En France, le terme « papeterie » désigne aussi bien une entreprise qui fabrique le papier qu'une entreprise qui vend des articles en papier.
Ces usines sont reconnues comme productrice d'odeurs nauséabondes qui affectent leur entourage. Cette odeur indésirable provient de réactions chimiques de cuisson, parties du procédé kraft, qui dégagent des sulfites d'hydrogène et autres gaz de soufre. lorsque les concentrations ne dépassent pas un certain seuil, lequel n'est pas couramment atteint, il est considéré que ces émanations ne sont pas dangereuses pour la santé des communautés environnantes.
Ces usines peuvent contenir des unités de production complètement intégrées ou être constituées de différentes unités complémentaires. Les usines intégrées acceptent les rondins (nommés billots au Québec) ou les copeaux, qui seront convertis en fibre. Ces fibres sont diluées dans une solution à 4 %, qui servira à fabriquer le papier. Une fois séchés, ces fibres sont moulées en ballots de pâte kraft, lesquels sont achetés par d'autres usines. Ces ballots sont hydratés pour former une solution à 4 %, qui seront transformée en papier.
Les usines modernes consomment de grandes quantités d'énergie, d'eau et de bois de façon très efficace par le biais de procédés de transformation complexes. Le principe de fabrication est toujours resté celui de la formation de la feuille induite par le séchage d'un mince ruban de pâte à papier liquide.
C'est sur la précision du contrôle de cette technique, où le séchage du produit donne les caractéristiques et propriétés finale du papier, qu'ont porté les grandes évolutions techniques de la machine à papier. Les technologies modernes permettent de produire une feuille de plus de 100 m de long et jusqu'à 10 m de laize (largeur) à une vitesse allant jusqu'à 1800 m/min. L'industrie papetière est à classer dans les industries lourdes.
Les machines à papier sont relativement similaires avec une laize comprise entre 1,20 m et 1,80 m pour une vitesse de 20 à 30 m/min.
C'est le développement de la rotative pour la grande presse « mangeuse » de papier qui fait exploser la demande. La machine à table plate supplante la machine à forme ronde et c'est la Pusey and Jones Company aux États-Unis qui construit, à la demande de la Hudson River Paper Company, la première machine adaptée à une table de 15 m de long.
La vitesse de 200 m/min est franchie en 1908 par W.H. Millspaugh. La puissance et la supériorité nord-américaine pour la construction de grosses machines à papier est alors patente et la course au gigantisme continuera. En 1920, deux firmes canadiennes sont en tête pour les performances de production : l'Abitibi Power and Paper Co et la Belgo Paper Co.
À l'époque, l'industrie du papier est encore fragmentée en France. C'est la Chapelle Darblay à Saint-Étienne-du-Rouvray et Beghin à Corbehem qui produisent la majorité du papier continu. D'autres firmes plus petites, comme ARJOMARI (regroupement de quatre papeteries) et les papeteries de France à Lancey, sont plus spécialisées dans des produits plus manufacturés, mais qui nécessitent néanmoins des machines performantes.
Dans les années 1990, avec la montée en puissance des groupes de défense de l'environnement, les papeteries nord-américaines ont pris le virage écologique. Elles ont commencé à fabriquer différents produits contenant des fibres recyclées.
Cette période a aussi marqué le début d'une ère d'intégration, les plus grandes achetant les plus petites.
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Papeterie".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world