article

Le ver à soie, ou bombyx du mûrier (Bombyx mori), est une larve de papillon originaire du Nord de la Chine.

Bombyx mori est la seule du Bombyx. D'autres papillons portent en français le nom de bombyx sans pour autant appartenir au genre scientifique Bombyx, c'est le cas du bombyx de l'ailante (Samia cynthia (Drury, 1773)) ou celui du chêne (Lasiocampa quercus (Linnaeus, 1758)).

C'est au stade de chenille que le bombyx produit la précieuse fibre, elle sécrète un fil unique de soie brute avec lequel elle fabrique son cocon, ce fil mesure entre 300 et 1500 mètres de long.

La chenille possède un gros appétit, elle mange en effet jour et nuit, exclusivement des feuilles de mûrier blanc. Elle grandit donc très vite. Après quatre mues, la chenille commence à produire son cocon. Elle se transformera en chrysalide. Elle est ensuite bouillie pour tuer la chrysalide et faciliter le filage de la soie. La chenille elle-même est souvent mangée.

En Chine la tradition de la soie est vieille de plus de quatre millénaires, le Bombyx mori après tant d'années d'élevage en captivité n'est plus capable au stade adulte ni de voler ni de se nourrir. Sa seule fonction est la reproduction. La femelle pond entre 200 et 400 œufs (ou graines). À cause de son importance économique et de sa longue histoire le génome du ver à soie a été l'objet de nombreuses études et expérimentations.

Histoire


En Chine, on attribue la découverte du ver à soie à une ancienne Impératrice nommé Xi Ling-Shi (mandarin : 嫘祖, pinyin : Léi Zǔ). On raconte qu'elle se promenait lorsqu'elle découvrit les petits vers. Elle les toucha du doigt, et, miracle, un fil de soie douce s'en détacha ! Plus elle tirait, et plus le fil s'allongeait. Elle l'enroulait autour de son doigt pour pouvoir tirer encore, et ressentit une chaleur agréable. Quand elle eût tiré toute la soie, elle aperçut un petit cocon. Elle comprit immédiatement que c'était ce cocon qui produisait la soie. L'Impératrice en parla autour d'elle, et cette découverte se propagea. Cette légende, la plus connue, n'est que l'une des nombreuses pour expliquer la découverte de la soie.

Utilisations médicales


Le ver à soie donne un élément de la médecine traditionnelle chinoise, le "bombyx batryticatus" ou "ver à soie raide" (chinois simplifié : 僵蚕, chinois traditionnel : 僵蠶, pinyin : jiāngcán). C'est le corps seché du 45 stade larvaire, qui est mort infectée par le champignon Beauveria bassiana. Les médecins traditionnels l'utilisent pour dissiper le vent, dissoudre la pituite et soulager les spasmes.

Voir aussi


Bombycidé | Élevage | Animal domestique | Lépidoptère (nom vernaculaire)

Liens externes


Sywurm | دودة القز | Cuc de seda | Seidenspinner | Silkworm | Silkraŭpo | Bombyx mori | Zetar | תולעת משי | Verme de seta | Ulat sutra | Silk-vermo | Silkiormur | Bombyx mori | カイコ | თუთის აბრეშუმხვევია | 누에 | Bombyx | Šilkverpis | Ulat sutera | Zijdevlinder | Silkeorm | Jedwabnik morwowy | Bicho-da-seda | Тутовый шелкопряд | Vermu dâ sita | Hileud sutra | Silkesfjäril | İpek böceği | ظابدعمعلعك صعلة قذرتع | 家蚕

 

This article is licensed under the GNU Free Documentation License. It uses material from the "Ver à soie".

Home Pageartsbusinesscomputersgameshealthhospitalshomekids & teensnewsphysiciansrecreationreferenceregionalscienceshoppingsocietysportsworld