Saint-Martin (néerlandais : Sint Maarten) est une île du nord-est des Antilles, située à 250 km au nord de l'archipel de la Guadeloupe et 240 kilomètres à l'est de Porto Rico. Elle est partagée entre deux états :
Les îles voisines proches sont Anguille (Anguilla) et Saint Barthelemy (St-Barts).
Par contre Saba, Saint-Eustache (Statia), St.Christophe (St-Kitts) et Névis (Nieves) sont plus éloignées mais généralement visibles.
Prédominant sur les deux langues officielles, la langue anglaise est utilisée dans les deux parties de l'île, et la langue espagnole apportée par les immigrés de République dominicaine prend de l'ampleur.
__TOC__
Christophe Colomb lors de son retour vers Hispaniola (dit le deuxième voyage) en passant au large avec sa flotte de 17 navires (entre le 11 et le 13 novembre 1493, jour de la fête de saint Martin de Tours, l'aurait désignée sous ce nom. Cependant la tradition locale désigne l'île par deux autres noms en langue Caraïbe : Oualichi (l'île au sel) et Soualiga (l'île aux femmes).
A partir de 1627, après diverses reconnaissances à la recherche de salines naturelles, les Néerlandais installent une petite garnison en juillet 1631 (30 hommes et 4 canons) sur une presqu'île de la Grande baie (emplacement actuel de Philipsburg). Quelques familles françaises issues de la colonie françaises de l'île proche Saint-Christophe cultivent du tabac sur la partie orientale de St-Martin.
En 1638 les Espagnols désirant protéger leur hégémonie régionale attaquent la garnison néerlandaise, s'installent et y construisirent leur fort (technique française). Ils y laissèrent une petite garnison en liaison avec Porto Rico. En 1644 ce fort résista à une attaque du célèbre capitaine néerlandais Peter Stuyvesant. C'est lors de ce combat avorté que celui-ci reçu une blessure provoquant par la suite l'amputation de sa jambe.
Suite à cette attaque, les Espagnols démantelèrent leur fort et quittèrent l'île, laissant là quelques Français et Néerlandais qui s'empressèrent de prévenir leur gouvernement respectif ( Saint-Christophe pour les Français, Saint-Eustache pour les Néerlandais). Après quelques manœuvres d'intimidation les deux parties préférèrent transiger et scinder l'île en deux zones à souveraineté distinctes tout en fixant des règles de coopération mutuelle. Le 23 mars 1648 la dite convention de Concordia fut ainsi rédigée et signée entre le chevalier Robert de Lonvilliers de Poincy au nom du Roi de France et le capitaine-major "Martin Thomas" au nom du prince d'Orange. Cette convention (Accords) n'a jamais été dénoncée et est toujours officielle à ce jour malgré de multiples incidents et dérapages au cours de ces 350 dernières années. De nos jours l'article n° 5 n'est cependant de facto plus réellement respecté.
Les Traités de Westphalie du 24 oct 1648 mettent fin (entre autres) aux prétentions territoriales espagnoles sur les petites Antilles.
Par la suite des pirates y ont fait plusieurs raids destructeurs et les forces militaires britanniques occupèrent l'île de nombreuses fois en fonctions des conflits et des alliances en Europe.
Les phases économiques ont été les suivantes : Tabac, indigo, canne à sucre, coton, sel, élevage, tourisme (1965-actuel).
Hormis plusieurs plaines alluvionnaires côtières et de fonds de vallées, le relief est montagneux à forte pente, constitué de nombreux mornes agencés en un plissement N-NE/S-SO. Les lignes de crêtes ont une altitude moyenne de 300m environ coupées par plusieurs cols. Le plus haut sommet est le Pic Paradis (414m) en zone française (une route cimentée y monte). La route principale fait le tour de l'île par la côte afin d'éviter ces reliefs.
Il existe quelques petites sources d'eau de ruissellement, plus ou moins captées (la plus productive étant "Moho" dans la ravine entre Quartier d'Orléans et le Pic Paradis, mais leur débit insuffisant se ré-infiltre rapidement. Donc, l'île ne possède pas de cours d'eau permanent mais des ravines généralement sèches qui peuvent devenir torrentielles et dangereuses lors des grosses pluies. Les nappes phréatiques des plaines sont plus ou moins saumâtres.
Au fil de la colonisation, depuis 1648 la végétation originelle qui couvrait l'île a été totalement dégradée par les activités humaines telles les agricultures successives, la création de pâturages par brûlis et l'exploitation des arbres pour la construction et la fabrication de charbon bois. Aujourd'hui, en dehors des zones urbanisées, le couvert végétal est fait de forêt secondaire plus ou moins xérophiles selon l'exposition et l'altitude, de taillis secs et épineux d'acacias et de restes de savanes dominées par les hautes herbes de Guinée (Panicum Maximum).
Par la suite, au début du Néogène, il y a environ 23 M.a., la formation géologique de l'île se complique par l'intrusion d'une poussée volcanique à travers le "banc d'Anguille". C'est ce qui a donné l'ossature centrale des mormes actuellement les plus élevés.
Enfin, il y a environ 10 milion d'années vers la fin du Miocène (milieu de l'ex-Tertiaire) l'île a commencé à émerger de l'océan. C'était aussi l'émergence de Toumaï notre possible plus ancien ancètre retrouvé à ce jour.
Les cordons de sable littoraux sont issus de l'Holocène (ex-Quaternaire) et évoluent encore de nos jours.
La superficie de l'île et ses contours ont varié en fonction du niveau de la mer (-110m/+40m) en conséquence des transgressions marines dues aux variations des glaciations sur le globe. Donc il y a 12.000 ans et à plusieurs reprises auparavent l'île a été réunie en un seul bloc avec les îles soeurs Anguilla et St-Barthelémy situées sur le même banc sous-marin actuellement situé à une profondeur moyenne de -40m à -60m. Pour une profondeur isobathe à 70m ce bloc devait couvrir une surface de 4.650 km² environ, 53 fois l'île actuelle, soit la moitié de l'île Porto-Rico
Le sol des mornes de l'île (aux sommets ou sur les pentes) sont jonchés de "boulders"(1) et de restes de platiers coralliens. Sous une très fine couche d'humus, le sous-sol est principalement composé de tufs volcano-sédimentaires et de roches métamorphiques à structure grenue (diorite, péridotite, gabbro, andésite ...). Par endroit émerge des dykes de basalte pourpre Fortune (67m), Fort Louis, ....
A la Pointe Arago on observe une formation particulière relevée par le géologue Westercamp. Il s'agit de roches en "coussin" issue directement de laves solidifiées sous la mer.
On trouve d'assez beaux cristaux de grenats dans la ravine St.Louis, .
Note1: (Grosse pierre dure arrondies par l'érosion, au coeur de roche vitrifiée verdâtre mais la croûte extérieure est grise par l'oxydation)
A observer:
Île des Caraïbes | Antilles néerlandaises | Île française
Синт Мартен (Холандски Антили) | Sint Maarten | Svatý Martin (ostrov) | Saint-Martin (Insel) | Saint Martin | Sint Maarten | Isla de San Martín | Saint-Martin | Saint-Martin | Saint Martin | セント・マーチン島 | 세인트마틴 섬 | Saint Martin | Sint-Maarten (eiland) | Saint Martin | Sint Maarten | Saint Martin | Остров Святого Мартина | Saint Martin (ostrov) | Saint Martin | Ermiş Martin | 圣马丁岛
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Saint-Martin (île)".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world