La recherche scientifique se caractérise par l’ensemble des actions entreprises en vue d’améliorer et d’augmenter l’état des connaissances dans un domaine scientifique.
Le manuel de Frascati, qui propose une série de définitions et de méthodes standards pour les enquêtes sur la recherche et de le développement (R-D), et qui fait référence aujourd'hui parmi les spécialistes, distingue deux grands types de recherche : la recherche fondamentale, entreprise principalement (mais pas toujours exclusivement) en vue de produire de nouvelles connaissances indépendamment des perspectives d'application, et la recherche appliquée, qui est dirigée vers un but ou un objectif pratique. À cela s'ajoute les activités de développement expérimental (parfois confondu avec la recherche technologique), qui consiste en l'application de ces connaissances pour la fabrication de nouveaux matériaux, produits ou dispositifs.
Il ne faut cependant pas se laisser abuser par ces grandes catégorisations, qui parfois peinent à rendre compte de réalités plus complexes. Il faut également prendre garde de ne pas tomber dans l'excès inverse qui consisterait, face à la complexité du réel, à nier qu'il puisse y avoir de profondes différences entre les différentes formes de recherche scientifique.
Plusieurs programmes publics de financement de la recherche ont été développés par différents pouvoirs publics, nationaux ou supra-nationaux. A l'échelle européenne, le principal instrument de ce type est le "programme-cadre" de recherche et développement technologique (PCRD), dont la 6ème version (2002-2006 -- PCRD6) est sur le point de se terminer avant de céder la place à la 7ème édition (2007-2013 -- PCRD7).
La démarche scientifique distingue en général deux activités : l’élaboration des théories (ou modèles), et l’expérimentation.
Les chercheurs s’appuient sur des modèles, c’est-à-dire une réduction des phénomènes naturels à un nombre de paramètres définis et maîtrisables, et regardent la manière dont évolue le phénomène lorsque l’on fait varier les paramètres ; lorsqu’il n’est pas possible de faire varier les paramètres, les chercheurs observent le phénomène et cherchent à corréler son évolution à celle des paramètres. Le but de ces expériences est de mettre en évidence les relations de cause à effet entre les divers phénomènes, et de quantifier l’influence d’un phénomène sur l’autre, c’est-à-dire dans l’idéal de relier l’intensité des phénomènes par des formules mathématiques lorsque c’est possible.
Les méthodes scientifiques pour y parvenir font preuve d’une démarche intellectuelle progressive et empirique.
Si la démarche expérimentale fait à peu près consensus dans l’ensemble des sciences, les méthodes pour mettre en œuvre cette démarche est l’objet de nombreuses divergences selon les domaines d’étude et les buts des chercheurs.
Les fondements de cette démarche sont :
Toutefois, cela est souvent impossible à réaliser, par exemple dans les sciences de la vie et dans les sciences humaines, notamment sociales.
Voir
La démarche théorique consiste à donner un modèle abstrait du phénomène étudié. « Abstrait » signifie que ce modèle est dépouillé de tout ce qui ne concerne pas l’étude présente ; on fait des hypothèses simplificatrices. Ce faisant, on s’est éloigné de la réalité, par contre, en simplifiant le problème, l’étude est plus facile.
La démarche théorique s’appuie toujours sur l’expérimentation : c’est l’expérimentation qui met en évidence les liens de cause à effet entre les phénomènes, ce qui permet de décider des hypothèses simplificatrices que l’on peut appliquer. C’est aussi l’expérimentation qui va permettre de confirmer ou d’infirmer une théorie. La théorie, elle, va guider l’expérimentation et déterminer les paramètres à contrôler, à isoler, à mesurer et à faire varier lors des expériences.
Expérimentation et théorie sont intimement liées. Cependant, la démarche théorique est très différente de la démarche expérimentale, puisqu’il s’agit essentiellement d’une démarche purement intellectuelle, d’une réflexion sur des données déjà acquises, alors que l’expérimentation concerne l’acquisition de ces données. Certains chercheurs sont spécialisés dans la démarche théorique et ne participent que très peu aux expérimentations.
Les chercheurs scientifiques sont cependant, en général, des professionnels très qualifiés, ingénieurs ou titulaires d’un doctorat. Le doctorat est un titre sanctionnant une expérience professionnelle de recherche d’environs trois ans en moyenne, concrétisée par la rédaction d’un ouvrage appelé la thèse. Le doctorat est délivré suite à l’évaluation de la thèse, et d’un exposé (soutenance de thèse) par un jury de personnalités scientifiques. Les modalités précises de cette évaluation dépendent du pays, et parfois aussi de l’université ou de la discipline.
Dans la plupart des pays, il faut être docteur pour avoir un poste de chercheur ou d’enseignant-chercheur dans le secteur public.
Voir l’article détaillé Doctorat.
En France existe également un diplôme post doctoral nommé « habilitation à diriger des recherches » (HDR), délivré à l’issue de la rédaction d’un mémoire et d’une soutenance, selon une procédure plus légère que celle du doctorat.
Le terme de « publication scientifique » ne recouvre normalement que le premier cas, c’est-à-dire de publications techniques évaluées par un comité scientifique, dirigées vers un public de spécialistes. Le grand public ne lit jamais ces publications.
L’évaluation des publications scientifiques est difficile. Dans le cas de sciences expérimentales, l’article soumis à publication est censé décrire précisément l’expérience menée, afin de permettre sa reproduction par d’autres scientifiques. Cependant, les personnes qui évaluent les articles n’ont pas le temps et les moyens matériels de refaire l’expérience; en conséquence, d’éventuelles erreurs ne seront le plus souvent découvertes qu’a posteriori. Souvent, la description donnée dans l’article est insuffisante pour la reproduction à l’identique de l’expérience. Dans le cas de sciences mathématiques, la vérification des preuves fournies ne peut pas toujours être faite dans un degré tel de détail que toutes les erreurs pourraient être trouvées.
Dans le secteur public, la productivité scientifique d’un chercheur est en grande partie mesurée à la quantité d’articles qu’il publie. Aux États-Unis, notamment, cela a pris l’aspect de publish or perish : publier ou périr. Une conséquence critiquable de cette façon d’évaluer la recherche est l’inflation de la quantité de publications scientifiques ; un chercheur peut avoir intérêt à multiplier les publications, parfois d’intérêt médiocre, pour allonger sa liste de publications. Pour cette raison, des procédés d’évaluation plus fins que le simple comptage ont été proposés (indices de citation, etc.). Par ailleurs, même si cette pratique reste minoritaire, un nombre croissant d'organisations publiques de recherche prennent également en compte les activités de dépôt de brevets, de création de spin-offs, etc. en vue de l'évaluation des chercheurs (et ceci est bien sûr relativement courant dans le secteur privé).
Toutes les revues et conférences n’ont pas le même impact et la même notoriété, ni le même sérieux pour la sélection de leurs articles. Les dépenses de recherche-développement par pays : source : l’état du monde 2004.
-align="center" bgcolor="#CCCCCC"" | pays | -align="center" | États-Unis | 265 | -align="center" | Japon | 98 | -align="center" | Allemagne | 55 | -align="center" | France | 32 | -align="center" | Royaume-Uni | 27 | -align="center" | Italie | 14 | - |
|---|
-align="center" bgcolor="#CCCCCC"" | pays | -align="center" | Suède | 4,25 | -align="center" | Japon | 3,90 | -align="center" | Finlande | 3,40 | -align="center" | Islande | 3,04 | -align="center" | Corée du Sud | 2,96 | -align="center" | États-Unis | 2,82 | -align="center" | Suisse | 2,64 | -align="center" | Allemagne | 2,50 | -align="center" | France | 2,20 | - |
|---|
Dans le cas de chercheurs du monde universitaire ou de la recherche publique, on évalue la qualité de la recherche notamment au regard de la quantité et la qualité de leurs publications scientifiques. En général, les chercheurs sont évalués par leur pairs.
Une autre façon de « valoriser » sa recherche est le dépot de brevets sur ses découvertes.
Dans la plupart des pays du monde, la recherche scientifique est faite par quatre type d’organismes :
Au niveau européen, des programmes publics de soutien à la recherche sont gérés à la fois au niveau national et au niveau communautaire. En particulier, la Commission européenne finance des "programmes-cadres" pluriannuels (le 6ème est en cours, le 7ème débutera en principe en 2007) et une série d'initiatives de nature plus politique telles que celle visant à porter à 3 % du PIB européen, d'ici 2010, l'investissement dans la recherche européenne (informations complémentaires).
D’une manière générale, la recherche scientifique est porteuse de progrès technique qui permet une amélioration des conditions de vie. Par ailleurs, en apportant un modèle du monde, elle aide à combattre les idées reçues et les manipulations.
C’est aussi un instrument primordial du développement social et économique d’un pays. En effet, la recherche est porteuse d’innovation et permet aux entreprises de faire évoluer leurs produits et services pour rester compétitifs. Par ailleurs, les chercheurs au sein de l’université ont une activité de formation ; étant toujours à la pointe des techniques et des savoirs, ils peuvent former des personnes qui sauront s’adapter aux évolutions des techniques, et qui seront elles-mêmes porteuses d’innovation au sein des entreprises.
Enfin, les chercheurs constituent un réservoir d’experts, qui peuvent participer à la résolution de problèmes ponctuels et réagir à des situations inattendues (participation à la manifestation de la vérité dans les enquêtes de police, mise en place de mesure pour combattre les épidémies...).
La recherche scientifique apporte donc non seulement des innovations technologiques, thérapeutiques, économiques... mais aussi un service (formation, expertise, normalisation).
La recherche scientifique a révolutionné l’agriculture et multiplié par deux la production mondiale de céréales entre 1950 et 1971. Cette augmentation résulte d’une combinaison de génétique, de botanique, de chimie et d’ingénierie.
De même, la science nous a permis d’améliorer notre compréhension du fonctionnement du corps humain et a contribué à augmenter notre espérance de vie dans les pays industrialisés. En 1693, l’astronome anglais Edmond Halley publia une étude portant sur l’espérance de vie dans la ville allemande de Breslau qui montre que sur 100 enfants, la moitié dépassait les 10 ans et seulement 11 atteignaient l’âge de 70 ans. Masaccio, Mozart et Schubert moururent respectivement à l’âge de 27 ans, 35 ans et 31 ans bien que d’autres grands hommes aient vécu plus longtemps. De plus, la tuberculose, la variole, la poliomyélite, la méningite et la pneumonie ont quasiment disparu dans les pays industrialisés (ceci étant également dû à une meilleure hygiène et un meilleur niveau de vie eux-même atteints grâce aux découvertes scientifiques).
Ces progrès se sont bien entendu portés sur les traitements (vaccination, médicaments, chirurgie, et maintenant thérapie génique) mais aussi sur l’organisation (médecine d'urgence, Samu), l’hygiène et la prévention (éducation à la santé, services vétérinaires pour la surveillance des aliments, traitement des eaux...).
Les études sur le comportement (sociologie, psychiatrie, psychanalyse, psychologie) ont permis de mieux comprendre les maladies mentales, les névroses et les psychoses. On est passé d’un statut de « fou » (enfermé dans des asiles et soumis à des traitements dégradants) à celui de « patient ».
La force et la résistance humaine étant limitées, les humains ont recours à outils et à des machines qui permettent d’effectuer plus efficacement les tâches (plus rapidement, avec une plus grande ampleur, avec une plus grande sécurité...). Le passage du travail d’origine animale (animaux de bât, de trait) et des moulins (à eau et à vent) à la machine a été rendu possible grâce à la possibilité de produire de l’énergie.
Les deux révolutions industrielles ont été permises par la découverte de modes de production d’énergie maîtrisée : la machine à vapeur et les énergies fossile (charbon, pétrole).
La découverte de l’électricité ou de la transmission hydraulique ou pneumatique a permis de séparer le lieu de production d’énergie (centrale) et le lieu de son utilisation (domicile, usine).
La découverte de la radioactivité au début du a fourni une nouvelle source d’énergie thermique (transformée en électricité), qui a permis notamment à certains pays, comme la France, de diversifier ses fournisseurs de matière première et a donc joué un rôle important sur la politique extérieure (indépendance vis-à-vis des producteurs de pétrole), et de réduire la pollution atmosphérique, au prix d’une augmentation des risques et d’un problème jusqu’ici non résolu de traitement des déchets et des centrales désaffectées.
Actuellement, de nombreuses recherches et expérimentations sont menées sur les énergies dites « renouvelables » (éolienne, solaire) en plus de celle déjà maîtrisées (barrages hydrauliques, usine maréemotrice de la Rance). On mène également des recherches sur la fusion nucléaire.
Grâce aux autres domaines scientifiques, nous pouvons bénéficier d’un meilleur niveau de vie (le taux d’illettrisme a diminué au cours du XX siècle).
De nombreux modèles statistiques montrent les liens entre montant des dépenses publiques consacrées a la recherche, à la formation et à l'éducation et niveau de richesse (PIB). Des chercheurs comme Paul Romer ou A. Sen ont expliqué ces liens entre R&D et croissance économique. Les exemples les plus récents proviennent des pays d'Asie.
On critique la participation de la science à l’industrie militaire sur plusieurs points :
On accuse notamment l’industrie pharmaceutique
De la même façon, on accuse les industries agronomiques d’ignorer les risques éventuels des OGM et l’impacts socioéconomique de leur diffusion dans les pays peu développés, dans le but d’augmenter ces profits.
Remarquons que ces critiques ne portent pas sur la recherche scientifique en tant que telle, mais sur sa direction et l’usage de ses résultats par le système économique. Cependant, elles s’accompagnent généralement d’une critique du système scientifique et des scientifiques :
Heidegger reproche surtout la perte de certaines valeurs et le fait que le progrès nous éloigne de la nature, de l’unité. C’est l’arraisonnement de l’homme par la technique bien que l’on puisse aussi penser que l’on se reconnaît dans son œuvre et par là que la technique est plutôt humanisante. En réalité, pour Heidegger, l’arraisonnement est une mise à l'ordre de la nature, un abandon de l'être humain dans son rapport à l'existence authentique, au profit d'une détermination de la nature et du monde qui les soumettent à la volonté effrénée de domination de l'homme.
Certains prétendent que les découvertes scientifiques biologiques et informatiques menacent le concept d’humanité. Peuvent également être rattachés à cette attitude certaines critiques du génie génétique et des OGM, qui accusent les scientifiques de s’être arrogés un droit, le droit de créer de nouveaux types d’êtres vivants, qui ne devrait pas appartenir à un humain.
En 1996, un article fut publié dans la revue Social Text dont le titre était : Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique. Son auteur, Alan Sokal, révéla par la suite, qu’il s’agissait d’une parodie et qu’il voulait s’attaquer à l’usage intempestif de terminologie scientifique et des extrapolation abusives des sciences exactes aux sciences humaines.
On peut par exemple citer une partie de l'œuvre de Jacques Lacan. Lors d’un congrès sur Les Langages critiques et les sciences de l’homme, qui s’est tenu à l’université Johns Hopkins en 1966, Lacan developpa les corrélations existantes entre les figures géométriques et les différents types de névroses. Sa discussion est considéré par plusieurs scientifiques comme du simple verbiage (indépendamment de la façon dont ils considèrent le reste de l'œuvre de Lacan).
On accuse parfois la communauté scientifique d'un certain conservatisme : d'après ces critiques, la communauté scientifique (donc, les comités éditoriaux de revues etc.) n'accepteraient que les résultats ne contredisant pas ses dogmes principaux. Cette critique prend souvent la forme d'une critique d'une « science officielle » qui étoufferait les initiatives non orthodoxes. On la retrouve notamment chez les partisans de médecines alternatives.
Il arrive que des scientifiques se retrouvent au cœur de vives polémiques. C’est en particulier le cas du secteur médical ou du secteur pharmaceutique, probablement en raison des sommes fréquemment en jeu.
L’homéopathie est l’un de ces domaines polémiques. Les prescriptions sont très précises et les médicaments assez particuliers. Le principe actif (lui-même toxique) subit 15 dilutions successives : la proportion de principe actif dans le médicament final équivaut à une goutte pour un volume de d’eau égale à 50 fois le volume de la terre. Il semble que les résultats (selon les études) sont meilleurs qu’avec des médicaments placebos et c’est ce qui poussa le professeur français Jacques Benveniste à entreprendre des recherches sur la mémoire de l’eau. Cependant, de nombreux scientifiques dénoncent ce qu’ils estiment être des supercheries.
Il existe d’autre exemple :
Ces exemples illustrent la démarche scientifique: la non répétabilité de résultats obtenus par un seul "scientifique" qualifie ces résultats de non scientifiques. La démarche scientifique ne valide un résultat que s'il est reproductible.
Son but est le plus souvent de permettre la construction d’une notoriété scientifique, mais d’autres raisons peuvent apparaître (justification de financements, etc.).
La principale cause de la fraude scientifique est le fait que la carrière des chercheurs dépend de leurs résultats : recrutements, promotions, etc., se font le plus souvent au vu de la production scientifique, c’est-à-dire essentiellement des publications scientifiques. Il peut donc être tentant d’augmenter artificiellement ce nombre. Les équipes et laboratoires sont en concurrence, et chacun essaye d’apparaître comme le meilleur.
Les publications scientifiques sont évaluées par d’autres scientifiques, lesquels ne peuvent le plus souvent pas reproduire les expériences des candidats à la publication. L’évaluateur peut ainsi se trouver dans la position inconfortable de
La justice intervient rarement dans des affaires de fraude scientifique ; cela arrive cependant parfois, notamment dans des affaires médiatisées où l’un des participants accuse l’autre de diffamation. Cependant, les organismes de recherche ou les universités peuvent être pourvues d’instances disciplinaires pouvant sanctionner professionnellement un manquement grave à la probité scientifique. Ces dernières années, un certain nombre de fraudes ont défrayé la chronique.
La fraude scientifique remonte aux débuts de la recherche. Galilée a par exemple exagéré des résultats expérimentaux. Des analyses statistiques ont montré que Mendel, le père de la génétique moderne, a probablement arrangé des résultats, sans doute en omettant des données jugées trop éloignées du résultat attendu. Même Isaac Newton a fait intervenir un facteur correctif dans ces théories pour augmenter son pouvoir de prédiction.
Quelques exemples de fraudes célèbres :
Voir les articles détaillés : Éthique et Bioéthique
Un scientifique peut être amené, dans le cadre de ses activités professionnelles, à trancher des questions ayant un contenu moral ou éthique. Cela peut concerner :
En 1955, le manifeste Russell-Einstein donna naissance au mouvement Pugwash, dont les conférences ont voulu être la conscience morale des scientifiques.
Les activités biomédicales sont particulièrement concernées par les problèmes éthiques ; citons ainsi, notamment, la controverse autour des techniques de clonage et de leur hypothétique application à la personne humaine. En 1994, l'unité de bioéthique de l'UNESCO recensait plus de deux cents comités d'éthique nationaux.
Aujourd'hui les grands thèmes de réflexion éthique sont:
La bioéthique est un débat actuel et regroupe les oppositions existantes par exemple sur la possibilité d'utiliser des embryons pour des expériences scientifiques.
Un modèle étant une construction de l’esprit, plusieurs personnes peuvent élaborer un modèle différent pour le même phénomène. L’idée de base des sciences est que ce sont les faits qui arbitrent le débat ; un modèle n’est acceptable que s’il permet de représenter la réalité.
Au sein des sciences, la raison d’être de la recherche est donc double :
Il n’y a donc pas de science sans recherche, se poser la question de la pertinence de la recherche, c’est se poser la question de l’utilité de la science.
Les autres raisons d’être de la recherche scientifique peuvent avoir des motifs liées à la Société ou à l'individu.
Politiques et stratégiques
Par exemple, la course à l'armement, le programme spatial, la recherche sur la bombe atomique.
Économiques
Par exemple, la recherche pharmaceutique, agricole, les études sociologiques appliquées aux techniques de ventes.
Sociales
Par exemple, les recherches médicales sur le paludisme ainsi que sur les autres maladies.
Culturelles
Par exemple, saisir le phénomène de la création artistique. La nomenclature et l’analyse des productions issues des « fous littéraires », les créations artistiques générées par contrainte volontaire (Ouxpo), ou les travaux de l’International School of Theatre Antropology (ISTA)
Voir Passion.
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