L' odorat est l'un des cinq sens, celui qui permet d'analyser l'environnement du sujet par l'analyse des odeurs présentes dans l'air qui l'entoure. Le nez est l'organe de l'odorat. Voir olfaction. Ce sens est certainement celui qui est le moins utilisé par l'être humain, à la différence de nombreux mammifères pour lesquels il est prépondérant.
L'olfaction est la fonction sensorielle qui correspond à la perception des substances odorantes. Celle-ci peut être sollicitée par voie directe (flairage) ou par voie rétro-nasale. Elle est assurée par une partie de la muqueuse nasale d'environ 5 cm² de surface, appelée 'muqueuse olfactive'.
Il est assez mal connu. Les cellules réceptrices sont des neurones bipolaires dont la partie externe, ciliée, aboutit dans l'épithélium olfactif. À ce niveau, les molécules odorantes (les ligands) arrivent soit directement par dilution dans le milieu aqueux, soit sont prises en charge par des protéines de transport (les binding protein) qui permettent aux molécules hydrophobes (majoritaires) de pénétrer dans le mucus recouvrant l'épithélium, et ainsi d'atteindre les récepteurs membranaires des cellules réceptrices. Ces protéines de transports concentreraient les molécules odorantes (c'est hypothétique) sur les récepteurs membranaires.
Chaque cellule réceptrice semble posséder une sensibilité particulière, qui recouvre partiellement, mais non totalement, celles des autres cellules. Cela signifie qu'une molécule définie active un ensemble unique de récepteurs (chacun de ces récepteurs répondant avec une intensité qui lui est propre). Cette activation « géographique » se traduit ensuite par un motif spatiotemporel nerveux particulier, qui est interprété comme une odeur par le cerveau, plus précisément au niveau du bulbe olfactif.
Les cellules de l'olfaction, contrairement, par exemple, à celles de l'ouïe, se renouvellent constamment.
L'odorat humain est l'un des sens les moins développés. Il existe, en pratique, deux seuils perceptifs. Le plus faible correspond à la détection d'une odeur, mais que le sujet ne peut identifier. Le second seuil correspond à l'identification de l'odeur en question. Certaines molécules, comme les mercaptans, se détectent à des taux beaucoup plus faibles que d'autres. Certains animaux sont capables de détecter des molécules un milliard de fois plus diluées que le seuil de notre odorat.
Enfin, il existe une présomption que certaines molécules, comme les phéromones, soient détectées par le système olfactif, même si leur perception ne se traduit pas en terme d'odeur « consciente ».
Olfaction | Olfaktorische Wahrnehmung | Olfaction | Olfacte | חוש הריח | Reukzin | 嗅覚 | Węch | Olfato | Hajuaisti | Oda
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Olfaction".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world