La Roumanie est considérée comme une île de latinité dans un océan slave. L'étymologie du nom de ce pays le relie à Rome, ancienne capitale de l'Empire romain, car pendant longtemps le mot Romania a désigné toute la partie orientale de l'Empire Romain. Voir aussi l'Origine du peuple roumain.
Plus d'un quart de la population roumaine comprend et parle le français, en partie grâce à l'héritage latin commun aux deux langues. La Roumanie est donc considérée un pays francophile, si ce n'est francophone. Le pays va d'ailleurs accueillir le XIe Sommet de la Francophonie en 2006. *
Le 25 avril 2004, à Luxembourg, la Roumanie a signé son traité d'adhésion à l'Union européenne et deviendra membre le 2007 en même temps que la Bulgarie, sauf application d'une clause de sauvegarde qui repousserait l'adhésion d'un an.
L'histoire de la Roumanie commence certainement avant sa création officielle, le 9 mai 1877, de l'union de la principauté de Valachie et de la principauté de Moldavie, qui s'extirpent de la soumission vis-à-vis de l'empire ottoman, et forment le Vieux Royaume.
Les populations qui finiront par constituer les Roumains ont une longue histoire, depuis l'apparition des premiers Daces, conquis par l'Empire Romain, dont la domination va durer 150 ans avant de se retirer au milieu du Vème siècle.
Les forces de cohésion bâtissent progressivement trois formations étatiques, la principauté de Transylvanie, la principauté de Valachie, et la principauté de Moldavie qui luttent contre leurs voisins : Hongrois, Polonais, Russes, et constituent le dernier rempart pour l'Europe chrétienne face à la menace musulmane des Turcs.
La fin de la Première Guerre Mondiale voit la Transylvanie alors propriété des Habsbourg austro-hongrois rejoindre la Roumanie, suivie de la Bucovine et de la Bessarabie et d'une partie du Banat, et constituer la Grande Roumanie.
La Deuxième Guerre Mondiale fait éclater le royaume sous les coups des Allemands nazis, de leurs alliés Hongrois, et de l'Union Soviétique, et le territoire se réduit à sa taille d'aujourd'hui, privée de la Bucovine du Nord et de la région de Herţa qui deviennent ukrainiennes, et de la Bessarabie qui forme la République de Moldavie.
En 1947, le roi Michel est forcé de partir et le rideau de fer communiste s'abat sur le pays, jusqu'en décembre 1989. Le président Nicolae Ceaucescu est abattu par une révolte populaire, dont la victoire a été confisquée par l'ancienne nomenklatura réorganisée dans le FSN (Front du Salut National). Les élections de 1996 ont balayé les anciens communistes du pouvoir, au profit d'une coalition des partis démocratiques (CDR ou Convention Démocrate Roumaine et USD, Union Social-Démocrate). Les successeurs des anciens communistes, rebaptisés PSD (Parti Social Démocrate) reviennent au pouvoir en 2000, mais ils concèderont une nouvelle défaite en 2004 face à l'Alliance D.A. (composée essentiellement des successeurs de la CDR, le Parti Démocrate et le Parti National Libéral).
Le 25 avril 2004, à Luxembourg, la Roumanie signe son traité d'adhésion à l'Union européenne et en deviendra membre le 2007 en même temps que la Bulgarie, sauf application d'une clause de sauvegarde.
Voir aussi La Roumanie dans l'Histoire, tableau comparatif et synthètique
La période communiste
Une partie importante de la population roumaine estime que l'histoire du pays après la Seconde Guerre mondiale a commencé par un « putsch soviétique ». Les électeurs avaient accordé au minuscule Parti Communiste roumain environ 3 à 5% des voix mais, malgré ce score très bas, les communistes sont arrivés au pouvoir et l'histoire a montré le rôle de l'URSS dans cette prise du pouvoir.
L'épisode le plus connu de l'histoire du communisme en Roumanie est la dictature des Ceauşescu. Elle a duré 25 années et fut peut-être l'une des dictatures communistes les plus longues, les plus autoritaires et les plus dures de l'Europe de l'Est. La révolution roumaine de 1989 a marqué la fin de la période communiste.
Transition vers la démocratie et l'économie de marché
Après une période de transition hésitante sous les présidences de Ion Iliescu (1989-1992, 1992-1996 et 2000-2004) et d'Emil Constantinescu (1996-2000) durant laquelle l'essentiel de la classe politique était issue des rangs du parti communiste de Ceauşescu et de l'ancienne haute administration, on estime aujourd'hui que la Roumanie commence, avec une croissance économique de 8,3% et un taux de chômage d'environ 6,2% à la fin de l'année 2004, à devenir un « bon élève » parmi les candidats à l'adhésion à l'Union européenne.
La période post-transition : en route vers l'Europe
Une fiscalité attrayante (16% à partir du 1 janvier 2005, comparé à 19% en Slovaquie ou 33% en France) et la perspective de l'adhésion à l'Union européenne font de la Roumanie une zone propice pour les entreprises qui souhaitent délocaliser ou s'implanter en Europe de l'Est.
La Roumanie est devenue membre de l'OTAN en 2004 et a achevé la négociation des 31 chapitres de l'acquis communautaire en décembre 2004 puis elle a signé à Luxembourg le traité d'adhésion le 25 avril 2005. Cette adhésion à l'Union européenne sera effective le 2007, sauf application d'une clause de sauvegarde.
Situation géographique :
Sud-est de l'Europe, frontières avec la Hongrie, la Serbie, la Bulgarie, la Moldavie et l'Ukraine. Côte maritime sur la Mer Noire.
Coordonnées géographiques :
45° 00' N, 25° 00' E
Superficie :
Total : 238 391 km²
Terre : 231.231 km²
Mer : 7 160 km²
Frontières :
Total : 2 508 km
Pays frontaliers : Bulgarie 608 km, Hongrie 443 km, République de Moldavie 450 km, Serbie 476 km, Ukraine (nord) 362 km, Ukraine (est) 169 km
Longueur de la côte : 225 km
Info écologie: la Roumanie est le premier pays du monde à avoir signé le Protocole de Kyoto.
La Moldavie (en roumain : Moldova).
La Valachie (en roumain : Ţara românească, littéralement le pays roumain)
La Transylvanie (en roumain : Transilvania).
Article détaillé : Subdivisions de la Roumanie
Les subdivisions administratives utilisées aujourd'hui sont les 41 judeţe (judeţ, au singulier du latin judicium, ou "juge") qui sont détaillés dans l'article de fond. De plus, la capitale, Bucureşti (Bucarest), compte aussi comme subdivision administrative sans être un judeţ. Les Roumains appellent cette subdivision « le municipe de Bucarest » (municipiul Bucureşti du latin "municipium").
Pour des liens sur le tourisme en Roumanie voir la section Liens.
Les stations du littoral s'étalent sur une frange cotière allant du sud de la ville de Constanţa jusqu'à la frontière bulgare. Elles bénéficient d'un long ensoleillement et d'une chaleur tempérée, la moyenne étant de 25°C en été.
Constanţa, Costinesti, Eforie, Mamaia, Mangalia, Neptun, Olimp, Saturn, Venus. Vama Veche
Poiana Braşov, Sinaia, Buşteni, Borşa. Autres régions touristiques de montagne : Apuseni, Parâng, Retezat
Le delta du Danube est un endroit unique en Europe - déclarée réserve naturelle par l'UNESCO.
Il est difficile de parler de la Roumanie, sans parler du célèbre comte Dracula, popularisé par Bram Stoker et des dizaines de films. Ainsi l'évocation de la Roumanie amène souvent à l'associer aux vampires, légende issue du personnage historique Vlad Tepeş, prince valaque plus connu sous le nom de Dracula. Des villes comme Sighişoara ou Bran sont des destinations touristiques souvent liées au mythe de Dracula.
Depuis la fin du régime communiste, le pays connait une période d'effacement de sa présence sur la scène sportive internationale. Cela serait du à ses difficultés économiques.
Après une décennie de stagnation, l'économie roumaine entame un décollage lent à partir de la fin des années 90. Le processus de croissance économique s'accélère après 2000 avec une moyenne annuelle de plus de 5%, pour arriver en 2004 à une croissance économique de 8,3%. En 2005 la croissance a été de 4,1% et de 6,9% au premier trimestre 2006. Son PIB place la Roumanie au 43 rang mondial en 2005 -sur 162 économies nationales- (199 milliard dollars-parité pouvoir d'achat-, selon la Banque Mondiale).
La majorité démocrate-libérale actuellement au pouvoir a mis en place une politique économique d'inspiration libérale, visant à
Bien que de nombreux problèmes subsistent à différents niveaux, l'économie roumaine a été déclarée économie de marché fonctionnelle par la Commission européenne en octobre 2004.
La Roumanie, favorisée par une main d'œuvre qualifiée, à bas coût, une fiscalité attractive, une position géostratégique et sa prochaine (et probable) adhésion à l'Union européenne, est en train de devenir, selon certains analystes, « un paradis des délocalisations.»
Article détaillé : Démographie de la Roumanie
Evolution de la population : (recensements)
Article détaillé : Culture de la Roumanie
Quelques noms célèbres :
Selon une analyse de la BBC*, le marché médiatique roumain est l'un des plus developpés et des plus dynamiques de l'Europe de l'Est.
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