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Krankenpflege Nursing 간호 Infirmeria Nursing 看護 Pielęgnowanie Enfermagem พยาบาลศาสตร์

Un peu d'histoire


Le dictionnaire Larousse définit le soin comme « une attention, une application envers quelqu’un ou quelque chose » ; en revanche, il donne aux soins le sens de « moyens par lesquels on s’efforce de rendre la santé à un malade » . Par ailleurs, l’évolution des connaissances et des savoir-faire nous a permis de développer depuis la fin du de nouvelles techniques d’exploration, thérapeutiques ou d’intervention. Dans le milieu soignant, la mise en pratique sur un patient de chacune d’elles est désignée par le terme de soin. Du au , le « métier infirmier était orienté vers le contrôle des maladies infectieuses et la lutte pour la salubrité » dans le cadre d’une vision sacerdotale de l’activité soignante. Depuis, la pensée infirmière s’est structurée. Ainsi, aujourd’hui, le concept de soins infirmiers et de par la-même la pratique soignante trouve son fondement, d’une part, dans les règles professionnelles et, d’autre part, dans le cadre philosophique, les modèles conceptuels et théoriques infirmiers.

Généralités


Les soins infirmiers sont les interventions à visée thérapeutique, préventive ou diagnostique effectuées par un infirmier sur un patient.

On distingue deux catégories : on parle des soins du rôle propre infirmier, et des soins du rôle médico-délégué.

La première catégorie regroupe les soins décidés de manière autonome par un infirmier et sont basés sur des compétences théoriques et pratiques. Ils visent à favoriser la santé de la personne dans ses dimensions biologique, psychologique et sociale ou à prévenir de potentielles atteintes à celle-ci. Ces soins sont effectués seul ou en collaboration avec d'autres professionnels de la santé. Un infirmier ne peut décider en autonomie d'effectuer un geste invasif, il ne peut générallement pas non plus préscrire de médicaments. La législation du pays d'exercice précise les interventions qui doivent faire l'objet d'une prescription médicale, d'une ordonnance ou d'un protocole. Ces soins constituent les soins du rôle médico-délégué. Ils sont donc décidés par le médecin et font générallement l'objet de protocoles précis. Ils visent générallement à traiter ou diagnostiquer une pathologie.

En france, les soins du rôle propre infirmier se réfèrent au decret n 2004-802 du 29 juillet 2004 article R4311-5 et R4311-6 du Décret de compétence infirmier et concernent tous les soins que l'infirmier, infirmière est tenu d'effectuer d'elle-même pour le bien être du patient. Les soins du rôle médico-délégué se réfèrent quant à eux à l'article R4311-7 du Décret de compétence et concernent tous les soins que l'infirmière effectue sous prescription médicale, ainsi que l'article R4311-9 qui dit que l'infirmier est habilité à faire ces gestes sur préscriptions médicales à condition qu'un médecin puisse intervenir à tout moment].

Les soins ont plusieurs qualificatifs ; ainsi, les soins infirmiers les plus connus sont les soins techniques comme le prélèvement sanguin ou encore le pansement qui sont des soins du rôle médico-délégué, mais il y aussi les soins relationnels, les soins préventifs ou encore l'entretien de recueil de données.

Concepts de soins


Les soins infirmiers suivent un certain système de représentation en termes de santé, de maladie, de patients, de relation soignants/soignés. Parmi ces courants de pensée infirmière, deux exemples entre autres, le modèle de Virginia Henderson et des 14 besoins fondamentaux, ou le modèle de H. Peplau.

Les soins sont prescrits par un médecin, sous la forme d'une ordonnance ou éventuellement d'un protocole ou décidé par un infirmier s'ils découlent de son rôle propre .

C’est quoi ?

I. HYGIENE

I.1 CORPOREL C’est un ensemble d'habitudes quotidiennes qui assurent la propreté du corps et des téguments du malade.

I.2 ALIMENTAIRE C’est la surveillance de la qualité et de la quantité de l'alimentation du malade.

II LES ESCARRES

II.1 PREVENTION C'est identifier les facteurs d'incidence, de pratiquer l'hygiène corporelle et alimentaire, d'utiliser le matériel d'aide à la prévention

II.2 LE SOIN D'ESCARRES C’est le traitement de toute perte de tissu cutanée liée à la compression de muscles et tissus cutanés entre une saillie osseuse et un plan dur.

III. LES SIGNES VITAUX

III.1 LA TEMPERATURE Il s'agit de mesurer la température corporelle grâce à un thermomètre. elle s'exprime en °C.

III.2 LA MESRURE DE LA RESPIRATION IL s’agit de mesurer la fréquence; l'amplitude et le rythme de la respiration. s'exprime en cycle/min.

III.3 LA PULSAATION C’est la mesure de la fréquence; amplitude, caractère, et rythme des battements cardiaques. S’exprime en batt/min.

III.4 LA PRESSION ARTERIELLE Il s'agit de mesurer la pression de circulation de sang dans les artères.

IV LE SYSTEME RESPIRATOIRE

1. L’ASPIRATION DES SECRETIONS: Il s'agit de libérer les voies aériennes d'un patient intubé ou trachéotomisé.

2. LA VENTILLATION MANUELLE Il s'agit d'insuffler de l'air enrichi en Oxygène dans les poumons du patient incapable de respirer par lui-même.

3. LA VENTILLATION ARTIFICIELLE Il s'agit de contrôler la qualité et la fiabilité des appareils de ventilation

4. drainage pleural: Il s'agit d'introduire une sonde au niveau de la plèvre afin d'y retirer des liquides ou des gaz.

5. aérosolthérapie Il s'agit de faire inhaler un micro bouillard ou une solution contenant ou non des médicaments dans l'arbre respiratoire afin d'y exercer son effet.

6. oxygénothérapie: Il s’agit de maintenir la pression en Oxygène dans les alvéoles enfin de diminuer la travail cardiaque.

V LE TUBE DIGESTIF

1 LES SOINS DE LA BOUCHE Il s’agit de prévenir le développement microbien en maintenant l'hydratation de la muqueuse buccale et les soins de la bouche.

2. LE SNG Il s’agit de l'accès à la cavité gastrique enfin soit de laver l'estomac, soit aspirer les sécrétions pour le labo ou soit pour soigner le malade.

3. L'ASPIRATION GASTRIQUE Il s’agit de l'aspiration du contenu gastrique soit par dépression soit par gravité

4. LE LAVAGE D'ESTOMAC: Il s'agit d'évacuer une substance toxique de l'estomac par siphonage.

5. LE GAVAGE Il s’agit de l'alimentation par sonde

VI LE SYSTEME GENITO URINAIRE

1. PLACEMENT D'UN URINAL Il s’agit de la récolte des urines chez un malade incapable d'uriner.

2. DIURESE: Il s’agit de la surveillance des urines émises pendant 24 heures

3. LE SONDAGE VESICAL Il s’agit de récupérer les urines par l'l’introduction d'une sonde par le méat urinaire jusqu'à la vessie par l'urètre.

Démarche de soins


La démarche de soin est « un processus par lequel l’infirmier détermine, met en œuvre et évalue les actions relevant de son rôle propre dans le cadre d’un contrat de soins avec la personne » considérée comme un être bio-psycho-social. Elle se découpe en plusieurs étapes théoriques, qui sont :

  1. le recueil de données et l'analyse bio-psycho sociale, la recherche des antécédants médico-chirurgicaux psychologiques de la personne;
  2. l’analyse de celles-ci aboutissant à la détermination des problèmes de santé (en regard des 14 besoins de Virginia HENDERSON), en recherchant les différentes manifestations de ces problèmes ainsi que ce à quoi ils sont dûs;
  3. la formulation d’objectifs de soins ;
  4. la détermination des interventions infirmières avec une planification de soins ;
  5. la mise en œuvre des actions du plan de soins ;
  6. l’évaluation (efficacité/tolérance);
  7. le réajustement.
Par ailleurs, la démarche doit permettre le suivi et la continuité des soins.

Qualité des soins


Pour définir la qualité des soins infirmiers, nous allons suivre la démarche de Hannu Vuori qui, dans sa publication à l’OMS concernant la santé publique en Europe L'Assurance de la qualité des prestations de santé, Hannu Vuori, Bureau européenn de l'OMS, Copenhague, 1984, ISBN 92-890-2151-7 , pose quatre questions pour élaborer sa définition :

  1. « La qualité pour qui ? » : Pour tous les acteurs de soins et de leur qualité, mais aussi bien sûr pour toutes les personnes à qui ils s’adressent. Ainsi dans l’exemple de madame G, les soignants et la patiente n’ont pas la même façon de considérer les soins qui lui sont donnés. Il convient donc d’essayer de concilier les deux points de vue.
  2. « La qualité définit par qui ? » : Par un professionnel de santé qui cherche l’efficience maximale de sa démarche.
  3. « Destiné à quoi ? » : A développer un débat ( public et professionnel ) et un enrichissement de la réflexion sur les exigences relatives à la pratique soignante.
  4. « De quelle qualité s’agit-il ? » : C’est celle qui, dans le cadre d’une pratique pluri-professionnelle, adapte les soins portés à la personne dans une perspective de santé et non dans un but de non-maladie.
Ce dernier point nécessite un développement : dans l’optique du déploiement de la santé, l’infirmier dispose, comme nous l’avons vu plus haut, d’actes techniques et de connaissances qu’il utilise pour prendre soin de la personne dans sa globalité ( ce que certains soignants appellent « faire du relationnel » ). Mais ce serait une erreur de considérer ces deux éléments comme complètements dissociés. Il n’y a pas d’un côté les soins dits « techniques » et de l’autre ceux dits « relationnels ». Si l’infirmier n’adapte pas la dispensation des premiers en fonction du patient, de ses désirs et de son environnement, il ne se situe que dans le « faire sur ». Il ne s’agit pas de « faire du relationnel » mais d’« être relationnel ». Pour accéder au « être avec », le soignant doit en permanence « prendre soin du patient dans une perspective de santé, c’est à dire aller à sa rencontre pour l’accompagner dans le déploiement de la santé ». Ceci est d’autant plus important que « les soins peuvent être perçus comme une agression … s’ils se déroulent dans une situation d’urgence ou de stress ». Mais la qualité des soins ne saurait se réduire à la valeur de la prise en charge du patient par le soignant car de nombreux facteurs contribuent à cette qualité.

Facteurs de la qualité des soins

Partant de ces constats, W. HEesbeen a déterminé les facteurs qui, par leur association et leurs interactions, constituent la qualité des soins :

  1. « Les aspects politiques et économiques » regroupent le cadre légal et réglementaire des activités de soins et les limites des ressources économiques qu’un état souhaite investir dans la santé : c’est ainsi, entre autre, que le gouvernement français vote dans le cadre du projet de finances annuel l’Objectif National de Dépenses de l’Assurance Maladie.
  2. « L’organisation concrète des structures » : c’est à dire les projets que se donnent les structures sanitaires et sociales, ainsi que les outils et moyens qu’elles développent pour les mener à bien. Dans le cadre de l’urgence pré-hospitalière, nous avons vu qu’il existe un réseau efficace.
  3. « Les réflexions philosophiques et connaissances techniques et scientifiques » sont la conséquence de la curiosité intellectuelle et des ressources dont dispose chaque soignant, et doivent être mises en pratique dans le Projet de Soins. Au sein de l’hôpital, la Commission de Soins Infirmiers a, entre autres objectifs, celui de confronter ces réflexions aux pratiques pour les faire évoluer. En ce qui concerne notre sujet d’étude, nous avons vu que l’on peut enrichir le paradigme médical par une réflexion sur les fondements de l’activité soignante.
  4. « La formation des professionnels » permet à ces derniers de compléter leur formation initiale en acquérant les connaissances spécifiques à leur secteur d’activité. Elle s’oppose au mythe de « l’opérationnalité immédiate » au sortir du Diplôme d’État.
  5. « Les comportements et les compétences des acteurs » qui sont les aptitudes que l’infirmier exprime dans son activité. Chaque soignant, par sa personnalité et par l’application qu’il met dans son activité professionnelle, peut apporter une richesse.
  6. « La personne soignée et ses proches » . Le soignant qui va à la rencontre de la personne doit déterminer, entre autre, la perception qu’elle a de sa pathologie, ses ressources personnelles et son désir de guérir. Au même titre que son environnement, l’inquiétude et la souffrance de ses proches sont des éléments qui doivent orienter les soins : par exemple, « l’enfant va comme la mère va ». Afin de faire participer les patients à l’amélioration de la qualité des soins, on trouve souvent au sein des Conseils d’Administrations des hôpitaux des représentants d’une ou plusieurs associations d’usagers.
  7. « La méthode de recueil d’information sur les pratiques » permet quant à elle de mettre en évidence de façon quantitative et/ou qualitative les actions entreprises.
La prise en compte de ses facteurs permet de faire évoluer la qualité des soins. Ainsi nous pouvons conclure avec Walter Hesbeen qu’« une pratique soignante de qualité est celle qui prend du sens dans la situation de vie de la personne soignée et qui a pour perspective le déploiement de la santé pour elle et pour son entourage. Elle relève d’une attention particulière aux personnes et est animée par le souci du respect de celle-ci. Elle procède de la mise en œuvre cohérente et complémentaire des ressources diverses dont dispose une équipe de professionnels et témoigne des talents de ceux-ci. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique et organisationnel aux orientations, moyens et limites pertinentes et clairement identifiés ».

La Qualité des Soins, qualité dans le sens d'amélioration continue des prestations par la gestion des processus tel qu'il est définit par le système d'autorégulation cher à Deming //fr.wikipedia.org/wiki/Roue_de_Deming fait partie intégrante de la culture infirmière. Florence Nightingale,en 1872 soit trois quarts de siècle avant Deming déclarait: «Pour nous qui soignons, nos soins sont ainsi faits que, à moins que nous ne fassions des progrès chaque année, chaque mois, chaque semaine, croyez-moi nous reculons».

Législation française

Dans le domaine de la santé, la réforme hospitalière de juillet 1991 introduit pour la première fois la notion de réflexion sur « une politique d’évaluation des pratiques … visant à en garantir la qualité ». En 1996, ce questionnement aboutit à la mise en place, par une des trois ordonnances dites « Juppé », d’une évaluation systématique de la qualité en milieu hospitalier : l’accréditation des etablissements de santé. Cette démarche est menée par un établissement public d’état, l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation de la Santé ANAES et vise à « mettre en œuvre la procédure d’accréditation des établissements de santé ». L’article 10 du décret 93-221 nous informe que l’infirmier doit « garantir la qualité des soins ». Quant à lui, l’article 13 du décret 2002-194 précise que les soins infirmiers intègrent qualité technique et qualité des relations avec le malade. Mais en quoi consiste cette qualité puisque, à en croire Eric Reeking, « la qualité est comme la beauté : elle est dans l’œil qui regarde ».

Références


UPRIL


L’Union Professionnelle Reconnue des Infirmières de la province de Liège, en Belgique (UPRIL) est la régionale liégeoise de la FNIB (Fédération Nationale des Infirmières de Belgique). Elle existe depuis 1924. L’UPRIL envoie des représentants bien sûr au niveau de la FNIB, mais par le biais de celle-ci, possède différents mandats entre autre au CTAI, CNAI, UGIB… Elle est également représentée dans différentes commissions. En soutenant son action, vous permettez à vos représentants de défendre Votre profession.

Fondée en 1922, la FNIB portait alors le nom de "Fédération Nationale des Infirmières de Belgique".

Elle se donne comme but de rassembler et d'unifier les groupements professionnels infirmiers épars, les amicales professionnelles régionales, attachées à un hôpital ou une école d'infirmières, et les groupements professionnels infirmiers spécialisés.

A cette époque, la FNIB comportait déjà deux sections, l'une francophone et l'autre néerlandophone. Le Conseil d'Administration était paritaire et la présidence de la Fédération était assurée de façon alternée par les deux sections linguistiques.

En 1924, à la suite de débats internes, un groupe d'infirmières décide de faire dissidence et de se séparer de la Fédération Nationale. Elles créent, en 1925, "l'Association des Infirmières Catholiques Belges" qui deviendra en 1962 "l'Association Nationale Catholique du Nursing" (ACN).

Cette situation conduit la toute jeune "Fédération Nationale des Infirmières Belges" à affirmer clairement dans son appellation les principes de "neutralité" et de "pluralisme philosophique, politique et culturel" qui fondent ses statuts.

En 1926, la FNIB prend ainsi le nom de "Fédération Nationale Neutre des Infirmières de Belgique" et se constitue en personnalité juridique, sous la forme d'une association sans but lucratif.

En 1952, pour assurer une cohérence dans la défense professionnelle infirmière vis-à-vis des pouvoirs politiques et institutionnels, tout en gardant leur autonomie propre, les associations professionnelles infirmières "neutre" et "catholique" se regroupent sous l'égide d'une union : l'Union Générale des Infirmières Belges (UGIB).

En 1983, compte tenu de la régionalisation et de la communautarisation du pays, la FNIB se divise en deux entités distinctes selon le régime linguistique francophone et néerlandophone : la FNIB et la NNBVV.

Depuis 1996, cinq organisations professionnelles infirmières reconnues constituent ainsi l'Union Générale des Infirmières Belges (UGIB).

Ce sont :

la Fédération Nationale Neutre des Infirmières de Belgique (FNIB, neutre francophone) la Nationaal Neutraal Belgisch Verpleegsters Verbond (NNBVV, neutre néerlandophone) l'Association Nationale Catholique du Nursing (ACN, catholique francophone) la Nationaal Verbond der Katholieke Verpleegsters Verreniging (NVKVV, catholique néerlandophone) la Christliche Krankenpflegevereinigung en Der Deutschprachtigen Gemeinschaft (KPVDB, catholique germanophone)

La FNIB est le représentant des infirmières de Belgique au Conseil International des Infirmières (ICN), l'organe mondial de représentation de la profession.

La FNIB est également membre du Comité Permanent des Infirmières de l'Union Européenne (PCN), émanation des associations de l'ICN pour la région Europe.

En 2003, la FNIB a décidé de réformer ses statuts et de reprendre le nom de Fédération Nationale des Infirmières de Belgique, soucieuse de rassembler toutes les infirmières du pays, tant francophones que néérlandophones. FNIB

LA FNIB a sont site : http://www.fnib.be Webmaster: Dan Lecoq, L'UPRIL : http://www.upril.be Webmaster: Giacomo Diana

transmission ciblée informatisée


Pour le choix de mon sujet de TFE, je voulais quelque chose d'unique, sortant des travaux traditionnels et qui soit lié à ma passion qu'est « l'informatique ». J'ai donc eu l'idée d'associer ma passion à l'art infirmier. Ainsi est né mon travail : Intégration de la transmission ciblée au sein d'un logiciel de gestion des soins infirmiers.

projet d'informatisation de la transmission ciblée infirmière en Belgique, à Liège

J'ai eu la chance d'effectuer un stage au sein du centre hospitalier du Bois de l'Abbaye et de Hesbaye (C.H.B.A) où la gestion informatique des soins est déjà une habitude de service. Ils utilisent un logiciel appelé « Passion® » qui est basé et sur le patient et sur les tâches administratives et logistiques.

Convaincu qu'il était possible de créer un travail utile dans ce domaine ; j'ai contacté Mme Noben (infirmière coordinatrice du CHBAH). Après lui avoir fait part de mes idées, elle me proposa de travailler sur la création d'une banque de données (db) concernant la transmission infirmière d'une salle de entéro-gastrologie. Cette db constitue un élément essentiel à l'intégration du concept de la transmission ciblée dans le cadre du logiciel « Passion® ».

La transmission infirmière fait partie du dossier infirmier qui avec le dossier médical constitue le dossier du patient. Ce dernier est une obligation de la loi belge.

Le concept de la transmission ciblée permet une transmission infirmière plus structurée, une compréhension rapide de la situation et assure la continuité des soins. Elle répond donc aux exigences professionnelles et légales en matière de personnalisation des soins.

Cette méthode est conforme au schéma : donnée, action, résultat. Les données permettent d'identifier une ou des cibles qui sont l'énoncé concis d'un problème rencontré par le patient ou son entourage. Voulant aller plus loin dans mes recherches j'ai consulté l'enquête portant sur l'écriture professionnelle et la qualité des soins disponible sur Internet réalisée par l'agence nationale française d'accréditation et d'évaluation en santé. Ce travail soulignait les problèmes liés à l'écriture infirmière (trop fragmentaire, approximative, aspect qualitatif souvent absent…). Suite à cette lecture, je me suis fixé des objectifs supplémentaires notamment amener les équipes a regarder les écrits d'un peu plus près. Mon hypothèse était la suivante : la db permettra une transmission complète et correcte et une amélioration de la qualité des soins par une meilleure continuité de ceux-ci.

Ma méthodologie :

Pour réaliser mon enquête j'ai collecté les transmissions infirmières du service entéro-gastrologie. Cette unité possède aussi quelques lits de cardiologie dont je n'ai pas tenu compte sur demande de l'infirmière coordinatrice. La masse de données était énorme (transmissions écrites pause A B N ainsi que la transmission orale). Suite à cette 1ère difficulté, je réunis mon équipe de travail au sein même de l'hôpital : infirmière responsable du service d'entéro-gastrologie, infirmière coordinatrice, conseillers méthodologiques. Nous en avons conclu qu'il était préférable de se consacrer aux diagnostics infirmiers qui représentent un véritable vocabulaire professionnel pour le personnel. A partir des informations obtenues j'ai mis en évidence 28 diagnostics infirmiers (en consultant mon ANADI pour la validation) qui furent aussi validés par l'infirmière coordinatrice et l'infirmière responsable du service. Je les ai ensuite classés par rapport au modèle conceptuel de Virginia Henderson (14 besoins) sur demande du C.H.B.A car ce modèle est intégré par les infirmières de terrain de cet hôpital.

A ce stade ma banque de données était créée.

Je ne voulais pas en rester là !

Je réunis une seconde fois mon équipe de travail. Là nous avons décidé de développer un diagnostic infirmier (DI) parmi les 28 validés. Nous avons choisi « la douleur chronique » étant donné que le personnel du service y était fréquemment confronté. Suite au développement théorique de ce DI je me retrouvais une nouvelle fois avec une masse de données à gérer. Pour rester fidèle aux méthodes de travail de la salle ; j'ai soumis ma liste d'action théorique au personnel à partir de laquelle ils ont dégagé l'essentiel (actions effectuées par la salle).

Dés lors, je possédais les éléments nécessaires à la création de programme de simulation. Voulant garder la même interphase que « Passion® » je décidais de créer une architecture pouvant permettre d'insérer mes éléments sur « la douleur chronique » et ainsi de faciliter le développement de futures cibles. J'ai donc utilisé VISUAL BASIC 5 pour me permettre de respecter l'architecture Windows.

En conclusion, mes objectifs étaient partiellement atteints : l'équipe a pris le temps de se positionner face à ses transmissions, « la douleur chronique » a été totalement développée, l'architecture permettant d'insérer les futures cibles a été crée. Ce travail m'a apporté une satisfaction quant au fait que j'ai réussi à associer ma passion à mon métier…

Je vous remercie de votre lecture afin que ce travail ne finisse pas dans les oubliettes de mon école.

Diana Giacomo, ancien élève de la Haute Ecole André Vésale de Liège et aujourd'hui infirmier gradué du CHR de la Citadelle de Liège.

Voir aussi


Liens externes

soin infirmier | santé

 

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