Konkordat von 1801 Concordat of 1801 Concordato de 1801 Concordaat van 15 juli 1801
Premier Empire | Histoire du catholicisme en France
Il faut distinguer :
Les articles organiques connaîtront au cours du XIX siècle bien des retouches. Ces retouches se sont faites généralement par décret (comme pour le retrait du crucifix des tribunaux et hôpitaux vers 1880).
Le concordat de 1801 fut signé le 15 juillet 1801 à minuit ou le 26 messidor an IX entre Napoléon Bonaparte, Premier Consul ( dont les démarches au près du pape furent faites par l'abbé Bernier), et le cardinal Consalvi, secrétaire d'État et représentant du pape Pie VII.
Il stipule que :
Le Concordat, en recréant des relations officielles entre l'Etat français et le Vatican, nécessita une remise à plat de la hiérarchie catholique en France. En effet, avec la Constitution civile du clergé de 1790, les ecclésiastiques français avaient dû préter un serment de fidélité à la Constitution. Le pape Pie VI a condamné en avril 1791 ce serment qui faisait des prêtres des quasi-fonctionnaires. Une autre des conséquences de la Constitution civile du clergé a été l'élection des évêques par les prêtres de leurs diocèses, au lieu de la traditionnelle nomination par le pape. Pendant la Révolution française, il y avait donc un clergé d'Ancien Régime, dont souvent les évêques avaient émigrés à l'étranger, et un clergé constitutionnel, dirigé par l'évêque Henri Grégoire. Le Concordat de 1801 obligea les deux clergé concurrents à démissionner afin de procéder à de nouvelles nominations conjointes entre le pape et l'Etat français. Il provoqua le schisme de la Petite Église au nord de l'Aveyron, à Lyon et en Vendée. Ces communautés refusaient la démission des évêques d'Ancien Régime.
Pendant tout le temps du régime concordataire (1801 - 1905), les nominations d'évêques ont été faites par le pape sur proposition du ministre chargé des Cultes (ministre de l'Intérieur le plus souvent). Cette pratique a été la source de nombreuses frictions à partir de la Troisième République.
Contrairement à ce qu’on dit souvent, le concordat de 1801 ne fait pas du catholicisme la religion officielle de la France. Si la Charte de Louis XVIII, en 1814, puis celle de Louis-Philippe en 1830 font du catholicisme la religion de la majorité des Français (28 ou 29 millions de Français dont seulement 600 000 protestants, 40 000 juifs et sans doute un tout petit nombre d’athées), le régime concordataire donne surtout une place officielle aux autres religions. Il est même capable dans certains cas (Nîmes) d’inverser le bénéfice du principe majoritaire.
Le temps ayant passé, on ne mesure peut-être plus bien le caractère nouveau de cette reconnaissance officielle en 1802 du protestantisme (et en 1808 du judaïsme), et l’importance de la paix religieuse qu’elle permet. A l'époque, il y a à peine 15 ans que les protestants ont un état civil, et 30 ans qu’on pouvait encore condamner à mort des pasteurs qui célébraient le culte. La manière dont les consistoires protestants et juifs se mettent en place est un exemple de participation et, finalement, à la fois un signe et un gage d’intégration.
En ce qui concerne les juifs, voici la manière dont le concordat se met en place:
Ce régime concordataire connaît des débuts chaotiques : en 1808 un troisième décret (le « décret infâme ») limite la circulation et le droit de commercer des juifs. Très vite, pourtant, y compris sous la Restauration, les communautés juives s'intègrent. Ex. Adolphe Crémieux. Finalement, ce nouveau régime juridique va favoriser un doublement de la population juive française en 80 ans, surtout par immigration, les pays voisins à l’est étant loin de montrer la même tolérance.
L'organisation actuelle du culte protestant en France découle directement des articles organiques.
En Alsace et en Moselle le régime concordataire est toujours en vigueur : un avis du Conseil d'État du 24 janvier 1925 déclare que la loi du 18 germinal an X est toujours en vigueur.
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"Régime concordataire".
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