Le mot a un double sens. Dans les monarchies où les femmes peuvent hériter le trône, la reine régnante est une femme monarque, c'est-à-dire une femme qui a hérité le trône du monarque précédant et qui règne de son propre compte. Par exemple, la reine Élisabeth II du Royaume-Uni est une reine régnante, puisqu'elle a hérité le trône de son père, le roi Georges VI.
Une reine consorte est l'épouse d'un roi. Cette reine ne possède pas de pouvoir légal, seulement le titre. La reine Sophie, la femme du roi Juan Carlos d'Espagne, sont des reines consortes. Dans la plupart des pays, le mari d'une reine ne reçoit pas le titre de « roi consort » ; au Royaume-Uni, le mari de la reine ne reçoit aucun titre automatiquement, mais la reine peut lui en octroyer. S'il reçoit le titre de prince, on dit communément « prince consort », mais ce titre spécifique n'a été donné qu'au prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, mari de la reine Victoria.
Une reine douairière est la veuve d'un roi. Quand elle est la mère du souverain actuel, elle s'appelle reine mère. La reine Élisabeth, épouse du roi Georges VI du Royaume-Uni, devint reine mère à la mort de son mari et à l'accession de sa fille, la reine Élisabeth II.