Tunis (arabe: تونس) est la capitale de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Ses 699 700 habitants (estimation de 2003) sont appelés les Tunisois et non les Tunisiens qui désignent les habitants du pays.
Saint-Louis meurt en l'assiégeant en 1270 et une cathédrale portant son nom est bâtie à Carthage au .
Les Ottomans, sous la conduite de Barberousse, prennent la cité en 1534, mais dès 1591, les beys gouvernent de manière indépendante d'Istanbul. Entre temps, Charles Quint, appelé par le bey, prend la ville le 6 août 1535 mais, ayant échoué devant Alger en 1541, abandonne ses possessions au Maghreb. La ville prospère alors à nouveau comme centre de commerce mais aussi de piraterie jusqu'au .
Le décret du 30 août 1858 institue la municipalité de Tunis. L'homme qui est à la base de la création de cette institution, le général Husseïn, en devient le premier maire jusqu'en 1865. Il est de ce fait à la base de réalisations relatives à l'aménagement de la ville.
En 1881, la ville passe, comme le reste du pays, sous le protectorat français et fait l'objet de transformations urbanistiques importantes. De novembre 1942 à mai 1943, sous domination vichyste, elle est brièvement occupée par les forces de l'Axe.
Tunis est le siège de la Ligue arabe du 12 juin 1979 à 1990 après la signature par l'Égypte des accords de Camp David avec Israël.
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À partir du territoire de la municipalité de Tunis, l'extension de la ville englobe désormais les municipalités de l'Ariana, du Bardo, de Ben Arous et d'El Mourouj au sein de l'agglomération.
Aujourd'hui encore, de nombreux projets voient la ville s'étendre sur d'importantes parcelles de son lac aujourd'hui asséchées.
Les transports en commun de la capitale sont placés sous la gestion de la Société des transports de Tunis.
Lorsqu'on la reprend, elle change d'aspect pour le concessionnaire. La compagnie veut bien creuser le port, mais avec l'appui moral et, le cas échéant, l'appui financier que le gouvernement français lui donne déjà pour la construction du chemin de fer de Bône à Tunis. Mais lorsque il est bien établi que le protectorat doit dorénavant subvenir par ses propres ressources à toutes ses entreprises, la compagnie, perdant l'espoir d'un concours financier, renonce à son projet. Les travaux commencent pourtant en 1888, laissant complètement de côté le vieux port de La Goulette, c'est-à-dire un étroit canal de 2 mètres de tirant d'eau qui conduit encore à une petite darse de 4 hectares dépendant de l'ancien arsenal beylical. On construit une entrée abritée par deux grandes jetées et un canal conduisant directement à un bassin de 12 hectares creusé devant Tunis. Là aussi, on laisse entièrement de côté l'étroite darse entourée de quais et de magasins qui constitue l'ancien port de Tunis. Une concession est accordée en 1894 à la société qui gère actuellement sous le contrôle de l'État les ports de Tunis ainsi que ceux de Sousse et Sfax.
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