Parti politique français | Parti politique français
L'Union pour la démocratie française (UDF) est un parti politique français du centre, d'inspiration démocrate-chrétienne. François Bayrou en est l'actuel président.
L'UDF fut l'alliée du RPR aux élections législatives de 1993 au sein de l'Union pour la France, et participa aux gouvernements d'Édouard Balladur puis d'Alain Juppé. En 1995, l'ancien Premier Ministre Raymond Barre devient maire et président de la deuxième agglomération de France : Lyon.
L'UDF commença à se désagréger avec la perte d'influence de son fondateur qui ne réussit plus à surmonter les divergences des courants de pensée au sein du mouvement. Il n'y eut d'ailleurs pas d'UDF candidat aux présidentielles de 1988 et 1995 : Raymond Barre, candidat en 1988, n'était qu'apparenté, et l'UDF se déchira en 1995 entre partisans d'Édouard Balladur (CDS et une partie du PR) et de Jacques Chirac (comme Alain Madelin, Charles Millon, et l'ensemble du PPDF derrière Hervé de Charette).
Les élections régionales de 1998 entraînèrent une première scission. Alors que plusieurs présidents de région avaient élus avec les voix de l'extrême droite, François Bayrou, alors président de Force Démocrate et Alain Madelin, président de Démocratie Libérale, se divisèrent sur la condamnation de ces accords. Ce fut finalement la position de François Bayrou - refus des alliances avec le Front National (FN) - qui l'emporta et Démocratie libérale choisit de quitter l'UDF quelques semaines plus tard. Quelques dissidents de DL comme Gilles de Robien et François Léotard décidèrent de rester à l'UDF, au sein d'un Pôle républicain indépendant et libéral (PRIL).
Élu président de l'UDF la même année, François Bayrou décida d'unifier les différentes composantes de l'UDF pour créer un nouveau parti, marqué au centre. En novembre 1998, au Congrès fondateur de Lille, les adhérents approuvèrent le principe de la fusion entre FD, le PRIL et l'UDF-AD, tandis que le Parti Radical (PR) et le PPDF conservaient leur autonomie : la Nouvelle UDF était née.
Rapidement, François Bayrou affirma sa volonté de prendre ses distances vis-à-vis du RPR, menant lui-même une liste UDF aux élections européennes, face à la liste RPR-DL. Mais cette stratégie suscita des oppositions au sein des élus UDF qui furent nombreux à choisir, lors des élections présidentielles de 2002, de soutenir Jacques Chirac plutôt que François Bayrou. Malgré son relatif succès, François Bayrou, arrivé en quatrième position avec 7% des voix, ne put s'opposer à la création de l'UMP, lancée par Jacques Chirac et Alain Juppé dès le lendemain du 21 avril 2002 pour unifier les partis de la droite et du centre.
Une grande partie des élus UDF quittèrent le mouvement pour rejoindre l'UMP. Toutefois, aux élections législatives de 2002, l'UDF parvint, avec 29 députés, à conserver un groupe politique à l'Assemblée Nationale. Cette tribune lui permit d'affirmer sa différence en s'opposant à plusieurs reprises au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
En 2003, après une campagne électorale dirigée par Benjamin Ferniot, directeur de cabinet de François Bayrou, Christian Blanc, ancien PDG d'Air France puis de la RATP, remporte au premier tour le siège de député de la troisième circonscription des Yvelines.
Puis, alors que certains prédisaient sa disparition, l'UDF réussit le pari de retrouver une certaine influence dans les urnes, comme le montrèrent les résultats du premier tour des élections régionales de 2004 et des élections européennes de juin 2004 où l'UDF totalisa 12% des voix exprimées. Ce succès est en partie dû à l'alternative qu'elle propose aux électeurs de droite mécontents de la politique du gouvernement, notamment sur les questions sociales ; en partie à son engagement européen, qui lui permet de séduire au-delà de sa sphère d'influence traditionnelle.
Après les élections européennes, l'UDF a quitté le PPE-DE, Parti populaire européen (Démocrates Chrétien) et des Démocrates Européens, jugé trop eurosceptique, pour fonder un nouveau parti européen du centre, le Parti démocrate européen qui forme avec les libéraux le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE-ALDE) au Parlement européen.
Le 8 juin 2005, pour la première fois depuis 2002, l'UDF a refusé de prendre part au vote sur la confiance au gouvernement Dominique de Villepin, à la suite du discours de politique générale que ce dernier a prononcé devant l'Assemblée nationale. La moitié du groupe des députés UDF a ensuite voté contre le projet de budget 2006 présenté par ce gouvernement, les sénateurs Union centriste se sont abstenus.
Les 28 et 29 janvier 2006, lors du Congrès extraordinaire de Lyon les adhérents de l'UDF (91,1% des votants) ont apporté leur soutien à la motion du président François Bayrou définissant l'UDF comme un "parti libre", au centre, indépendant des majorités et opposition de droite comme de gauche. Les partisans d'une alliance pré-électorale avec l'UMP, menés par le ministre Gilles de Robien sont marginalisés au sein du parti. Gilles de Robien avait été suspendu de ses fonctions exécutives au sein du parti suite à son entrée au gouvernement Villepin, contraire à la décision de non-participation de l'UDF.
Tout en soutenant pour la plupart la ligne défendue par François Bayrou, un certains nombre d'élus locaux de l'UDF et de parlementaires ont exprimé leurs réserves quant à son application trop radicale. Ils mettent en avant que l'UDF participent à de nombreux exécutifs de collectivités territoriales (communes, départements, région) aux côtés de l'UMP, ce qui la place toujours comme un allié naturel de la droite. Il est d'ailleurs à noter qu'il n'existe aucune collectivité territoriale de taille importante qui soit co-gérée par l'UDF et un parti de gauche.
Les députés UDF n'ont voté ni la confiance au gouvernement Villepin, ni la motion de censure déposée contre ce Gouvernement Villepin le 21 février 2006 par les députés socialistes.
Le 16 mai 2006, dans le cadre de l'affaire Clearstream 2, François Bayrou et dix autres députés UDF votent la motion de censure déposée par l'opposition (Parti Socialiste) contre le gouvernement Villepin. C'est la première fois depuis la création du parti en 1978 qu'un dirigeant centriste se rallie à un texte de cette nature, même si sa position est restée minoritaire au sein du groupe parlementaire de l'UDF qui compte 30 membres.
En réaction, Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement Villepin, a lancé, le 21 mai, le cercle Société en mouvement, favorable à l'appartenance de l'UDF à la majorité.
Le groupe Union centriste puise sa source dans le mouvement de la Démocratie chrétienne qui existe depuis le et qui en 1924 sera à l’origine de la création du Parti démocrate populaire (PDP). Aussitôt, des liens sont tissés avec des organisations animées par l’esprit du catholicisme social, comme le syndicat Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC), les Jeunesses Ouvrières, Agricoles et Étudiantes Chrétiennes (JOC, JAC et JEC).
La Seconde Guerre mondiale est à la fois un tremplin et un facteur d’évolution doctrinale pour le courant démocrate-chrétien. Composant essentiel du tripartisme puis de la troisième force, le MRP (Mouvement Républicain Populaire) est un élément moteur de la IVe République et de sa politique. Dans l’immédiat après-guerre, son poids électoral lui permet de participer à l’élaboration de la nouvelle Constitution dont se dote la France.
Entre 1958 et 1981, le Centre démocrate chrétien réussit à s’implanter localement et permet aux centristes d’augmenter leurs effectifs et leur influence au Sénat. Le progressif effacement de l’héritage gaulliste, et le choix inverse des socialistes qui s'allient avec les communistes (Union de la gauche), conduisent le Centre à soutenir le président Valéry Giscard d’Estaing et à entrer dans son gouvernement. Se forge alors une alliance étroite entre le parti des Républicains Indépendants du président, et le Centre des Démocrates Sociaux (CDS), descendant direct du MRP, qui conserve son identité chrétienne et sociale et accroît ses positions au Sénat. En rejoignant la majorité, le centre se réunit dans le CDS puis s’élargit avec la création en 1978 de l’UDF. Au Sénat, un intergroupe UDF, présidé par Adolphe Chauvin jusqu’en 1986, est créé pour coordonner de manière plus formelle les votes de l’Union Centriste et des Démocrates de Progrès (UCDP) et des Républicains indépendants. Le centre, démocrate-chrétien et indépendant, domine alors le Sénat, qui va se transformer en une tribune d’opposition après l’arrivée de la gauche au pouvoir.
En 1981, la victoire de la gauche à la présidentielle de 1981 contraint le centre à une coalition étroite avec la droite traditionnelle. Pourtant, le groupe centriste du Sénat poursuit son œuvre constructive et originale dans la ligne de l’héritage démocrate-chrétien, et le CDS se réforme en vue de la conquête du pouvoir.
En 1983, le groupe prend alors l’appellation d’Union centriste (UC). En octobre 2002, suite à la création de l’UMP et à la scission provoquée au sein de l’UC, émerge un nouveau groupe de sénateurs restés fidèles à leurs idéaux de Démocratie Chrétienne. Présidé par le démocrate-chrétien Michel Mercier, il maintient ses spécificités et une forte influence dans les commissions où s’élabore désormais la politique de la Haute Assemblée.
Le groupe Union centriste au Sénat a modifié son sigle en 2005 pour devenir UC-UDF.
François Bayrou : député des Pyrénées-Atlantiques et conseiller général du canton de Pau-Sud
un site non-officiel militant : (.)
François Sauvadet, député de Côte-d'Or
Fondés en 1998, lors de l’unification de l’UDF, les Jeunes UDF regroupent les adhérents de l’UDF de 16 à 34 ans inclus. Présents dans toutes les instances de l’UDF, ils prennent activement part au débat interne au parti et font valoir leurs positions. Chaque année, ils organisent l’Université d’été de l’UDF, moment fort de la vie du mouvement. Contrairement à de nombreux mouvements politiques jeunes, les Jeunes UDF disposent de leurs propres structures et choisissent eux-mêmes leurs responsables :
Au niveau de chaque département existe une fédération des Jeunes UDF organisée de manière similaire :
Unió per a la Democràcia Francesa | Union pour la démocratie française | Union for French Democracy | Union pour la Démocratie Française | Unión para la Democracia Francesa | Frantziako Demokraziaren aldeko Batasuna | Unione per la Democrazia Francese | フランス民主連合 | Union pour la Démocratie Française | Unia na rzecz Demokracji Francuskiej | Union pour la démocratie française | Union pour la Démocratie Française | 法國民主同盟
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Union pour la démocratie française".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world