La tension artérielle correspond à la force exercée par les parois des artères sur leur contenu c'est-à-dire le sang. Ainsi la tension artérielle est équivalente à la pression sanguine appelée aussi pression artérielle. Elle devrait se mesurer en pascals (Pa) ou en millimètres de mercure (mmHg). L'usage fait qu'elle est souvent mesurée en centimètres de mercure (voir les articles et « pression »).
Elle est exprimée par 2 mesures :
La pression artérielle est le résultat d'interactions complexes entre différents systèmes. Pour simplifier, on peut comparer la mécaniques des fluides avec le circuit électrique et la loi d'Ohm : U= R*I :
Les mécanismes de régulation sont de type :
Cela explique la grande variabilité des chiffres tensionnels d'une minute à l'autre chez le même individu : en gros, l'effort et le stress font augmenter la pression artérielle. Le repos la fait diminuer.
La prise de tension est donc sujette à de nombreux artefacts, elle doit donc être idéalement prise en position allongée, le patient étant au repos ; il ne faut pas négliger « l'effet blouse blanche » (la tension du patient augmente du fait de la nervosité induite par la mesure). Il faut également vérifier l'adéquation entre la taille du brassard et celle du bras : si le premier est trop petit, on peut avoir une fausse élévation des chiffres tensionnels (effet gros bras).
Elle est faite classiquement par un brassard gonflable circulaire relié à un manomètre, appelé tensiomètre ou sphygmomanomètre. Le premier appareil de ce type a été décrit par le Dr. Scipione Riva-Rocci le 10 décembre 1896 dans la gazette médicale de Turin.
L'instrument actuel est mis au niveau du bras. Un stéthoscope est disposé au niveau du pli du coude à l'écoute de l'artère humérale. En gonflant le brassard à une pression supérieure à la pression maximale, l'artère du bras est alors occluse. On dégonfle alors celui-ci très progressivement et lorsque la pression de gonflage équivaut à la pression systolique (ou maximale), l'artère s'ouvre par intermittence ce qui se manifeste par l'apparition d'un bruit de battement dans le stéthoscope ; ces bruits, appelés « bruits de Korotkoff », sont dus aux turbulences de l'écoulement du sang, gêné par la pression du brassard. Des pulsations importantes sont également perceptibles par le patient et par l'examinateur. Lorsque la pression du brassard devient inférieure à la pression minimale (diastolique), l'artère est alors ouverte en permanence : le flux de turbulent devient laminaire et les bruits auscultatoires disparaissent.
C'est la méthode par « contrepulsion ».
On peut également estimer la pression sans stéthoscope, mais de manière moins précise :
L'association tensiomètre manuel et stéthoscope est de plus en plus souvent remplacé par des appareils automatiques (tensiomètres électroniques) avec un brassard gonflé par un moteur et détection soit des bruits par un micro (méthode auscultatoire), soit des variations d'amplitude de l'onde de pouls (méthode oscillométrique). Ces appareils permettent des mesures répétées et la surveillance presque en temps réel de la pression sanguine.
On peut également mesurer la pression artérielle par les mêmes techniques mais cette fois ci au poignet et même au doigt. Cela ne constitue pas cependant la méthode de référence.
Lorsqu'on couple un tensiomètre électronique à une batterie et à une mémoire, on peut prendre alors la pression artérielle de manière répétée durant 24 h : c'est le MAPA (= monitoring ambulatoire de la pression artérielle faussement appelé aussi Holter tensionnel).
Dans certains cas, la pression artérielle est mesurée en introduisant dans l'artère un cathéter empli de liquide et relié à un capteur de pression. Cette méthode plus invasive (donc plus risquée) donnes des mesures plus précises et donne la pression artérielle en dynamique. Ainsi, la pression à chaque moment de chacun des cycle cardiaque du patient est mesurée, pas seulement la pression systolique et diastolique sur une certaine période.
La méthode de référence est la mesure au brassard avec stéthoscope (contrepulsion). Elle se fait sur un patient en position demi-assise, les bras le long du corps, après cinq à dix minutes de repos. Le bras doit être maintenu a hauteur du cœur: si le bras est trop bas, la pression sera surestimée. La taille de la manchette doit être adaptée à la taille du bras: si la manchette est trop petite, la pression sera surestimée. Dans un premier temps, on mesure la pression au deux bras. Il peut arriver que la pression soit un peu plus élevée dans un bras que dans un autre: on considérera la pression la plus élevée comme étant la valeur de référence.
Dans l'urgence, la baisse de la tension artérielle systolique peut être estimée par la prise du simple pouls, celle-ci entraînant la disparition d'un pouls distal ; chez un adulte :
On peut aussi estimer la tension systolique avec le « remplissage capillaire » : on exerce une pression sur un ongle, celui-ci pâlit, et on regarde la vitesse à laquelle il se recolore :
Signe (médecine) Cardiologie Physiologie
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