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Après la révolution de 1830, à Paris, Bruxelles se révolte à son tour (septembre-novembre), la Wallonie venant en renfort rapidement et spontanément. L'Europe (Autriche, Prusse, Russie et Angleterre) qui craint un rattachement de la Belgique à la France révolutionnaire, est l'objet de nouvelles méfiances et menaces de guerre. Malgré la volonté populaire d'annexer sa sœur belge, Louis-Philippe Ier et Talleyrand se doivent de rassurer l'Europe et concèdent donc « une Belgique Indépendante, et à neutralité perpétuelle », offrant ainsi un gage de bonne foi.

L'indépendance de la Belgique arrange finalement tout le monde, puisque l'Angleterre, la France, et la Prusse s'assurent de la libre circulation sur l'Escaut et divisent en deux l'ex-Royaume des Pays-Bas.

Situation avant 1830


Situation sociale

A l'aube de la révolution, alors que la plupart des bourgeois sont contents de la politique de Guillaume I, beaucoup de travailleurs sont sans emploi, la récolte est mauvaise et les ravitaillements menacés.

Citoyen de second rang

Les Belges se plaignent d'être traités comme des citoyens de second rang alors qu'ils ne sont pas moins de 3,5 millions face à 3 millions de Hollandais. La plupart des postes administratifs sont confiés à des Hollandais.

Faux frères

Les Belges sont majoritairement catholiques alors que les Hollandais sont protestants ; les deux peuples n'ont pas vraiment de passé commun et ne sont réunis que par la volonté des grandes puissances. La bourgeoisie belge parle français et regarde vers Paris, se sentant plus proches de leur voisin du sud.

Le déclencheur


La Muette de Portici

À Bruxelles, le 25 août, à l'occasion des 59 ans du roi Guillaume, a lieu la représentation de La Muette de Portici, opéra d'Aubert, au Théâtre de la Monnaie, qui exalte les sentiments patriotiques. Lorsque résonne l'air Amour sacré de la patrie, la salle se lève aux cris de : Aux armes, aux armes ! Le cri se répand très vite ; les bâtiments des représentants hollandais sont saccagés.

Le bruit court

Les Liégeois s'organisent pour prêter main forte aux Bruxellois et bouter les Hollandais hors de la capitale.

C'est derrière un drapeau brandi par Charles Rogier que, le 4 septembre 1830, les volontaires quittent Liège pour Bruxelles. L'histoire est en marche, dans tout le pays.

La bataille de Bruxelles

Le 23 septembre, les Hollandais tentent de reprendre Bruxelles aux révolutionnaires, se heurtant à des barricades, au feu nourri des volontaires et à la fureur déchaînée de la population. Le lendemain, une commission administrative s’installe à l’hôtel de ville. Ce noyau de pouvoir comprend d’Hoogvorst, Jolly et Charles Rogier. Il nomme don Juan Van Halen commandant en chef des patriotes.

Vive la Belgique

La victoire des insurgés produit dans tout le pays une exaltation intense. Les villes se libèrent, les campagnes se soulèvent, les volontaires affluent dans la capitale, la révolution est triomphante. La libération du territoire s’achève : poursuivis par les patriotes, les Hollandais sont refoulés sur la Nèthe (bataille de Waelhem), puis sur Anvers (batailles de Berchem et de Borgerhout).

Seules les citadelles d’Anvers et de Maastricht restent en leur pouvoir.

Histoire de Belgique | Histoire wallonne | Histoire contemporaine | Révolution | 1830

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