La non-violence est une doctrine recherchant les moyens d'éviter la violence en toute circonstance.
Le 10 novembre 1998, à l'appel de tous les Prix Nobel de la paix vivants, l'Assemblée générale des Nations unies a voté une résolution déclarant la décennie 2001-2010 Décennie internationale pour la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde.
En France, le plus ancien mouvement non-violent est la branche française du Mouvement International de la Réconciliation (créée en 1923). Lanza del Vasto, ami de Gandhi, créa la Communauté de l'Arche en 1948. Le philosophe Jean-Marie Muller, ainsi que Jean Toulat, Jacques Sémelin, et Christian Mellon, et d'autres, ont cherché à développer une théorie de la non-violence et son adaptation politique à travers des «groupes non-violents» à partir du début des années 1970. Le mouvement des objecteurs de conscience et la lutte des paysans du Larzac, à partir de 1972, ont popularisé la non-violence. Jean-Marie Muller et les plus motivés par l'action politique créèrent le Mouvement pour une alternative non-violente.
On peut classer les partisans de la non-violence en deux tendances : ceux qui pronent la non-violence comme méthode politique et sociale, et ceux qui soutiennent que la non-violence est un but spirituel en soi, intimement lié à la construction de la personnalité et à la pratique d'une morale de vie. Les frontières entre ces deux tendances ne sont pas clairement établies. En France, elles se repèrent autour de deux groupes symboles : Le Mouvement pour une alternative non-violente et les communautés de l'Arche de Lanza del Vasto.
Les militants de la non-violence distinguent la violence des situations et les réactions violentes qu'elles engendrent. Ils veulent dénoncer les situations de violences pour désamorcer les risques de crises violentes. les moyens utilisés pour dénoncer ces situations de violences sont qualifiés de méthode «non-violente» par opposition aux méthodes les plus courantes dans l'histoire, "telle qu'on nous la raconte", qui recourent à la répression, policière et/ou militaire, des réactions violentes aux situations de violences.
L'attitude non-violente part donc du postulat que les situations de violence précèdent les expressions violentes et que l'injustice, et le refus de respecter son adversaire, sont les véritables sources de la violence. Les non-violents récusent catégoriquement l'accusation de pacifisme. L'action non-violente suppose l'exposition bien réelle des militants, non armés, aux armes de ceux qui choisissent des méthodes violentes pour résoudre les conflits. L'action «non-violente» table donc sur des ressorts psychologiques humains de l'adversaire qui ne pourrait durablement s'exposer à paraître lâche en utilisant la violence armée contre des gens désarmés. L'«opinion publique» apparait donc comme le médiateur convoqué par la lutte non-violente. Les politiques modernes et médiatiques sont imprégnées de ce concept comme d'autres faisaient de la prose sans le savoir.
Violence | paix | Non-violence
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