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Philibert Tsiranana (1960 - 1972)
Gabriel Ramanantsoa (1972 - 1975)
Richard Ratsimandrava (1975)
Gilles Andriamahazo (1975)
Didier Ratsiraka (1975 - 1993)
Albert Zafy (1993 - 1996)
Norbert Ratsirahonana (1996 - 1997)
Didier Ratsiraka (1997 - 2002)
Marc Ravalomanana (2002- )

Marc Ravalomanana (12 décembre 1949 - ) est le président de Madagascar depuis le 6 mai 2002.

Il est né à Imerinkasinina dans la banlieue d’Antananarivo, la capitale de Madagascar, il est marié et a 4 enfants. Il appartient à l'ethnie merina qui se caractérise par la préservation apparente de caractères ancestraux indonésiens.

C’est un autodidacte, aussi bien en politique qu’en affaires. Il dirige la petite laiterie familiale et la transforme avec l'aide de la Banque Mondiale et sous recommandation du gouvernement malgache à l'époque en une entreprise industrielle de dimension internationale : le groupe Tiko S.A. Cette entreprise a créé 5 000 emplois directs et près de 100 000 emplois indirects. Il est considéré comme un exemple de réussite quoique sa gestion d’entreprise ne puisse se détacher d'une réputation d'autocratisme et de discrimination vis-à-vis des candidats à l'emploi de phénotype africain. C'est du moins ce que prétendent ses ennemis qu'en retour, on peut soupçonner de lui reprocher surtout d'avoir des origines "non-africaines", dans la perspective de la "politique des races" prônée par Galliéni au début du régime colonial et perpétuée ensuite par les tenants de la "cause côtière" jusqu'à la chute de Didier Ratsiraka.

En décembre 1999, il est élu Maire d’Antananarivo, hors des partis politiques, sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J’aime Iarivo). Il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d’assainissement et de grands chantiers d’infrastructures urbaines, avec comme slogan : la « lutte contre la pauvreté ».

Marc Ravalomanana devint en octobre 2001, vice-président et principal financier de l’Église de Jésus-Christ à Madagascar (FJKM, église réformée), l’un des quatre piliers du Conseil des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM). Il a su s’appuyer sur les courants religieux, formidables relais de propagande à Madagascar pour qui ne dispose pas d’un parti politique. Officiellement, il ne préside qu’une association dénommée Tiako Madagasikara (J’aime Madagascar).

En annonçant sa candidature à la présidence à Imerinkasinina, son village natal, sur le parvis du temple protestant FJKM local, il s’est placé d’emblée dans un courant d’inspiration politico-religieuse. Par ferveur ou tactique ? Il sait aussi très bien qu’une grande partie des 15 millions de Malgaches sont de religion chrétienne et que 45% des chrétiens sont des fidèles de son église, l’église réformée FJKM.

Le 16 décembre 2001 a lieu le premier tour des élections présidentielles de Madagascar. Les résultats, selon le ministère de l’Intérieur, donnent Marc Ravalomanana en tête avec 46,44% des suffrages devant le président sortant Didier Ratsiraka, 40,61%. Ces chiffres sont contestés par le Comité de soutien à Marc Ravalomanana et par son organisation de campagne « Tiako’i Madagasikara », qui ont fait leur propre collecte de résultats. Ils prétendent que Ravalomanana est vainqueur au premier tour avec environ 53% des suffrages et réclament une confrontation des procès-verbaux originaux dont ils disposent eux-mêmes un exemplaire. Mais les partisans de Didier Ratsiraka refusent, ce qui provoque une recrudescence des manifestations populaires de soutien à Marc Ravalomanana. Au plus fort de la crise, le nombre des manifestants à Antananarivo est estimé à près de 1.500.000 personnes, soit le nombre exact des habitants de toute la province d'antananarivo.

Un second tour est alors prévu pour le mois de février 2002 mais devant l'ampleur des manifestations et le refus des partisans de Ravalomanana, celui-ci n'a pu avoir lieu. Entre-temps, le 10 février, le mandat de Ratsiraka arrive à son terme et le pouvoir devient légalement vacant selon les partisans de Ravalomanana. Ce qui n'est pas le cas le 18 avril 2002 à Dakar, devant 5 cinq chefs d'États africains, Ravalomanana reconnaît que Didier Ratsiraka est président de la république de Madagascar. Le deuxième tour est reporté en mois de mars et le 22 février, Ravalomanana est proclamé président par les instances juridiques de la capitale (parmi lesquels plusieurs membres de la Haute Cour Constitutionnelle) et prête serment devant plus de 100 000 partisans. La chambre administrative a en effet annulé la nomination des juges de la haute Cour constitutionnelle malgache. Chose inconstitutionnelle de par la séparation des pouvoirs. Didier Ratsiraka refuse son éviction et se replie à Toamasina, la principale ville de l'ethnie betsimisaraka à laquelle il appartient par sa mère, et qu'il proclame nouvelle capitale d'une république sécessionniste. A partir de cette ville, celui-ci dirige un blocus des provinces centrales en dressant des barrages routiers tout en faisant dynamiter les ponts et autres voies de communication. Ces vértiables actes de guerre, soutenus tacitement par la France provoquent une grave pénurie sur les hautes terres et entraînent le décès d'environ 10.000 personnes, par malnutrition ou manque de soin. De véritables persécutions des habitants originaires du pays merina et betsileo, aboutissant dans plusieurs cas à des meurtres, sont également organisées dans de nombreuses régions côtières.

Le 29 avril 2002, après avoir procédé à un nouveau décompte des résultats, la Haute Cour Constitutionnelle, rétablie dans ses prérogatives d'avant les élections proclame Ravalomanana vainqueur au premier tour avec 51,46 % des votes. Le 26 juin enfin, l'ensemble de la communauté internationale reconnaît pleinement la légitimité de l'élection de Ravalomanana, à l'exception de la France qui ne s'y décide que le 3 juillet, en dépéchant Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires Etrangères à Antananarivo. Le 7 juillet, les troupes légalistes investissent le dernier bastion des partisans de Ratsiraka et mettent fin à la crise ouverte.

Marc Ravalomanana, novice en politique, a bénéficié de nombreux soutiens de partis et de personnalités, comme l’ancien Premier ministre du président Albert Zafy, Norbert Ratsirahonana, et Manandafy Rakotonirina, le leader du MFM (Mouvement pour le progrès de Madagascar). Le MFM présageait que le président Didier Ratsiraka ne se résoudrait pas au verdict des urnes et parlait, déjà, de la nécessité de former un gouvernement-bis. Une grande partie de l’armée malgache soutenait aussi l’opposant, ainsi que certains gouverneurs de provinces qui disposent de pouvoirs exorbitants mais qui n’ont pas les moyens à la mesure de ces pouvoirs. Ce fut le cas du gouverneur de la province d’Antananarivo, foyer de la contestation, Pascal Rakotomavo, qui bloqua les résolutions décrétées par le président Ratsiraka.

Suspendue de l’OUA après le renversement du régime de Didier Ratsiraka, Madagascar réintègre l’institution panafricaine après une nouvelle décision des chefs d’État de l’Union africaine en juillet 2002. Le président Marc Ravalomanana se doit de conforter sa légitimité, désormais internationalement reconnue, par l’organisation d’élections et en assurant la participation de toutes les forces vives du pays.

Le 12 octobre 2005, il réchappe de peu à un accident de l'hélicoptère qui le transporte dans la région de Fianarantsoa. En cette année 2006, le débat de la constitutionnalité de l'investiture de Marc Ravalomanana du 22 février 2002 est de nouveau d'actualité. le problème consiste à savoir quand exactement son mandat a débuté. Cette date soulève trois questions . D'abord celle de savoir quand son mandat se termine puis ensuite de savoir si les anciens dirigeants peuvent être effectivement emprisonnés pour "usurpation de fonction "entre le 22 février, première investiture et le 06 mai deuxième investiture et le 26 juin, date de reconnaissance internationale. Car, les Didier Ratsiraka et comparses sont comndamnés par le régime Ravalomanana en ce moment. ainsi, une partie a du s'exiler à l'étranger notamment en france et une autre moitié croupit en prison. puis la troisème, pour une élection présientielle libre, elles devront se faire sans exclusive. donc, une éléction où même les partisans de didier ratsiraka peuvent se présenter.

Personnalité politique malgache | Naissance en 1949

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