cathédrale de Paris en août 1944 pour Charles de Gaulle.

En octobre 1945, la France occupe de nouveau le sud du Viêt Nam. En décembre 1946, la France occupe Hanoi après les négociations d'un "modus vivendi", c'est le début de la guerre d'Indochine avec le bombardement de Haiphong par la marine française. En juin, c’est le traité de la baie d'Halong : l'empereur Bao Dai est reconnu chef du Viêt Nam unifié et indépendant au sein de l’Union Française (Commonwealth à la française). L'armée française est prêtée à l'empereur pour lutter contre l'expansion communiste.

En 1950, le Viêt Minh a le soutien de L'URSS et de la Chine. Octobre 1950, 1ère défaite française à Cao Bang. Les États-Unis soutiennent la France. Le 7 mai 1954, la France perd la bataille de Diên Biên Phu. Le 21 septembre, Pierre Mendès-France signe les accords de Genève avec Pham Van Dong : le pays est coupé en 2 au 17° parallèle de façon temporaire pour le regroupement militaire des forces française au Sud avant son évacuation complète du Viêt Nam, Cambodge et Laos. Au cours des deux années suivantes, un réferendum devra être organisé pour choisir un régime unique au Viêt Nam. La population a cent jours pour choisir entre le régime communiste du Nord et nationaliste du Sud : un million de "nordistes" pour la plupart catholiques émigrent au Sud en suivant leurs curés par paroisses entières pour éviter être liquider pour le nouveau pouvoir qui élimine toute opposition, alors que 100000 "sudistes" de l'Armée populaire vietnamienne rejoignent le Nord, selon les termes des "Accords de Genève" sur le regroupement militaire. La France se retire définitivement de l'Indochine, suivant ces mêmes termes des Accords d'armistice.

De 1953 à 1954, le Nord élimine les classes sociales non-favorables à l'édification du communisme.

Les Républiques

En octobre 1955,l'Empereur Bao Dai a abdiqué à la suite du coup d'état effectué par son premier ministre Ngô Dinh Diêm qui a fondé la République du Viêt Nam à la place d'un "État indépenant du Viêt Nam", sous la direction de l'Empereur Bao Dai, créé par la France pour transformer sa guerre coloniale en guerre civile contre la République Démocratique du Viêt Nam fondée le 2 septembre 1945 à Hanoi. Un an plus tard, le Sud, poussé par John Foster Dulles et John Fitzgerald Kennedy a refusé d'organiser le référendum prévu par les Accords de Genève pour la réunification du Viêt Nam. La révolte contre la Dictature du régime de Diêm a commencé avec la fondation du Front National pour la Libération du Viêt Nam. Alors a commencé la "Deuxième Guerre d'Indochine" de réunification ou guerre du Viêt Nam en une suite d'escalades et d'erreurs d'appréciation. Bernard B. Fall y a consacré ses travaux. Pour continuer l'aide Militaire au régime de Saigon abandonné par le départ des français en 1955, Kennedy a organisé le MAAG (Military Aid Aviser Group) de conseillers militaires qui s'est développé en MACV (Military Aid Command Vietnam) des combattants étatsuniens sur le terrain, dans l'escalade avant le plein déploiement des forces terrestres étatsiennes autorisé par le Président Lyndon Johnson à la suite de la Résolution du golfe du Tonkin.

En novembre 1956, le Nord élimine la classe intellectuelle par le Trăm hoa đua nở (la floraison des cent fleurs). En 1960, les premiers conseillers militaires américains arrivent du Sud Viêt Nam. En décembre, la création du Front National de Libération du Viêt Nam discrédite la légitimité de la République du Sud Viêt Nam. De 1960 à 1963, Ngô Dinh Diem instaure un régime totalitaire au Sud, et il en résulte des troubles avec les manifestations bouddhistes et étudiantes. Avec l'assassinat de Ngô Dinh en 1963, le chaos politique s'installe jusqu'en 1965. En août 1964, les États-Unis bombardent le Nord. Le 1er février 1968 est marquée par l'Offensive du Têt : attaque surprise et généralisée perpétrée par le FNL et les troupes nord vietnamiennes. Ils occupent les villes du Sud, surtout Huê. A leur retraite, les troupes dites "viêt công" massacré les habitants de Huê. Le 31 mars 1968, les bombardements américains cessent au Nord. En juin 1969, les États-Unis se retirent partiellement du conflit. Le 3 septembre 1969, Hồ chí Minh décéde et le Parti se déchire entre pro-chinois et pro-soviétiques. Comme la Bataille de Dien Bien Phu a conduit aux Accords de Genève de 1954 pour le retrait des troupes françaises, l'Offensive du Têt de 1968 a conduit aux Accords de Paix de Paris de 1973 pour l'évacuation totale des troupes terrestres étatsuniennes peu après.

Le 30 avril 1975, Saigon tombe. Il y a alors un exode de Sud-Vietnamiens à l’étranger. Les nouvelles autorités communistes ouvrent massivement des camps de rééducation, et on commence une destruction minutieuse de toute la "culture sudiste" considérée comme anti-révolutionnaire et dégradante d'une "économie de poubelle et de bordel" des armées française et américaine depuis 1945 (la littérature française a été prolixe avec les maisons de jeu du "grand monde" de Cholon et du "parc aux buffles", un immense BMC ou Bordel Militaire de Campagne et le "Marché aux voleurs" a été bien connu). Fait marquant : les "émigrés nordistes" catholiques de 1954, poussés par une intense propagande franco-américaine pour "suivre la vierge au sud", par paroisses entières avec leurs curés en tête. Le 25 avril, le pays est réunifié en République socialiste du Viêt Nam avec la disparition conjointe et simultanée de la République Démocratique du Viêt Nam et la République du Viêt Nam pour faire place à un seul Viêt Nam indépendant et uni, les "deux Vietnam" dans les travaux de Bernard B. Fall. Lire les livres de Lucien Bodard dont voici le site pour mieux le connaître. http://www.sinoptic.ch/ceria/lecture/bodard.htm.

Les premiers "boat people" étaient les Catholiques qui suivaient la "Vierge partie pour le Sud", ceux de 1975 étaient les hauts dignitaires du régime de Saigon et ceux de 1980 étaient d'abord les Sino-Vietnamiens (Hoa) et le "petit peuple" peu habitué à l'austérité socialiste des "moines-soldats" et aux privations qu'ils ont connues pendant 30 ans de guerre d'indépendance et de réunification. Le Président-Général Nguyên Van Thieu fut le premier à partir pour Taiwan avant la chute de Saigon et le Général Nguyên Ngoc Loan (celui qui a exécuté à bout portant un prisonnier ligotée) s'est retrouvé en Virginie.

- Nguyên Van Thieu: http://en.wikipedia.org/wiki/Nguyen_Van_Thieu%2C

- Nguyên Ngoc Loan: http://en.wikipedia.org/wiki/Nguyen_Ngoc_Loan

En janvier 1979, le Viêt Nam envahit le Cambodge avec la Troisième Guerre d'Indochine sur deux fronts, au Sud contre le Cambodge pour libérer ce pays des Khmers Rouges pro-chinois et qui perpètrent les massacres dans les régions frontalières avec le Viêt Nam et au Nord contre la Chine à travers le contentieux sino-vietnamien millénaire. L'occupation vietnamienne au Cambodge durera dix ans pour stabiliser le pays jusqu'à la relève par l'ONU.

En 1986, le marché et la production sont libéralisés avec l'économie politique vietnamienne.

En 1992, les relations diplomatiques sont rétablies avec les États-Unis et normalisées avec la Chine.

En 1994, l'embargo américain est levé, les relations américano-vietnamiennes se normalisent, et l'économie de marché commence à s'appliquer.

Politique


Article détaillé : Politique du Viêt Nam

Le Viêt Nam est officiellement une république socialiste. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans au sein d'un système monoparti. Le président est le chef de l'État, tandis que le premier-ministre est le chef du gouvernement. Le président est nommé par le parlement. Tran Duc Luong est le président du Viêt Nam depuis le 24 septembre 1997. Le système judiciaire est fondé sur le droit français et sur les théories communistes. Les libertés individuelles ne sont pas respectées. Le pouvoir législatif est exercé par une seule chambre composée de 450 sièges renouvelés tous les 5 ans.

Le Viêt Nam est membre de l'ASEAN (Association des Nations d'Asie du sud-est)

Langues


Article détaillé : Langues du Viêt Nam

La langue officielle, le vietnamien, est aujourd'hui écrite au moyen de caractères latins. Cette romanisation se nomme quốc ngữ ; elle découle de la nécessité pour les missionnaires catholiques du de retranscrire dans un système phonétique une langue qui n'utilise alors que le système idéogrammatique chinois. Le jésuite Alexandre de Rhodes établit ainsi le premier Dictionnaire de langue annamite, en transcrivant les phonèmes vietnamiens sur la base du portugais.

L'utilisation de cette transcription latine est en vigueur dans l'enseignement mis en place par les empereurs à partir de 1918 et ne devient la méthode officielle d'écriture du Viêt-Nam qu'à l'indépendance du 2 septembre 1945.

Par ailleurs, le Viêt-Nam connaît une grande diversité linguistique, puisqu'il compte 75 langues, réparties en 6 à 7 groupes ethnolinguistiques (il existe une querelle de « découpage » qui introduit cette incertitude entre le groupe austroasiatique et le groupe australasiatique).

Provinces


Article détaillé : Administration du Viêt Nam

Le Viêt Nam est divisée en 63 provinces et 3 municipalités.

Provinces

An Giang, Bac Giang, Bac Kan, Bac Lieu, Bac Ninh, Ba Ria-Vung Tau, Ben Tre, Binh Dinh, Binh Duong, Binh Phuoc, Binh Thuan, Ca Mau, Cao Bang, Dac Lac, Dien Bien, Dong Nai, Dong Thap, Gia Lai, Ha Giang, Hai Duong, Hau Giang, Ha Nam, Ha Tay, Ha Tinh, Hoa Binh, Hung Yen, Khanh Hoa, Kien Giang, Kon Tum, Lai Chau, Lam Dong, Lang Son, Lao Cai, Long An, Nam Dinh, Nghe An, Ninh Binh, Ninh Thuan, Phu Tho, Phu Yen, Quang Binh, Quang Nam, Quang Ngai, Quang Ninh, Quang Tri, Soc Trang, Son La, Tay Ninh, Thai Binh, Thai Nguyen, Thanh Hoa, Thua Thien-Hue, Tien Giang, Tra Vinh, Tuyen Quang, Vinh Long, Vinh Phuc, Yen Bai

Municipalités

Can Tho, Da Nang, Haiphong, Hanoï, Hô Chi Minh Ville (ex-Saigon), Nha Trang

Géographie


Article détaillé : Géographie du Viêt Nam

Le Viêt Nam est un pays d'Asie du Sud-Est. Il est entouré par le golfe de Thaïlande, le golfe du Tonkin, la mer de Chine, la Chine, le Laos et le Cambodge. Il occupe une superficie de 329 560 km² dont 4 200 km² d'eaux territoriales.

Dans le sud, le climat est tropical tandis que dans le nord règne un climat de mousson ; la saison des pluies y débute à la mi-mai et se termine à la mi-septembre.

Phan Xi Păng, haut de 3 143 m, est le point culminant du pays.

Économie


Article détaillé : Économie du Viêt Nam

Économie politique vietnamienne

Bien différent de la Corée divisée en une dictature ultra-marxiste au Nord menacée de famine et militaire menaçante et une dictature ultra-capitaliste au Sud prospère, le Viêt Nam est ce “petit dragon” arrivé à maturité après 30 ans des deux guerres d’indépendance et de réunification (1945-1975). L’historien américain Joseph Buttinger, non sans humour a intitulé son livre sur le Viêt nam de “Smaller dragon”, Praefer, New York, 1975.

Directement accolé à la Chine méridionnale, le Viêt Nam est le plus proche de la métropole civilisatrice chinoise de tous les pays sinisés que sont le Japon et la Corée, tandis que Taiwan, Hong Kong et Singapour sont des Chines périphériques par leur histoire.

  • Le communisme vietnamien

  • « * L’histoire semble avoir montré un communisme instrumental circonstanciel pour accéder à l’indépendance et l'unité, après l’échec et l’épuisement d’autres moyens, comme la tentative infructieuse et naïve de nguyên Ai Quôc, le futur Président Hô chi Minh, de plaider la cause du Viêt Nam à Versaillles, lors de la signature du traité, auprès du Président Woodrow Wilson » (Tanh H. Vuong & Jorge Virchez, pp. 119-120, 2004.).

Plus tard en 1946, le Président Hô Chi Minh de la jeune République Démocratique du Viêt Nam a envoyé au Président Harry S. Truman un télégramme du 28 janvier 1946 lui demandant son soutien.

Pendant toute sa vie, Hô Chi Minh dut montrer deux visages auprès de son peuple et du monde: l’un nationaliste, l’autre communiste. On sait à quel point afficher cette double personnalité allait énerver ses détracteurs anti-communistes. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’en montrant une double face, Hô Chi Minh allait susciter des doutes auprès des échelons supérieurs du mouvement communiste, même s’il fut l’un des communistes asiatiques les plus dévoués au communisme.

Au cœur du problème: l’"auto-dissolution" du PCI (Parti Communiste Indochinois créé par Hô Chi Minh lui-même en 1930 à Hong Kong) par Hô Chi Minh et ses partisans en novembre 1945. Dès le début de la prise du pouvoir du Viêt Minh en août-septembre 1945, le contenu communiste de la RDVN était évident et posait d’épineux problèmes aux nationalistes vietnamiens non-communistes, aux Chinois nationalistes occupant le Nord du pays et, à un degré moindre, aux Français. En effet, le Viêt Minh, ou front national créé en 1941, était aux mains du PCI ou plutôt de son "Comité Directeur" (Tong Bo).

Les nationalistes non-communistes du VNQDD (Viet Nam Quoc Dan Dang), proches du GMT des “nationalistes chinois, s’opposèrent à la prise du pouvoir du PCI en menant des actions directes et en s’appuyant sur le Guomindang (Parti nationaliste chinois ou GMD). Ils mirent en place très habilement une campagne de presse démystificatrice, visant à montrer aux populations que Hô Chi Minh était un communiste, que le Viet Minh, le Tong Bo et le PCI ne faisaient en réalité qu’un. Entre-temps, Hô Chi Minh faisait son possible pour minimiser ses attaches communistes au public et maximiser son attrait nationaliste auprès des populations vietnamiennes, des pays asiatiques non-communistes mais farouchement anti-colonialistes et les Américains opposés au retour du colonialisme français en Indochine.

La situation au Nord-Vietnam était rapidement devenue très tendue. Tous les partis vietnamiens jouaient gros dans leur course au pouvoir durant la seconde moitié de 1945. Si bien que les nationalistes anti-communistes comptaient agir le 8 novembre 1945, exactement trois jours avant la dissolution du PCI. Nguyen Hai Than, chef du parti Dong Minh Hoi, réclamait la démission immédiate du président, la dissolution de son gouvernement, la suppression "de la dictature d’un seul parti" et la création d’un nouveau gouvernement. Cet ultimatum devait avoir l’approbation du général Lou Han, chef chinois au Viêt Nam, avant son retour à Kunming. Nguyen Hai Than aurait déclaré aux Chinois qu’il déclinait toute responsabilité en cas d’incident entre le Viet Minh et les non-communistes si l’ultimatum était repoussé par Hô Chi Minh (‘Situation Politique à la fin du mois d’octobre pp. 20-21, d. Bilan Situation Politique, c. 157, Conseiller Politique, Centre des Archives d’Outre-Mer [CAOM. Voir aussi : Ton That Thien, “The foreign politics of the communist party of Vietnam”, Washington, Crane Russak, 1989, p. 118.).

Cette action de l’opposition, apparemment soutenue par des officiers chinois, mettait Hô Chi Minh dans une situation périlleuse. Depuis août, le PCI craignait que le GMD ne renversât tout bonnement la RDVN pour installer un gouvernement pro-chinois et anti-communiste. En dépit des efforts remarquables de Hô pour gagner Lou Han et Siao Wen à sa cause, il ne pouvait jamais écarter la possibilité que survînt un changement dans la ligne chinoise.

Dans les années 1920, le VNQDD a tenté, d'une façon prématurée, la révolte de Ngé Tinh, la marche sur Vinh et la mutinerie de Yen Bay férocement réprimées par l'Administration et l'Armée coloniales qui ont rempli les bagnes. Pham Van Dong et beaucoup d'autres ont déclaré, à plusieurs reprises, que ces bagnes eussent transformé des nationalistes en communistes. Indochine (film) a évoqué cette période où une princesse de haut rang dvint communiste au bagne et a négocié pour le compte de la République Démocratique du Viêt Nam les Accords de Genève en juin 1954. La propagande farouchement anti-communiste et ultra-nationaliste de l’opposition était efficace. À la mi-novembre, les communistes vietnamiens redoutaient même un véritable coup de force. La situation était tellement tendue que des communistes vietnamiens au Nord, dont Hô Chi Minh, prirent la décision extraordinaire de dissoudre le Parti communiste indochinois (PCI), le 11 novembre 1945, face aux menaces de Nguyen Hai Than et du VNQDD et à la suite de réunions secrètes tenues par le PCI. Il fallait à tout prix cacher la face communiste du Viet Minh afin de reprendre l’initiative nationaliste aux opposants VNQDD et DMH (Dong Minh Hoi), autrement dit garder ainsi le pouvoir. L’auto-dissolution du PCI devait montrer le sacrifice ultime pour la patrie. Il fallait aussi rassurer les Chinois, les Américains et d’autres pays asiatiques non-communistes sur le contenu proprement nationaliste de la RDVN et du Viet Minh (‘Mat tran Viet Minh voi viec dang cong san Dong Duong tu y giai tan’ front Viet Minh et la auto-dissolution du Parti communiste indochinois, Cuu Quoc, no. 90, (le 13 novembre 1945), p. 1 et ‘Chung quanh viec Dang Cong San Dong Duong tu y giai tan’ de l’auto-dissolution du Parti communiste indochinois, Cuu Quoc, no. 93, (le 16 novembre 1945), p. 2.).

Ceci rendant intelligible cela, le Viêt Nam indépendant et réunifié s’est débarassé de son communisme d'apparat instrumental pour se lancer dans un développement économique du type libéral dans une Économie politique asiatique en commençant par la " Bataille du riz " pour nourrir sa population et s’assurer l’autonomie alimentaire, mais aussi pour se retrouver dans sa propre culture profonde, son histoire et sa myrhologie, après 30 ans de destruction des guerres d’indépendance et de réunification (1945-1975).

  • La Bataille du riz.

Elle a commencé par une réforme agraire réussie qui a pu enrichir sa nombreuse population rurale et créer une demande intérieure solvable de petites machineries agricoles pour lancer la petite industrie légère locale.

Une fois la production agricole faite, le Viêt Nam exporte le surplus de riz suivant cette figure à la fin du siècle.

- 4 rang mondiale de production avec 34,61 Mégatonnes la Chine au 1 rang avec 167, 62 Mégatonnes);

- 3 rang mondial d’exportation avec 2 Mégatonnes (la Chine au 4 rang avec 1,4 Mégatonne). La différence entre production et exportation correspond à la consommation intérieure.

Mêmes très modestes, ces performances ont permis le développement de l’industrie agro-alimentaire qui nstalle les infrastructures our le tourisme de la seconde phase. Après le tourisme arrive l’industrie textile qui s’engouffre à travers les portes ouvertes par le "textile chinois".

Malgré sa particularité de zone frontalière, An Giang peut être le modèle de ce schéma de développement économique.

  • L’industrialisation.

La houille et le pétrole soutiennent le développement industriel, à la manière de Taiwan qui en est dépourvu, comme Hong Kong et Singapour. Cette industrialisation commence par des produits simples et peu coûteux pour les marchés d’Afrique et d’Amérique latine en un premier temps. Faisant partie de la Francophonie, le premier marché d’exportation se situe dans ce secteur, sans exclusivité, dans la diversification.

  • Entre Marx et Confucius, le Viêt Nam a choisi Confucius dans ses guerres d'indépendance et de réunification et dans 'Économie politique asiatique. Il reste, néanmoins, les symboles pour le culte des ancêtres et des héros nationaux. Selon Paul Mus ("Viêt Nam. Sociologie d'une guerre", Seuil, Paris, 1952), le premier geste de Sa najesté Bao Dai à Hanoi, en visite à sa capitale du Nord a été de se rendre aux petits appareils religieux pour le culte des combattants d'autodéfense du Viêt Minh tués au cours de l'insurrection de 1946.

Références bibliographiques:

Thanh H. Vuong, “Théorie des contextes et relations internationales: départ de la première Guerre d’Indochine", dans Études Internationales, Vol. XVII, No. 3, pp, 571-597, septembre 1986

Thanh H. Vuong, "colonisations du Vietnam et colonialisme vietnamien", dans Études Internationales, Vol. XVIII, No. 3 pp. 546-571, septembre 1987.

Thanh H. Vuong, "Stratégies technico-commerciales asiatiques", dans Études Internationales, Vol. XXII, No.3, pp. 551-575, septembre 1991.

Thanh H. Vuong & Jorge Virchez, "Communauté Économique de l’Asie Pacifique. Essai d’anthropolgie économique et de géographie politique", Presses Inter Universitaires, Cap Rouge, Québec, QC, 2004

Démographie


Article détaillé : Démographie du Viêt Nam

Tourisme



Culture


Article détaillé : Culture du Viêt Nam , littérature vietnamienne

Fêtes et jours fériés Date Remarques Nouvel An solaire Tết Dương lịch 30 avril Anniversaire de la libération du Sud Viêt Nam Ngày thống nhất


- Journée internationale du travail Ngày quốc tế lao động 2 septembre Fête nationale de la République socialiste du Viêt Nam Lễ quốc khánh
- mi-janvier ou début février Nouvel An lunaire Tết Nguyên đán 4 jours. Il dure du dernier jour de l'année précédente au 3e jour de l'an suivant selon le calendrier lunaire

Santé


Les maladies tropicales habituellement recensées dans cette région le sont au Viët Nam aussi. On suspecte également les dioxines contenues dans les défoliants(Agent orange produit par Monsanto) dispersés par l'armée américaine par voie aérienne durant la guerre, d'être responsables d'un taux anormal de malformations congénitales. Les séquelles sanitaire de la guerre pourraient également comprendre les impacts toxicologiques ou écotoxicologiques de composants d'autres armes "conventionnelles". Par ailleurs la pollution industrielle agricole (engrais, pesticides) et urbaines (augmentation du trafic, essence plombée..)ont fortement augmentée. En nombre de morts, le Viêt Nam est le pays le plus touché (de 2003 à 2005) par la grippe aviaire, devant l'Indonésie. A partir de 2005, les mesures de lutte contre la zoonose et l'épidémie ont semblé porter leurs fruits.

Voir aussi


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