article Related Topics:
Vatican_City :: vaticano.org :: Vatican_II
 

L’État de la Cité du Vatican est un État indépendant, situé à Rome, de 0,44 km² et comptant 921 habitants (2005). Il a été créé le 11 février 1929 comme support du Saint-Siège (ensemble des institutions de l'Église catholique romaine), aux termes des accords du Latran signés par le Saint-Siège représenté par le cardinal Gasparri et l'Italie, représentée par Mussolini.

La langue officielle est l'italien et non le latin, langue de l'Église catholique romaine. Le français est la langue diplomatique.

Histoire


Article détaillé : Histoire de l'État du Vatican

Le Vatican est le reliquat des États pontificaux. En 1870, après l'évacuation des troupes françaises, Rome est rattachée au royaume d'Italie. Le Pape Pie IX refuse de perdre sa dernière possession et entre en conflit avec l'État italien jusqu'aux accords du Latran en 1929.

L'histoire du Vatican est indissociable de celle de l'Église catholique romaine.

Politique


Article détaillé : Politique du Vatican

Le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). Le pouvoir exécutif est délégué à un gouverneur nommé qui est également chargé de la représentation diplomatique. Une commission composée de cinq cardinaux exerce par délégation le pouvoir législatif. Les institutions du Vatican sont réglées par une constitution, dont la première mouture a été rédigée par Pie XI au moment des accords du Latran. Actuellement, le Vatican est régi par la loi fondamentale du 22 février 2001. Ses lois sont consignées dans les Acta Apostolicæ Sedis.

La citoyenneté vaticane n'est pas l'expression d'une appartenance nationale. Elle est liée à l'exercice de fonctions au sein du Vatican ou du Saint-Siège. Par conséquent, cette citoyenneté vient toujours s'ajouter à une nationalité d'origine. Dès que ces fonctions cessent, la citoyenneté cesse. Ainsi, un prélat de la Curie prenant des fonctions pastorales perd sa citoyenneté. Celle-ci est attribuée également au conjoint et à la famille (ascendants, descendants et collatéraux directs) des fonctionnaires du Vatican. Les garçons en perdent les bénéfices à l'âge de 25 ans et les filles, au moment de leur mariage.

C'est le Saint-Siège, ensemble des institutions de l'Église catholique romaine, et non l'État de la Cité du Vatican qui fait l'objet d'une représentation internationale. Il dispose d'un siège d'État non membre observateur à l'ONU.

Le Saint-Siège bénéficierait pour mener à bien sa politique d'un service de renseignement qui n'est pas très connu et qui ne donne pas lieu à une littérature abondante. Le sodalitum pianum aurait été fondé par M Begnini qui occupait à l'époque le poste de secrétaire d'État (l'équivalent du ministère des Affaires étrangères). Pie X lui donnera une extension et une puissance redoutable dont il jouit encore. Le service doit collecter des informations sur les affaires catholiques dans le monde et surtout sur l'activité des autres États dans le monde. Ce travail est rendu possible grâce à un réseau international comprenant plusieurs centaines de personnes ecclésiastiques et laïques et à un recrutement de haut niveau (jeunes prêtres de l'université ou bien des étudiants en droit ou en histoire, etc.).

Pour en savoir plus, voir l'article Saint-Siège

Diplomatie


Pour en savoir plus, voir l'article diplomatie du Saint-Siège

Géographie


Pour en savoir plus, voir l'article Géographie du Vatican

Du fait de sa très faible superficie, le Vatican est le plus petit État souverain du monde. Il est enserré dans des murailles imposées par l'article 5 des accords du Latran et comprend la place Saint-Pierre, la basilique Saint-Pierre, le Palais apostolique, les Musées du Vatican et des jardins.

Le Saint-Siège a également la propriété de plusieurs bâtiments situés hors de la Cité vaticane, parmi lesquels :

Ces bâtiments bénéficient du privilège d'exterritorialité mais ne font pas partie stricto sensu de l'État de la Cité du Vatican. Enfin, le Saint-Siège possède également des bâtiments simplements exempts d'expropriation et d'impôts, comme l'Université grégorienne.

Économie


Pour en savoir plus, voir l'article Économie du Vatican

En 2002, le déficit consolidé du Vatican s'élevait à 13,5 millions d'euros pour 216 millions d'euros de recettes. Les dépenses sont principalement les salaires des 2 600 employés (dont environ 750 ecclésiastiques).

Outre les revenus touristiques, l'émission de timbres postaux et de monnaies recherchés par les collectionneurs et la vente de publications, les revenus viennent de placements mobiliers (32 millions d'euros de plus-value en 2002) et immobiliers (12,9 millions d'euros).

Un autre poste financier non négligeable est le denier de Saint-Pierre qui a avoisiné les 50 millions d'euros en 2002, même si une partie de cette somme seulement est affectée au budget du Vatican. Son origine remonte au , quand les Anglo-Saxons commencèrent à envoyer une contribution annuelle au pape. Cet usage s'étendit ensuite aux autres pays d'Europe et a été reconnu officiellement par le pape Pie IX le 5 août 1871 dans l'encyclique Sæpe venerabilis. Aujourd'hui encore une collecte est effectuée lors de « la journée mondiale de la charité du pape », généralement le 29 juin. Les donateurs principaux sont les diocèses des États-Unis d'Amérique, d'Allemagne et d'Italie.

Dans les années 1980 le scandale du Banco Ambrosiano a fortement ébranlé les finances du Saint-Siège. Roberto Calvi, alors directeur de cette institution bancaire, utilise l'Institut pour les œuvres de religion (organisme sous la gestion directe du pape chargé de la gestion des comptes d'ordres religieux) pour blanchir l'argent de la mafia avec la complicité de membres de la Curie (en particulier M Marcinkus, chargé de l'organisation des voyages du pape). Malgré un détournement estimé à 600 millions de dollars et plusieurs assassinats de la mafia, le Vatican s'efforça d'étouffer l'affaire et de soustraire M Marcinkus à la justice italienne. Ce manque de transparence sera fortement critiqué, malgré les efforts mis en place pour réformer les finances vaticanes qui utilise désormais les services de grands financiers catholiques internationaux comme Hans Tietmeyer ou Michel Camdessus.

L'État de la Cité du Vatican n'est pas membre de l'Union européenne, mais entretient des liens étroits aux travers de ses accords douaniers et monétaires avec l'Italie. Suite à une nouvelle convention monétaire entre la République italienne, au nom de la Communauté européenne, et la Cité du Vatican, cette dernière est autorisée depuis le 1999 à utiliser l'euro comme monnaie officielle. Le Vatican n'a pas le droit d'émettre des billets en euros, mais peut frapper des pièces en euros avec face nationale spécifique à la Cité à compter du 2002.

En 2004, l'État de la Cité du Vatican a mis en circulation une pièce commémorative de 2 euros sur laquelle figure une représentation schématique des murs d'enceinte de la Cité avec la basilique Saint-Pierre à l'avant-plan, à l'occasion du 75 anniversaire de la fondation de la Cité du Vatican (75° ANNO DELLO STATO - 1929-2004)

Démographie


Pour en savoir plus, voir l'article Démographie du Vatican

À peu près la totalité des 890 citoyens du Vatican vivent à l'intérieur des murs de la cité. Les citoyens du Vatican se composent principalement de membres du clergé, incluant les hauts dignitaires, les prêtres, les nonnes, ainsi que la fameuse Garde suisse pontificale, la force militaire chargée de la protection du pape. Il y a à peu près 3 000 travailleurs étrangers, qui composent la majorité de la main d'œuvre de l'État, mais qui résident en dehors du Vatican.

Langues officielles


Les langues officielles de la Cité du Vatican sont :

Culture


Pour en savoir plus, voir l'article Culture du Vatican

En tant que siège du catholicisme, le Vatican a bien entendu une influence culturelle très importante. Il a aussi une activité culturelle propre, comme par exemple une station de radio qui émet en plusieurs langues.

Les musées du Vatican possèdent de riches collections d'art sacré et profane ainsi que des antiquités étrusques et égyptiennes. Ils ont été fondés par Clément XIV au .

Image:Vatican 2.jpg| Image:Vatican 3.jpg| Image:Vatican 4.jpg| Image:Vatican 5.jpg| Image:Vatican5.jpg|

Voir aussi


Articles connexes

Autre lien interne

Bibliographie

  • Benny Lai, Les secrets du Vatican, Hachette, 1983
  • Jean Chélini, La vie quotidienne au Vatican sous Jean-Paul II, Hachette, 1995
  • M Martin, Le Vatican inconnu, Fayard, 1988
  • Charles Pichon, Le Vatican hier et aujourd'hui, Fayard, 1968
  • Jean-Jacques Thierry :
    • Le Vatican secret, Calmann-Lévy, 1962
    • Les Finances du Vatican, éd. Guy Authier, 1978

Liens externes

Catholicisme | Enclave | Institution de l'Église catholique | Micro-État | Vatican | Italien langue officielle | Latin langue officielle

Vatikaanstad | Vatikan | Ziudá d'o Baticano | فاتيكان | Vaticano | Ватикан | Keoded ar Vatikan | Vatikan | Ciutat del Vaticà | Vatikán | Ватикан | Fatican | Vatikanstaten | Vatikanstadt | Βατικανό | Vatican City | Vatikanurbo | Ciudad del Vaticano | Vatikan | Vatikano Hiria | واتیکان | Vatikaanivaltio | Vatikanið | Fatikaanstêd | Cathair na Vatacáine | Cidade do Vaticano - Civitas Vaticana | קריית הוותיקן | वैटिकन शहर | Vatikan | Vatikán | Vaticano | Vatikan | Vatikano | Vatíkanið | Città del Vaticano | バチカン | ვატიკანი | 바티칸 시국 | Sita an Vatikan | Civitas Vaticana | Vatikanstad | Vaticaanstad | Vatikanas | Vatikāns | Kota Vatican | Vatikaan | Vaticaanstad | भेटिकन सिटी | Vaticaanstad | Vatikanstaten | Vatikanstaten | Sant Sèti | Watykan | Vaticano | Vatican | Ватикан | Cità dû Vaticanu | Vatikána | Vatikan | Vatican City | Vatikán | Vatikan | Ватикан | Vatikanstaten | வத்திக்கான் நகர் | นครรัฐวาติกัน | Lungsod ng Vatican | Vatikan | Ватикан | ۋاتىكان | Ватикан | Çità del Vatican | Thành Vatican | 梵蒂冈 | Vaticano

 

This article is licensed under the GNU Free Documentation License. It uses material from the "Vatican".

Home Pageartsbusinesscomputersgameshealthhospitalshomekids & teensnewsphysiciansrecreationreferenceregionalscienceshoppingsocietysportsworld