La Normandie est une province historique du nord-ouest de la France occupant la basse vallée de la Seine (Haute-Normandie) et qui s’étend, plus à l’ouest, jusqu’à la péninsule du Cotentin (Basse-Normandie) et aux îles anglo-normandes et Chausey. Elle est donc à la fois continentale (partie française) et insulaire (partie anglo-normande), partagée entre deux souverainetés, la couronne britannique pour les îles et les deux actuelles régions continentales françaises auxquelles se surajoutent quelques cantons, faisant aujourd’hui partie des régions Centre et Pays de Loire, détachés de la Normandie historique à la Révolution pour être incorporés à l’Eure-et-Loir, la Mayenne et la Sarthe.
Suite à sa création en 911 par le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, à partir de l’ancienne Neustrie du traité de Verdun de 843, le duché de Normandie ajouta des territoires à l'ouest : en 924, la Normandie centrale (Bessin, Pays d'Auge et Hiémois) ; en 933 le Cotentin et les îles situées à l’Ouest du Cotentin de nos jours « anglo-normandes ». Celles-ci sont restées dépendances britanniques (la Normandie et l'Angleterre n'ayant fait qu'un de 1066 à 1204) contrairement à la Normandie dite continentale devenue française en 1204.
La Normandie était autrefois un important duché du royaume de France.
Les Normands essaimèrent et administrèrent des territoires souvent éloignés.
Descendant de Rollon, Guillaume le Conquérant envahit, en 1066 (bataille de Hastings), l’Angleterre, où il monta sur le trône sous le nom de Guillaume I d’Angleterre. L’Angleterre reste ainsi associée à la Normandie jusqu’en 1204, date à laquelle Philippe Auguste confisque les fiefs de Jean Sans Terre en vertu du droit féodal condamnant l’acte de félonie commis par ce dernier en épousant Isabelle d'Angoulême de force. Cependant, les rois d’Angleterre conservèrent les îles anglo-normandes dans leur patrimoine. La conquête normande de l’Angleterre explique que la langue anglaise contient de très nombreux emprunts lexicaux d’origine latine ou scandinave par le truchement de l’anglo-normand et de l’ancien français.
Des Normands fondèrent des royaumes et principauté en Méditerranée : Robert Guiscard et Roger de Hauteville en Sicile et Italie du Sud. Robert Burdet fonda une principauté en Espagne après avoir pris Tarragone aux Musulmans. Bohémond de Tarente fonda la Principauté d'Antioche dont le territoire se situe dans les actuelles Turquie et Syrie.
Jean de Béthencourt a conquis les îles Canaries.
Après la guerre de Cent Ans, la Normandie s’est reconstruite et a connu une période faste dans la première moitié du : les campagnes se sont couvertes de manoirs et la prospérité a modifié le visage des villes. Les Grands ont construit de magnifiques hôtels urbains en adoptant rapidement le style de la Renaissance. Après 1550, les guerres de religion, puis l’alourdissement des impôts ont mis un frein à cette prospérité. La proximité de l’Angleterre, avec laquelle la France est souvent en guerre entre 1689 et 1815, fait de la Normandie une terre d’affrontements.
Les colons qu'a fournis la Normandie (en particulier la Basse-Normandie), à la Nouvelle-France (Québec) furent parmi les plus entreprenants.
La province du Perche, ancienne province d'où sont venues plusieurs des plus anciennes familles du Québec: les Aubin, Baril, Beaulac, Bouchard, Boucher, Cloutier, Drouin, Gagnon, Giguère, Lambert, Landry, Leduc, Lefebvre, Mercier, Pelletier, Rivard, Tremblay et nombre d'autres..
Administrativement, la partie continentale est restée un duché à part entière jusqu’en 1466, tout en relevant du royaume de France. Elle était alors partagée en bailliages, lesquels étaient subdivisés en vicomtés remontant à l’époque féodale et supprimés en 1744 seulement. Plus tard, un nouveau découpage en élections fiscales apparut, qui divisa la Normandie en deux, puis trois Généralités : celles de Rouen et de Caen en (1542) et celle d’Alençon en 1636. La partie insulaire demeura partagée en deux bailliages de Jersey et Guernesey.
Avant la Révolution française, la province de Normandie française formait aussi, comme la plupart des anciennes provinces un gouvernement militaire de Normandie, exception faite d’un gouvernement particulier au Havre.
La province française fut ensuite partagée en 1790 en cinq départements : le Calvados, la Manche, l’Orne, l’Eure, et la Seine-Inférieure devenue Seine-Maritime.
En 1956, les trois premiers furent administrativement regroupés dans la région de programme de Basse-Normandie et les deux derniers dans celle de Haute-Normandie. Depuis, la réunification de la Normandie par le regroupement des cinq départements normands est un sujet récurrent dans les contestations du découpage régional.
À partir du , l’industrialisation et la modernisation de l’agriculture ont transformé l’économie de la province.
La Normandie a beaucoup souffert des dévastations de la Seconde Guerre mondiale et du débarquement. De nombreuses agglomérations ont été détruites lors des bombardements alliés.
La diversité géologique a pour conséquence une certaine diversité des paysages, malgré tout limitée par la communauté de climat, tempéré et humide. De ce fait, certains paysages (prairies, bocages) se retrouvent à l’identique dans nombre de partie de la Normandie qui comprend un certain nombre de « pays » bien caractérisés.
Les côtes maritimes présentent des aspects très divers : hautes falaises crayeuses du pays de Caux (Côte d'Albâtre), au pied desquelles s’étendent des plages de galets, de vastes plages de sable fin du Calvados (pays d'Auge et Bessin, Côte Fleurie, Côte de Nacre) et côtes variées de la Manche qui présentent à la fois des promontoires cristallins élevés dans le nord du Cotentin (cap de la Hague), des parties de littoral bas et sablonneux (vers Saint-Vaast et le Mont Saint-Michel).
Les îles anglo-normandes étaient peuplées de Bretons jusqu'aux invasions vikings. Elles ont fait partie du duché de Normandie de 933 jusqu'en 1204. Le souverain britannique détenant, parmi ses titres, celui de duc de Normandie, les îles anglo-normandes relèvent directement, à l'heure actuelle, de la couronne d’Angleterre. La reconquête française entreprise à la fin de la guerre de Cent Ans s'étant arrêtée à Cherbourg sans franchir la vingtaine de kilomètres d'eau qui séparait le continent de ces îles, celles-ci restèrent dans le duché de Normandie. Dépendances autonomes de la couronne britannique, les deux bailliages, qui ont gardé des lois et des traditions normandes, ne font donc pas formellement parties du Royaume-Uni ni, conséquemment, de l'Union européenne.
Les îles sont divisées politiquement en deux bailliages distincts : celui de Jersey et celui de Guernesey.
Parcs naturels régionaux :
Les villes principales sont (population résidentielle de l’agglomération entre parenthèses) :
Les autres villes sont (population résidentielle de l’agglomération entre parenthèses):
La Normandie abonde en noms de lieux d’origine scandinave.
La liaison avec la Grande-Bretagne et l’Irlande est assurée par les ports de Cherbourg (1,44 mi. passagers), Le Havre (1,15 mi. passagers), Caen (0,93 mi. passagers) et Dieppe (0,38 mi. passagers).
La desserte des îles anglo-normandes est assurée depuis les ports de Granville, Carteret et Diélette, vers Jersey (Gorey et Saint-Hélier), Guernesey (Saint-Pierre-Port), Aurigny et Sercq.
Henri II Plantagenêt aurait porté comme comte d’Anjou un long bouclier bleu chargé sans doute de 8 lionceaux d’or (comme on peut encore l’admirer au Mans sur la plaque funéraire de son père Geoffroy Plantagenêt) puis les aurait réduits à deux lions, la taille des boucliers s’étant raccourcie. Le premier sceau de son troisième fils Richard Cœur de Lion ainsi que des témoignages contemporains attestent qu’il fit d’abord usage d’un écu à un seul lion. De retour en Angleterre en 1194, il adopta un nouveau sceau à trois lions/léopards posés l’un sur l’autre. L’une des hypothèses est que Richard aurait introduit le troisième léopard tiré du blason de sa mère Aliénor d'Aquitaine. Les ducs d’Aquitaine n’ayant qu’un seul léopard. Toutefois, on ne connaît pas de représentation héraldique à deux léopards avant Richardautre que l’écu de son frère Jean sans Terre comme comte de Mortain avant son accession au trône. Lorsque la Normandie continentale est devenue française, Philippe Auguste a importé l’héraldique royale, tandis que le duché de Normandie insulaire (îles anglo-normandes) a conservé le blason à trois léopards, emblème familial que les Plantagenêts n’avaient aucune raison de modifier.
Parmi les ducs de Normandie issus des Capétiens, Jean le Bon porta les armes des Valois (de France ancien à la bordure de gueules), et son fils Charles, duc de Normandie et dauphin de Viennois porta un écartelé de Valois et de Viennois. Au , les armoriaux présentent déjà l’écu à deux léopards d’or pour la Normandie. Mais il a fallu attendre 1465 pour voir officiellement apparaître les deux léopards dans les armes d’un duc de Normandie, avec Charles de France (1446-1472), jusqu’en 1466. Nanti du titre de duc de Normandie de 1785 à 1789, le fils de Louis XVI a, quant à lui, porté un écartelé de France et de Normandie à deux léopards. Notons que Robert d’Alençon, comte du Perche (+1371) semble avoir parti ses armes d’Alençon ancien brisé d’un châtelet et de Normandie à deux léopards.
* Léopard est le nom que les héraldistes continentaux donnent au lion passant de profil mais dont le tête est tournée vers le spectateur. Une légende plaisante fait de cet animal fantastique (sans aucun rapport avec le léopard des zoologues) le bâtard d’une lionne et d’un pard, qui est le mâle de la panthère (elle-même genre de dragon crachant du feu). Il convenait donc aux Capétiens de se moquer des Plantagenêts et de leurs léopards « bâtards », que les Anglais décrivent bien sûr comme des lions et les Normands plus familiers comme des « p’tits cats ».
Quatre drapeaux sont actuellement en usage en Normandie.
L’activité du régionalisme normand vise essentiellement à mettre fin à la partition de la Normandie datant de la création des régions administratives françaises en 1956 et d’obtenir la réunification des actuelles régions de Haute et de Basse-Normandie.
La Normandie est partagée entre deux langues officielles usitées au quotidien : le français (en France) et l’anglais (dans les îles anglo-normandes). Chaque langue est toutefois mâtinée d’expressions et de mots locaux tirés des langues régionales (voir aussi français de Jersey).
La principale langue régionale de Normandie est le normand, qui comprend plusieurs formes linguistiques (voir ligne Joret). De nos jours, le normand s’entend le plus souvent dans le Cotentin et le Pays de Caux, ainsi qu’aux îles anglo-normandes comme le jersiais et le guernesiais. Alfred Rossel, Louis Beuve (1869-1949) et Côtis-Capel (1915-1986), poètes cotentinais, en sont des figures connues.
La gastronomie normande repose sur les quatre principaux produits de ses terroirs : la pomme, le lait, la viande et les fruits de mer. Ces abondants produits constituent la base de nombreuses spécialités régionales.
Région cidricole, la Normandie utilise les pommes, le cidre et le calvados dans sa cuisine. Le poiré et l’alcool de poire s’y produisent également.
L’eau-de-vie de cidre, appelée calvados, a sa renommée. Le pommeau, apéritif à base de calvados et de cidre, est exporté de plus en plus.
La vache normande et la jersiaise sont connues pour la qualité de leur lait dont dérivent les produits laitiers de la région et surtout ses fromages.
La Normandie est la première région productrice d’huîtres, de moules et de coquilles Saint-Jacques de France
La Normandie est la terre natale de Guillaume Tirel dit Taillevent, auteur d’un des premiers livres de cuisine : Le Viandier.
Le trou normand est un petit verre de calvados avalé d’un seul coup en plein milieu du repas pour stimuler l’appétit.
Viande : mouton et agneau de pré-salé ; veau fermier ; porc fermier ; volailles fermières.
Charcuterie et abats : andouille de Vire ; andouillette d'Alençon ; boudin noir de Mortagne ; boudin blanc d’Essay, d’Avranches ; cervelas de L'Aigle ; jambon du Cotentin, de Valognes ; pied de mouton de Neubourg ; rillettes d’oie d’Évreux ; sanguette d’Alençon ; tripes à la mode de Caen, en brochette de La Ferté-Macé, à la crème de Coutances, à la mode d’Authon-du-Perche, à la crème de Longny
Fromage : Bondard, Bouille, Boursin, Brillat-savarin, Camembert, Carré de Bray, Carré frais, Cormeillais, Coutances, Excelsior, Demi-sel, Fin de siècle, Livarot, Neufchâtel, Pavé d’Auge, Pavé du Plessis, Petit Suisse, Pont-l'Évêque, Trappe de Bricquebec.
Produits laitiers : Crème d’Isigny ; Beurre d’Isigny, Sainte-Mère-Église, Valognes.
Légumes : carotte de Créances ; poireau de Créances.
Fruits : pomme Calville ; poire Doyenné d’Alençon, Louise Bonne d’Avranches, Passe-Crassane de Rouen ; cerise de Duclair
Boissons : cidre du Pays d'Auge ; calvados du Pays d'Auge, du Domfrontais, poiré, pommeau, Bénédictine, noyau de Vernon, flip.
Confiserie : berlingots de Falaise ; bouchons d’Alençon ; caramels à la crème de camembert ; caramels d'Isigny ; chiques à la menthe de Bayeux ; confiture de lait ; crottins du haras ; diamants normands (chocolats au camembert) ; étriers normands ; galets du Havre ; pâtes de fruits de l’Abbaye Notre-Dame de la Protection ; pierres (ou « vieux pavés ») de Notre-Dame d’Alençon ; truffes à la Bénédictine ; truffes au calvados.
Viande : cailles flambées au calvados ; canard vallée d’Auge (rôti accompagné d’une sauce aigre-douce à la gelée de pommes), au cidre, aux griottes, en terrine, à la rouennaise (à la presse ou rôti avec une sauce au vin rouge épicée et liée au foie du canard) ; côte de bœuf de Coutances ; escalope de veau vallée d’Auge ; gigot d’Yvetot (bouilli avec sauce blanche aux câpres) ; lapin à la cauchoise (mariné au vin blanc), à la normande (à la moutarde et au calvados) ; oie en daube d’Alençon ; pied de porc d’Argentan ; pieds de mouton à la rouennaise (désossés et farcis de chair à saucisse panés et accompagnés d’une sauce rouennaise) ; pintade vallée d’Auge, gratinée des Andelys ; poule au blanc ; poulet vallée d'Auge, sauté d’Yvetot
Poisson : alose farcie de Caudebec ; anguilles du Marais Vernier ; barbue à la dieppoise ; cabillaud à la cauchoise, à la dieppoise ; bigorneaux a la façon de Chausey, à la mode du Tréport ; chaudrée dieppoise ; coquilles Saint-Jacques à la dieppoise, à la rouennaise ; demoiselles de Cherbourg à la nage ; dorade à la granvillaise ; galettes fécampoises (galettes de morue et pommes de terre panées) ; harengs à la dieppoise, à la fécampoise ; à la rouennaise, à la tréportaise ; huîtres chaudes au pommeau ; maquereaux à la dieppoise ; marmite dieppoise ; matelote de Honfleur, de Villerville ; morue à la cherbourgeoise ; merlans à la dieppoise, à la mode de Cherbourg ; saumon à la normande (au cidre) ; sole dieppoise, de Deauville, à la rouennaise, vallée d’Auge, de Villerville ; turbot à la fécampoise, à la havraise ; moules à dieppoise ; truites à la bessinoise, à la cauchoise, de Lisieux ; turbot à la fécampoise, à la havraise.
Sauces : sauce à la cauchoise (écrevisses, moules, huîtres, champignons), sauce à la dieppoise (moules, crevettes, champignons, vin blanc), sauce normande, sauce rouennaise.
Boulangerie : baguette argentanaise ; garot ; pain brié ; pain de Cherbourg ; pain garrot du Cotentin.
Pâtisserie : aumônières de pommes au calvados ; bec de Flers ; beignets aux pommes ; bourdelots ; brandon ; brasillé ; brioche d’Évreux, de Gisors, du Vast, de Moulins-la-Marche, de Gournay ; chartreuse de pommes ; douceur argentanaise ; douillons ; duchesses de Rouen ; Fallue ; feuilleté aux pommes à la normande ; flan normand ; fouace de Caen, de Normandie, du Vexin normand, de pommes de Gacé ; galettes à la pâte d’amande ; gâteau fouetté de Saint-Lô ; gâche ; gâteau de lait ; macarons de Bellême, de Rouen ; madeleines d’Illiers-Combray ; mirlitons de Rouen ; roulettes de Rouen ; sablés d’Argentan, d’Asnelles, de Bayeux, de Caen, de Deauville ; tarte au sucre d’Yport, aux cerises de Duclair, aux pommes chaudes, à la crème et au calvados, fine aux pommes normande.
Desserts : crêpes à la Bénédictine, cauchoises flambées aux pommes ; croquettes d’Argentan ; croûtes normandes ; omelette vallée d’Auge ; pain perdu à la normande ; piquette ; pommes à la grivette ; pommes au camembert ; soufflé à la Bénédictine ; soufflé normand ; terrine normande ; teurgoule.
Les ducs de Normandie, puis les rois de France ont encouragé le développement du monachisme normand : la région compte de nombreuses abbayes : abbaye du Mont Saint-Michel, l’abbaye aux Hommes et l’abbaye aux Dames de Caen, l’abbaye de Jumièges, l’abbaye de Saint-Wandrille, l’abbaye de Hambye, l’abbaye de Graville, l’abbaye de Fécamp, l’abbaye de Saint-Georges-de-Boscherville, l’abbaye de Saint-Évroult, l’abbaye Notre-Dame du Bec, l’abbaye de Montivilliers, les abbayes Saint-Amand et Saint-Ouen de Rouen…
Saint Michel est, depuis longtemps, le saint privilégié en Normandie.
Parmi les saints (catholiques) normands, il faut noter Jean Eudes et Thérèse de Lisieux née à Alençon et morte à Lisieux où elle est à l’origine d’un des plus importants pèlerinages de France. Le nom d’un autre docteur de l'Église lié à la Normandie est Anselme de Cantorbéry, l’un des plus grands théologiens et philosophes du Moyen Âge.
L’anglicanisme est la religion d’état aux Îles de la Manche, mais le catholicisme et le méthodisme y sont représentés par des minorités assez importantes de fidèles.
Galerie d’images de Normandie : Wikimedia Commons
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