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- | 22 premier ministre du Canada | - | Mandat : | 6 février 2006 - aujourd'hui | - | Prédécesseur : | Paul Martin | - | Successeur : | (en fonction) | - | Date de naissance: | 30 avril 1959 | - | Lieu de naissance: | Toronto, Ontario | - | Mariage : | Laureen Teskey | - | Formation : | Économiste | - | Parti politique : | Parti conservateur du Canada |
Le très honorable Stephen Joseph Harper, C.P., B.A., M.A. (né le 30 avril 1959) est un homme politique canadien, chef du Parti conservateur du Canada, ancien chef de l'Alliance canadienne, et le premier ministre du Canada. Le 23 janvier 2006, il remporte les élections législatives face au premier ministre sortant Paul Martin. Lui et son premier conseil des ministres sont assermentés le 6 février 2006, devenant chef d'un gouvernement minoritaire et le 22 premier ministre du Canada.
Membre fondateur du Parti réformiste, il fut député à la Chambre des communes de 1993 à 1997 avant de quitter temporairement le Parlement pour diriger la National Citizens Coalition. Après que Stockwell Day fut évincé de son poste de chef du parti en 2002, Harper fut élu chef de l'Alliance canadienne. En 2003, il réussit à conclure un accord avec le chef progressiste-conservateur Peter MacKay pour fusionner les deux partis. En mars 2004, Harper fut élu chef du nouveau Parti conservateur du Canada. Il réussit à ramener les libéraux d'une majorité à une minorité aux élections de 2004.
Harper grandit à Toronto, où il est né, et fit des études au Richview Collegiate Institute avant de se trouver un emploi dans l'industrie pétrolière en Alberta, alors qu'il était dans le début de la vingtaine. Il fit des études à l'Université de Calgary, décrochant une maîtrise en économie. Ses liens avec l'université sont demeurés forts : il y est fréquemment invité comme conférencier et son conseiller politique le plus important, Tom Flaman, y était professeur. Harper épousa Laureen Harper en 1991. Ils ont deux enfants : Benjamine, née en 1996, et Rachel, née en 1999.
Il s'impliqua en politique pour la première fois quand il était encore adolescent, à l'école secondaire, où il était membre du Club des jeunes libéraux de son école. Toutefois, son allégance politique changea quand il s'opposa au Programme énergétique national (PEN) du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau ; Harper considérait que ce programme nuisait à l'industrie pétrolière albertaine. En 1985, il fut aide-en-chef au député progressiste-conservateur Jim Hawkes, et servit avec Hawkes sur plusieurs comités parlementaires. Mais il fut rapidement désillusionné par le gouvernement de Brian Mulroney et le Parti progressiste-conservateur du Canada. Harper critiquait particulièrement la politique fiscale du gouvernement, ainsi que son inabilité à révoquer complètement le PEN avant 1986. Il quitta le Parti PC en 1986.
Un de ses professeurs, Tom Flanagan, recommanda le jeune Harper à Preston Manning, fondateur et chef du Parti réformiste. Le jeune homme impressionna Manning, qui l'invita à se joindre au parti. À l'âge de 28 ans, il donna un discours important à la conférence fondatrice du parti en 1987, à Winnipeg. Il serait responsable de la platforme électorale du parti de 1988, ainsi que d'avoir trouvé le slogan de campagne, "The West Wants In!" (L'Ouest veut sa part!)
Harper se présenta aux élections de 1988 dans une circonscription de Calgary, mais fut défait par une très grande marge par Hawkes, son ancien employeur. En 1989, Harper fut nommé assistant exécutif à la député réformiste nouvellement élue Deborah Grey et servit en tant que son conseilleur en chef et composa ses discours jusqu'en 1993. Harper livra une meilleure performance dans l'élection de 1993, à laquelle il battit Hawkes et gagna la circonscription de Calgary West pour le Parti réformiste. Harper devint rapidement un des membres les plus importants du caucus réformiste. Au Parlement, Harper se fit une réputation de conservateur fiscal et fédéraliste convaincu, avec des positions plus modérées sur des questions de valeurs sociales. Par exemple, il fut un de seulement deux députés réformistes à voter en faveur du Registre canadien des armes à feu.
Citant des préoccupations quant au style de direction et au positions politiques de Preston Manning, ainsi qu'une crainte que le Parti réformiste se faisait envahir par des groupes de pression socialement conservatrices, Harper quitta son siège avant l'élection de 1997 pour accepter le poste de vice-président, puis de président de la National Citizen's Coalition. Aux commandes de la NCC, Harper lança une bataille légale contre la réforme du financement des élections fédéraux. Harper fut aussi brièvement commentateur politique à la CBC. En 1998, Harper fut sollicité par le très influent "Blue Tory Committee", ainsi que par les députés progressistes-conservateurs Jim Jones et John Herron, pour qu'il se porte candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur. Harper déclina l'offre, craignant que ses anciens collègues réformistes le verraient comme un traître. Suite aux résultats décevants de l'Alliance canadienne à l'élection de 2000, Harper, déçu, se joignit à d'autres conservateurs de l'ouest pour rédiger un document qui serait connu comme la "lettre pare-feu" (intitulé "The Alberta Agenda"). La lettre appelait l'Alberta à réformer le financement publique du système de santé, à remplacer le Régime de pensions du Canada par un plan provincial similaire et à remplacer la Gendarmerie royale du Canada (GRC) par une corps policier provincial. Ceci était vu par ses détracteurs comme un encouragement à la sécession de l'Alberta.
Lorsque Stockwell Day cédà sous la pression interne du parti et démissionna comme chef allianciste dans l'été 2001, Harper se porta candidat à la course à la chefferie subséquente. Lors du vote, le 20 mars 2002, Harper gagna lors du premier tour et devint chef allianciste. Il devint aussi chef de l'Opposition lors de son retour aux communes dans un élection partielle en avril 2002.
En 2002, Harper déclara que les provinces atlantiques ont une culture de la défaite. La législature de la Nouvelle-Écosse approuva à l'unanimité une motion condamnant les remarques. Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord et le chef progressiste-conservateur fédéral Joe Clark condamnèrent aussi les remarques. Harper ne s'excusa pas pour ses paroles, disant des réactions qu'il s'agissait de politique partisane.
Ses dix-huit premiers mois comme chef de l'opposition furent largement consacrés à la consolidation des éléments fracturés de l'Alliance canadienne, ainsi qu'à défier le gouvernement libéral et à encourager une union des forces alliancistes et progressistes-conservatrices. Le but de cette union était de présenter un seul parti de centre-droite aux prochaines élections fédérales, prévenant ainsi la division de l'électorat qui s'était produite dans le passé. Les deux partis fusionnèrent dans la deuxième moitié de 2003, créant un nouveau parti, le Parti conservateur du Canada.
Le 12 janvier 2004, Harper annonça sa démission comme chef de l'oppositon pour se présenter candidat à la direction du Parti conservateur du Canada. Harper remporta la course facilement, avec une majorité sur le premier tour contre Belinda Stronach et Tony Clement le 20 mars 2004. La victoire de Harper comprenait un balayage de plusieurs circonscriptions ontariennes, un fort soutien dans plusieurs circonscriptions québécoises et des résultats surprenants dans les provinces maritimes où il gagna plusieurs circonscriptions avec une forte organization au niveau du peuple.
Harper dirigea les conservateurs dans l'élection fédérale de 2004. Il y avait une croyance répandu qu'il avait de bonnes chances de battre le premier ministre libéral Paul Martin. Après un rapport cinglant de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, concernant le détournement du Programme des commandites dans les années 1990, et couplé à ce que plusieurs observateurs considéraient comme de la colère des électeurs en Ontario contre le premier ministre libéral Dalton McGuinty qui avait brisé sa promesse éléctorale de ne pas hausser les impôts, plusieurs sondages montraient les conservateurs nez-à-nez avec les libéraux.
Tard dans la campagne, les conservateurs commencèrent à attirer de l'attention négative à cause de certaines remarques controversées de la part de quelques députés et candidats concernant l'homosexualité, le bilinguisme officiel et l'avortement. De plus, le Parti libéral diffusa des publicités télévisées démontrant des villes couvertes de smog et des armes à feu ; ils cherchaient à faire croire qu'un gouvernement conservateur sous Stephen Harper rendrait le Canada semblable aux États-Unis de façon négative. Harper fut aussi critiqué pour avoir soutenu l'invasion de l'Irak dirigée par les américains en 2003. Le terme "agenda caché", utilisé fréquemment dans l'élection de 2000 contre Stockwell Day, commença à refaire surface avec une régularité grandissante, cette fois-ci concernant les soins de santé. Harper, à son tour, accusa les libéraux de faire une campagne négative "à l'américaine" et d'essayer "d'emballer le scandale dans le drapeau canadien". Le momentum commença à se retourner contre son parti, bien que certains sondages suggèraient que les deux partis se trouvaient encore nez-à-nez jusqu'au jour du vote.
Le Parti conservateur réussit à obtenir des sièges en Ontario, là où le Parti réformiste et l'Alliance canadienne n'étaient jamais parvenus à faire des gains importants, mais Martin fut réélu avec un gouvernement minoritaire et 135 sièges. Les conservateurs finirent bon deuxième avec 99 sièges. Bien que les conservateurs avaient amélioré leur total de 72 sièges qu'ils détenaient avant l'élection, le parti ne récolta que 29.6% du vote populaire, moins que les 37.7% que formaient les votes combinées pour l'Alliance et les progressistes-conservateurs en 2000. Harper garda le soutien des membres du parti parce qu'il avait réussi à unir le Parti PC et l'Alliance pour mener un bataille électorale en très peu de temps. De plus, l'élection d'un nouveau chef de parti au milieu d'un parlement minoritaire n'était pas vu comme stratégiquement possible.
La première conférence du Parti conservateur fut tenue du 17 au 19 mars 2005, à Montréal. Le parti tenta d'adopter des tendances plus modérées, en accord avec ce que plusieurs croyaient être le but de Harper. L'opposition à l'avortement et au bilinguisme fut purgé de la platforme conservatrice ; le parti opta néanmoins de conserver une position opposée au mariage homosexuel. Harper reçut un vote de confiance de 84% des délégués.
Sous Harper, le Parti conservateur a tenté de faire du scandale des commandites, l'éthique et la corruption des libéraux des enjeux centraux à la politique canadienne.
L'opposition du parti au mariage homosexuel souleva quelque peu la controverse. Les canadiens sont très divisés sur cette question, mais la base conservatrice tend à être plus en faveur de la définition traditionnelle du mariage; trois sur quatre des délégués votèrent pour conserver cette définition. Harper fut subséquemment critiqué par un groupe de professeurs de droit proches dés libéraux pour avoir déclaré que le gouvernement pourrait annuler les décisions des cours provinciaux sans utiliser la clause dérogatoire, une clause de la Charte canadienne des droits et libertés. En contraste, Harper et Vic Toews, le ministre de la Justice et procureur général du Canada, suggèrent que cette clause n'est pas nécessaire pour entériner la définition traditionnelle du mariage. La proposition de Harper d'accorder aux couples homosexuels les droits inhérents au mariage traditionnel via une forme d'unions civiles a récemment été reconnue comme étant constitutionnelle par la firme d'avocats Lang Michener. La Cour suprême du Canada, quant à elle, à spécifiquement refusé de se prononcer sur la constitutionnalité du rétablissment de la définition traditionnelle du mariage.
Suite au dévoilement, en avril 2005, du témoignage percutant de Jean Brault devant la Commission Gomery, dévoilant de la corruption répandue chez le Parti libéral, plusieurs sondages placèrent les conservateurs bien en avance des libéraux. Les conservateurs s'étaient jusqu'ici abstenus de voter sur le budget 2005, puisqu'il était clair que les canadiens n'étaient pas intéressés par une élection. Avec l'écroulement du soutien des libéraux et les controversés amendements budgétaires apportés par le NPD, le parti exerça une pression considérable sur Harper pour qu'il fasse tomber le gouvernement.
En mai, Harper annonça que le gouvernment n'avait plus "l'autorité morale pour gouverner" et jura de faire tomber le gouvernement le plus tôt possible. Le Bloc québécois appuya cette idée, tandis que le NPD monnaya son appui au gouvernement en échange d'amendements budgétaires conformes à leurs buts. L'effort pour faire tomber le gouvernement échoua suite à la décision de l'éminente (et très populaire) députée conservatrice Belinda Stronach de faire défection vers le Parti libéral. Ce geste fut très controversé et fut considéré comme de l'opportunisme par les observateurs conservateurs. Les libéraux accusèrent les conservateurs de "coucher avec les séparatistes" et donc de manquer de patriotisme. Le vote du 19 mai sur la deuxième lecture du budget passa avec l'appui des conservateurs ; toutefois, le projet de loi sur les amendements budgétaires du NPD reçut 152 votes pour (libéraux, néo-démocrates et deux députés indépendants) et 152 votes contre (conservateurs, bloquistes et un indépendant). Selon la tradition parlementaire, lorsqu'il y a égalité des voix, le président de la chambre doit voter pour continuer le débat; le président vota donc du bord des libéraux, et le Parti libéral fut autorisé, par une seule voix, à continuer de gouverner. Harper fut sévèrement critiqué pour son échec, ainsi que pour avoir critiqué la nouvelle ministre Stronach.
Harper fut aussi critiqué pour son appui au député conservateur Grumant Grewal. Grewal avait produit des cassettes contenant des enregistrements de conversations entre lui et Tim Murphy, le chef du bureau du premier ministre, dans lesquels Grewal alléguait que Murphy lui avait offert des positions en échange de sa défection. Quand il parût que des modifications semblaient avoir été faites aux enregistrements, certains crurent que ç'avait été une mauvaise stratégie de la part de l'équipe de communications de Harper que de les avoir rendues publiques.
En juin 2005, le Parti conservateur annonça que Harper s'embarquerait sur une tournée estivale des barbeques et d'autres évènements de loisirs, dans le but de permettre aux canadiens de connaître le chef conservateur personnellement. En juillet, cinq membres de son équipe de communications lui remirent leur démission. Les détracteurs de Harper suggèrèrent que c'était une indication de divisions dans le parti, ce qui a été démenti aussitôt par le parti et par les démissionnaires.
Bien que la majorité des députés conservateurs provienaient des provinces de l'Ouest, Harper choisit majoritairement des députés de l'Ontario et du Québec pour former son premier conseil des ministres, dans l'intérêt de préserver une équilibre régionale. Le nouveau cabinet conservateur est beaucoup plus petit que celui de l'ancien gouvernement Martin et élimina aussi les ministres juniors (appelés ministres d'État et, auparavant, secrétaires d'État). Certains experts dans les médias ont qualifié le cabinet de Harper de modéré, tempérant les racines alliancistes et réformistes du Parti conservateur.
Deux des sélections de Harper ont généré une certaine controverse. Il nomme le ministre libéral sortant de l'Industrie, David Emerson, comme ministre du Commerce international et ministre de la Porte d'entrée du Pacifique et des Jeux olymiques de 2010, et Michael Fortier, stratège conservateur de longue date, comme ministre des Travaux publics, le nommant également au Sénat. Emerson avait été réélu au Parlement sous la bannière libérale quelque semaines seulement auparavant, tandis que Fortier ne s'était pas présenté du tout. Harper affirma que les nominations étaient nécessaires afin que deux des plus grandes villes canadiennes (Vancouver et Montréal) aient une représentation au Cabinet, étand donné qu'aucun conservateur n'avait été élu dans ces villes.
Des politiciens de l'opposition et d'autres critiques ont attaqué la nomination de Emerson, la qualifiant d'hypocrite étant donné que Harper et les conservateurs avaient sévèrement critiqué Belinda Stronach pour sa défection vers les libéraux en 2005. La décision d'Emerson rencontra également de l'opposition dans sa circonscription, où le candidat conservateur avait récolté moins de 20% des voix dans la campagne précédante, bien qu'Emerson lui-même l'avait remporté par une très grande marge devant l'adversaire néo-démocrate. Le gouvernement de Harper a défendu la nomination d'Emerson en faisant valoir qu'il s'agissait de recruter un politicien qui avait une expérience préalable au cabinet fédéral. Emerson lui-même à suggéré que cela aiderait à recentrer le Parti conservateur sur l'échiquier politique.
La nomination de Fortier était elle aussi controversée, les conservateurs ayant longtemps critiqué la nature non-démocratique du Sénat. Harper et Fortier ont tous deux affirmé que la nomination au Sénat est temporaire, et que Fortier démissionnera de son siège aux prochaines élections fédérales afin de briguer un siège à la Chambre des communes.
Les autres choix de Harper ont été accueillis plus positivement. Le maire de Toronto, David Miller, a salué la sélection de Lawrence Cannon, la qualifiant de « très positive » et de « signal que M. Harper est sincère dans sa volonté de travailler avec les villes ». Bien que Toronto elle-même n'est pas représentée au cabinet, Harper a nommé Jim Flaherty pour qu'il représente la ville en même temps que la grande région de Toronto. Flaherty représente la circonscription de Whitby—Oshawa, dans la partie est de la région de Toronto, et sa nomination au poste de ministre des Finances a été accueillie positivement par la communauté d'affaires de Bay Street.
Le 3 mars 2006, le commissaire à l'éthique Bernard Shapiro a annoncé qu'il lançait une enquête préliminaire sur les allégations de conflit d'intérêt contre Emerson et Harper. Shapiro expliqua qu'il examinera l'influence qui a été utilisée dans la décision d'Emerson de rejoindre les conservateurs. Les conservateurs ont critiqué l'enquête de Shapiro, la qualifiant de partisane et l'accusant d'appliquer un double standard, vu qu'il avait été nomé par le précédant gouvernement libéral et qu'il avait refusé des requêtes lui demandant de faire enquête sur la défection similaire de Belinda Stronach en 2005, en échange de laquelle elle avait reçu un poste au cabinet. Shapiro a également été la cible de critiques de la part de l'ancien leader néo-démocrate Ed Broadbent qui l'accuse d'avoir « des problèmes de crédibilté extraordinairement sérieux ». Bien que d'accord avec Harper que l'enquête de Shapiro était inappropriée, Broadbent et des députés de l'opposition ont critiqué Harper pour sa confrontation avec le commissaire. Shapiro blanchit autant Harper que Emerson le 20 mars 2006, selon la lettre du règlement, mais le commissaire à l'éthique indiqua que l'« esprit » du code d'éthique sur les conflits d'intérêt était violé par la défection de députés et encouragea le parlement à réviser et modifier les lois et procédures sur les défections.
Contrairement à ses prédécesseurs récents, Harper n'a pas nommé un de ses collègues au poste surtout honorifique de Vice-premier ministre. Plusieurs observateurs s'étaient attendus à ce qu'il nomme MacKay, ancien chef du Parti progressiste-conservateur et chef-adjoint de Harper, ou Lawrence Cannon, en tant que lieutenant québécois, à ce poste. Toutefois, Harper a nommé un ordre de succession qui doit agir pour lui dans certaines circonstanecs, commencant avec Cannon, puis Jim Prentice, puis la balance du cabinet en ordre de préséance.
Le 16 février 2006, Harper nomma l'ancien ministre progressiste-conservateur Michael Wilson au poste d'ambassadeur du Canada aux États-Unis, remplaçant le libéral Frank McKenna. Wilson affirma lors de sa première conférence de presse qu'en tant qu'ambassadeur, le bois d'oeuvre est clairement en haut de la liste des priorités.
La première rencontre de Harper avec le président américain a eu lieu à la fin de mars 2006, et bien que peu ait été conclu en termes d'accords solides, le voyage fut décrit dans les médias comme un signal de liens plus solides entre les deux pays ; toutefois, Harper a affirmé à la presse qu'il à utilisé un "langage coloré qui ne serait pas approprié à la télévision" alors qu'il pressait le président Bush en privé sur son opposition à une loi américaine qui obligerait les citoyens canadiens de montrer leurs passeports lorsqu'ils traverseraient la frontière pour entrer aux États-Unis. Bush affirma que Harper était "un gars très ouvert, très direct * S'il a un problème, il l'exprime d'une façon claire pour que tout le monde comprenne, et c'est la façon que je préfère traiter avec les gens."
Peu d'informations sur cette rencontre ont été divulguées au public, alors n'ayant que des photos disponibles dans les médias, ceux-ci se sont contentés de critiquer les choix vestimentaires du premier ministre.
Les 11 et 12 mars 2006, Harper effectue un voyage-suprise en Afghanistan, où des effectifs des Forces canadiennes sont déployés depuis 2001, pour rendre visite aux troupes afin de démontrer son appui à leurs efforts et à la reconstruction et la stabilité dans la région. Le choix de Harper pour sa première visite à l'étranger avait été bien gardée de la presse jusqu'à ce qu'il arrive en Afghanistan (pour des raisons de sécurité), et est considéré comme un changement majeur dans la relation entre le gouvernement et les forces militaires. Bien que d'autres leaders mondiaux ont visité l'Afghanistan, le voyage de Harper était décrit comme sans précédant dans sa durée et son étendue.
Le 11 avril 2006, le président du Conseil du Trésor John Baird, au nom du gouvernement Harper, déposa la Loi fédérale sur l'imputabilité et plan d'action. Le plan réduira les opportunités d'exercer de l'influence avec de l'argent en interdisant les dons politiques des entreprises, des syndicats, ainsi que les grands dons d'individus ; en instaurant une interdiction de cinq ans pour les anciens ministres, leurs assistants et les hauts fonctionnaires de faire du lobbyisme ; en assurant une protection aux divulgateurs ; et en augmentant le pouvoir du vérificateur général de retracer l'argent dépensé par le gouvernement. Le gouvernement espère faire adopter cette loi avant l'été.
À part de son agenda législatif, Harper a nommé Marshall Rothstein comme nouveau juge puîné de la Cour suprême du Canada le 23 février 2006. En accord avec sa promesse électorale d'un nouveau processus de nomination des juges, Harper annonça que Rothstein devait paraître devant un comité spécial de 12 parlementaires. Toutefois, le comité n'avait pas le pouvoir de veto sur la nomination, ce que certains membres conservateurs avaient demandé.
Les suspects interpellés dans le cadre de la plus importante opération antiterroriste au Canada sont accusés d'avoir voulu prendre d'assaut le Parlement, d'y prendre des otages et de décapiter le Premier ministre Stephen Harper dans le but d'obtenir le départ des troupes canadiennes d'Afghanistan.
"Nos épées seront désormais pointées vers les Libéraux, et non l'un envers l'autre."
Déclaration de Harper faite aux Canadiens le 16 octobre 2003, lorsqu'il annonça avec Peter MacKay la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur.
"Une affaire terrible pour le pays... Le pire accord international que ce pays ait jamais signé."
À propos de l'accord de Kyoto.
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