Marseille est la deuxième ville intra-muros de France mais en terme d'agglomération ne représente que la troisième ville de France (derrière Lyon). Elle est la préfecture des Bouches-du-Rhône et le chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est également le premier port de France, située sur la mer méditerranée, et abrite le club le plus titré du football français, l'Olympique de Marseille.
Elle est surnommée la cité phocéenne, car elle a été fondée vers 600 avant J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie mineure sous le nom de Massalia.
Ses habitants sont appelés les Marseillais.
Sa fondation, qui remonte à 600 avant J.-C., est le fait de Grecs venus de Phocée (ville aujourd'hui disparue située en Asie Mineure). Les conditions exactes de la fondation de la ville font défaut à l'histoire de la ville, on ne retient aujourd'hui qu'une légende peu précise. Le territoire aurait été occupé par une tribu, les Nams, qui se seraient implantés vers le village actuel d'Allauch. Le jour de l'arrivée des Grecs, le chef des Nams organisa un repas pendant lequel sa fille Gyptis eut à choisir son époux en lui tendant une coupe. Les Grecs furent invités à se joindre au banquet et le jeune chef de ceux-ci, Protis, fut choisi, scellant ainsi la fondation d'une nouvelle cité.
Les Phocéens se sont rapidement implantés et ont construit une cité résolument tournée vers la mer et le commerce. Ainsi, tout au long de la longue histoire de Marseille, c'est le commerce (et les commerçants) qui décident du sort de la ville : guerres, paix et alliances. La légende de la rencontre et de l'alliance entre le marin Protis (phocéen) et de la belle Gyptis (massaliote) établit fermement sa tradition de ville commerciale.
En effet, la prospérité et le malheur de la ville sont liés à son port. Pendant longtemps, le puissant empire romain a laissé une relative autonomie au sein de la Gaule narbonnaise à cette cité grecque qui fut réputée pour son enseignement. Exemple de cette prospérité, Marseille fut la première ville de France à disposer d'un système d'égouts. La ville était gouvernée par un directoire de 15 "premiers" choisis parmi 600 sénateurs (Strabon, 4,1,5). Trois d’entre eux avaient la prééminence et l’essentiel du pouvoir exécutif. Cliente de Pompée et de Jules César, elle refuse de prendre partie entre les deux en -49, tout en accueillant les émissaires de Pompée. Assiégée par trois légions pendant deux mois par César puis par son légat Trebonius, elle est enfin prise (Bellum Civile, livre I, 34-36, etc.). Les Romains la rattachèrent à la Narbonnaise. A la chute de l'empire au , la baisse du commerce entre les différentes rives de la Méditerranée lui fut fatale.
Autre malheur, la grande peste pénétra en Europe par le port phocéen en 1347.
Le 15 décembre 1437, le comte de Provence René d'Anjou, qui a succédé à son père Louis II d'Anjou, comme roi de Sicile et duc d’Anjou, arrive à Marseille, et favorise par des privilèges le relèvement de la ville, qu'il considère comme une base maritime stratégique pour reconquérir son royaume de Sicile. Les Marseillais, en contrepartie, se chargent de la reconstruction des remparts. Le roi René, qui souhaite équiper l'entrée du port d'une solide défense, décide de faire construire sur les ruines de l’ancienne Tour Maubert, une nouvelle tour plus importante. Jean Pardo, ingénieur, en conçoit les plans et Jehan Robert, maçon de Tarascon, exécute les travaux. Cette construction s’échelonne de 1447 à 1453. Le Roi fait édifier les fondations du piédestal, puis les travaux sont suspendus faute de crédits et c’est finalement grâce à l’aide des habitants de Marseille et notamment de la corporation des pêcheurs qu’ils peuvent reprendre.
Le , avec son cortège d'innovations industrielles et les conquêtes de la France dès 1830, stimula le commerce maritime et la prospérité de la ville. Marseille célébra cette richesse à travers les expositions coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès. L'arrivée de plusieurs centaines de milliers de rapatriés d'Algérie traumatisés en 1962 marqua l'esprit de la ville.
Ce trait de caractère est présent dans toute l'histoire de la ville et lui colle à la peau depuis l'époque romaine.
En effet, la ville fut créée par des grecs, les phocéens, qui vinrent la peupler approximativement un siècle après sa création, fuyant les invasions perses en 546 av. J.-C.. La topographie de la ville et le caractère marin des phocéens fit que les romains n'eurent jamais le contrôle des Marseillais grâce à leur indépendance commerciale.
Aussi, les Romains érigèrent-ils la ville d'Aix-en-Provence pour contre-balancer le pouvoir de cette ville. Cette rivalité Aix/Marseille trouva plusieurs échos dans l'histoire des deux villes, notamment lors du retrait du pouvoir épiscopal de Marseille. Cette rivalité est encore palpable de nos jours.
L'indépendance économique et politique de Marseille par rapport à la France perdura jusqu'à la fin du .
Trente années après son rattachement au royaume de France, rendit une visite à la ville, attiré par la curiosité de voir un rhinocéros. Cet animal était un cadeau du roi du Portugal Emmanuel I au Pape Léon X, le navire ayant fait nauffrage, on échoua la bête sur l'île d'If. profita de cette visite pour se rendre compte de la situation géographique de la ville et érigea deux fortifications pour "protéger" la cité. Il fit ainsi bâtir le Château d'If et un fortin sur les pierres d'un ermitage, Notre-Dame de la Garde. Cette protection de la ville n'était qu'un prétexte pour la surveiller ; en effet, aucune pièce d'artillerie ne pouvait, depuis le Château d'If, atteindre des navires voulant assiéger la ville.
Il faut attendre la Révolution française et l'uniformisation du territoire français (langue, monnaie, droit) pour que Marseille perde cette spécificité qu'elle a toujours tenté de conserver. Ce n'est sans doute pas pour rien que le champ révolutionnaire de Rouget de Lisle plut aux Marseillais et fut appelé la Marseillaise.
Pendant la Convention, l'esprit contestataire de la ville lui fit perdre son nom : elle fut rebaptisée, pendant 4 semaines, « La Ville-sans-nom » ! Lyon connût le même sort.
Durant le douloureux soulèvement de la commune de Paris, la ville connut aussi son insurrection mais celle-ci fut de courte durée.
En 1938, Marseille connut un terrible incendie qui ravagea quelques immeubles sur la Canebière. Face à l'indiscipline des Marseillais et l'incapacité des pompiers à faire régner l'ordre pour procéder aux secours, Édouard Daladier qui était présent pour un congrès déclara :
Cette image arriva jusqu'à Berlin, où Adolf Hitler avait comme projet de raser la ville, symbole pour lui de tout ce qu'il détestait : population et culture cosmopolites. Et plusieurs quartiers furent rasés, dont le Vieux-Port, avant que les forces débarquées en Provence ne libèrent la ville en 1944. Marseille fut aux côtés de Paris et de Lille pour se soulever contre l'occupant.
D'argent à la croix d'azur
Cependant, Paul Maurieton, La Terre Provençale, Journal de Route, Alphonse Lemerre, Paris, 1894. plusieurs hypothèses sont fournies sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne Mas-Salia, la résidence des Saliens. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec Mασσα (Massa). En effet, les phocéens avaient pour habitude d'apporter d'Asie Mineure le nom de Massa à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente Massa en Italie ; sachant que les mots Mαζα ou Mασα signifient en latin Libum, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale λεις , il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices.
Massalia devint ensuite Massilia à l'époque romaine puis en provençal : Marsiho/Marselha (le lh ressemble au lh portugais qui se prononce comme le ll espagnol : « llieu »). Le nom italien de la ville est Marsiglia.
Les élections municipales se déroulent par secteur. Chaque secteur élit ses conseillers (303 au total), dont un tiers siègent à la mairie centrale.
| Secteur | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | Total | - align="center" | Conseillers de secteur | 22 | 16 | 22 | 30 | 30 | 26 | 32 | 24 | 202 | - align="center" | Conseillers municipaux | 11 | 8 | 11 | 15 | 15 | 13 | 16 | 12 | 101 | - align="center" | Nombre total d'élus | 33 | 24 | 33 | 45 | 45 | 39 | 48 | 36 | 303 |
|---|
Au conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille représente 25 des 58 sièges, depuis le dernier découpage cantonal de février 2003, qui entre en vigueur lors des élections cantonales de 2004. Les 25 cantons de Marseille sont :
Pastis (boisson alcoolisée à base d'épices et d'anis), aïoli (sauce à base d'ail et huile d'olive), tapenade (crème à base d'olives), bouillabaisse (plat à base de poissons de roche, de sauces et de légumes), Panisse (galette de farine de pois chiche), navette (petit biscuit très dur et aromatisé à la fleur d'oranger en forme de petite barque), bourride (plat de poisson à base de lotte ou baudroie étuvée).
Marseille | Ville de France | Commune des Bouches-du-Rhône | Préfecture | Préfecture de région | Ville de plus de 100 000 habitants | Ville portuaire de France | Ville universitaire française | Ville d'art et d'histoire | Provence | Provence-Alpes-Côte d'Azur | Bouches-du-Rhône | Siège d'une Cour d'appel
Marseille | Marsella | مارسيليا | Марсилия | Marseille | Marsella | Marseille | Marseille | Marseille | Marseille | Marsejlo | Marsella | Marseille | Marseilla | مارسی | Marseille | Marsella - Marseille | מרסיי | Marseille | Marseille | Marseille | Marsiglia | マルセイユ | 마르세유 | Massilia | Marseya | Marseille | Marselis | Marseļa | Marseille | Marseille | Marseille | Marsilha | Marsylia (miasto) | Marselha | Marsilia | Марсель | Marsigghia | Marseille | Marsilya | 马赛
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