Le Mexique (en espagnol Estados Unidos Mexicanos États-Unis mexicains » ou México) est un pays d'Amérique du Nord, situé au sud des États-Unis (dont il est en partie séparé par le Río Grande, dit le Río Bravo par les Mexicains) et bordé au sud par le Guatemala et le Belize. Son nom officiel est États-Unis mexicains (ou, à tort, États-Unis du Mexique, forme employée par les Nations unies). Avec plus de 100 millions d'habitants, dont 20 dans la capitale Mexico, le Mexique est le plus peuplé des pays de langue espagnole. Après le Brésil et l'Argentine ce pays américain est le troisième en taille d'Amérique latine et le deuxième en population. Il enregistre depuis 2002 le premier PIB d'Amérique latine devant le Brésil. Le mot « Mexique » vient du nahuatl Mēxihco (API : /meː.ɕiʔ.ko/ — dont la signification exacte est incertaine mais pourrait être lieu de la divinité Mexi ou au nombril de la lune, dans une traduction mot à mot).
Une autre hypothèse est celle qui relie le nom du pays avec celui du dieu Mexi (prononcé en nahuatl *), donné à leur dieu tutélaire Huitzilopochtli, le colibri de gauche. De cette forme, Mexico est le lieu où habite Huitzilopochtli. Selon les chroniques mexicas, Huitzilopochtli sorti cette tribu de Aztlán (un lieu mythique, que certains pensent qu'il est situé à Nayarit ou dans le Nouveau-Mexique) pour les emmener vers une terre promise. Pour se rendre en ce lieu, la tribu a dû voyager pendant deux cents ans. Arrivés sur l'îlot de Mexihco sur le lac de Texcoco, le signe donné par leur dieu et leur prêtre principal, appelé Ténoch.
Quand les Espagnols firent la rencontre de ce peuple et qu'ils transcrivirent leur langue, naturellement ils le firent en suivant les règles de la langue espagnole de l'époque. La langue nahuatl possède un son /∫/ (comme chien) et ce son a été représenté par la lettre x en espagnol, et bien que la prononciation ait changée, la graphie de Mexico conserva le x pour des raisons étymologiques et historiques, comme autant d'autres noms de sites et d'objets dont les noms ont une origine mésoaméricaine.
Certains auteurs (particulièrement en Espagne) écrivent le nom du pays ou de la capitale comme ceci : Méjico. Même si les deux formes sont considérées correctes par l'Académie royale de la langue espagnole, c'est la même institution qui suggère la forme México et l'utilisation du x dans tous ces dérivés. Historiquement, la majorité des hispanophones ont utilisé la graphie avec un x.
Avant le développement de l'agriculture intensive (entre 1800 et 1500 av. JC), les sociétés mésoaméricaines étaient égalitaires, c'est-à-dire qu'il s'agissait de groupes humains avec une différenciation sociale naissante, basée sur des différence de genre, d'âge, et de groupes de parenté.
Étant donné que la construction des systèmes d'irrigation requiert une main d'oeuvre conséquente, nous pouvons considérer que le développement de sociétés stratifiés en Mésoamérique eut lieu au même moment, même si celles-ci se sont consolidées pendant l'époque préclassique tardive et l'époque classique précoce. Vers 100 ap JC, la ville de Teotihuacan évolue vers le premier État complexe de la région, se plaçant avec la Chine, l'Inde, l'Égypte et le Pérou dans la liste des premiers États de l'humanité.
Pendant plus de trois mille ans, le Mexique a été le berceau de civilisations avancées telles que les Olmèques, les Tarasques, les Mexicas, et les Mayas. En outre il fût le théâtre de plusieurs États, comme Tlaxcala, Colima et Tenochtitlan, qui se sont établis et développés dans le centre et le sud du territoire actuel du pays entre 100 ap JC et peu après l'arrivée des Espagnols en Amérique.
Les antiques habitants du territoire mexicain atteignirent un niveau très avancé pour l'époque en mathématiques, en astronomie, en architecture, en botanique et ainsi que dans d'autre champs de la connaissance. Quand bien même ils appartenaient à des cultures différentes et leur développement se trouvaient à diverses étapes, les amérindiens qui habitaient ce territoire partageaient une cosmogonie similaire.
Les cultures olmèque, teotihuacaine, toltèque, maya et mexica étendirent leur influence à d'autres régions, consolidèrent leur pouvoir et influencèrent l'art, le commerce, la politique, la technologie et la théologie. Les mexicas furent les premiers au monde à pratiquer l'éducation obligatoire pour tous, sans distinction de genre ou de classe. Il y avait deux types d'écoles: le tepochcalli, pour les études pratiques et militaire, et le calmecac, pour apprendre l'écriture, l'astronomie, l'art de gouverner, la théologie et d'autre savoirs.
Plus tard les missionnaires espagnols arrivèrent dans le pays dans le but d'évangéliser la population qui avait survécu à la conquête afin de les christianiser pour qu'ils oublient leur ancienne religion qui incluait entre autre des sacrifices humains. Parmi ces évangélisateurs, Toribio de Benavente "Motolinia" et Bartolomé de las Casas se sont distingués pour leur souci et la protection de la population indigène.
Un des prétextes avancés par les créoles pour réclamer l'indépendance des colonies espagnoles a été l'occupation française de l'Espagne, au début du . Dans plusieurs parties de l'Amérique latine éclatèrent des révoltes indépendantistes. Le Mexique n'a pas été l'exception. Les premières tentatives séparatistes de la Nouvelle Espagne correspondent à la «conspiration de la Profesa» (dénommé ainsi d'après le nom du temple dans lequel les conspirateurs se réunissaient pour boire du chocolat et simuler des réunions litérraires, afin d'occulter leurs intentions réelles) dans la ville de Mexico. Ce groupe comptait sur une certaine sympathie du vice-roi Iturrigaray, mais la conspiration fut découverte et réprimée.
La déclaration de l'indépendance en 1810.
Durant l’automne 1835, le Texas, État de la république fédérale du Mexique, se révolte contre la dictature du président mexicain Antonio López de Santa Anna (Siège de Fort-Alamo, 6 mars 1836) et proclame, en mars 1836, la « République indépendante du Texas ».
En 1836 le Texas proclame son indépendance face au Mexique pour finalement être annexé 5 ans plus tard par les États-Unis. En 1846 le Mexique revendique la frange comprise entre le rio Bravo et le rio Nueces comme faisant partie de son territoire national. En effet, la limite de la province texane avait été le rio Nueces situé à 300 km au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre éclate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 à 1848.
Les troupes américaines envahissent le pays et l'occupent de 1847 à 1848. Le 14 septembre 1847, les troupes américaines hissent le drapeau américain sur le Palais National: la ville de Mexico est occupée. Sous le controle de Winfield Scoot, ses troupes torturent et tuent de nombreux soldats du bataillons de San Patricio qui collaborairent avec la résistance mexicaine face à l'occupant.
La guerre prend fin avec la signature du traité de Guadeloupe Hidalgo à travers lequel le Mexique reconnaît le rio Bravo comme étant sa frontière avec le Texas. De plus, Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, près de 2 000 000 de km². Les Etats de Californie, Nouveau Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sudouest du Wyoming représentent ces territoires que les États-Unis ont annexés suite à la guerre américano-mexicaine.
En 1861, le gouvernement mexicain de Juárez décide la suspension du paiement de sa dette exterieure. La France, l'un des principaux créanciers du Mexique, décide alors avec l'appui de l'Espagne et de l'Angleterre d'intervenir militairement pour obliger le gouvernement mexicain à honorer ses dettes. Les forces maritimes européennes arrivent à Veracruz en 1862. Le gouvernement Mexicain après des négociations diplomatiques arrive à obtenir des anglais et des espagnols leurs retraits. La France continue donc seule cette expédition visant à établir un protectorat sur le Mexique.
A part la bataille de Puebla, gagnée par les forces mexicaines sous le commandement d'Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. Devant l'avancée des forces françaises, le gouvernement mexicain de Juárez est contraint de s'exiler à San Luis Potosí le 31 mai 1863 puis finalement à Paso del Norte près de la frontière avec les Etats-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrôle des forces de Napoléon III. Le 10 juillet, l'Assemblée des Notables nomme Maximilien d'Autriche Empereur du Mexique.
Dès la fin de la guerre de sécession en 1865, Juárez trouve auprès des Etats-Unis un soutien contre la présence française. Ce nouvel appui diplomatique et militaire tout comme l'affaiblissement du Second Empire forcent les troupes françaises à se retirer du Mexique.
Le second empire mexicain durera jusqu'en 1867. L'empereur Maximilien est exécuté à Santiago de Querétaro et les conservateurs (anciens alliés des Français) reconnaissent Juárez président du Mexique.
Le long régime autoritaire de Porfirio Díaz entraîna la Révolution mexicaine de 1910 : au nord les forces de Pancho Villa, au sud celles d'Emiliano Zapata. Les forces révolutionnaires furent vaincues par l'armée régulière. Les coups d'État et les troubles du pouvoir central durèrent jusqu'aux années 1930
Des mouvements révolutionnaires sont toujours en activité au Mexique avec notamment l'émergence de l'EZLN dans le sud du Mexique au Chiapas. Mené par le sous-commandant Marcos, ce mouvement réclame des modifications de la constitution afin de déléguer plus d'autonomie pour les villages indigènes surtout en terme de santé et d'éducation. Une des particularités de ce mouvement est qu'il ne cherche pas à obtenir le pouvoir au Mexique mais plutôt à exercer une pression sur les pouvoirs en place. Son caractère pacifiste lui permet d'acquerir une certaine notoriété au sein des communautés indigènes du Mexique ainsi que dans le milieu altermondialiste à l'échelle internationale.
Le Mexique est une république fédérale composée de 31 États et d'un District Fédéral. La séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est garantie par la constitution de 1917.
A condition de disposer d’un appui au sein du corps législatif, le Gouvernement Fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain. Il peut destituer les gouverneurs des Etats élus au suffrage universel pour faute grave, corruption, etc. Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement Fédéral qui n’en redistribue qu’une faible part aux Etats.
Le Mexique est composé de 31 États et d'un district fédéral:
A la fin du , les défavorisés du Chiapas dénoncèrent le manque d'intérêt porté par les pouvoirs publics à leur Etat, l'un des plus pauvres du Mexique. L'une des principales revendications est le fait qu'un grand nombre d'indigènes doivent payer des taxes à des propriétaires terriens absents, malgré le fait que depuis les années 1920 le gouvernement mexicain a promis aux paysans la propriété des terres qu'ils ont cultivé depuis des générations. L'article 27 de la Constitution garantie aux indigènes le droit à un ejido ou propriété collective.
La réforme agraire fut terminée dans la plus grande partie du pays mais le Chiapas fut une exception. La crise de 1982 mit un terme au contrôle de l'économie par l'État et les privatisations qui s'ensuivirent donnèrent une place prépondérante aux entreprises privées. La réforme agraire cessât dèslors d'être une priorité. Sous la présidence de Carlos Salinas de Gortari l'ouverture du pays au commerce mondial devint une priorité. La vague de réformes libérales eurent pour effet de moderniser une économie fermée et protectionniste vers une economie incerée dans le commerce mondial. Le gouvernement suspendit le droit consitutionnel pour les communautés rurales à posséder des ejidos. L'accord de libre-échange d'Amérique du Nord (ALENA) mis en application le 1er Janvier 1994 fut considéré par les peuples indigènes du Chiapas comme une preuve de plus que le gouvernement fédéral les laissait de côté: le centre et le nord du pays se déveloopait rapidement grâce à la proximité géographique avec le grand voisin du Nord alors que le sud du pays restait dans la pauvreté et le sous-développement.
C'est dans ce climat qu'est né l'Armée zapatiste de libération nationale ou Ejercito Zapatista de Libéracion Nacional. Les zapatiste sont un mouvement pacifiste qui fut "poussé" à utiliser les armes pour garantir le droit aux indigènes aux ejidos. Le Sous-commandant Marcos, le leader du mouvement zapatiste réussit à sensibiliser la communauté international, grâce aux nouvelles technologies de l'information (internet notamment), à la lutte des peuples indigènes du Chiapas.
En Août 2003, le EZLN déclarât tout le territoire Zapatiste comme autonome du Mexique. Depuis, le EZLN a privilégié le travail avec le gouvenement afin de développer la santé et l'éducation dans les communautés indigènes défavorisée du Chiapas.
Le Mexique est un pays situé en Amérique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les États-Unis (3 326 km) au Nord et avec le Belize (250 km) et Guatemala (962 km) au Sud. Il possède de nombreuses façades maritimes (10 143 km) notamment avec l'Océan Pacifique et le golfe de Californie (7 338 km) à l'Ouest et avec la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique (2 805 km) à l'Est. La superficie totale du pays est de 1 972 550 km² en incluant environ 6 000 km² d'îles dans l'Océan Pacifique, le golfe de Californie, la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique. La zone économique exclusive (ZEE) mexicaine s'étend sur 370 km à partir de chaque côte et totalise environ 2,7 millions de km². Le territoire comporte aussi quelques îles comme Guadalupe et Revillagigedo (Pacifique). On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic de Orizaba culmine à 5 700 m, tandis que le point le moins élevé est la Laguna Salada qui se trouve à 10 m en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.
Parmi les ressources naturelles, on trouve l'argent, le cuivre, le gaz naturel, l'or, le pétrole, le plomb et le zinc.
Principales chaines de Montagne et plateau principal
Le Mexique possède peu de cours d'eau navigables.
Le Rio Grande est appelé Rio Bravo par les Mexicains.
Les zones au sud du 24ème parallele :
Les pluies varient beaucoup selon la situation géographique et les saisons. Aride ou semi-aride en Basse Californie, le Nord-Ouest de l'État de Sonora, les plateaux du Nord et un partie des plateaux du Sud. Il pleut dans ces régions en moyenne entre 300 et 600 milimètres par an. Dans les plateaux du Sud et notamment les régions les plus peuplées (comme Mexico et Guadalajara) il pleut en moyenne entre 600 et 1000 milimètres. Les basses terres le long du Golfe du Mexique recoivent plus de 1 000 milimètres de pluies à l'année. La région au sud-est de Tabasco reçoit approximativement 2 000 milimètres de pluies à l'année ! Il neige occasionnellement sur certains des plateaux du nord et des hauts sommets de la Sierra Madre Occidentale et de la Sierra Madre Orientale.
Une petite partie de la côte nord-ouest du Mexique autour de la ville de Tijuana possède un climat méditerranéen avec des brumes importantes et une saison des pluies en hiver.
Le Mexique est situé dans la ceinture des ouragans et toutes les régions côtières sont susceptibles de subir une de ces tempètes de juin à novembre. Les ouragans de la côte pacifique sont moins fréquents et souvent moins violents que ceux qui affectent la côte est du pays. Plusieurs ouragans frappent chaque année les côtes du Golfe du Mexique et de la Mer des Caraïbes, avec des vents violents qui peuvent dépasser les 200 km/h, qui mettent en péril la vie des habitants et provoquent des dégats importants aux hôtels et habitations de la région.
Même si le pétrole ne représente aujourd'hui qu'une partie des exportations mexicaines, les ressources financière dégagées par Pemex financent 30% du budget de l'État. Cette situation a permis aux mexicains de bénéficier d'une certaine clémence fiscale. En effet, le Mexique est le pays de l'OCDE et de toute l'Amérique Latine dont le ratio recette fiscale / PIB est le plus faible (entre 15 et 17% contre une moyenne de 30% pour les pays de l'OCDE).
Depuis 1994, l'économie mexicaine s'est remis de la crise économique. Les exportations ont connu une croissance très importantes, notamment en direction des États-Unis et du Canada. Les maquiladoras ou zones franches sont un des éléments importants de ce succès. Aujourd'hui le Mexique représente 50% des importations et exportations d'Amérique Latine et est devenu la 8ème puissance commerciale du monde. Le PIB mexicain en valeur est le plus élevé d'Amérique latine, devant le Brésil et l'Argentine et la 11ème puissance économique selon ce même critère.
En 2000, le Mexique connu sa première alternance politique depuis plus de 70 ans avec l'arrivée au pouvoir de Vicente Fox. Ce dernier continua la politique économique de ses prédécesseur avec un politique budgétaire et monnétaire rigoureuse. L'inflation a fortement baissé et les finances publiques ont été fortement améliorées notamment grâce à la hausse du prix du pétrole dont le Mexique est le 5eme exportateur mondial. La dette publique ne représente plus aujourd'hui que 23.5% du PIB et la dette extérieure mexicaine a été classée par Standard & Poor's BBB soit le niveau le plus haut jamais atteind par le Mexique et la meilleure notation des grandes économies d'Amérique Latine.
Afin de diversifier les débouchés des exportations mexicaines (dont plus de 80% sont faites avec les États-Unis et le Canada), le Mexique a signé un grand nombre de traités de libre-échanges, notamment avec l'Union européenne, le Japon, Israël,…
Entre 2001 et 2003, le Mexique connu une croissance économique médiocre. (-0,3% en 2001, +0,9% en 2002 et +1.4% en 2003). En effet, La Chine est devenu un concurrent important du Mexique, le salaire dans les ateliers chinois étant en moyenne 4 fois moins élevé qu'au Mexique. Le Mexique doit donc adapter son modèle économique à cette nouvelle situation internationale, notamment à travers de réformes structurelles qui malheureusement se font très lentement.
Depuis 2004, la croissance économique s'est fortement accélérée. +4.3% en 2004 et +3.8% en 2005 (estimations). De nombreux entreprises revenant au Mexique après être parties en Asie. Néanmoins, pour que cette reprise puisse être pérenne et que le Mexique puisse remplir les objectifs du millénaire dans la lutte contre la pauvreté qui touche encore 40% de la population, d'importantes réformes structurelles doivent être entrepries.
Las remesas, ces remises ou transferts de fonds de la part des émigrés mexicains pour leurs familles qui sont restées au Mexique ont représenté en 2005 un record de plus de 20 milliards de dollars. Cela est l'équivalent de la moitié de la valeur des exportations pétrolières du pays, qui représentent à leur tour moins de 10% des exportations totales de biens, au contraire des décennies precédentes où les exportations pétrolières pévalaient dans la balance courante. Cette formidable manne est supérieure aux investissements étrangers au Mexique et permet d'améliorer la situation économique de nombreuses familles rurales.
Il reste d'important défis que le Mexique doit surmonter
Pendant tout le , la population du Mexique a seulement doublé. Cette tendance continuera pendant les deux premières décennies du . En 1920 on assiste même a une perte de 2 million d'habitants. Ce phénomène peut s'expliquer à cause de la Révolution mexicaine entre 1910 et 1920.
Le taux de croissance de la population s'est fortement accéléré entre 1930 et 1980, avec des chiffres supérieurs à 3%. La population mexicaine doublait tous les 20 ans et à ce rythme on estimait 120 million d'habitants au Mexique en 2000. Le gouvernement fédéral créa alors le Conseil National de la Population, CONAPO, avec pour mission d'établir des politiques de contrôle de la natalité et réaliser des études sur la population du pays. Ces mesures furent positives et le taux de croissance de la population baissa jusqu'à 1,6% sur la période 1995 et 2000. En 2005, la population mexicaine s'élevait à 103 millions d'habitants.
L'espérance de vie passa de 36 ans en 1895 à 75,19 ans en 2005. On estime donc que le Mexique vient de rentrer dans la dernière phase de transition démographique. Le taux de mortalité est bas et le taux de natalité est en baisse.
Même si aujourd'hui le Mexique a une population jeune (seulement 5,6% de la population a plus de 65 ans), le vieillissement de la population a commencé et s'accélerera dans les prochaines années.
Les États qui concentrent la plus grande partie de la population mexicaine sont le District Fédéral et les États de Mexico, Jalisco, Nuevo Leon, Puebla et Veracruz. À l'inverse les moins peuplés sont Campeche, la Baja California Sur et le Quintana Roo. Néanmoins ces deux derniers État connaissent des taux de croissance parmi les plus élevés du pays à cause du développement de l'industrie touristique notamment les villes comme Cancun qui concentre 50% de la population du Quintana Roo, ou Los Cabos et La Paz qui sont devenu un eldorado pour les Americains.
La zone métropolitaine de la ville de Mexico concentre 18 396 677 habitants (chiffres 2000), ce qui fait d'elle la ville la plus peuplée du monde.
Guadalajara et Monterrey sont respectivement la 2ème et la 3ème plus grande villes du pays avec chacune plus de 3 millions d'habitants.
La corruption de la police et des militaires est un des principaux problèmes du Mexique. Le marché très lucratif de la drogue et de l'émigration illégale vers les États-Unis financent les cartels mexicains. Ces derniers fourniessent plus de la moitié des méthamphétmines au États-Unis. Le gouvernement fédéral a lancé une grande campagne pour améliorer la sécurité et lutter contre le crime organisé en misant sur les nouvelles technologies. L'ex-maire de New York, Rudolph Giuliani, connu pour ses succès contre la criminalité dans la capitale économique des États-Unis, a même été embauché pour répéter son exploit dans la ville de Mexico. En général on peut dire que la police fédérale (l'équivalent de la gendarmerie) est peu corrompue. Ses agents ont vu leur salaires fortement revalorisés et le niveau d'éducation y sont beaucoup plus élevé que dans les autres polices.
La ville de Mexico reste un cas particulier au Mexique. On y dénombre entre 2000 et 3000 crimes par jours. Seulement 600 de ces crimes sont transmis à la police. Néanmoins, le nombre de meurtres n'est pas si important que cette athmosphère de violence pourrait conduire à penser. Il y a dans la ville de Mexico 2,5 meurtres par jour, ce qui est relativement faible vu la taille de la population. En comparaison, Washington connaîtrait un taux de meurtres par habitant 5 fois plus important.
Le Mexique compte un peu plus de 106 millions d'habitants soit le pays hispanophone le plus peuplé largement devant l'Espagne et le 3ème pays le plus peuplé du continent américain après les États-Unis et le Brésil. Au niveau mondial c'est le 11ème pays le plus peuplé du monde après la Chine, l'Inde, les États-Unis, l'Indonésie, le Brésil, le Pakistan, le Bangladesh, la Russie, le Nigeria, et le Japon.
La population qui parle les langues indigènes (unique critère retenu par l'INEGI pour designer la population indigène) pasa de 17% en 1895 à seulement 7% en 2000. Néanmoins en nombre absolu elle a cru en passant de 1 million en 1895 à 7 millions en 2000. Les spécialisteshttp://estadis.eluniversal.com.mx/nacion/127113.html concordent pour dire qu'il y a plutôt 12,7 million d'indigènes qui parlent ou non une langue indigène) au Mexique. Jusqu'en 1980, les populations indigènes émigraient en direction des métropoles regionales proche de leur lieu de naissance mais à partir des années 1990 l'émigration indigène se fit massivement en direction des États-Unis.
Les États-Unis sont le pays où vivent le plus de mexicain après le Mexique. Il se dit que Los Angeles, la plus grande ville de Californie est aussi la deuxième ville mexicaine en terme de population car le nombre d'immigrés et de descendant de mexicains dépasse largemenet les 4 million de personnes qui vivent à Guadalajara, seconde métropole mexicaine.. La présence des mexicains de l'autre côté du Rio Grande commence los de l'annexion par les États-Unis d'immenses territoires mexicains. Ainsi un certain nombre de mexicains se trouvèrent de facto en territoire americain mais gardèrent leur coutume et leur langue. L'État du Nouveau Mexique illustre bien cela. À ce nombre, il faut ajouter le nombre important de braceros qui partirent vivre aux États-Unis, parfois temporairement grâce à un accord laboral entre les gouvernements de Washington et de Mexico. Les dernières crises économiques du Mexique ont favorisé l'émigration vers le nord et on estime qu'au début du XXe siècle près de 38 million de mexicains ou descendants de mexicains vivent aux États-Unis. La grande parti de ceux-ci se situent en Californie, au Texas et au Nouveau Mexique. On compte aussi d'importantes communautés de mexicains dans le Vieux Continent, notamment en Espagne, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.
Le Mexique a fait d'important progrès au niveau éducatif ces deux dernières décennies. En 2004, le taux d'alphabétisation était de 92.2% et celui des jeunes de 15-24 ans de 96%. L'enseignement primaire et secondaire (9 ans) est gratuit et obligatoire. Même si plusieurs programmes d'éducation bilingue existent depuis les années 1960 pour la communauté indigène, c'est depuis la réforme constitutionnelle à la fin des années 1990 qui permet véritablement leur essor avec des manuels scolaires écrits dans une douzaine de langues indigènes. Aujourd'hui la grande majorité des indigènes sont billingues.
En 1970, le Mexique fut le premier pays au monde à mettre en place un système d'enseignement à distance. Les écoles qui utilisent ce système sont appelées telesecundarias. La diffusion de ce système s'étend aussi à certains pays d'Amérique Centrale, à la Colombie et même à certains États du Sud des États-Unis.
Les deux universités publiques mexicaines les plus connues sont l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM)http://www.unam.mx fondée en 1551 et l'Institut Polytechnique National (IPN)http://www.unam.mx qui ont un grand prestige dans toute l'Amérique latine. Néamoins, aujourd'hui certaines universités privés jouissent d'une excellente réputation parfois supérieure à celles des universités publiques. Les trois principales universités privées de reconnaissance internationale sont l'Institut Technologique d'Études Supérieures de Monterrey (ITESM)http://www.itesm.mx qui est souvent désigné comme le TEC de Monterrey, l'Institut Technologique Autonome de Mexico (ITAM)http://www.itam.com.mx, et l'Université Ibero-Americainehttp://www.uia.mx. Ces universités ont connu une croissance importante et ont su nouer des partenariats avec des universités étrangères les plus prestigieuses.
La constitution mexicaine concède le status de langues nationales à l'espagnol et à plus de 60 langues indigènes parlées par 7% de la population. Néanmoins même si il n'existe pas de déclaration légale qui fasse de l'espagnol la langue officielle, c'est celle-ci est utilisée pour tous les documents officiels et est parlée par la quasi totalité des mexicains. Les langues indigènes sont parlé par plus de 2 millions de personnes vivant du le sud-est du Mexique jusqu'au Honduras. Leurs origines remontent, croit-on, à plus de cinq millénaires. De l'époque dite classique (600-800 ap. J.C.) à la conquête espagnole, ces langues furent écrites sur des bâtiments, de la poterie et des codex, grâce à un système d'écriture très élaboré de hiéroglyphes. Deux langues indigènes qui sont le plus parlées sont:
Les langues indigènes ont eu une grande importance tout au long de l'histoire et la culture mexicaine. Ainsi, le mot Mexico trouve son origine dans la langue nahuatl avec metztli (lune) et xictli (nombril) qui ensemble veulent dire nombril de la lune. Les indigènes prononçaient meshico et les espagnols l'écrivirent México.
Cette ferveur religieuse s'étend aussi à d'autres pays d'Amérique latine, aux USA et même en France. Le 12 décembre (jour de sa fête) les mariachis chantent à Notre-Dame de Paris où la communité mexicaine de France a offert une reproduction de la Vierge.
Jeux Olympiques d'été au Mexique en 1968 Équipe du Mexique à la coupe du monde de football de 2006 Coupe du monde de football de 1986 Coupe du monde de football de 1970
La cuisine mexicaine est très riche, très variée et avec un grand nombre d'épices. Elle trouve son origine au temps de la conquête espagnole, même si elle a de nombreuses influences indigènes. D'un côté, le maïs, les piments, les haricots rouges, les courges, l'avocat, la patate douce, les tomates, le cacao, la vanille, la dinde et de nombreux fruits et condiments originaires du nouveau monde qu'il serait trop long d'énumérer ici. De même, certaines pratiques culinaires employées encore aujourd'hui sont issues des peuples préhispaniques, comme la nixtamalisation du maïs ou le broyage sur molcajete (mortier traditionnel) et metate. De l'autre côté, les espagnols introduisirent les viandes des animaux domestiqués dans l'ancien monde tel que le porc, de boeuf et le poulet; mais aussi le poivre, le sucre, le lait et ses dérivés, le blé, et le riz, les agrumes et une multitude d'ingrédients qui forment aujourd'hui une part importante de l'alimentation des mexicains.
De cette fusion de deux traditions millénaires émergea le pozole, le mole et les tamales dans leurs formes actuelles, le chocolat, une grande variété de pains, de tacos et un grand répertoire de grignotages mexicains (antojitos). Aussi des boissons comme l'atole, le chamurrado, le chocolat au lait et les boissons raffraichissantes aromatisées aux fruits. Des desserts aussi comme l'acitron et une gamme complète de bonbons cristalisés, le rompope, la cajeta, la jericaya et un vaste répertoire de délices créés dans les couvents partout dans le pays.
Mexique | État membre de l'ONU | Espagnol langue officielle
Meksiko | Mexico | مكسيك | México | Мэксыка | Мексико | মেক্সিকো | Mèxic | Mexiko | México | Mexico | Mexiko | Μεξικό | Mexico | Meksiko | México | Mehhiko | Mexiko | مکزیک | Meksiko | Meicsiceo | México | Mekiko | מקסיקו | Meksiko | Meksik | Mexikó | Meksiko | Mexikia | Mexíkó | Messico | メキシコ | mexygu'e | მექსიკა | 멕시코 | Meksiko | Mexicum | Mexiko | Mexico | Meksika | Meksika | Мексико | मेक्सिको | Mexico | Mēxihco | Mexiko | Mexico (land) | Mexico | Mexico | Mexic | Meksyk | México | Mexic | Мексика | Meksiko | Mexico | Mexiko | Mehika | Meksika | Мексико | Mexiko | மெக்ஸிகோ | ประเทศเม็กซิโก | Mehiko | Meksika | مېكسىكا | Мексика | Mèsico | Mexico | מעקסיקע | 墨西哥 | Be̍k-se-ko | 墨西哥