Une grande panoplie de matériel est utilisée durant l'escalade. La plupart des types usuels d'équipement d'escalade sont brièvement décrits dans cet article. L'article sur les protections d'escalade décrit les équipements communément utilisés pour protéger le grimpeur des conséquences d'une chute.
Voir aussi le vocabulaire de l'escalade et de l'alpinisme pour plus de descriptions du matériel.
Les cordes d'escalade consistent typiquement d'une âme de fibres vrillées et d'une gaine extérieure de fibres de couleur tressées. L'âme fournit l'essentiel de la résistance en extension, alors que la gaine protège l'âme et donne à la corde ses caractéristiques voulues de maniement. Les cordes utilisées pour l'escalade sont classées en deux catégories : les cordes dynamiques et les cordes statiques. Les cordes dynamiques sont élastiques et sont généralement utilisées comme des cordes d'assurage. L'élasticité réduit la force maximale ressentie par le grimpeur et l'équipement en cas de chute. Les cordes statiques ne sont pas élastiques et sont généralement utilisées pour transporter ou attacher l'équipement. Elles sont aussi utilisées pour le rappel puisqu'elles réduisent les oscillations et facilitent la descente.
Une sangle est une corde plate, c'est-à-dire une corde sans âme. Elle est un composant polyvalent de l'escalade. Les sangles modernes sont souvent réalisées d'un matériau d'une très grande résistance (Dyneema). Les sangles sont généralement nouées ou cousues pour former une boucle connue sous le nom d'anneau de sangle.
Les sangles ont de nombreux usages, dont l'extension ou équilibrage des ancrages, des baudriers improvisés, le transport de matériel, ou en tant que composant d'une dégaine.
Les cordelette sont des cordes de diamètre inférieur à 8 mm. Leur usages est très varié : confection de systèmes de sécurité, d'amarrages, de pédales, de nœuds auto-bloquants, etc.
Les mousquetons sont des anneaux de métal avec un doigt à ressort utilisés comme connecteurs. Pour l'escalade sportive, la plupart des mousquetons sont faits en alliage d'aluminium.
Les mousquetons existent dans de nombreuses formes ; le profil d'un mousqueton et le type de son doigt d'ouverture doit être choisis selon l'usage exact pour lequel il est destiné. Il y a deux sortes principales : les mousquetons classiques et les mousquetons de sécurité. Ces derniers empêchent le doigt de s'ouvrir lors de leur utilisation. Ils sont utilisés pour les connexions importantes. Leur fermeture peut être à vis ou automatique.
Les mousquetons existent aussi avec différents types de doigt, dont les doigts à fil, les doigts courbés, ou les doigts droits. Ces différents doigts ont des résistances et utilisations différentes.
Les mousquetons sont aussi connus sous le nom argotique de mousquif.
Les dégaines sont utilisées par les grimpeurs pour relier la corde au point d'ancrage. Elles permettent à la corde de coulisser avec une friction minimale. Les dégaines sont généralement constituées de deux mousquetons classiques reliés par un court anneau de sangle cousu. Elles existent en différentes longueurs et certaines même avec une sangle extensible. La société DMM réalise aussi un mousqueton avec une poulie à son extrémité pour réduire la friction de la corde sur le mousqueton, ce qui augmente néanmoins la force totale subit par la dégaine en cas de chute.
Un baudrier, ou harnais, sert à attacher une corde à une personne. La plupart des baudriers utilisés en escalade son portés autour de la taille, bien que d'autres types peuvent être rencontrés, tels des harnais de torse ou des harnais complets.
Le type d'escalade détermine les caractéristiques souhaitées d'un baudrier. Les grimpeurs sportifs choisiront typiquement de baudriers minimalistes avec des porte-matériel. Les alpinistes choisiront des baudriers légers, éventuellement avec les boucles de jambe détachables. Les grimpeurs de grandes voies préféreront avoir plus de rembourrage pour le confort.
De nos jours, les plaquettes sont moins populaires car les dispositifs d'assurage modernes offrent un contrôle plus souple de la corde et sont moins susceptible de bourrage, spécialement en l'utilisant comme descendeur.
Des modèles alternatifs, mais similaires, sont proposés sous d'autres marques, et généralement regroupés sous le nom générique de tube ou puits.
Un Grigri est un dispositif d'assurage, breveté par la société Petzl, qui bloque automatiquement la corde en cas de chute. En raison de ce mécanisme d'auto-blocage, il est plus difficile de donner du mou que sur un ATC et des techniques d'assurage différentes sont utilisées. Il est reproché au Grigri un rattrapage plus brutal que sur un dispositif d'assurage classique car moins de corde passe dans le dispositif en cas de grosse chute. Le Grigri est le dispositif préféré pour assurer le second depuis le relais car, au contraire d'autres dispositifs conçus pour cette utilisation (le Trango B-52 et le Petzl Reverso), redescendre le second est plus facile. Trango vend un dispositif similaire auto-bloquant sous le nom de Cinch, qui fonctionne pour des cordes de diamètre 9,4 à 11 millimètres (le Grigri est prévu pour des cordes de 10 à 11 millimètres).
Il a la forme d'un "8" et est généralement en aluminium. Son avantage principal est une dissipation efficace de la chaleur.
Les descendeurs en huit permettent une descente rapide mais contrôlée sur une corde. Ils sont faciles à placer et permettent une dissipation efficace de la chaleur provoquée par la friction de la corde, mais ont tendance à toronner la corde. En raison de leur poids excessif et de leur aspect rudimentaire par rapport à d'autres descendeurs, beaucoup de grimpeurs sportifs les évitent. Ils sont préférés cependant quand la corde devient glacée.
Les jumars offrent la même fonctionnalité qu'un noeud de Prusik mais sont plus solides, rapides, sûrs et demandent moins d'effort. Un jumar utilise une came pour permettre au dispositif de glisser librement dans une direction (la direction souhaitée du mouvement) mais agrippe fermement la corde quand poussé dans la direction opposée. Pour empêcher un jumar de se libérer accidentellement de la corde, un mécanisme de blocage ou une gâchette est déployé. Un jumar est d'abord attaché au baudrier du grimpeur par une sangle, puis le jumar est clippé dans la corde et verrouillé. Pour remonter une corde fixe attachée à une ancre à neige sur une pente raide, seulement un jumar est nécessaire, l'autre main est utilisé pour maintenir le piolet.
Les bicoins sont fabriqués dans de nombreuses variétés. Dans leur forme la plus simple, ils sont juste constitués d'un petit bloc de métal auquel est attaché un anneau de cordelette ou un câble.
Les bicoins sont simplement utilisés en les bloquant dans des fissures, se rétrécissant vers le bas, du rocher.
Ils consistent en deux, trois, ou quatre cames montées sur un axe commun ou deux axes adjacents, de manière à ce que la traction sur l'axe force les cames à s'écarter. Une gâchette (ou une petite poignée) ramène les cames ensemble. Ils sont placés dans une fissure ou un trou du rocher en tirant sur cette gâchette pour permettre aux cames de s'insérer, puis en tirant sur une petite barre à l'extrémité de l'axe. Cela fait s'écarter les cames et adhérer les cames sur la surface du rocher. Les cames sont maintenues en place par de petits ressort. Une corde d'escalade peut alors enfin être reliée à l'extrémité du coinceur.
Les coinceurs mécaniques sont faciles et rapides à poser et s'adaptent à une plus grande variété de fissures que les bicoins. Ils sont en revanche beaucoup plus chers.
Il s'agit de chaussures spécialement conçues pour l'escalade. Pour améliorer l'accroche du pied sur un mur d'escalade ou du rocher due à la friction, le chausson est recouvert d'une couche de gomme vulcanisée. Habituellement, les chaussons ont seulement quelques millimètres d'épaisseur et seront très resserrés autour du pied. Certains modèles ont un rembourrage en mousse sur le talon pour rendre les descentes et rappels plus confortables.
Bien qu'étant souvent rejetés par la plupart des grimpeurs, qui prétendent que les gants d'assurage réduisent l'adhérence et le contrôle sur la corde, les gants d'assurage sont une aide utile pour l'assurage durant de longues escalades. En particulier, en descendant un grimpeur, ils éliminent la possibilité d'être brûlé par la corde et les conséquences involontaires d'un lâcher de corde.
Les gants d'escalade sont réalisés ou bien en cuir ou en un substitut synthétique. Ils ont souvent des rembourrages résistant à la chaleur sur la paume et les doigts.
Le casque est un élément de sécurité souvent négligé, bien qu'il ait sauvé de nombreux grimpeurs de blessures graves ou de la mort. Un casque est constitué de matériaux résistants pour protéger la tête et la boîte crânienne des impacts. Dans les zones d'escalade bien développées et fréquentées, ces impacts sont plus souvent causés par la chute d'objets (comme des cailloux ou du matériel d'escalade) que par la chute d'un grimpeur touchant le rocher ou le sol.
Suivant le type d'escalade envisagé, les casques sont plus ou moins courants. Il y a beaucoup de raisons valides pour un grimpeur de ne pas porter un casque, dont des questions de poids, d'encombrement ou de réduction d'agilité. Cependant, la raison principale qu'ont de nombreux grimpeurs de ne pas porter de casque est plus certainement la vanité. Dans les salles d'escalade, il n'y a pas d'avantage discernable à porter un casque, mais sur des voies de plusieurs longueurs ou sur les voies de cascade de glace, seuls les plus téméraires ne porteraient pas de casque. Entre ces deux extrêmes, un appel au jugement personnel doit être fait.
Le ruban adhésif médical utilisé pour l'escalade est souvent appelé sous le nom commercial de strappal.
Le matelas de bloc est souvent appelé crash pad.
La magnésie est une poudre utilisée par les gymnastes pour absorber la transpiration. Il s'agit principalement de carbonate de magnésium, mais on y ajoute souvent du sulfate de magnésium qui agit comme agent séchant.
Alors que la plupart des grimpeurs croient que cela améliore l'adhérence sur le rocher, d'autres pensent que cela n'a qu'un aspect purement psychologique.
Pour des raisons environnementales, l'utilisation de la magnésie est controversé dans certains sites. Dans les zones où la pluie est insuffisante (ou bien où la falaise est en dévers) des traces disgracieuses de magnésie peuvent persister sur les voies. Là où la pluie est plus régulière, les résidus de magnésie peuvent former des dépôts. Ainsi, de la magnésie de la couleur de la roche ou des alternatives biodégradables sont maintenant disponibles.
L'utilisation de cette poudre est nuisible particulièrement au grès, les prises deviennent glissantes avec l'humidité de l'air. Il est conseillé alors de se servir de colophane (appelé communément pof).
Il s'agit de sac de la taille d'une main pour recevoir la magnésie. Ils sont habituellement clippés ou attachés sur le baudrier du grimpeur pour un accès facile durant l'escalade.
La magnésie n'est généralement pas dispersée dans le sac. À la place, une chaussette à magnésie ou une balle à magnésie est remplie de la magnésie et ensuite placée dans le sac. Les chaussettes à magnésie sont les poches faites d'un matériau poreux qui permet à un peu de magnésie de sortir quand la chaussette est remuée ou frottée.
Tous les produits vendus en Europe doivent, par la loi, être certifiés conformes à ces standards. Il n'y a pas de telles exigences dans beaucoup d'autres pays, bien que la plupart des fabricants suivent volontairement les standards CEN ou UIAA.
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