- |
- |
Les premiers habitants se rattachent à la culture saladoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Saladero. Ils viennent, selon toute vraisemblance, de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qu'on leur donne généralement ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.
Cette population produit une céramique extrêmement décorée et semble surtout occuper les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001.
Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.
Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté du .
Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture.
Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (vers 300) et l'occupation du Diamant (vers 800). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.
C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Iles de l'Amérique.
Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les Français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et infestées d'Indiens dangereux, les Hollandais, Français et Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade, s'approvisionner en vivres et commercer avec les Amérindiens. L'ouvrage de Jean-Pierre Moreau Les petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu fait un point intéressant de cette activité européenne non coloniale pendant tout le .
Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), rocou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique est alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La mono-culture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du .
La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'Habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.
Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de 36 mois). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais à la différence de l'esclave, si il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail, il recouvrait sa liberté au bout des trois années et se voyait allouer une terre pour devenir à son tour planteur.
La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.
Les amérindiens, dont on peut supposer que la densité de population était relativement faible, sont petit à petit repoussés vers la côte atlantique avant d'être finalement chassés dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.
Dans les premières années du , le Père Labat, religieux dominicain ayant vécu plusieurs années dans l'île, décrira encore la carbet du chef indien Larose, caraïbe christianisé vivant aux alentours du bourg du Robert.
Les premiers établissement français en Martinique sont le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), fondée par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuelle Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.
Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime commerciale dans l'île. Si certains navires "circuiteux" passent en Afrique charger une cargaison d'esclaves avant de venir l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, des navires encore plus nombreux font le voyage en "droiture" entre les ports du royaume de France et la colonie.
Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus.
Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se fait ressentir pendant toute la période coloniale, et la plupart des échanges se font sur le mode du troc.
Cette navigation commerciale suscite bien entendu la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent va caractériser l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger dans les périodes de paix civile.
Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVII siècle, la lutte se concentre entre Français et Anglais (et puis, après 1707, Britanniques). Toutes les grandes conflagrations européennes ont leur composante caraïbe. C'est le cas de la guerre de sept ans qui vaudra à la France de perdre de nombreuses possessions au profit de la Grande-Bretagne. La Martinique passera par deux fois sous possession britannique pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.
L'île connait un important développement au cours du XVIII siècle et regagne en importance après la perte de Saint-Domingue. La ville de Saint-Pierre est une des plus fameuses des Antilles et le restera jusqu'au 8 mai 1902 quand l'éruption de la Montagne Pelée entraînera la destruction totale de la ville par une nuée ardente. Fort-de-France devient alors le chef-lieu de la Martinique.
En 1763, Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, naît aux Trois-Ilets.
En France, en 1788, veille de la révolution française, Brissot crée la Société des amis des Noirs; mais, malgré les efforts de ses membres éminents comme l'abbé Grégoire ou Condorcet, il ne peut obtenir l'abolition de l'esclavage auprès de la Constituante.
Ce n'est que le 4 février 1794 que la Convention, abolit l'esclavage. Cette abolition ne sera pas appliquée dans toutes les possessions françaises d'alors, loin s'en faut.
La Martinique ne la connaîtra pas contrairement à la Guadeloupe car le groupe de colons mené par Dubucq va être occupé par les Britanniques.
Par ailleurs, cette abolition certe dictée par un humanisme hérité des Lumières, avait aussi comme objet de rallier les esclaves révoltés de Saint-Domingue, face à la double menace royaliste et d'invasion britannique.
Napoléon rétablira l'eclavage (loi du 30 floréal an X, soit le 20 mai 1802), cédant aux supplications des colons blancs qui prétendaient ne plus pouvoir assurer leur survie et celle de leur plantation en ayant recours à une main d'œuvre non servile.
Les mariages mixtes redevinrent interdits par la même occasion.
Ce n'est que le 27 avril 1848 que Victor Schoelcher alors Sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves se sont révoltés; ils ont obtenu l'abolition de fait le 23 mai 1848.
Pour faire face à la pénurie de Main d'oeuvre, la France imitant le Royaume-Uni et les Pays-Bas décide d'avoir recours à l'immigration Indienne de 1853 à 1870. Les immigrés indiens sont des travailleurs recrutés initialement pour 5 ans et devant repartir dans leur pays d'origine à ce terme. La grande majorité d'entre eux resteront en Martinique et contribueront à sa richesse intellectuelle et culturelle.
En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île.
Le 8 mai 1902, une terrible éruption de la montagne Pelée tue tous les habitants de Saint-Pierre (sauf un prisonnier du nom Louis Auguste Sylbaris, dit Cyparis, sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et de ses environs (30 000 morts), malgré les avertissements de certains scientifiques. Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger de nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.
Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe.
Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France.
Le 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer.
1974, la Martinique devient une région.
1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional.
8 novembre 1996 décret instituant l'AOC Rhum Agricole Martinique.
La préfecture du département est Fort-de-France. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).
La région de la Martinique est une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
Une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée à 50.48% lors de la consultation du 7 Décembre 2003.
Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W.
On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizées de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.
Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.
Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.
Sa superficie est d'environ 1100 km2, suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km2, pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres.
A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.
Munissez-vous d'un masque et d'un tuba, embarquez pour une promenade sur un bateau à vision sous marine ou faites l'expérience d'une plongée en bouteille (initiations en club).
Sur plus de 200km de littoral, c'est un festival insoupçonné de formes et de couleurs. A même le rivage, la Côte Caraïbe, toujours abritée des Alizés, est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.
Sous le miroir de la surface, les fleurs terrestres cèdent la place aux fleurs marines. Eponges, anémones, gorgones s'épanouissent dans la clareté cristalline des jardins de coraux.
Vous allez découvrir un monde aux myriades de couleurs : végétaux, minéraux, poissons... un monde extraordinaire. Corail, étoiles de mer, porcelaines, poissons ange, chirurgiens, éponges, perroquets.
La faune terreste fascinante et dangereuse: Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).
Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux; aujourd’hui complètement disparues. De nos jours, vous rencontrerez plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit. Aux détours des sentiers, vous rencontrerez souvent des touloulou; crabe de terre rougeâtre que vous apprécierez dans votre assiette. Les mygales ou Matoutou falaise se font discrètes, mais gare. Voici les deux espèces résidantes.
L'Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit exclusivement dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Ilets. On commence tout de même à en trouver un peu partout sur l'île. Cette espèce est assez agressive et mord sans prévenir !
L'Avicularia versicolor est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. C'est une des plus belles mygales du monde. Cette espèce est relativement calme et peu agressive. Il faut savoir que Avicularia versicolor est protégée localement.
Chez les insectes, outre l'éternelle blatte (cafard), prolifique et inoffensive. Comparé au cafard métropolitain, celui-ci c'est le méga-géant. Le moustique reste indéracinable de sa place des parasites de nos nuits, surtout prés des étendues d'eau et des sous bois.
Au coucher du soleil, vous entendrez les petites grenouilles qui partagent la nuit avec les manicous; opossums antillais protégés mais bien mal traités par les routes.
Résumé tiré du site de L'Or des Îles
Anthuriums, Bougainvillers, Roses de Porcelaine , Hibiscus, Balisiers etc.toutes plus belles les unes que les autres.
Vous serez certainement impressionnés par la luxuriance des fougères, des plantes, la taille des arbres.
le relief détermine quel type de végétation vous rencontrerez. La forêt tropicale a quelque chose d'envoûtant avec ses fougères arborescentes montant jusqu'à deux mètres de haut et ses enchevêtrements de racines et de lianes dans lequel les chasseurs et randonneurs se frayent un chemin à coups de coutelas ou machette. Vous serez certainement subjugués par les arbres à bois (Acajou, Courbaril, Mahogany etc.), avec lesquels sont confectionnés les plus beaux meubles. Certains arbres peuvent atteindre 45m de haut, comme le mahogany, arbre précieux des Antilles. Au sud, les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles. La mangrove constitue un autre type de végétation tropicale, avec ses palétuviers et ses courants d’eau peu profonds. Vous pouvez en voir, si vous visitez la presqu'île de la Caravelle (réserve naturelle). Les palmiers et les arbres du voyageur sont partout ; et s’ils font aujourd’hui partie du paysage, il est intéressant de noter qu’ils ont été importés d’Amérique du Sud et de l’Océan Indien. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l’île (avocatiers, arbres à pain, pruniers, tamariniers etc.). Côté fleurs, la Martinique ne faillit pas à sa réputation et, où que vous soyez, vous pourrez admirer toutes ces fleurs tropicales aux noms colorés : héliconias, oiseaux du paradis, hibiscus, flamboyants, bougainvillées, etc.
Autre plaisir des yeux...et du palais : les fruits et légumes tropicaux. Ananas, coco, prune de cythère, jujube, corossol, Annona squamosa.jpgpomme-cannelle, caïmite, pomme d'eau, carambole, goyave (à prononcer gwayav), bananes, abricot pays, raisins de mer...pour les fruits, igname, patate douce, choux de chine (dachine), christophine, fruit à pain etc.pour les légumes, leurs noms et leurs saveurs laissent planer un parfum exotique.
Résumé tiré du site L'Or des îles
Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.
Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).
Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.
Le cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations.
La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.
La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.
Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.
Les communes de Martinique sont les suivantes :
Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national.
(Chiffres du ministère de l'Outre-mer)
Le français et le créole martiniquais sont parlés en Martinique.
- Les cuisinières et leurs madras
On ne peut pas accuser les cuisinières guadeloupéennes de manquer d'humour. Elles ont choisi comme patron saint Laurent mort sur le gril ! Elles revêtent les atours d'autrefois, jupe longue brodée, corsage à fleurs, foulard serré en pointe à la ceinture et sur la tête, ce fameux madras à carreaux dont un coin dressé peut signifier mille choses pour qui connaît le code. Elles défilent dans les rues avec leurs beaux colliers d'or en grains, leurs fines boucles d'oreilles et leurs paniers chargés de ce qu'elles considèrent comme leur véritable trésor : un savoir-faire des merveilles avec des poissons, lambis, langoustes, cabris, crabes, avocats, mangues etc., capable d'entraîner tout un sillage de messieurs piégés par la magie de la cannelle, du colombo, du coco.
- Les « pitt »
La véritable culture populaire antillaise ne peut-être détachée des racines d'une actualité quotidienne faite de mille choses.
Les concours de biguine, qui voient des foules de petites formations se battre à furieux coups de « synthés », de violons et de guitare électrique pour se faire reconnaître, ne se déroulent pas plus dans les hôtels que l'on n'y voit des combats de coqs.
Il y a des endroits pour cela. Ceux où les gallinacés s'affrontent s'appellent « pitt ». On y perd sa fortune comme sur les hippodromes.
Avec passion et fureur, le tempérament de l'homme antillais n'est pas conforme aux descriptions qu'en donnent les chansons. S'il illustre aussi le sens inné de la fête qui est dans sa nature, le carnaval, qui dure ici plusieurs semaines, n'en constitue pas moins un défoulement : chômage, sentiment de n'être pas tenus pour majeurs, revendications, insatisfactions, montée des tensions raciales trouvent ainsi de quoi désamorcer les orages. Juste pour un moment.
- Magie Antillaise
Les voilà, ces Antilles inspiratrices de tant de poètes et de faiseurs de chansons, celles qui persistent et malgré tout, signent les beaux meubles en mahogani de Martinique, lits à colonnes et berceuses pour siestes romantiques, la confiture de goyaves, le pâté en pot ; celles de la messe dans les beaux habits du dimanche matin, qui ne contrevient pas aux pratiques d'une magie dont les ingrédients, gris-gris en bouteilles, baumes d'amour, eau des envoûtements, formules de protection etc. s'étalent sans complexe au milieu des légumes du marché. Le « quimboiseur » à la fois jeteur de sort et guérisseur, est appelé à intervenir à tout moment dans une société dont bien des gens très évolués conviennent qu'il ne serait pas de bon ton de transgresser les lois non écrites. Et voilà comment dans les veillées, on continue à raconter des histoires de petit lapin facétieux, bestiaire fantastique des campagnes où l'on traite encore les morts vivants que sont les zombies.
- Faire sa case
A quelque différence assez minime d'une île à l'autre, la « case » populaire de base, susceptible de s'agrandir, se présente comme une boîte de bois ouverte par une porte entourée de deux fenêtres et chapeautée d'un toit de tôle ondulée à deux ou quatre pentes. Peintes de couleurs vives : jaune, rouge, bleu, vert, elle comporte parfois, si la place n'est pas trop limitée, une galerie extérieure, la véranda, ornant la façade, et qui compose une pièce supplémentaire : le salon où l'on cause. La cuisine n'est la plupart du temps qu'un petit abri à l'extérieur qui éloigne châleur et odeurs.
« faire sa case » constitue un événement dans les endroits où la coutume résiste à la pression d'un goût venu d'ailleurs. En fondant une famille, un jeune homme quitte le monde ludique de l'adolescence pour prendre ses responsabilités dans la société adulte. Il n'est pas rare que l'aide des voisins s'accompagne de tout un rituel où l'intervention, dès la fondation, du pain, du sel, du rhum ou du vin se charge d'un pouvoir protecteur.
Plus rares sont les habitations des « hommes libres », comme se désignaient les maîtres, installés au milieu de leurs propriétés, dans des constructions mixtes (pierre et bois) qu'ils voulaient évidemment à la hauteur de leur standing. Souvent à un étage, complètement entourées d'une large galerie sur laquelle s'ouvraient de nombreuses portes-fenêtres qui entretenaient une ventilation naturelle, ces habitations étaient peintes en un blanc éclatant, bien fait pour souligner leur aristocratique beauté. D'une île à l'autre, on les compte aujourd'hui sur les doigts d'une seule main.
La physionomie des villes souffre évidemment de l'afflux massif des ruraux. Quand une population comme celle de Fort-de-France (100 000 habitants : le tiers de la Martinique) double en moins de vingt ans, les structures sont forcément poussées à éclater. Rongés par le cancer anarchique des cahutes, il y a longtemps que les cinquante pas géométriques réservés au domaine maritime de l'Etat ont disparu, malgré les histoires que l'Administration fait aux occupants pour les en déloger.
La sauvegarde de Fort-de-France tient dans l'exceptionnelle beauté de sa baie et de la place de la Savane, qui lui fait face, avec la pièce rapportée d 'une Joséphine de Beauharnais en marbre blanc.
île de l'océan Atlantique | Martinique | région française
Martinica | مارتينيك | Martinik | Martinica | Martinik | Martinique | Martinique | Μαρτινίκα | Martinique | Martiniko | Martinica | Martinique | Martinika | Martinique | Martinica - Martinique | מרטיניק | Martinik | Matinik | Martinique | Martinique | Martinique | Martinik | Martinique | Martinica | マルティニーク | 마르티니크 | Martinika | Martinique | Martinique | Martinique | Martinique | Martinica | Martynika | Martinica | Martinica | Мартиника | Martinik | Martinique | Martinik | Martinique | Martinique | Мартініка | 馬提尼克 | Martinique
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Martinique".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world