En physique, la notion de relativité date de Galilée. Les travaux d'Einstein en ont fait un important champ d'étude, tant théorique qu'expérimental.
Formellement la raison en est simple : lorsque on passe d'un référentiel R' (le bateau) à un autre (celui de la mer) R, les vitesses s'ajoutent et donc les accélérations sont les mêmes : ceci constitue la relativité selon Galilée, énoncée en principe :
Leibniz a toujours lutté contre la notion d'espace et de temps absolu, défendue par Isaac Newton. Dans une lettre à Samuel Clarke, adjoint de Newton, Leibniz tente de démontrer que la notion d'espace absolu est incompatible avec son principe de la raison suffisante.
Extrait de la Troisième lettre de Leibniz à Clarke du 25 février 1716
Pour réfuter l'idée de ceux qui prennent l'Espace pour une substance, ou du moins pour quelque être absolu, j'ai plusieurs démonstrations, mais je ne veux me servir à présent que de celle dont on me fournit ici l'occasion.
Je dis donc que si l'Espace était un être absolu, il arriverait quelquechose dont il serait impossible qu'il y eut une raison suffisante, ce qui est contre notre Axiome. Voici comment je le prouve.
L'Espace est quelquechose d'absolument uniforme, et en l'absence des choses y placées, un point de l'Espace ne diffère absolument en rien d'un autre point de l'Espace.
Or, il suit de cela, à supposer que l'espace soit quelquechose en lui-même indépendamment de l'ordre des corps entre eux, qu'il est impossible qu'il existe une raison pour laquelle Dieu, gardant les mêmes situations des corps entre eux, a placé ainsi les corps dans l'espace et non autrement; et pour laquelle tout n'a pas été mis à rebours (par exemple) par échange de la droite et de la gauche.
Mais si l'Espace n'est autre chose que cet ordre ou rapport, et n'est rien du tout sans les corps, si ce n'est la possibilité d'en mettre; ces deux états, l'un tel qu'il est, l'autre supposé à rebours, ne diffèreraient aucunement entre eux. Leur différence ne se trouve que dans notre supposition chimérique : la réalité de l'espace en lui-même.
Mais dans la réalité, l'un sera en tout point la même chose que l'autre, puisqu'ils sont absolument indiscernables. Et par conséquent il n'y a pas lieu de demander la raison de la préférence de l'un à l'autre.
C'est en s'appuyant sur le principe de relativité de Galilée et sur le résultat expérimental que les lois de l'électromagnétisme se sont avérées suivre ce principe de relativité, non pas en additionnant les vitesses, mais en supposant une vitesse limite invariante.
Ceci l'amena à redéfinir des concepts fondamentaux tels que le temps, la distance, la masse, l'énergie et la quantité de mouvement avec toutes sortes de conséquences.
Les objets en mouvement paraissent plus lourds et compressés dans la direction de leur mouvement tandis que le temps s'écoule plus lentement pour des horloges en mouvement.
Une quantité de mouvement est maintenant associée à la lumière et sa vitesse dans le vide devient la vitesse limite pour tout objet ainsi que l'information. La masse et l'énergie deviennent équivalentes. Deux événements qui paraissent simultanés pour un observateur ne le sont plus pour un autre observateur en mouvement par rapport au premier. La relativité restreinte ne tient pas compte des effets de la gravitation; l'élément central de sa formulation mathématique sont les transformations de Lorentz.
La relativité générale est une théorie géométrique qui postule que la présence de masse et d'énergie « courbe » l'espace et que cette courbure influence la trajectoire des autres objets, y compris la lumière. Nous interprétons cet effet comme étant la force de la gravitation. Cette théorie peut être utilisée pour construire des modèles de l'évolution de l'Univers et est donc un des outils de base de la cosmologie physique.
De plus, quand on comprend bien la relativité restreinte, on peut réaliser qu'elle est au fond encore plus simple conceptuellement que la relativité galiléenne, puisqu'elle unifie espace et temps au profit d'un seul concept d'espace géométrique pseudo-euclidien similaire à un espace euclidien, tandis que la relativité galiléenne complique les choses en séparant le temps d'avec l'espace. Or, une chose simple n'a pas besoin d'être expliquée au moyen de choses compliquées.
Précisément, chercher un temps absolu sous-jacent qui gouvernerait tout, et pourquoi les observations semblent ne pas en dépendre, comme ces auteurs de théories alternatives à la relativité s'évertuent à développer, serait au fond parfaitement similaire, et donc tout autant artificiel et vain, que de chercher un centre absolu de l'univers qui gouvernerait tout et les explications de pourquoi malgré cela les lois de la physique ne sembleraient pas en dépendre. Le rasoir d'Ockham nous invite à éviter ce genre de questions inutiles.
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