Urgences est le titre français d'une série télévisée américaine. Elle raconte la vie du service des urgences d'un hôpital de Chicago.
Les Urgences sont le service d'un hôpital qui s'occupe de recevoir les malades et les blessés qui se présentent d'eux-mêmes, ou qui sont amenés par les services de secours (pompiers, etc.).
Les origines du transport pré-hospitalier ne sont pas récentes. En effet, au VIe siècle, l’empereur Mauricius fut le premier à créer un corps de cavaliers chargés du ramassage des blessés et de leur transport chez les barbiers (chirurgiens de l’époque). Il faudra malheureusement attendre 1544 avant qu’une initiative de ce genre soit prise de nouveau en la personne de François 1er qui créa le grand bureau des pauvres chargé d’aller chercher à domicile les malades indigents et trop faibles pour se rendre à l’Hôtel Dieu. Durant la guerre de Corée et la Seconde Guerre mondiale, le service de santé américain sera le premier à se doter de matériel d’urgence, visant au déchoquage sur place des patients en arrêt cardiaque. En s’inspirant de cette expérience, le 5 janvier 1949, le ministère français chargé de la santé publia la première circulaire relative à l’organisation des secours d’urgence. En 1958, le professeur BOURRET (à Salon de Provence) prend l’initiative d’envoyer, directement sur les lieux des accidents, un médecin dans un véhicule équipé pour prendre en charge la(les) détresse(s) vitale(s) dans un milieu extra-hospitalier. Séduit par ces démarches, le ministère de la santé publie le 27 juillet 1960 une circulaire autorisant la création expérimentale d’antennes de réanimation routière. Ainsi la médecine d’urgence est à même de sortir des murs de l’hôpital et fait la preuve qu’une prise en charge spécialisée sur place est bénéfique pour le pronostic vital du patient. Ceci permet en 1965 la promulgation de deux décrets aboutissant à la création du SMUR :
Malgré des réflexions séculaires (Hippocrate essayait déjà de définir l’urgence au V siècle avant Jésus-Christ), il est intéressant de constater « l’absence de définition médicale ou administrative du terme urgence ». Dans le domaine des sciences médicales, ce terme fait partie du paradigme médical. Un paradigme est « le cadre conceptuel à l’intérieur duquel une science raisonne pour résoudre les problèmes relevant de leur discipline ». En quelque sorte, il est à rapprocher de ce que sont les axiomes pour la géométrie. Dans ce contexte, le sens des termes comme « urgences », « états de santé » et « états de maladie », faisant parti du paradigme médical, n’est pas « considéré comme un problème scientifique en soi » mais, au contraire, est tenu « comme établi ». Dans la pratique des urgences pré-hospitalière, l’hétérogénéité du concept d’urgence s’explique par sa variation selon quatre critères principaux :
Ainsi, les situations urgentes rencontrées sont très complexes. Au regard de la performance des nouvelles méthodes médicales de soins vis-à-vis du pronostic vital, la composante technique de la prise en charge de ces situations efface souvent le caractère unique de chacune d’elle.
C’est le propre des sociétés occidentales de donner une importance considérable à l’urgence et à sa prise en charge : tout d’abord, c’est un problème largement amplifié par les médias ; il suffit de voir le rôle de catalyseurs qu’ils ont joué sur le soulèvement de conscience vis-à-vis des décès de personnes âgées au cours de la canicule de l’été 2003.
Par ailleurs, la société tend aujourd’hui à rejeter sur les services d’urgences hospitalières et pré-hospitalières « tout ce qui l’encombre et la dérange ». En effet, il est facile pour la famille, les voisins et même pour la police ou les professionnels de santé de se décharger sur les services d’urgences lorsqu’ils sont face à une personne dont ils n’arrivent pas eux-même à résoudre les problèmes médicaux, psychologiques ou sociaux.
De plus, auprès d’un public de plus en plus informé, les SMUR, tout comme les institutions hospitalières, se retrouvent face à une exigence accrue. D’ailleurs, à ce titre, ils s’inscrivent dans une démarche qualité.
Enfin, dans notre contexte économique, notre système de couverture santé est sans cesse rediscuté du fait de son coût, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de chercher à réduire « le coût de la santé » en France. Le recours de plus en plus courant aux services d’urgences pèse, ainsi, un poids non négligeable dans la gestion économique de la santé. D’ailleurs, cette prise en charge apparaît comme gratuite, du fait de l’absence d’obligation d’avancer les frais de soins, et ne permet donc pas au patient de prendre conscience du coût réel des services.
Conformément à la loi du 6 janvier 1986 sur l’Aide Médicale Urgente (AMU) chaque département est équipé d’un centre de réception et de gestion des appels médicaux urgents (le SAMU) et de moyens d’intervention pour faire face à la demande, à l’image du SMUR pour les urgences graves. La doctrine de cette loi est que «l’AMU en relation avec les dispositifs communaux et départementaux d’organisation des secours, doit faire assurer aux malades, blessés et parturientes, en quelques endroits qu’ils se trouvent, les soins d’urgences appropriés à leur état ». Notre exposé étant centré sur la pratique soignante nous ne développerons pas le fonctionnement du SAMU. Les SMUR, quant à eux, sont rattachés aux SAMU du département et aux urgences des principaux hôpitaux de celle-ci qui mettent à leur disposition :
Les SMUR sont aidés dans leurs tâches par : - Des associations d'urgentistes libéraux (type Sos médecins) - les médecins généralistes qui assurent des « gardes » et par - les pompiers qui peuvent, en première intention, projeter rapidement sur les lieux d’intervention des Véhicules de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV) armés de trois secouristes et capables de transporter une victime. Par convention avec les hôpitaux gérant les SMUR, certains groupements de sapeurs-pompiers (comme le bataillon X) sont autorisés à armer des UMH nommées ambulances de réaniamtion et à participer de la sorte aux secours médicalisés. SOS Médecins est un réseau de 70 associations d'urgentistes libéraux, réparties sur l'ensemble du territoire Français, et représentées par un échelon fédéral : SOS Médecins France. Ces associations fonctionnent 24h/24 en étroite collaboration avec le Samu dont elle sont l'un des principaux effecteurs. Elles possèdent leur propre standard accessible par un numéro national unique (0820.33.24.24), et sont interconnectées avec le centre 15 par le biais d'une ligne téléphonique directe.
Dans le cadre de l’urgence pré-hospitalière en France, l’objectif est donc de faire venir le médecin au malade, il s’agira aussi, comme dans tout autre service hospitalier, de donner des soins aux patients.
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