Les mouvements et partis politiques, dans une société démocratique, ne sont en général reconnus qu'en s’inscrivant au parlement. Il existe cependant des mouvements non-parlementaires.
La distinction gauche/droite fut établie au de façon empirique. On a pris l’habitude de parler de partis de droite et de partis de gauche dans les pays où les assemblées nationales élues siègent en hémicycle, c’est-à-dire dans une salle en demi-cercle analogue à la forme d’un théâtre grec (tels la Pnyx à Athènes ou le théâtre d’Épidaure).
À la gauche du président de l’Assemblée parlementaire, quand il regarde la salle, siègent les partis socialistes, social-réformistes et radicaux, les partis sociaux-démocrates au centre, à sa droite les partis conservateurs et libéraux, et au fond à droite, les partis d’extrême droite.
Le classement des différents mouvements politiques peut se faire en fonction de deux principaux courants :
Les mouvements parlementaires (gauche/droite et extrêmes) usent du parlementarisme comme moyen de changement social, soit n’y ont pas encore accès et recherchent à y être.
On appelle extrême gauche les courants révolutionnaires se situant à gauche de la social-démocratie et des partis communistes officiels, se revendiquant le plus souvent du marxisme. Au sein de l’extrême gauche :
Le terme de gauche désigne les mouvements qui se qualifient de réformistes, partisans de réformer la société sans aller jusqu’à un processus révolutionnaire d’État.
Ils sont historiquement issus d’anciens mouvements socialistes d’État, et prônent une politique économique à vocation sociale, avec comme point fort la nationalisation des grandes entreprises, une place importante dévolue aux syndicats et au milieu associatif, et l’imposition de mesures sociales, dites « progressistes ». Leur passage au pouvoir et la confrontation entre les idéaux affichés et les réalités politico-économiques engendrent dans ces mouvements conflits et remises en question.
Au sein de la gauche, on peut distinguer :
Ces sept partis sont membres de L’Internationale Ouvrière (IIe Internationale), mouvement socialiste dont s’est détaché en 1918 l’ Internationale communiste de Lénine. La IIe Internationale et les partis sociaux-démocrates se sont longtemps réclamé de l’héritage de Karl Marx et Friedrich Engels, et sont donc issus de la même histoire que les PC ou que l’extrême-gauche. Voir aussi : Mouvement ouvrier. Le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement est un parti né d'une dissidence avec le parti socialiste en 1992 suite au traité de Maastricht. Il remet en cause la construction européenne telle qu'elle est envisagée et prône l'établissement d'une république sociale.
Le radicalisme, qui était un parti à l’extrême gauche lors de sa fondation au , surtout connu pour sa défense intransigeante de la laïcité et son anticléricalisme, est devenu un parti de centre gauche en France mais demeure un parti fort remuant en Italie, partito radicale, qui s’est fait connaître par des actions de désobéissance civile.
Le centre désigne les mouvements se situant à mi-chemin entre la gauche et la droite. À la base, leur idée est qu'il est envisageable de soutenir tantôt la gauche tantôt la droite, pour la mise en œuvre de politiques réformistes. En France, on parle généralement de « centre droit », dans la mesure où il participe uniquement à des politiques d'alliance avec la droite.
Souvent les mouvements et partis centristes sont historiquement issus de l’aile droite des anciens et puissants partis radicaux. Électoralement ils sont plutôt soutenus par les professions libérales.
Parmi eux on peut classer certains radicaux (le parti radical-valoisien en France), les démocrates-sociaux et les démocrates chrétiens. Un nouveau mouvement, à l'état groupusculaire, est récemment apparu en France : les démocrates royalistes (Rassemblement Démocrate).
Ils sont à la fois pour une plus grande autonomie régionale en France, qu'ils considèrent comme excessivement centralisée, et aussi pour une Europe fonctionnant sur un mode fédéral. Le programme fédéraliste étant proche de la réalité courante de divers autres pays. A citer en France le Parti fédéraliste.
Voir l'article détaillé Droite (politique).
Les mouvements et partis de droite, ont leur action basée, sur une optique économique libérale (2), sur la défense et le respect des valeurs traditionnelles des peuples et sur le respect et la conservation, dans la mesure du possible, de l'existant, ce qui n'empêche pas la mise en œuvre d'évolutions et de modernisations importantes.
Le courant conservateur est marqué par une plus forte volonté de respecter et de conserver les valeurs traditionnelles des peuples, alors que les libéraux, ont plutôt une forte vision économique et prônent la protection des intérêts privés et la plus grande liberté à donner aux entrepreneurs. Conservateurs ou libéraux, ils sont depuis toujours soutenus électoralement par la bourgeoisie industrielle et commerciale, et par le petit peuple des artisans et paysans.
Les partis conservateurs ou libéraux, siègent traditionnellement à droite du président dans les assemblées nationales. Parmi eux, on trouve : UMP en France, conservateurs en Grande-Bretagne, Parti Républicain aux États-Unis et les partis démocrates-chrétiens.
Le terme d’extrême droite peut désigner usuellement des mouvements qualifiés, au sens communiste de « réactionnaires (1)» c’est-à-dire, présumés partisans d’un retour à un présupposé « ordre ancien ». D’autres, définissent, plus simplement, l’extrême droite comme l’ensemble des mouvements et des partis siégeant à l’extrême droite de l’hémicycle (à droite et en haut des gradins).
Ainsi, sous le qualificatif courants d’extrême droite est usuellement rangé un grand nombre de mouvements, de courants et de partis qui ont relativement peu de choses en commun, et qui sont souvent, d’ailleurs, antinomiques, adversaires, voire ennemis.
Ainsi, les différents courants de philosophie politique qui ont été définis comme inhérents à ces mouvements et ces partis, et classés arbitrairement à l’extrême droite, renvoient soit au nationalisme, au populisme, au royalisme (dans sa majorité), au fascisme, ou parfois même aux religions.
À la différence des mouvements conservateurs, libéraux ou socialistes, qu’ils soient de droite, de gauche, ou même extrêmistes, ces mouvements n’usent pas du parlementarisme comme moyen de changement social, soit ils ignorent le parlement, soit n’y ont pas encore accès, soit le combattent pour instaurer une organisation sociale et politique autre, libertaire ou autoritaire, selon les mouvements en question.
Projet politique d’émancipation de l’individu et d’émancipation sociale par des moyens politiques libertaires, tels le mandatement impératif, l’autonomie des groupes (l’autonomie ouvrière…), le fédéralisme, etc. Ils usent de différents moyens d’autonomisation, dont le projet de rupture révolutionnaire (ou non) avec le systéme capitaliste ou étatique qui déposséde l’individu de sa liberté politique.
Note : les partisans de la démocratie directe peuvent être affiliés aux mouvements anarchistes
Organisations politique visant à promouvoir la construction d'une Europe fédérale par une action non-partisane. Voir Fédéralisme européen.
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