La plongée sous-marine consiste, en général, à explorer le monde sous-marin équipé d'un scaphandre autonome spécifique composé généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes et, à la différence de la plongée en apnée, d'une bouteille de plongée, d'un détendeur et d'un gilet de stabilisation.
La plongée de loisir a pour but principal de découvrir le monde sous-marin, sa faune, sa flore, sa beauté, son univers sonore particulier. Il existe également des activités spécifiques, notamment professionnelles, liées à la plongée. Ainsi, un plongeur peut être spéléologue (spéléo-plongée), biologiste, plongeur offshore, photographe, chercheur d'épave, etc.
Incidence des variations de pression
Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la
pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : alors que nous sommes soumis à une pression d'environ 1
bar à l'air libre au niveau de la mer (pression atmosphérique), le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres.
Par exemple, à 25 mètres de profondeur, un plongeur est soumis à 3,5 bars de pression totale (1 bar de pression atmosphérique et 2,5 bars de pression hydrostatique); cette pression inhabituelle pour un être humain adapté au milieu terrestre va provoquer différents phénomènes, que le plongeur doit connaître et gérer sous peine de mettre sa santé (voire sa vie) en danger.
La majeure partie du corps humain, composée de liquides/solides incompressibles, n'est pas directement affectée par les variations de pression. En revanche, l'air contenu dans les différentes cavités du corps (oreille moyenne, sinus, appareil respiratoire...) voit son volume varier de manière inversement proportionnelle à la pression ambiante, suivant la loi de Boyle-Mariotte.
Barotraumatismes
Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes.
Lors de la descente, l'air contenu dans l'
oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du
tympan. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne
via les
trompes d'Eustache, afin d'éviter toute déchirure ou douleur. Il existe plusieurs
manœuvres d'équilibrage, la plus répandue consiste à se pincer le nez et à souffler légèrement bouche fermée (procédé dit de
Valsalva). Lors de la remontée le phénomène inverse se produit et l'oreille moyenne passe en surpression. Cependant aucune manœuvre d'équilibrage volontaire n'est nécessaire.
Lors de la remontée, l'air contenu dans les poumons du plongeur se dilate. Si le plongeur n'est pas attentif et n'expire pas ou pas assez (en cas d'apnée involontaire, de panique, de remontée trop rapide...), la surpression pulmonaire ainsi créée peut entraîner des lésions graves.
Vertige alterno-barique
Le vertige alterno-barique est du à une différence de pression entre les deux oreilles moyennes. L’appareil vestibulaire sert à donner au cerveau des informations concernant sa position dans l’espace. Lorsqu’il y a une pression gazeuse sur la paroi de l’appareil vestibulaire, celle-ci change les informations. Si il y a une différence de pression entre les deux oreilles moyennes, le cerveau reçoit des données contradictoires qu’il ne sait pas interpréter.
Le plongeur a donc un vertige, souvent passager de 30 secondes à quelques minutes, qui peut être mortel en cas de panique. Il perd en effet tout repère spatial, et ne peut pas dans l’eau se réorienter sur des repères visuels.
La différence de pression entre les deux oreilles moyennes est souvent due à une manœuvre de Valsalva (injection d’air à partir de la gorge vers la trompe d’Eustache) mal exécutée, ou alors à une trompe d’Eustache peu perméable à l’air.
La toxicité des gaz
Le troisième effet de l'augmentation de la pression sur le plongeur concerne l'impact des gaz respirés sur l'organisme.
Pour les pressions rencontrées en plongée sous-marine, les gaz respirés se comportent comme des gaz parfaits, et obéissent donc à la loi de Dalton. Il est ainsi possible d'utiliser la notion de pression partielle pour un gaz respiré. Par exemple, étant donné un plongeur respirant de l'air (environ 80% d'azote, 20% d'oxygène) à 20 mètres de profondeur (soit une pression totale de 3 bars), la pression partielle d'azote respiré est de 2,4 bars (80% de 3 bars), et celle d'oxygène est de 0,6 bars (20% de 3 bars). L'effet physiologique d'un gaz dépend de sa pression partielle, qui elle-même dépend donc de la pression (de la profondeur) d'une part, et de la proportion du gaz dans le mélange respiré par le plongeur d'autre part.
L'augmentation de la pression partielle (pp) a des effets différents en fonction du gaz.
L'oxygène
L'
oxygène (O
2), indispensable à la survie du plongeur, devient toxique avec l'augmentation de sa pression partielle. Cet effet nommé
hyperoxie est dû à la toxicité neurologique de l'
oxygène à partir d'une
pression partielle de 1,6 bar. Il soumet le plongeur à un risque de crise épileptique (effet
Paul Bert) et donc de perte de connaissance conduisant à la noyade. D'autre part, une exposition prolongée (plusieurs heures) à une pression partielle d'O
2 de plus de 0,6 bar peut provoquer des lésions
pulmonaires de type inflammatoire (effet
Lorrain-Smith).
Toutefois en mélange avec de l'
azote, par exemple, c'est au-delà de 2 bars de
pression partielle que la toxicité de l'
oxygène se révèle.
Les gaz inertes
Les gaz inertes (
azote, mais aussi
hélium,
hydrogène,
argon, etc.), outre leur rôle déjà évoqué dans l'accident de décompression, ont des propriétés narcotiques à partir d'une certaine pression partielle. Le pouvoir narcotique dépend du gaz : l'argon et l'azote sont très narcotiques, l'hélium et l'hydrogène beaucoup moins. La narcose à l'azote peut débuter dès 3,2 bars de pression partielle (soit 30 mètres de profondeur en respirant de l'air), et devient très dangereuse au-delà de 5,6 bars de pression partielle (60 mètres). Les réflexes s'amenuisent, l'esprit s'engourdit ; les facultés de jugement du plongeur sont altérées, au point de provoquer euphories, angoisses et comportements irraisonnés pouvant conduire à l'accident (on parle ainsi d'ivresse des profondeurs). À plus grande profondeur, la perte de connaissance survient inévitablement. La diminution de la pression partielle du gaz narcotique entraîne immédiatement la disparition de ces symptômes, sans autres séquelles (un plongeur narcosé peut ainsi se soustraire aux symptômes simplement en remontant de quelques mètres). La narcose est un phénomène mal connu, probablement lié à l'effet des gaz dissous dans les tissus nerveux et au poids moléculaire du gaz concerné, dont les conséquences peuvent être très variables d'une plongée à l'autre. En fonction de la profondeur à atteindre, l'utilisation d'un "mélange" qui comporte de l'
hélium (
trimix,
heliox, heliair, ...) permet de diminuer les effets de la narcose ainsi que les durées de décompression. D'autre part, il permet également de plonger à des profondeurs plus importantes. Il est aussi possible d'utiliser des mélanges comportant moins de 80% d'
azote en y ajoutant de l'
oxygène, ces mélanges sont appelés
nitrox (de la contraction en anglais de nitrogen, l'azote, et d'oxygen, l'oxygène). Les nitrox jusqu'à 40% d'oxygène permettent de limiter la saturation des tissus en azote lors de la plongée et sont utilisés de plus en plus couramment en plongée loisir en lieu et place de l'air. Les nitrox avec plus de 40% d'oxygène sont utilisés pour accélérer la désaturation des tissus en gaz inertes durant les paliers de décompression, ils sont plutôt utilisés par des plongeurs professionnels ou techniques.
Pour information, l'hélium respiré à plus de 10 à 15 bars de pression partielle (au-delà de 120 mètres de profondeur environ selon le mélange utilisé) présente une autre forme de toxicité : le syndrome nerveux des hautes pressions (SNHP).
Le dioxyde de carbone
Il existe également une intoxication au
dioxyde de carbone (CO2) appelée « essoufflement ». Elle peut survenir si la ventilation n'est pas suffisante, c'est pourquoi, lors d'un effort particulier (palmage vigoureux, ...) il est nécessaire de réaliser des expirations longues afin de "chasser" le plus de CO2 possible. D'autre part ce phénomène d'essouflement est largement aggravé par la profondeur, aggravation notamment liée aux pressions partielles. Un essoufflement à grande profondeur déclenche souvent une narcose associée, avec parfois perte de conscience, car l'augmentation de la ventilation pulmonaire provoquée par l'essoufflement provoque une augmentation très importante de la quantité d'azote absorbée.
La décompression
L'augmentation de la pression ambiante cause la dissolution des gaz.
Lorsqu'un gaz se trouve en contact avec un liquide, il va s'y dissoudre progressivement jusqu'à atteindre une limite proportionnelle à la pression et dépendant des caractéristiques du gaz et du liquide en matière de solubilité, suivant la loi de Henry. Si la pression augmente, de plus en plus de gaz se dissout dans le liquide. Si la pression diminue doucement, du gaz reflue vers la limite du liquide sous forme dissoute ou de micro-bulles. Si la pression diminue très rapidement, le gaz s'échappe de manière explosive et forme des bulles au sein du liquide (exemple de la bouteille de soda au moment de l'ouverture).
Le corps humain est essentiellement constitué de liquide, et est donc soumis au même phénomène d'absorption et de restitution des gaz. Il est à noter que seuls les gaz inertes (azote, hélium, hydrogène, ...), non métabolisés par l'organisme, sont impliqués dans ce mécanisme pathologique. Le comportement de l' oxygène et du gaz carbonique obéit à des mécanismes physiologiques supplémentaires, qui font que ces gaz ne posent pas de problème du point de vue de la dissolution.
Restent donc les gaz inertes. Lors de l'immersion, les gaz inertes diffusent dans le corps du plongeur (sang et tissus) et s'accumulent progressivement, et ce d'autant plus que la profondeur et la durée de la plongée augmentent. Lors de la remontée, si la pression baisse trop rapidement - comme pour la bouteille de soda - des bulles pathogènes vont se former dans l'organisme. Suivant la localisation de leur apparition, ces bulles peuvent entraîner notamment des accidents circulatoires, des paralysies, des douleurs articulaires, que l'on regroupe sous le terme d'accidents de décompression. Si les vaisseaux sanguins au bas de la moelle épinière sont encombrés, il peut y avoir mort par anoxie de celle-ci, donc paraplégie. Le cerveau est aussi très sensible. L'enjeu pour le plongeur est de remonter suffisamment doucement pour qu'il n'y ait pas de formation de bulles, ou que les bulles formées soient suffisamment petites pour être asymptomatiques.
Ces phénomènes ont été modélisés empiriquement, afin de proposer au plongeur des procédures de décompression en fonction de sa plongée. Ces procédures limitent la vitesse de remontée (entre 6 et 18 mètres par minute en fonction des procédures), et imposent des paliers (des temps d'attente sans remonter). Les procédures de décompression sont soit décrites sous forme de tables, soit implantées dans un ordinateur de plongée, et ont fait l'objet de validations statistiques sur des populations de plongeurs. Ces procédures sont aujourd'hui fiables, et les accidents de décompression surviennent essentiellement suite à un non-respect des procédures.
Toutefois, il faut bien comprendre que, à ce jour, personne ne peut proposer de modèle satisfaisant permettant d'expliquer la décompression d'un plongeur. La recherche s'oriente actuellement sur l'évolution des micro-bulles dans le corps du plongeur, avec des résultats intéressants et une évolution vers des procédures de décompression plus optimisées, en diminuant le temps de décompression sans en dégrader la sûreté.
Équipement
Respiration
Sous l'eau, respirer avec un détendeur n'est pas différent de respirer à la surface. Les plongeurs ne ralentissent pas leur respiration, pas plus qu'ils ne l'accélèrent. Les détendeurs de nos jours, sont très perfectionnés et l'air arrive facilement au plongeur sans que ceux-ci aient à le puiser.
Scaphandre
Voir l'article
Scaphandre autonome
Choix des mélanges respiratoires
Les bouteilles des plongeurs peuvent contenir du
nitrox, du
trimix, de l'
héliox, de l'
air ou de l'
oxygène pur, suivant le type de plongée et le niveau de plongeur. L'
air est le gaz le plus utilisé de nos jours car beaucoup plus facile à comprimer dans les blocs. L'air étant beaucoup plus courant est également bien moins cher. Le
nitrox gagne du terrain, car il permet d'étendre les durées de plongées sans palier. La profondeur maximale atteignable sans danger est cependant réduite par l'enrichissement en oxygène, ce qui rend le nitrox moins souple que l'air. Pour les taux d'enrichissement faibles (moins de 40 % d'oxygène), le nitrox s'utilise avec du matériel classique, à condition que celui-ci soit très bien entretenu. Pour des taux plus élevés, un équipement spécifique est nécessaire (bouteille et détendeur) en raison des effets corrosifs du mélange enrichi en oxygène. Pour les taux élevés d'enrichissement, on observe en outre un risque d'explosion si des graisses de joints innapropriées sont employées. Notons enfin que seul un ordinateur de plongé adapté peut réaliser les calculs nécessaires à l'établissement du niveau de saturation du plongeur lors de l'utilisation d'un gaz autre que l'air.
Protection thermique
Les échanges thermiques étant plus importants dans un milieu liquide,
la perte calorique est relativement importante lors d'un séjour
prolongé dans l'eau. Le plongeur doit donc limiter les échanges
thermiques entre son corps et l'eau. Il peut utiliser pour cela :
- des combinaisons non étanches (appelée aussi combinaison humide), la plupart du temps en Néoprène. Elles peuvent être mono ou bipièce. ;
- des combinaisons étanches ou semi-étanches pour les températures plus basses.
Vous pouvez perdre jusqu'à 75 % de votre chaleur corporelle par la tête si vous la laissez sans protection thermique.
Pour que la perte thermique soit négligeable il faut que l'eau soit à une température supérieure à 32 °.
Flottabilité
Le plongeur utilise un gilet stabilisateur (également appelé « stab », de stabilizing jacket) qu'il peut gonfler et dégonfler à loisir afin de faire varier son volume et, suivant le principe d'Archimède, changer sa flottabilité et s'équilibrer ainsi dans l'eau. La stab peut être gonflée automatiquement avec le direct system, qui est reliée au bloc et qui permet d'insuffler du gaz à partir de la bouteille. Il est également possible de la gonfler à la bouche, mais c'est en général déconseillé : pour l'hygiène (des champignons peuvent se former à l'intérieur ; cet endroit est rarement sec et désinfecté) et à cause du risque d'essoufflement ou de surpression pulmonaire.
Déplacement
Le déplacement est assuré par les pieds uniquement. Ceux-ci sont chaussés de palmes.
Les palmes simples sont de deux types :
- chaussantes : on glisse le pied directement dans la palme, qui doit être à la bonne pointure
- enveloppantes : le pied doit être équipé d'un chausson ou d'un botillon avant d'être mis dans la palme, et on règle le serrage ensuite.
Il existe de petits scooters sous-marin électriques qui permettent le déplacement sans effort du plongeur.
Le courant peut aussi, à l'occasion, transporter un plongeur sans effort (attention sens unique !).
Réglementation
La réglementation internationale
La connaissance des contraintes liées au milieu aquatique ainsi que le strict respect de la réglementation, sont indispensables à la pratique de ce sport classé à haut risque
L'individu est libre de sa pratique à titre personnel.
Il est cependant assez difficile de louer du matériel ou gonfler les blocs pour des plongées autonomes dans la zone PADI.
Les particularités régionales
France
- En France dans les structures commerciales agréées ou associatives la plongée sous-marine est réglementée par les deux arrêtés suivants :
- Arrêté du 22 juin 1998 modifié 2000 relatif aux règles techniques et de sécurité dans les établissements organisant la pratique et l'enseignement des activités sportives et de loisir en plongée autonome à l'air. Couramment appelé "arrêté 98"
- Arrêté du 9 juillet 2004 relatif aux règles techniques et de sécurité dans les établissements organisant la pratique et l'enseignement des activités sportives et de loisir en plongée autonome aux mélanges autres que l'air. Couramment appelé "arrêté mélange".
Québec
Originalement calquée sur le modèle en vigueur aux États-Unis, soit une formation assurée par des moniteurs le plus souvent encadrés par des boutiques, la formation n'a pas su inculquer aux moniteurs, boutiquiers et surtout aux plongeurs des notions de responsabilité individuelles. Le résultat fut un nombre inconsidéré de décès en plongée dans les années 1990, dont un nombre inacceptable pendant des cours de formation. En conséquence, le Gouvernement du Québec a
légiféré pour encadrer la pratique et surtout l'enseignement de la plongée au Québec.
Les organismes
Ce sport comporte un certain nombre de risques, liés aux effets de la
pression (accident de décompression, surpression pulmonaire) ou à la faune et la flore sous-marine (
poisson-pierre, corail de feu, ...). Pour ces raisons, il est impératif de suivre un minimum de formation dans un des organismes cités ci-dessus (de toutes manières, la plupart des clubs respectent les règles de limitation sur les plongées en fonction du niveau de compétence atteint et validé par examen).
Organismes de formation
=FFESSM
=
La formation du plongeur comporte 5 niveaux selon les difficultés liées à la profondeur et à la capacité à gérer la plongée.Chaque niveau permet l'évolution à une profondeur limite donnée et précise les conditions d'autonomie ou d'encadrement.
La formation à l'enseignement est organisée en 4 niveaux qui déterminent chacun des prérogatives différentes.
Les diplômes fédéraux ne permettent qu' un encadrement bénévole,seuls les Brevets d'État peuvent prétendre à rémunération..
Récapitulatif des niveaux de plongée
| Niveau
| Plongeur
Prérogative
| Niveau
| Enseignant
Prérogative
| -
| I
| Plonger jusque 20 m encadré par un niveau IV minimum ou en autonomie limitée jusqu'à 10m suivant les condittions meteo et l'approbation du directeur de plongée.
| E1
| Niveau II ou III muni du diplôme d'initiateur. Il peut enseigner jusqu'à 6 m.
| -
| II
| Plonger jusque 20 m en autonomie relative avec d'autres plongeurs niveau II
| minimum et jusqu'à 40 m encadré par un niveau IV minimum.
E2
| Niveau IV munit du diplôme d'initiateur. Il peut enseigner jusqu'à 20 m.
| -
| III
| Plonger en autonomie totale avec d'autres niveaux III minimum jusqu'à 60 m.
| E3 (MF1 ou BEES1)
| Directeur de plongée dans tous les cas. Il peut enseigner jusqu'à 40 m
| -
| IV
| Plonger en autonomie jusque 60 m et encadrer les niveaux I et II comme vu ci-dessus
| E4 (MF2 ou BEES2)
| Il est là pour former les MF1. Directeur de plongée aussi.
| -
| V
| Il est plongeur niveau IV et directeur de plongée si il n'y a que des plongées d'explorations sur le bateau et n'est valable que dans le club ou il est délivré.
| E5
| Titre honorifique délivré aux moniteurs nationaux.
|
=FSGT
=
Fédération Sportive et Gymnique du Travail
Fédération sportive omnisport, la FSGT section plongée, est habilitée par l'Etat Français à délivrer l'ensemble des diplômes de plongée et d'encadrant définis par la legislation française.
=ANMP
=
Association Nationale des Moniteurs de Plongée
Association de moniteurs professionnels, Membre français du CEDIP, Ne regroupant que des moniteurs habilités par l'État français à exercer professionnellement.
L'ANMP défend les intérêts de la profession de moniteur auprès des instances administratives, gouvernementales et internationales. Elle propose divers services aux moniteurs (Assurances,défenses juridiques, fournitures pédagogiques,propositions d'emploi,...)
Les moniteurs ANMP délivrent des certifications internationales de niveaux 1 à 4 (prérogatives équivalentes aux cursus FFESSM/CMAS) et des formations aux mélanges (nitrox, trimix) pour les plongeurs et proposent des formations personnalisées et adaptées à tous les types de plongeurs.
=PADI
=
La formation est au mains des agences de certification commerciales nord-américaines, et est effectuée par des moniteurs le plus souvent encadrés par des boutiques. Les conditions de plongée au Québec étant extrêmes (eaux froides, courants), la formation standard
dispensée par les agences américaines est trop souvent inadéquate, d'où la nécessité d'une formation spécialement adaptée, notamment avec l'utilisation d'un vêtement isothermique étanche.La seule différence survenue lors de l'avènement de la législation est que les plongeurs doivent détenir un permis de plonger émis par le gouvernement, et les moniteurs doivent prouver une certaine compétence (le plus souvent, une accréditation de leur agence de certification renouvelée régulièrement).
Organismes Internationaux
=CMAS
=
- les 9, 10 et 11 Janvier 1959 à Monaco, les délégués des Fédérations de la République Fédérale Allemande, de la Belgique, du Brésil, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de Monaco, du Portugal, de la Suisse, des U.S.A. et de la Yougoslavie se sont réunis pour créer la "C.M.A.S.".
- la CMAS s'est dotée de 3 comités : sportif, technique et scientifique.
=CEDIP
=
- Le CEDIP est un organismes à but non lucratif qui regroupe près de 2000 moniteurs professionnels travaillant dans le monde entier.
- Les membres du CEDIP sont des associations ou syndicats de moniteurs professionnels délivrant des brevets de plongées internationaux.
Le CEDIP met en avant la qualité de ses formations et la sécurité pour le plongeur et le moniteur.
Organismes Régionaux
- Québec
- La FQAS : La Fédération Québécoise des Activités Subaquatiques du Québec offrait, à l'origine, un programme de formation et de certification, ce qui lui a valu les foudres de la part de certaines boutiques ne reconnaissant pas cette formation (forçant effectivement les plongeurs à reprendre à zéro leur formation).
À l'arrivée de la législation, la FQAS a fait pression sur le gouvernement pour que la législation ne soit pas aussi contraignante que prévu à l'origine, et a finalement obtenu d'être responsable des modalités d'applications de la législation. En retour, elle a cependant du se départir de ses activités de formation.
- Suisse
- La FSSS (Fédération Suisse des Sports Subaquatiques) est un des membres fondateurs de la CMAS Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques. La Fédération Suisse des Sports Subaquatiques est dirigée par un comité central (CC), élu par l'assemblée des délégués (AD). Le comité central, en tant qu'organe exécutif, expédie les affaires courantes, établit les contacts vers l'extérieur et l'intérieur, et s'adjoint des spécialistes pour les questions d'ordre juridique et d'assurances. Les travaux administratifs sont effectués par le secrétariat permanent à Berne, sous la direction du comité central..
- l'APDI (Association of Professional Diving Instructors), le membre Suisse du CEDIP
Préservation du milieu marin
Un plongeur se doit de respecter le monde qu'il explore. Il ne doit en aucun cas se comporter comme un prédateur et remonter des organismes vivants. La chasse sous-marine à l'aide d'un scaphandre automne est strictement interdite dans de nombreux pays (dont la France) et les loisirs touristiques comme le snorkeling sont très réglementés.
De plus, un plongeur ne devrait pas :
- nourrir les poissons (feeding) ;
- s'accrocher ou s'agripper au fond (des organismes vivants s'y trouvent, certains pouvant être dangereux comme le corail de feu) ;
- dégrader le milieu avec ses palmes (coraux, gorgones, posidonies par exemple).
- jeter des détritus dans la mer (ceci est valable pour tout le monde !).
Les plongées dans des réserves naturelles s'accompagnent d'un certain nombre de règles bien plus strictes encore.
L'association Longitude 181 NATURE milite pour la protection du milieu marin et propose à chaque plongeur une charte internationale du plongeur responsable. Cette charte essaye de responsabiliser le plongeur face aux problèmes écologiques et sociaux.
En savoir plus
Articles connexes
Liens externes
Bibliographie
- Alain Foret, Pablo Torres, 2004. Plongée plaisir - Niveaux 1 : A la découverte de la plongée. GAP (éd.)
- Alain Foret, Pablo Torres, 2004. Plongée plaisir - Niveaux 2 : Premiers pas vers l'autonomie. GAP (éd.)
- Alain Foret, Pablo Torres, 2004. Plongée plaisir - Niveaux 1 et 2 : de l'initiation à l'autonomie. GAP (éd.)
- Alain Foret, Pablo Torres, 2004. Plongée plaisir - Niveaux 3 : accès à l'autonomie. GAP (éd.)
- Alain Foret, Pablo Torres, 2004. Plongée plaisir - Niveaux 4 et 5 : conduite de palanquée et direction de plongées. GAP (éd.)
- Denis Jeant, septembre 2003. 6e édition - Code Vagnon de la plongée Niveau 1/1 étoile. Editions du Plaisancier. ISBN 2-85725-374-5
- Denis Jeant, 2005. 7e éd - Code Vagnon de la plongée Niveau 2/2 étoiles. Editions du Plaisancier. ISBN 2-85725-442-3
- Denis Jeant, 1999. 3e éd - Tests Vagnon de la plongée Niveaux 1 et 2. Editions du Plaisancier. ISBN 2-85725-233-1
- Denis Jeant, 2005. 2e éd - Code Vagnon Plongée Secourisme. Editions du Plaisancier. ISBN 2-85725-147-5
- Collectif, 2001. 2e éd - Ménento Vagnon des Premiers Secours en plongée. Editions du Plaisancier. ISBN 2-85725-307-9
- Dominique Ricou, Pierre Médalin, 2002 - Code Vagnon de la plongée Niveau 3/3 étoiles. Editions du Plaisancier. ISBN 2-85725-314-1
- Dominique Ricou, Pierre Médalin, 2000 - Code Vagnon de la plongée Niveau 4/3 étoiles. Editions du Plaisancier. ISBN 2-85725-278-1
Plongée | Océanographie
SCUBA | Tauchen | Scuba diving | צלילה | スキューバ・ダイビング | Scuba | Duiken | Dykking