Tintin est toujours désigné par ce nom. Il semble que ce soit un surnom ou un nom de famille, mais il n'est jamais question d'un prénom (chose courante dans la bande dessinée franco-belge). Il semble n'avoir aucune famille. Son seul compagnon de tous les jours est son petit chien blanc Milou.
Son âge est de plus assez difficile à déterminer. Il n'est pas un adolescent, mais pas un adulte non plus. Bien qu'il se présente comme reporter, on ne le voit pratiquement jamais exercer son métier, sauf lorsqu'il réalise son reportage sur la Russie communiste dans Tintin au pays des Soviets.
On ne lui connaît pas de relation affective avec des jeunes femmes (peu courant pour un jeune héros), lesquelles sont d'ailleurs peu présentes. Les femmes présentes dans ses aventures sont plutôt d'âge mûr et caricaturales (exemples : Bianca Castafiore, ou la femme du général Alcazar). Son meilleur ami est le capitaine Haddock, qu'il fréquente dans tous les albums à partir du Crabe aux Pinces d'Or.
Les rapports qu'entretient Tintin avec d'autres personnages masculins (particulièrement Haddock et Tchang mais aussi Tournesol, les Dupondt et le jeune indien Zorrino) ont fait dire à certains que Tintin était homosexuel, mais cette affirmation est très subjective et non prouvée. Interrogé à ce sujet, Hergé expliqua que, pour lui, les aventures de Tintin racontaient simplement des histoires d'amitié masculine, et que les relations amoureuses n'y trouvaient pas leur place. Il est vrai que la majorité des personnages de la BD d'Hergé ne semblent avoir aucune vie affective ou sexuelle, et que ce n'est pas uniquement le cas de Tintin lui-même.
Même si le premier album de Tintin, Tintin au pays des Soviets est clairement anti-communiste, il est difficile de dégager une idéologie claire dans l'ensemble des aventures de Tintin.
Moralement, Tintin lutte contre tout ce qui est mal, ou tout ce qu'il estime pouvant l'être. Il prend la défense des faibles, est toujours prêt à sauver des vies au péril de la sienne et à pardonner. D'ailleurs, ne sera-t-il pas surnommé « Cœur pur » au Tibet (cf. Tintin au Tibet) ?
Cependant, on a souvent reproché à Hergé une vision profondément raciste dans Tintin au Congo. Ce point de vue s'atténue peu à peu dans les albums suivants. Hergé dit par la suite regretter les stéréotypes utilisés dans ses premiers albums, qui n'avaient pas été objets de beaucoup de recherches, et véhiculaient surtout les croyances populaires de l'époque. Pour se racheter, il s'attela ensuite au fur et à mesure des albums à se documenter avec beaucoup plus de soin sur les pays qu'il allait décrire. (Voir Les aventures de Tintin et Milou pour plus d'informations à ce sujet.)
Dans quelques albums, on retrouve des références plus ou moins explicites à l'actualité internationale de l'époque. Dans Le Lotus Bleu, Hergé dépeint avec énormément de précision l'occupation de la Mandchourie par les Japonais en 1931. Hergé dénonce ici vivement la vision expansionniste des Japonais sur l'Asie. Dans l'Oreille cassée, il dénonce la guerre du Chaco menée pour des intérêts financiers entre la Bolivie et le Paraguay : le Gran Chaco devient dans cette album le Gran Chapo. Puis dans le Sceptre d'Ottokar, sorti en 1939, le complot et le projet d'attaque de la Bordurie sur la Syldavie que Tintin parvient à faire échouer n'est autre qu'une métaphore d'un Anschluss raté.
Mais au fil des albums Hergé a une manière de décrire l'actualité de plus en plus neutre. En effet contrairement aux premiers albums où il prend clairement position, dans l'Affaire Tournesol, sorti en 1956, en pleine Guerre Froide, il décrit la course aux armements que se livrent les États-Unis et l'URSS mais il est extrêmement difficile de dire si Hergé prend position pour un camp ou pour un autre. On constate juste que la Syldavie représente l'Occident tandis que la Bordurie et son chef Plekszy-Gladz qui ressemble fortement à Staline, font penser au bloc communiste. Et enfin dans Au pays de l'or noir on retrouve beaucoup de références implicites au Conflit israélo-palestinien.
Voir aussi l'ouvrage controversé de Léon Degrelle, paru après son décès, qui affirme avoir inspiré le personnage de Tintin à Hergé (Tintin mon copain, Editions du Pélican d'or).
Il manifeste une grande fidélité envers ses amis et jamais il ne se laissera corrompre. Il est de plus d'un tempérament calme et posé et préfère analyser la situation avant d'agir.
Tintin est un personnage extrêmement intelligent et imaginatif. D'ailleurs, il semble avoir une certaine facilité avec les langues étrangères et lit beaucoup. Aurait-il réponse à tout ? Il possède une puissance de déduction et une ruse peu communes. En outre, Tintin est à l'aise dans n'importe quel déguisement et sait s'y montrer très convaincant. De plus, il sait aussi bien conduire automobiles, motocyclettes, locomotives et char d'assaut que monter à cheval, tenir la barre ou piloter. Bien qu'il soit d'apparence chétive, Tintin fait preuve d'une grande force physique. En corps à corps, il sortira toujours vainqueur. Il connaît la savate, est un très bon nageur et tireur, pratique la gymnastique et plus tard le yoga.
Tintin habite au 26, rue du Labrador dans une ville mal définie (mais il s'agit visiblement de Bruxelles, mentionnée textuellement dans Tintin au pays des Soviets, et dont certains lieux sont facilement reconnaissables dans les albums suivants) jusqu'à l'album Au pays de l'or noir. Ensuite, il déménage au château de Moulinsart après l'album Le Trésor de Rackham le Rouge.
La mort d'Hergé laisse à jamais la dernière aventure de Tintin, "Tintin et l'Alph'Art", en suspens. Le script et les ébauches de cet album ont néanmoins été publiées aux éditions Casterman.
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