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Les Technologies de l'information et de la communication (TIC) ou Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) désignent généralement ce qui est relatif à l'informatique connectée à Internet.

La notion de « technologies d'information et de communication » présente deux caractéristiques typiques des notions nouvellement formulées. Elle est, d'une part, fréquemment utilisée au sein des débats contemporains ; elle nage, d'autre part, dans un flou sémantique exemplaire. Il semble donc nécessaire de relier la notion à un ensemble de structures matérielles, de localiser l'origine de la diffusion de ces structures dans le temps et dans l'espace géographique et de délimiter le phénomène de l'espace virtuel que ces structures rendent possible.

Les technologies


Les TIC regroupent un ensemble de ressources nécessaires pour manipuler de l'information, et particulièrement des ordinateurs et programmes nécessaires pour la convertir, la stocker, la gérer, la transmettre et la retrouver.

On peut regrouper les TIC par secteurs suivants :

  • Les télécommunications et les réseaux informatiques
  • Le multimédia
  • Les services informatiques et les logiciels
  • Le commerce électronique et les médias électroniques
  • La microélectronique et les composants
  • L'équipement informatique

Les premiers pas vers une Société de l'Information furent entamés lors de l'invention du télégraphe électrique, du téléphone fixe, de la radiotéléphonie et, enfin, de la télévision. L'internet, la télécommunication mobile et le GPS peuvent être considérés comme des NTIC.

Les TIC sont des tuyaux qui à terme, relieront sans doute tous les individus de la planète. Il y a donc trois acteurs « plombiers » : les émetteurs, les récepteurs et les hackers. La domination de ce réseau d'information passe d'une part, par la maîtrise des tuyaux, et d'autre part, par la propriété des émetteurs. Les récepteurs sont considérés par l'émetteur soit comme un réceptacle dans lequel il se déverse, soit comme des émetteurs potentiels. Les hackers, souvent associés à des techno-terroristes, jouent souvent des rôles de composition semblables à ceux de Einstein, Zorro… Nous voyons combien les projets autour des TIC peuvent être parfois opposés : entre ceux qui rêvent d'un monde libre et ceux qui rêvent d'un monde marchand… Et finalement, l'intérêt n'est-il pas cette double hélice qui permet à qui veut, de consommer, et à qui veut, de partager ? Toutefois, les risques de dérives sont grands…

L'aspect social des TIC


L'introduction progressive de ces technologies aboutit à un changement de notre société. On parle de société de l'information ou de société de la connaissance. En effet, il ne s'agit pas d'une reproduction à l'identique, à travers les TIC, de la société non-informatisée mais d'un changement en profondeur de la société elle-même. Les « nouvelles technologies de l'information et de la communication » désignent par conséquent à la fois un ensemble d'innovations technologiques mais également les outils permettant une redéfinition radicale du fonctionnement des organisations. L'implémentation des NTIC impacte donc de nombreux domaines des sciences humaines comme la sociologie, la théorie des organisations ou la gestion… Un bon exemple de l'influence des NTIC sur la société est celui de l'e-gouvernement. Corollairement aux progrès qu'elles apportent, les NTIC créent de nouvelles formes d'exclusion sociale par l'apparition d'une « fracture numérique ».

Avantages de l'investissement dans les TIC


  • au niveau du système d'information :
Hausse de la productivité du travail pour la saisie de l'information, donc baisse des coûts. Délocalisation de la production (ex call center). Meilleure connaissance de l'environnement, réactivité plus forte face à cet environnement, amélioration de l'efficacité de la prise de décision permise par une veille stratégique plus performante.
  • au niveau de la structure de l'entreprise et de la gestion du personnel :
Organisation moins hiérarchisée, partage d'informations. Meilleure gestion des ressources humaines (recrutement, gestion des carrières plus facile)
  • au niveau commercial :
Nouveau circuit de production grâce à l'élargissement du marché potentiel (commerce électronique) une baisse des coûts d'approvisionnement Développement des innovations en matière de services et réponses aux besoins des consommateurs Amélioration de l'image de marque de l'entreprise (entreprise innovante)

Limites de l'investissement dans les TIC


  • Problème de rentabilité :
  1. Coût du matériel du logiciel, de la maintenance.
  2. Il est fréquent de voire apparaître un phénomène de suréquipement par rapport au besoin et donc, coût de la sous-utilisation des logiciels
  3. Coût de la formation du personnel, de leur résistances aux changements
  4. Coût généré par la modification des structures, par la réorganisation du travail, par la surabondance des informations
  5. Coût dû au rythme soutenu des innovations (18 mois) alors que la durée minmale d'amortissement est de 5 à 7 ans
  6. Rentabilité difficilement quantifiable. ces coûts peuvent fortement handicaper la rentabilité de l'investissement, voire même provoquer un retour sur investissment négatif
  • D'autres investissements sont tout aussi bénéfiques :
  1. Recherche et développement
  2. Formation du personnel
  3. Formation commerciales, organisationnelles, logistiques…

L'ouverture des pays aux NTIC


Chaque année, le Forum économique mondial publie un classement des pays les plus ouverts aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Dans le classement publié le 30 mars 2006, la France - qui perd deux places - se classe en 22ème position au même niveau que l'Estonie. Les États-Unis occupent la première place devant Singapour (2), le Danemark (3), premier pays européen, l' Islande (4) et la Finlande (5). Voir le classement complet sur le site du Forum économique mondial

Terminologie


Le terme NTIC (Nouvelle technologie de l'information et de la communication) est une invention à l'initiative d'ingénieurs réseaux. L'avènement d'Internet comme véritable média des masses et le succès des blogs, des wikis ou des technologies P2P confèrent aux NTIC une dimension sociétale. De nombreux internautes considèrent Internet comme une technologie de la relation (TR). Le scientifique Joël de Rosnay a par ailleurs repris cette terminologie dans son ouvrage intitulé "La révolte du pronétariat: Des mass média aux média des masses".

Formations possibles


- Master à l'Université_de_Paris_XI (http://master.lri.fr/recherche/) recrutement sur dossier pour la seconde année. Le master est très ouvert à la mixité des parcours et aux mélanges des cours. L'organisation des cours permet facilement aux étudiants de s'inscrire dans des cours de sciences cognitives(psychologies, robotique), architectures(ordinateur, réseaux), bioinformatiques et dans toutes les cours fondamentaux en intelligence artificielle (le cœur de la dominante Technologie de l'information). Le parcours technologies de l'information est essentiellement à la porté de personne ayant suivi une première année de master en informatique et/ou mathématique (et aux personnes disposant d'un diplôme d'ingénieur). Les étudiants des autres filières pourraient avoir de grosses difficultés dans ce parcours.

- Master 2 professionnel en Economie des Litiges Numériques (site internet) Anciennement DESS Audit et Expertise des Technologies de L'information et de la Communication Les cours sont pluri-disciplinaire (economiques, juridiques et techniques) et portent sur l'expertise judiciaire et les méthodes d'audit et expertise dans les NTIC. Ce master est dirigé par le professeur David Naccache (École normale supérieure et Université Paris II), spécialiste de la cryptographie. Les cours sont assurés par des enseignants et professionnels reconnus. (Magistrats, Chercheurs, Avocats, Experts, DSI)

Conditions d'accès : BAC+4, Maîtrise, Diplôme d'Ingénieur, Professionnels avoir un peu de culture NTIC…

Débouchés professionels : Expert judiciaire, Avocat en cabinet spécialisé (PI, TIC…), auditeur des systèmes d'information (Mazart), chef de projet SI, DSI, Consultant Sécurité, RSSI, Gestion du Risque, Consultant/Auditeur Process (ITIL, COBIT, CMMI…)

L'Observatoire Internationale des Métiers du Multimédia et des TIC observe les pratiques dans les entreprises, dans les organismes de formation, publics et privés, et emet des propositions tendant à améliorer l'adéquation entre les formations professionelles, et en cela favoriser l'employabilité des jeunes diplomés et des demandeurs d'emploi. http://www.multimedia-observatory.org

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