Maxwell a montré que la lumière peut être modélisée par une onde électromagnétique, qui se propage dans une direction perpendiculaire à ce champ. A cette onde est donc associé une longueur d'onde, reliée dans le visible à la couleur perçue par l'oeil. La diffraction, les interférences ou la polarisation nécessitent de prendre en compte la nature ondulatoire de la lumière. Mais beaucoup de phénomènes peuvent être interprétés en ne considérant que la direction de propagation de l'énergie de cette onde, le rayon lumineux. C'est l'approche de l'optique géométrique, qui reste l'outil le plus efficace pour traiter les systèmes dioptriques et catadioptrique tant que la résolution est très inférieure à la longueur d'onde. Elle permet notamment d'expliquer la formation des images.
Ainsi :
La célérité de la lumière dans le vide est notée c et sa valeur est de 299 792 458 m/s (fixée par décret et 1983). Dans un milieu matériel, la vitesse de l'onde lumineuse est plus faible que dans le vide. On définit l'indice du milieu par la quantité n = c/v où v est la célérité de la lumière dans le milieu. La vitesse de la lumière étant toujours inférieure à celle de sa propagation dans le vide, n est supérieur à 1.
Les rayons que l'on dessine sont en général ceux qui correspondent à la lumière que l'on ne voit pas (en tout cas on ne la voit pas sur le côté)
Les tracés des rayons de l'optique géométrique ne remplacent pas les faisceaux. Un tracé de rayon peut être nécessaire pour déterminer la position d'une image, quand bien même ce "rayon" sort du système : il s'agit d'un rayon de construction. Réciproquement, la lumière passe évidemment par des trajets qui ne correspondent pas à des rayons de construction...
L'optique géométrique repose sur deux lois fondamentales :
On appelle dioptre la surface séparant deux milieux transparents. Si les rayons se propagent en ligne droite dans un milieu homogène et isotrope, ils sont déviés lors du passage d'un dioptre ou à la rencontre d'une surface réfléchissante. Le changement de direction aux interfaces est décrit par les lois de Snell-Descartes.
Si le rayon lumineux arrive sur une surface réfléchissante, il est dévié. Le rayon réfléchi reste dans le plan d'incidence mais son sens de propagation est inversé, et sa direction de propagation est telle que l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence. Ce phénomène est connu depuis les travaux de Ptolemé, Alhazen ou Kepler, de même que la déviation au passage d'un dioptre.
Lorsque le rayon lumineux traverse une surface séparant le milieu d'incidence d'un autre milieu d'indice de réfraction n2, le rayon dans le second milieu n'est pas dans le prolongement du rayon incident (sauf pour une incidence normale) : on parle alors de rayon réfracté. Snell et Descartes, chacun de leur côté, ont montré que dans le cas où les deux milieux sont homogènes et isotropes, la réflexion suivait une loi simple, identique à celle de la réflexion sur une surface réfléchissante, mais la réfraction suivait une loi en sinus.
Au niveau d'un dioptre plan :
Remarque : les deux phénomènes, réflexion et réfraction peuvent être interprétés avec un modèle ondulatoire de la lumière. De plus, l'indice dépend généralement de la longueur d'onde de la lumière incidente et la réfraction conduit alors à la dispersion d'une lumière polychromatique.
Le point image est dit réel s'il est situé en aval de l'élément optique par rapport au sens de propagation de la lumière. Il est dit virtuel s'il est situé en amont de de l'élément optique par rapport au sens de propagation de la lumière. Inversement, un point objet est réel s'il est situé en amont de l'élément optique par rapport au sens de propagation de la lumière et virtuel s'il est situé en aval de l'élément optique par rapport au sens de propagation de la lumière.
La propriété dite de stigmatisme est étroitement liée à la définition d'image optique. Pour un objet donné, un système optique en donne une image (au sens de l'optique géométrique) que s'il est stigmatique pour tous les points de l'objet. Dans ce cas, chaque point de l'objet à un point image et l'objet lui-même a donc une image.
Dans la pratique cette propriété n'est pas réalisable. On est amené à parler de stigmatisme approché lorsque les rayons convergent presque en un même point, c'est-à-dire lorsque la zone de convergence a une taille inférieure à la résolution et de condition d'aplanétisme permettant d'avoir une image plane d'un objet plan.
Dans la figure ci-contre, ont été représentés quelques rayons issus d'un objet lumineux réel et venant se réfléchir sur le miroir (que l'on schématise par un segment muni de hachure à l'arrière) selon les lois de Snell-Descartes.
Un observateur, et ce quelle que soit sa position, recevra de la lumière qui lui semble provenir d'un point symétrique de l'objet par rapport au miroir : l'image (virtuelle) que l'observateur voit.
Cette image est symétrique à l'objet par rapport au miroir et a la même taille (grandissement 1). Elle est virtuelle, car elle est située en amont du miroir si on considère le sens de propagation des rayons réfléchis.
Il est facile de vérifier avec un papier et un crayon (et une calculette) que les lois de Snell-Descartes font du dioptre plan un système non-stigmatique : les rayons issus d'un points ne se coupent pas tous au même point.
L'illustration ci-dessus montre que la lumière issue d'un point placé dans un aquarium, par exemple, donne des rayons réfractés dans l'air qui ont des directions sans point commun.
Pourtant, lorsqu'on regarde un poisson, on le voit bien ! C'est donc que l'oeil du poisson, par exemple, constitue un objet lumineux qui forme une image sur la rétine de l'oeil de l'observateur. Ceci n'est possible que parce que le faisceau de lumière est suffisament étroit pour que la tache sur la rétine apparaisse comme un point. On est bien alors dans un cas de stigmatisme approché. Si la tache est inférieure à la résolution de notre œil (distance minimale entre deux points pour que ces 2 points soient visibles), alors la vision est nette. Si la tache est plus grande, l'image est devient floue.
Un système optique est un ensemble de milieux transparents (l'air en général) séparés par des dioptres ou des surfaces réfléchissantes. Le système est dit dioptrique s'il ne comporte que des éléments réfringents, et catadioptrique s'il contient des surfaces réfléchissantes.
Très souvent ces éléments ont une symétrie de révolution. On parle de système centré lorsque les différents éléments ont un axe de symétrie commun, appelé axe principal du système.
Un tel système est alors défini par des éléments cardinaux - foyers et plans principaux, notamment, permettant de définir lees distances focales et de construire les images.
Un objet n'est généralement pas ponctuel : on parle alors d'objet étendu. Le stigmatisme pour un point, qu'il soit rigoureux ou approché, ne garantit pas l'obtention de l'image d'un objet quelconque. Lorsque le stigmatisme est conservé au voisinage d'un point et dans un plan perpendiculaire à l'axe optique, on dit que le système est aplanétique. L'image d'un petit objet perpendiculaire à l'axe est alors dans le plan perpendiculaire à l'axe contenant les images des points constituant l'objet.
Les lois de Snell-Descartes s'appliquent même lorsque les surfaces sont courbes. Pour chaque rayon, il faut considérer la normale à la surface en chaque point d'incidence. L'application des lois de la réflexion et de la réfraction permettent alors de tracer les rayons réfléchis et réfractés, donnant ainsi des informations sur la géométrie du faisceau réfléchi et du faisceau réfracté.
La figure ci-contre donne un exemple dans le cas d'un dioptre concave, où le milieu de réfraction (en bleu) est plus réfringent que le milieu d'incidence.
Le cas du dioptre sphérique est particulièrement important puisqu'il est à la base des propriétés des lentilles.
Pour les miroirs, ce sont les miroirs sphériques et les miroirs paraboliques qui sont utilisés.
Il s'agit d'un système afocal constitué d'une lentille de grand diamètre et de grande focale (l'objectif) chargée de collecter la lumière provenant des étoiles, suivie d'une lentille de plus courte focale (l'oculaire) servant de loupe pour regarder l'image intermédiaire.
Remarque : la lunette astronomique donne une image "renversée". Elle n'est donc pas utilisable pour observer des objets lointains, mais terrestres. On utilise la lunette dite terrestre ou de lunette de Galilée, instrument également afocal mais utilisant une lentille divergente comme oculaire. L'image formée est alors "droite".
Le microscope optique est conçu pour obtenir une image agrandie d'un objet réel, de faible dimension et placé à distance finie. Le principe repose sur l'utilisation de 2 lentilles convergentes.
L'objet à observer est représenter par le vecteur AB. La lentille la plus proche de l'objet à observer est appelée objectif, elle va donner une première image agrandie de l'objet. Ensuite, une seconde lentille va agrandir une deuxième fois l'image mais celle-ci sera virtuelle.
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"Optique géométrique".
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