Le tétanos est une maladie infectieuse due à Clostridium tetani (ou bacille de Nicolaïer), qui peut être mortelle en l'absence de traitement. L'infection n'est pas immunisante, ce qui signifie qu'il est possible d'être infecté plusieurs fois.
Contamination
Devenue très rare en France et en Amérique du Nord depuis les progrès de l'hygiène.En * le Pr François JAMBON, à Montpellier, parle de moins de 5 cas par an en FRANCE.
La maladie est provoquée par la pénétration à l'intérieur de l'organisme - au niveau d'une plaie contuse et profonde, souillée par de la terre -, du bacille de Nicolaïer. Le bacille tétanique, anaérobie, ne supporte pas la présence d'oxygène, c'est-à-dire de sang frais rouge. Il a besoin pour se développer de tissu musculaire : Il faut donc que la plaie soit profonde...
Le tétanos aurait une origine «endogène». Il serait lié à la décomposition de cellules musculaires privées d'oxygène. Cela expliquerait en particulier que le tétanos puisse se développer à la suite de brûlures, ce qui détruit normalement tout germe localement et n'implique pas la souillure par de la terre. La cellule placée dans des conditions anormales libère les «microzymas» (ou «somatides» d'après Gaston Naessens, ou «mycoplasmes» d'après Saint Institut Pasteur qui commence enfin à se pencher sur cette réalité et s'apprête à pirater l'intuition géniale du Pr BECHAMP) qui la constituent, et ces microzymas - compte tenu de l'absence d'oxygène -, deviennent soit des bacilles tétaniques, soit des bacilles de gangrène gazeuse.
Mécanisme de la maladie (physiopathologie)
Une fois introduit dans la blessure,
Clostridium tetani reste localisé dans la plaie, où il sécrète sa
toxine (la
tétanospasmine) si les conditions lui sont favorables. La tétanospasmine est la principale responsable des dégats causés par le tétanos : elle rejoint le
système nerveux central en remontant les
axones des nerfs, et rejoint le tronc cérébral et la
moelle épinière. De là, la toxine entraîne un blocage nerveux en rendant impossible l'inhibition de l'envoi de signaux par les neurones : les neurones moteurs deviennent hyperactifs et envoient des commandes de contraction soutenue à tous les muscles auxquels ils sont connectés, créant la dangereuse paralysie caractéristique du tétanos.
Diagnostic clinique
La durée d'incubation de la maladie est variable, de 1 à 2 semaines.
Le premier signe à apparaître est un trismus (contraction involontaire, permanente, et complète des muscles masticateurs qui entraine un blocage de la mâchoire) qui impose l'arrêt de l'alimentation.
Ensuite, la contracture s'étend aux muscles de la face (engendrant une expression faciale grotesque, le rictus sardonicus), du cou, du ventre, des membres. Sans traitement elle peut conduire à une posture caractéristique : l'opisthotonos.
Le ventre est dur, les membres fixés en flexion (membres supérieurs) ou en extension (membres inférieurs).
Ces contractures s'accompagnent de symptômes tels que :
- Crises douloureuses intenses et imprévisibles.
- Anomalies végétatives : troubles du rythme cardiaque, anomalie respiratoire, variations de la pression artérielle.
- Fièvre.
Evolution de la maladie
Le tétanos, une fois déclaré et s'il n'est pas traité rapidement, poursuit son évolution pendant 1 à 2 mois au cours de laquelle les signes se stabilisent, puis régressent.
Des complications sont possibles : infections, embolie pulmonaire, troubles cardiaques, etc.
La mortalité globale est estimée à 30% des cas (le plus souvent par arrêt cardiaque ou suite à une paralysie des muscles respiratoires).
Prévention
- Le type de prévention le plus répandu est la vaccination anti-tétanique, obligatoire en France dès 1 an (première vaccination en une série de 3 injections), puis à 2 ans, 5 ans, et enfin tous les 10 ans. Le même type de vaccination est pratiqué en Amérique du Nord.
- Le vaccin anti-tétanique n'offre pas de protection directement contre la bactérie, qui en soi n'est pas une menace, mais contre la toxine. Il se compose d'un forme inactive de la molécule de cette toxine, destinée à préparer le système immunitaire à y faire face sans entraîner de paralysie. C'est pourquoi on l'appelle fréquemment un "toxoïde".
- L'efficacité du vaccin anti-tétanique fait l'objet de beaucoup de protestations. Les toxines des bacilles ne peuvent rencontrer les anti-toxines du vaccin, car ces dernières se déplacent dans le plasma sanguin, alors que les toxines se servent des nerfs pour se déplacer.
- En cas de plaie, il faut toujours nettoyer la plaie, surtout si elle est souillée (de terre en particulier) au savon (voir l'article Bobologie > Plaie simple). Si la plaie est sévère (tissus morts), il faut consulter un médecin, la plaie doit être débridée (ablation des tissus nécrosés) puis désinfectée à nouveau.
- S'il y a hémorragie, l'infection est impossible puisque la bactérie qui cause le tétanos est strictement anaérobie.
Traitement
L'étude attentive de la physiopathologie du tétanos montre que :
- Le tétanos n'est pas une maladie contagieuse, et elle ne confère aucune immunité. On peut attraper la maladie plusieurs fois. La maladie fait peur à juste titre. Elle est mortelle dans une proportion de 12 à 36 % des cas selon l'âge du malade, la localisation de la plaie et son état général au moment du contage. Ces chiffres étant ceux de la médecine officielle, et des traitements qu'elle propose.
- La maladie tétanos est une toxi-infection. C'est-à-dire qu'il s'agit d'une maladie évoluant en deux temps, deux lieux... Une infection locale, une imprégnation toxinique ensuite.
- Le bacille tétanique lui-même est totalement anaérobie, et ne peut se développer et survivre en présence de sang normalement oxygéné. D'où la nécessité d'une plaie contuse atteignant préférentiellement le muscle pour qu'il puisse générer la maladie. Les anticorps n'ont donc pas accès à lui, et de toute façon, ils ne sont pas spécifiques du bacille mais seulement de la toxine.
- La toxine tétanique (seule cible présumée des anticorps magiques soi-disant neutralisants générés par la vaccination), migre depuis la plaie contuse jusqu'au système nerveux central, par imbibition progressive des filets nerveux présents auprès du foyer infecté. Elle ne passe jamais par le milieu sanguin, et reste donc en permanence dans le milieu INTRACELLULAIRE, à l'abri des anticorps magiques qui restent sagement dans le sang et la lymphe.
- Tout ceci explique que la maladie tétanos ne confère aucune immunité, et que les gammaglobulines spécifiques antitétaniques, d'origine humaine ou tirées ou cheval sont parfaitement inutiles dans le traitement de cette maladie une fois déclarée.
- Ce qui explique de façon caricaturale que la vaccination antitétanique comme la sérothérapie sont totalement inefficaces, toujours !
La médecine officielle, après "parage chirurgical" de la plaie (c'est-à-dire nettoyage au bistouri, élimination des tissus nécrosés, extraction d'éventuels corps étrangers et désinfection à l'eau oxygénée), se contente de calmer le patient, avec des substances curarisantes en particulier, et de procéder à une réanimation (trachéotomie, respiration artificielle, alimentation par perfusions). Elle obtient certes des résultats valables, mais très onéreux, tant au plan financier qu'au niveau de la souffrance globale vécue par le malade, qui est terrible. D'après elle, «tout le monde sait bien que les gammaglobulines antitétaniques ou les sérums ne servent à rien» (CHU de Montpellier, service de réanimation des maladies infectieuses - 1969). Par contre, elle se refuse obstinément, comme pour tant et tant de choses, à s'ouvrir à d'autres possibilités thérapeutiques, surtout s'il s'agit de moyens bon marché et efficaces.
- Pénicilline G pour inhiber le développement de C. tetani
- La sérothérapie consiste en l'injection d'une anti-toxine (qui est composée d'anticorps capables de neutraliser la toxine tétanique). Elle est proposée en cas de plaie grave (plaie pénétrante, plaie vue tardivement, brûlure étendue, avortement septique, gangrène, ...) et si la dernière vaccination remonte à plus de 10 ans ; ou en cas de plaie même minime chez un sujet qui n'a jamais été vacciné.
- Réanimation respiratoire
- Décontracturants
- Un traitement possible, qui pourrait être le plus efficace découvert à ce jour, consiste en l'administration massive d'acide ascorbique (vitamine C) par intra-veineuse, qui provoque un arrêt complet des symptômes spasmodiques (si la maladie a atteint le stade de crise) en moins de 12 heures, et un recouvrement complet après 72 heures.
Déclaration obligatoire
On estime que dans le monde, le tétanos fait cinq millions (5 000 000) de morts par an , dont cent mille (100 000) nouveaux-nés. Du fait de la vaccination, cette maladie reste rare dans les pays développés : en 1993, 61 cas de tétanos se sont déclarés en France, dont 80 % de personnes de plus de 70 ans ; ce sont des personnes n'ayant jamais été vaccinées ou pas à jour de leur rappel, ou de population migrante . En 2001, on dénombrait en France 26 cas.
Voir aussi
Bibliographie
- Vademecum clinique - du diagnostic au traitement 16 éd. (2001), V .Fattorusso, 0. Ritter, éd. Masson (Paris)
Liens externes
Maladie bactérienne
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