La Tomographie à Émissions de Positon (TEP) - qui est une des techniques de tomographie - est un examen d’imagerie médicale mesurant l'émission photonique après désintégration de positons produisant une image en 3 dimensions (3D). Elle permet de visualiser les activités du métabolisme, plus précisément des tissus, chez les humains. Elle diffère des technologies conventionnelles aux rayons X et par résonance magnétique nucléaire qui se limitent aux images de l'anatomie. Les changements physiologiques précèdent les changements anatomiques et, par conséquent, la tomographie par émission de positons permet de déceler à une phase plus précoce les dommages métaboliques et ainsi à aider à contrer leur progression. Les images sont obtenues par injection dans l’organisme d'une molécule radioactive marquée par des isotopes du carbone, du fluor ou de l'oxygène (émetteurs de positons).Cette technique permet de localiser, en chaque point d'un organe, une substance marquée par un radioélément administré à un sujet vivant, et de suivre dans le temps l'évolution de cette substance grâce à une caméra spéciale, une caméra TEP. Elle fournit ainsi une image quantitative du fonctionnement de l'organe étudié.
Exposition aux radiations
Au cours d'une tomographie par PET-Scan (également valable pour un SPECT/DAT-Scan), nous recevons environ 150 mSv en une demi-journée. Nous serions en zone rouge dans une centrale nucléaire. Pour éviter tout symptôme d'altération sanguine qui se manifeste à partir de 500 mSv, mieux vaut se limiter à un maximum de trois examens de ce type par an (un tel examen dure en général près d'une heure).
Le *-FDG est un sucre semblable au glucose rendu radioactif. C’est la radioactivité de ce fluor particulier rajouté au glucose qui permet sa détection par la caméra TEP. Pour vivre, fonctionner et se reproduire, les cellules ont besoin d’énergie sous forme de glucose, sucre assimilable par l’organisme. Cette source énergétique est essentielle aux nombreuses cellules de l’organisme et elle se trouve naturellement dans le sang. Plus l’activité des cellules est importante, plus leur consommation de glucose augmente. Les cellules cancéreuses se multiplient sans cesse. Ces nombreuses multiplications nécessitent beaucoup d’énergie. Elles ont donc une consommation anormalement élevée de glucose par rapport aux cellules normales. C’est grâce à cette consommation excessive de glucose que l’on peut repérer le tissu cancéreux avec la caméra TEP. Le *-FDG se comporte comme le glucose, mais contrairement à celui-ci, il n’est pas une source d’énergie utilisable par la cellule cancéreuse. Il s’accumule alors dans la cellule qui devient radioactive. En devenant radioactive, elle émet des rayonnements qui peuvent être détectés par la caméra TEP. Le tissu cancéreux est ainsi repéré grâce à l’accumulation du produit radioactif sous la forme d’une image d’hyperfixation. Toutes les informations recueillies par la caméra TEP reposent sur la radioactivité repérée dans les tissus après que le *-FDG ait été injecté au patient. Le système informatique relié à la caméra TEP produit des coupes et des images en trois dimensions, des endroits du corps où le *-FDG s'est accumulé.
La TEP peut être donc utilisée pour évaluer un diagnostic et un pronostic en révélant l'état d'avancement de la maladie et son éventuelle croissance. Bien que la TEP soit un outil puissant en oncologie, son coût exorbitant (le fluorodésoxyglucose, utilisé dans 90 % des cas en oncologie, est extrêmement onéreux et sa demi-vie est courte : environ 6 heures) et l'alternative de l'IRM sont des freins à son développement de masse en milieu hospitalier.
Le principe de l'utilisation de la PET en imagerie cérébrale (neurologie et neurosciences cognitives) repose sur le lien entre activité des neurones dans une région donnée et la mesure de la radioactivité. Ce lien est assez indirect puisqu'au travers de la PET on mesure l'accumulation d'un radiotraceur. Le radiotraceur le plus couramment utilisé est l'oxygène 15 dont l'accumulation est due à la réponse hémodynamique, c'est-à-dire une augmentation locale du débit sanguin cérébral qui se produit lorsqu'une région du cerveau voit son activité augmenter. L'imagerie cérébrale PET reflète donc l'apport d'énergie plutôt que l'activité cérébrale proprement dite.
L'avantage de la PET en imagerie cérébrale tient au fait qu'il est possible d'utiliser des radioligands spécifiques de certains neurorécepteurs afin d'étudier des mécanismes plus spécifiques de l'activité cérébrale. Ainsi, le radiotraceur raclopride marqué au carbone 11 permet de visualiser l'activité synaptique liée au récepteur D2 de la dopamine. Cette méthodologie fait l'objet de beaucoup de développement dans le domaine de la neuropsychiatrie.
Radiologie | Imagerie cérébrale | Imagerie médicale
Positronemissionstomografi | Positronen-Emissions-Tomographie | Positron emission tomography | Pozitrona Emisia Tomografio | Tomografía por emisión de positrones | PET | PET-skanni | Tomografia ad emissione di positroni | ポジトロン断層法 | Positronemissietomografie | Positronemisjonstomografi | Pozytonowa emisyjna tomografia komputerowa | PET (exame médico) | PET
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Tomographie à émission de positon".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world