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Né à Paris le 2 septembre 1846 et mort à Nice le 30 janvier 1914, Paul Déroulède s'illustra lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il fut fait prisonnier à Bazeilles, s'évada et rejoignit les Tirailleurs Algériens. Cité à l’ordre du jour et décoré en février 1871, il participe à la répression de la Commune de Paris lors de la Semaine sanglante de mai. Suite à une chute de cheval, il doit renoncer à la carrière militaire en 1874.

Désormais, par son œuvre littéraire et son action politique, il incarnera la France revancharde réclamant le retour de l'Alsace et de la Lorraine. Les Chants du soldat, dont le fameux Clairon, lui valent la gloire. À l'instigation de Gambetta, il crée la Ligue des Patriotes en 1882. Adepte du général Boulanger, sa notoriété le porte à l'Assemblée nationale en 1889.

Lors de l'affaire Dreyfus (1894 - 1906), Paul Déroulède se signala, phénomène non rare à l'époque, par un antisémitisme aussi outrancier que salonnard.

Profitant des obsèques de Félix Faure, il tente en 1899 le coup d'état que Boulanger avait refusé dix ans plus tôt. Arrêté, relâché et, finalement banni (expulsé en Espagne), il bénéficie d'une amnistie en 1905.

Il renonce à sa carrière politique après l'échec des élections de 1906.

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Naissance en 1846 | Décès en 1914 | nationaliste français | Personnalité de la Troisième République

Paul Déroulède | Paul Déroulède

 

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