Noël est une fête religieuse chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus-Christ. Noël est aussi un jour férié dans de nombreux pays de tradition chrétienne, qui tombe le 25 décembre dans les pays de tradition catholique ou protestante, et le 7 janvier dans les pays de tradition orthodoxe.
Dans l'usage actuel c'est un mot masculin qui devient féminin dans la locution elliptique la de Noël. Aux et s, « Noël ! » était un cri de réjouissance (équivalent à « Hourra ! ») que poussait le peuple pour saluer un évènement heureux. Un noël désigne également un cantique que l'on chante au moment de Noël.
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique de Newgrange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d'hiver. Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.
La déesse égyptienne Isis est souvent représentée accroupie tenant dans son giron l’enfant Horus. Certains y voient une préfiguration de la Vierge Marie, tenant sur ses genoux l’enfant Jésus.
La fête juive de Hanoucca, qui commémore la réinauguration du Temple de Jérusalem profané par les Grecs, a été fixée au 25 du neuvième mois lunaire, nommé "Kislev", au voisinage du solstice d'hiver. Le premier Livre des Macchabées, conservé par le canon chrétien, insiste sur l'importance de cette date et de cette célébration.
Les Romains fêtaient les Saturnales: du 17 au 24 décembre, les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux. Le calendrier julien, réformé par Jules César, cherche à stabiliser l'équinoxe de printemps au 25 mars et le solstice d'hiver au 25 décembre. Sous l'empire romain, le 25 décembre devint la fête du "soleil invaincu" avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né.
Quand Jules César créa le calendrier julien, le solstice d'hiver fut fixé au 25 décembre. Mais la légère erreur du calendrier julien fit progressivement avancer solstices et équinoxes : au moment du Concile de Nicée, le solstice tombait le 21 décembre, mais la Fête de la Nativité fut maintenue au 25 décembre, neuf mois après l'Incarnation, le 25 Mars. En 354, le 25 décembre devint ainsi la date de la naissance de Jésus Christ, le 1er janvier, huit jours après la Nativité, la date de la Circoncision et le 2 février, quarante jours après Noël, celle de la Purification de la Vierge (Chandeleur). En 1582, le calendrier grégorien remit le solstice, qui avait continué d'avancer jusqu'au 11 décembre, au 21 décembre, pour respecter les décisions du Concile de Nicée et la réalité des saisons.
Pour les chrétiens, elle commémore la naissance de Jésus de Nazareth qui selon la tradition serait né à Bethléem le 25 décembre de l'an 1 av. J.-C. (puisque l'année 1 est celle de son premier anniversaire et qu'il n'existe pas d'année 0).
C'est le pape Libère qui, en 354, aurait fixé la naissance de Jésus au 25 décembre et codifié les premières célébrations pour promouvoir l'essor du christianisme tout en assimilant les fêtes populaires et païennes célébrées autour du solstice d'hiver.
Avant lui, les chrétiens fêtaient la naissance du Christ le même jour que l'adoration des mages (épiphanie ou "manifestation du Seigneur") et le baptême dans le Jourdain : le 6 janvier. Les Églises orthodoxes et l'Église apostolique arménienne perpétuent aujourd'hui cet usage des premiers siècles.
Voici un extrait d'un texte de M Jean-Paul Jaeger, évêque d'Arras (16 décembre 2004) à propos de la fête de Noël :
Les évangélistes dont un sur quatre seulement propose un récit de la naissance de Jésus étaient bien incapables d’en situer la date exacte. Excellente pédagogue, l’Église, en Occident, a fixé en 353 la célébration de Noël au moment de la fête païenne du solstice d’hiver. Le signe est magnifique. Les rayons du soleil sont au plus bas de leur déclin. Progressivement le jour va s’imposer à la nuit. La lumière va triompher. Le Christ naissant est alors loué et accueilli comme la lumière qui brille dans les ténèbres, comme le jour qui se lève sur l’humanité engourdie et endormie. Il est le jour nouveau qui pointe à minuit.
Pour noter cette naissance d'un Dieu parmi les hommes, les chrétiens disent que Jésus-Christ est l'Emmanuel, mot hébreu qui signifie "Dieu parmi nous".
Lorsque Jules César réforme le calendrier, le solstice d'hiver tombe un 25 décembre. Mais le calendrier du mathématicien Sosigène d'Alexandrie (calendrier julien, avec des années de 365 jours et une année bissextile tous les quatre ans) était imprécis car il donnait onze minutes en trop tous les ans. Le temps passant, le décalage devient de plus en plus visible. En 325, on constate lors du I concile de Nicée qui fixe la date de Pâques, que l'équinoxe qui se déroule le 21 mars aurait dû tomber le 25 mars, faute au décalage non pris en compte dans le calendrier julien.
En Norvège, au , le roi Håkon den Gode aurait décidé que la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de l'hiver, où le lutin Julenisse distribuait des cadeaux) serait fêté en même temps que le Noël chrétien *.
En 1582, où Pâques tombe un 11 mars, le pape Grégoire XIII décide de corriger le calendrier julien et le remplace par le grégorien, plus précis : il supprime les années bissextiles en trop, remet Pâques à l'équinoxe de printemps, retire les jours entre le 4 et le 15 octobre 1582 mais ne veut pas corriger Noël, qui tombe alors un 25 décembre, conformément au Concile, mais contrairement à la fête païenne romaine.
Dans les sociétés occidentales, il existe plusieurs symboles de Noël.
Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent progressivement un caractère profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de l'interprétation religieuse.
Noël devient donc, pour certains, une fête païenne où, généralement, des membres d'une même famille se retrouvent et s'échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel : décoration de son habitation et de l'arbre de Noël (sapin dans les pays froids ou tempérés) ; installation le soir du 24 décembre pour le réveillon de Noël des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l'arbre ; ouverture des cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre ; repas constitué d'une dinde de Noël et se terminant par une bûche de Noël ; etc. Ce rituel se retrouve également à l'échelle d'une population locale avec la décoration des rues et vitrines de magasin des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles, ou en janvier par la galette des rois, qui fête l'arrivée des rois mages auprès de l'enfant Jésus.
Ces traditions sont très largement admises et partagées par la majorité des chrétiens pratiquants qui particularisent leur fête religieuse par l'ajout d'une crèche et, pour les catholiques, la célébration de la Nativité pendant la messe de minuit ; quelques-uns y voient cependant un détournement de la fête de Noël. Déchristianisé, ce jour devient, pour certaines familles, la fête où les parents célèbrent leurs enfants : ils manifestent leur amour par des cadeaux sans raison (contrairement aux anniversaires, fêtes individuelles, etc.). Cet aspect sociologique de Noël est détaillé dans le documentaire Noëls Noëls de Marie Desmeuzes diffusé en 1998.
Si toutes les religions connaissent des fêtes où les parents remercient leurs enfants d'exister, comme par exemple Pourim, les instances catholiques expriment depuis longtemps leurs désapprobation devant la tournure mercantile que prend cette fête. D'autant que Noël n'est pas la seule fête religieuse détournée de son objectif : ainsi l'importance que prend la chasse aux œufs (recherche par les enfants de confiseries cachées par leurs parents) à l'occasion de Pâques. Exceptionnellement cette désapprobation a pu prendre des aspects pour le moins spectaculaires, comme le 23 décembre 1951 où une effigie représentant le père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par des paroissiens. On vit alors les forces de gauche mener des manifestations de défense du vieux bonhomme, pourtant caution morale de la société de consommation et génie du marketing événementiel. Ce fait divers a largement inspiré la rédaction d'un article de Claude Lévi-Strauss en mars 1952 : Le Père Noël supplicié.
L'achat massif de cadeaux pour Noël a pour effet un pic dans la consommation, notamment sur les secteurs du jouet, du loisir et de la restauration.
En réponse à cette frénésie d'achats, une journée mondiale sans achat, programmée le plus souvent le 25 novembre, est organisée par les adbusters aux fins de dénoncer l'aspect économique de cette fête, et par extension la consommation de masse en général.
Noël | Calendrier chrétien | Hiver
Kersfees | Crīstesmæsse | Божае Нараджэньне | Коледа | Nedeleg | Nadal | Vánoce | Nadolig | Jul | Weihnachten | Χριστούγεννα | Christmas | Kristnasko | Navidad | Joulu | An Nollaig | חג המולד | Božić | Karácsony | Natal | Jól | Natale | クリスマス | Natal | 크리스마스 | Christi Natalis | Chrëschtdag | Kalėdos | Krismas | Wiehnacht | Kerstmis | Jul | Jul | Noué | Nadal | Boże Narodzenie | Natal | Nadal | Crăciun | Рождество Христово | Natali | Christmas | Божић | Jul | คริสต์มาส | Pasko | Різдво | 圣诞节