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Introduction


Le maori des îles Cook ("Te reo Māori Kūki 'Āirani "), appelé également en français rarotongien est la langue véhiculaire de la plus grande partie de l'archipel des Cook (¹). Il a depuis 2003 le statut de langue officielle au même titre que l'anglais (voir lien externe ''"Te Reo Maori Act").

Il en existe plusieurs variantes dialectales. Outre le rarotongien lui-même parlé sur l'île de Rarotonga, on distingue les dialectes de Rakahanga-Manihiki, de Ngaputoru qui regroupe les trois îles d'Atiu, Mauke et Mitiaro, de Mangaia, d'Aitutaki et de Penrhyn (reo tongareva) La langue de Pukapuka est pour des raisons liées au peuplement de l'île, plus proche du samoan et des langues parlées sur les trois atolls de Tokelau.

Il appartient à la famille des langues austronésiennes. Il est également classé par certains linguistes (Jeff Marck) dans le sous-groupe dit "proto-tahitien" (en anglais tahitic) dont l'appellation reste néanmoins controversée.

(¹) Bien que l'appellation officielle soit Maori (en anglais) ou Te Reo Maori, il est quelquefois également désigné sous la forme "reo ipukarea". Ces désignations multiples rendent compte des difficultés de trouver une cohésion nationale tout au moins sur le plan linguistique. L'appellation "rarotongien" va bien entendu déplaire aux locuteurs des autres îles. Il faut néanmoins savoir qu'il y a en dehors de la langue de Pukapuka, intercompréhension immédiate entre toutes les variantes dialectales citées ci-dessus. A noter enfin qu'il n'y pas d'intercomprehension avec le tahitien ou le maori de Nouvelle-Zélande, bien que ces langues soient proches

Avertissement : Comme pour la plupart des langues non indo-européennes se pose le problème de la catégorisation grammaticale et tout particulièrement en ce qui concerne l'opposition verbo-nominale.

Graphie(s) et prononciation(s)


La rarotongien se compose de 14 phonèmes :

  • 9 consonnes : ng, m, n, p, t, k, r, v. et la glottale représentée par une apostrophe dans la graphie recommandée par le kopapa reo ("commission à la langue maori"). S'y ajoutent le "f" et le "h" dans la variante dialectale du Rakahanga-Manihiki et le "s" et le "h" dans celle de Penrhyn (reo tongareva). Ces sonorités remplacent la plupart des glottales des autres dialectes.

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Bilabiale Labio-dentale Alvéolaire Vélaire Glottale
Occlusive
Nasale
Roulée
Fricative

  • 5 voyelles : a,e,i,o,u
Chaque voyelle peut-être courte ou allongée. L'allongement est noté là encore dans la graphie recommandée par le macron (makaroni) : ā, ē, ī, ō, ū

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(allongée) Close back rounded vowel.ogg )
(allongée) Close-mid front unrounded vowel.ogg )
(allongée) Close-mid back rounded vowel.ogg )
(allongée) Open front unrounded vowel.ogg )
(allongée)
Antérieure Centrale Postérieure
Fermé
Semi-fermé
Ouverte

En dehors de quelques documents documents officiels, la glottale et le macron sont rarement notés dans les écrits de tous les jours, la majorité des locuteurs estimant ces deux graphèmes inutiles. La question fait du reste toujours débat à l'heure actuelle.

La controverse repose sur deux logiques qui s'opposent. Pour les partisans de la réforme de l'écriture, la notation de ces deux sonorités s'avère indispensable dans l'optique de l'enseignement du maori dans l'archipel. Longtemps négligé au profit de l'anglais, celui-ci a en effet été remis à l'ordre du jour depuis quelques années . Or, si pour la plupart des locuteurs natifs, la prononciation pertinente de la glottale et de l'allongement vocalique se fait de manière spontanée, leur notation devenant par là même inutile, il n'en est pas de même pour la majorité des plus jeunes ou des expatriés de la seconde génération dont la langue première est désormais l'anglais. A cela s'ajoute pour les opposants de la réforme, l'idée plus ou moins avouée qu'il s'agirait en quelque sorte d'une trahison voire d'une corruption de la parole biblique. Très attachés aux valeurs chrétiennes, la Bible reste en effet pour les Maori des îles cook la référence ultime d'autant qu'elle constitue le premier ouvrage écrit dans cette langue de tradition orale. Or les missionnaires qui traduisirent la Bible, ne notèrent ni la glottale ni l'allongement vocalique. Le premeir à utiliser ce nouveau système d'écriture fut Stephen Savage dans le cadre de son dictionnaire publié en 1962. Par la suite, d'autres auteurs (Taira Rere, Kauraka Kauraka...) optèrent pour une solution intermédiaire en dupliquant la voyelle pour l'allongement vocalique ("aa"; "ee"…) et en notant la glottale seulement en cas de risque de malentendu sur la signification d'un mot.

Déictiques personnels


Comme dans la plupart des langues d'Océanie, on retrouve en rarotongien la distinction entre le duel et le pluriel ainsi que celle entre l'inclusif et l'exclusif

Singulier

  • Au : je, moi ; Kua kai au i te ika : J'ai mangé le poisson;
Ka 'aere au ki te 'āpi'i āpōpō : J'irai à l'école demain; Ka 'ārote au inana'i, no te ua rā, kua 'akakore au : J'étais hier en train de labourer (le champ), mais j'ai dû abandonner car il a plu.

  • Koe : tu , toi; Kua kai koe i te ika : tu as mangé le poisson; Kua kino iā koe tō mātou mōtokā : Tu as cassé notre voiture ; Ko koe 'oki, te tangata ta te 'akavā e kimi nei : Tu es l'homme que la police recherche.

  • 'Aia : il, lui, elle; Kua kai 'aia i te ika : il/elle a mangé le poisson ; 'Ea'a 'aia i 'aere mai ei ?: Pourquoi est-il/elle venu(e) ? ; Kāre aia i konei : il/elle n'est pas là

Duel

  • Tāua : inclusif, nous deux (inclusif : toi et moi) ; Kua kai tāua i te ika : Nous (toi et moi) avons mangé le poisson ; 'aere tāua : Allons-y ; Ko tō tāua taeake tērā ake : Nos amis arrivent

  • Māua : nous deux, (exclusif : lui/elle et moi) ; Kua kai māua i te ika : Nous (lui/elle et moi) avons mangé le poisson ; Ka 'oki māua ma Taria ki te kāinga : Taria et moi rentrons chez nous ; No māua tera 'are : Cette maison est la notre

  • Kōrua : vous deux ; Kua kai kōrua i te ika : Vous deux avez mangé le poisson ; 'Aere kōrua : Allez-y ; Na kōrua teia puka : Ce livre vous appartient à tous les deux

  • Rāua : ils, elles (deux) ; Kua kai rāua ite ika : Eux deux ont mangé le poisson ; Mei 'ea mai rāua ? : Où étiez-vous tous les deux ? ; Ko rāua ko Pā tei no'o ki te kāinga : Lui (ou elle) et Pa sont restés chez eux

Pluriel

  • Tātou : Nous (inclusif : vous - 2 ou plus - et moi) ; Ko'ai tā tātou e tiaki nei : Qui attendons nous ? ; Kāre ā tātou kai toe : Nous n'avons plus de nourriture

  • Mātou : nous (exclusif : ils, elles et moi) ; Ko mātou ma Tepaeru i 'aere mai ei : Nous sommes venus avec Tepaeru ; Kua kite mai koe ia mātou : Tu nous as vus

  • Kōtou : Vous tous ; E 'aere atu kōtou, ka āru atu au : Partez devant, je vous suis ; Ko kōtou ko 'ai mā i aere ei ki te tautai ? : Avec qui êtes-vous partis pêcher ?

  • Rātou : Ils, elles, eux (plus de deux); Kua pekapeka rātou ko Teia : Ils se sont se querellés avec Teaia ; Nō rātou te pupu māro'iro'i : Ils ont l'équipe la plus forte

Marqueurs aspectuels


  • Tē… nei : Indique que l'action est en train de s'accomplir ; Tē manako nei au i te 'oki ki te 'are : Je pense que je vais rentrer à la maison ; Tē kata nei rātou : Ils sont en train de rigoler ; Te tanu nei au i te taro : Je plante du taro
  • Kia : Indique un souhait , un désire ; Kia vave mai ! Ka tūreiti tāua : Dépêche toi ! nous allons être en retard ; 'Aere kia viviki, 'e pō teia : Viens vite, il va bientôt faire nuit ; Kia manuia ! : Bonne chance ! Bon courage ! Salut ! ; Kia tae mai ki te anga'anga ā te pōpongi Mōnitē : Viens travailler lundi matin ; Teia te tātāpaka, kia kai koe : Voici du pudding d'arbre à pain, manges en.
  • 'ē : Exprime une ordre, un commandement, le devoir, l'obligation ; ē 'eke koe ki raro ! : Baisse toi ! ; ē tū ki kō ! : Lève toi de là ! ; ē 'aere 'aia ē tiki ia Tere : Il devrait partir et aller chercher Tere ; ē no'o mai, e tēnā tangata keiā : Arrête toi là voleur !
  • 'Auraka : marque l'interdiction ; Auraka e 'ākara : Ne regarde pas ! ; Auraka e tuatua : Ne parle pas ! ; 'Auraka e 'aere, tē ma'ani pai ra 'a Mina i te tī : N'y va pas, Mina est en train de préparer le thé ; Kua ako 'aia ia rātou 'auraka kia pekapeka : Il nous a prévenus que nous ne devions pas créer de problèmes
  • e… ana : Exprime une action ou un état habituel ; E no'o ana 'aia ki Nikao i tē reira tuātau : A cette époque, il vivait à Nikao (nord ouest de Rarotonga) ; E 'aere ana koe ki te 'ura : Est-ce que tu as l'habitude de danser ? ; E tevarevare 'ua ana 'aia : Il est toujours en retard
  • Ka : Exprime une action ou un état inaccompli; Ka 'īmene 'a Mere ākonei ite pō : Mary chantera plus tard dans la soirée ; Kua kite au ē ka riri a Tere : Je sais que Tere sera mécontent
  • Kua : Exprime une action accomplie ou un état présent ; Kua kite mai koe ia mātou : Tu nous as vu ; Kua meitaki koe ? : Cela va mieux maintenant ; Kua oti te tārekareka : Le match est terminé ; Kua riri au : je suis mécontent, en colère
  • I... (ana) : Exprime une action définitivement terminée ou un état passé. Il peut quelque fois être également employé seul ; I 'a'a ana rātou ? : Qu'est-ce qu'ils ont bien pu faire ? ; I tamariki ana 'oki tātou pou roa : Nous avons tous été un jour un enfant ; 'I ānau 'aia ki Rarotonga nei : elle est née ici à Rarotonga
  • Mē : Exprime une condition, une supposition, mais également le doute, l'incertitude ; Généralement traduit par si ; Mē ka 'ōmai koe i tēta'i 'anga'anga nāku, kā no'o mai au ki Rarotonga nei : Si tu m'avais donné un travail, je serais resté ici à Rarotonga ; Kua tupu ki 'ea, ki Tītīkāveka, mē ki Avarua ? Où cela s'est-il passé, à Titikaveka ou à Avarua? ; Mē kā 'oki mai 'aia : Je me demande, s'il reviendra ; Nā 'ai i kave mai i te puka ? Mē nā 'ai : Qui a apporté le livre ? Je ne sais pas
  • Ākōnei e : Exprime également une supposition, traduit généralement par peut-être ; Ākōnei e kō te tika tāna : Il a peut-être raison ; E no'o koe ki te kāinga ākōnei koe e roko'ia ai e te maki : Reste à la maison ou tu pourrais être malade
  • Kāre/kore : Ces deux marqueurs expriment la négation, kore ayant un sens plus emphatique. Les deux termes sont néanmoins aujourd'hui de plus en plus employés en tant que synonymes. Kāre au 'ē 'oki mai : je ne reviendrais pas ; Mē kāre koe e 'oki mai, e tātā mai koe kia kite matou : Si tu ne reviens, écrit nous pour que nous le sachions ; Kāre i 'ānau 'aia ki Rarotonga nei : Elle n'est pas née ici à Rarotonga : Kāre i te 'are ma'ata roa : Ce n'est pas une très grande maison Kua kore tōna māro'iro'i'anga : il n'a plus de force ; Kāre atu : plus rien d'autre, plus du tout; Kāre atu ā mātou e 'ōronga atu nā'au : Nous n'avons plus rien à te donner ; Kāre pa'a : peut être pas ; Kāre pa'a au e 'aere ki Avarua : Je n'irais sans doute pas à Avarua; Kāre e kore : c'est sûr, sans aucun doute

Interrogatifs


Il en existe quatre séries ('ai-'ea-a'a-'ia) portant respectivement sur l'identité, la localisation (spatiale et temporelle), la nature du sujet et le nombre ou la quantité. Ceux-ci vont ensuite se combiner avec toute une série de marqueurs pour produire une multitude de nuances sémantiques

Série des 'ai : questionnement sur l'identité

  • Ko'ai ? : qui ?, quel(lle) ? lequel? Laquelle? Pour le nom des personnes, des animaux, des lieux, des mois mais ni des jours ni des années ; Ko'ai koe ? : qui es tu ? ; Ko'ai to'ou ingoa ? Quel est ton nom ? ; Ko'ai ia kōtou tei tuatua ana ? : Lequel d'entre vous a parlé ?

  • Nō'ai/Nā'ai ? : A qui ?, de qui ? par qui ? ; Nō 'ai teia pare? : A qui est ce chapeau ? ; Nā'ai i kave mai iā koe ki te pure ? Nā tāku māmā : Qui t'as emmené à l'église ? Ma maman.

Série des 'ea : questionnement sur la localisation (spatiale ou temporelle)

  • Tei'ea ? : Où ?, à quel endroit ? ; Tei'ea koe ? : Où es-tu ? ; Tei'ea rā tāku māmā ? Mē tei'ea : Où peut bien être ma mère ? Je ne sais pas.

  • Nā'ea/Nō'ea : par quelle endroit ?, de quelle manière ? (idée de lieu) ; Kā 'aere kōrua nā'ea ? : Par où est-il venu ? ; I nā 'ea koe i te tunu'anga ite vararoa ? I nā te ngūtupa : Comment (par quel endroit) es-tu entré dans la maison ? Par la porte.

  • Ki 'ea : où ? Dans quelle direction ? ; Tē 'aere nei koe ki'ea ? : Où vas-tu ? ; Kua 'apai koe ki 'ea ? : Où l'as-tu pris ?

  • Mei'ea : D'où ? De quelle origine ? ; Mei'ea mai koe ? : D'où viens-tu ? , Où as-tu été ?

  • Ko'ea : Quel ? lequel ?(Pour les noms de lieu) ; Ko'ea teia nga'i ? : Quel est cet endroit ?

  • Pē'ea ? : Comment ?, De quelle manière ? ; Pē'ea koe ? : Comment vas-tu ? ; I pē'ea 'ia e koe 'a Taka i auē ei ? Comment as-tu fait pour faire pleurer Taka ?

  • Ā'ea ? : Quand ? ; Ā'ea te pa'ī e tae mai ? : Quand le bateau arrivera t-il ?

  • Ko ā'ea ? : Vers où ? ; Ko ā'ea teia ngā'i? : Vers où se situe cet endroit ?

Série des a'a : Questionnement sur l'essence, la nature ou les caractéristiques du sujet

  • Ea'a ? : Quoi ?, Qu'est-ce que ? Que? ; Ea'a tō'u teima'a ? : Quel est ton poids ? ; Ea'a 'oki tā'au ka 'inangaro ? : Que veux-tu d'autre ?

  • Ia'a : Quoi ?, Qu'est-ce que ? Que? (avec une idée d'accompli); I'a'a ana kotou ? : Que faisais-tu ?

  • Ēia'a…? 'Ea'a… (ei)/'ea'a te mea…(ei)/No te a'a?: : pourquoi, pour quelle raison ? ; Ea'a koe i auē ei ? Pour quelle raison pleures-tu ? : 'Ea'a te mea i kāpiki ei koe iāia ? : Pourquoi l'as tu appelé ? ; Eia'a koe kia kite ? : Que veux-tu savoir ? pour quelle raison veux tu savoir cela ? ; Eia'a tēnā pi'a ? : Que peux-tu bien vouloir faire de cette boîte ?

  • Mei te a'a te roa : Depuis quand ? Depuis combien de temps ? (sous-entendu pourquoi ?); Mei te 'a'a te roa ia koe ki konei ? Mei te rima meneti : Depuis combien de temps te trouves-tu ici ? Depuis cinq minutes ; Mei te a'a te roa i tō'ou no'o'anga ki Aitutaki ? : Combien de temps es-tu resté à Aitutaki ? ; Mei te a'a mai koe ? : Qu'as tu fais (depuis tout ce temps)

Série des 'ia : questionnement sur le nombre, la quantité

  • Kā 'ia/'Ē'ia : Combien ?; Kā 'ia pūtē kōpara i kī i teianei ? Kā rima nga'uru : Combien de sacs de copra ont été rempli ? cinquante ; Kā 'ia ēnā ? Kā 'ia rā : Combien sont-ils ? Un certain nombre

  • Ē 'ia ā'au tamariki ? : Combien, d'enfants as-tu ? ; Ē 'ia Pāpā aini ? 'Ē 'itu dala : Combien d'argent à Papa? Il a sept dollars: 'Ē 'ia tangata tei tae mai ? 'Ē 'ia 'ua : Combien de personnes sont venus ? Assez peu

  • Te'ia : Dans quel ordre ?, le combien ? ; Te 'ia vaka tei tae mai ? Te toru : A quelle place est arrivée la pirogue ? Elle est arrivée la troisième

La possession


Comme la plupart des langues de Polynésie, le rarotongien se caractérise par deux types de possession (Ā et Ō) généralement décrite comme « faible » et « forte » La possession en « Ā » est utilisée quand le possesseur a le contrôle sur la relation, est supérieur ou dominant à celle-ci ou lorsque la possession est considérée comme aliénable. La possession en « Ō » est utilisée quand le possesseur n'a aucun contrôle sur la relation, est inférieur ou subordonné à celle-ci, ou lorsque la possession est considérée comme inaliénable.

  • le « Ā » est utilisé pour
    • tout objet transportable
    • la nourriture ou la boisson,
    • l'époux, l'épouse, la fille, le fils
    • les animaux
    • les personnes de rang inférieur

Te puaka ā tērā vaine : le cochon appartient à cette femme

Ā Tere tamariki : Les enfants de Tere

Kāre ā Tupe mā ika i napō : Tupe et les siens n'ont pas eu de poissons hier soir

Tāku / Tā'au / Tāna / Tā tāua / Tā māua…. : mon, ma, le mien, la mienne/ ton, ta, le tien, la tienne / son ,sa, le sien, la sienne

Ko tāku vaine teia : C'est mon épouse

Ko tāna tāne tera : C'est son mari

Tā kotou 'apinga : Vos affaires

Tā Tere 'apinga : Les affaires de Tere

  • Ō est utilise pour :
    • Une partie d'un ensemble
    • les sentiments, caractères
    • les bâtiment, transports
    • les habits
    • les parents et la famille (ni le mari, ni l''épouse, ni les enfants….)
    • les individus considérés comme supérieurs

Te 'are ō Tere : La maison appartenant à Tere

Ō Tere pare : Le chapeau de Tere

Kāre ō Tina no'o anga e no'o ei : Tina n'a nulle part où s'asseoir

Tōku ; Tō'ou ; Tōna ; Tō tāua ; Tō māua…: mon, ma, le mien, la mienne/ ton, ta, le tien, la tienne / son ,sa, le sien, la sienne …

Ko tōku 'are teia : C'est ma maison

I tōku manako, kā tika tāna : A mon avis, il a raison

Teia tōku, tērā tō'ou : Ceci est à moi, cela est à toi

Quelques déictiques


  • Te : le, la , un(e)

Kua tae mai te torōka : le camion est passé

Kāre i te 'anga'anga ngaro : Ce n'est pas une chose secrète

  • Teia : ce, cet, cette, ceci (proche du locuteur)

Teia pare : ce chapeau

Teia nga pare : ces quelques chapeaux

Teia au pare : ces nombreux chapeaux

'Ea'a teia? Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qu'il se passé ?

Teia au ! : Me voici ! C'est moi !

  • Tēnā : ce, cet, cette, cela (proche de l'interlocuteur)

Tēnā tā'au kai ? : Est-ce que tu as ta nourriture avec toi ?

'Ea'a koe i 'aere 'ua mai ei mei tēnā te tū ? : Pourquoi es tu venu comme cela (par ex. avec tes habits de travail ) ?

Mē kake atu kōtou ki uta i te 'enua, tēnā kā tae mai 'a Puna Ariki i te 'ārāvei ia kotou : Quand tu arriveras sur cette terre, le chef Puna viendra à ta rencontre

E no'o mai, e tēnā tangata keiā : Arrête toi là, voleur !

  • Tērā : ce, cet, cette, cela (éloigné de l'interlocuteur dans le temps ou dans l'espace)

No 'ai tērā 'are : A qui appartient cette maison ?

Ka 'aere rātou mei tērā oire ki tērā oire : Ils iront d'un village à un autre

Kare i te reira mata'iti, i tērā mai e i tērā mai mata'iti rātou i mou ei i te kapu : Ils n'ont pas gagné la coupe cette année là, mais ils l'ont gagné l'année suivante puis encore celle d'après.

  • Taua : Ce, cet, cette (qui n'est présent au moment où il en est question)

Ko tērā taua tangata : C'est l'homme (de la situation)

Kāre taua tuatua i te tika : Cette histoire n'est pas vraie

Kua mou taua manu tā'aē ra : Cette bête sauvage a été attrapée

  • Konei : ici, près de moi

Kāre aia i konei : il/elle n'est pas là

Mei te 'a'a te roa ia koe ki konei ? Mei te rima meneti : Depuis combien de temps te trouves-tu ici ? Depuis cinq minutes

  • Kona : là, près de toi

Ka meitaki 'ua kia vao'o koe i kona : Ce serait mieux si tu partais de là

Mei kō 'aia ki kona : Il est venu là où tu es

Glossaire

  • 'aere : aller, marcher
  • 'akakore : abandonner
  • 'ākara : regarder, observer
  • 'Akarongo : écouter, entendre
  • Ake : à une courte distance, il y a quelque temps
  • Ako : prévenir conseiller, exhorter, prêcher, sermon
  • Akōnei : plus tard dans la journée. S'oppose à nakōnei : plus tôt dans la journée
  • 'ānau : naître, donner naissance ; Rā 'ānau anga : anniversaire
  • 'anga'anga : travail, travailler
  • 'apinga : possession, richesse
  • Āpōpō: demain
  • 'ārāvei : se rencontrer
  • 'are : maison,bâtiment ; are 'āpi'i : école ; 'are kāvamani : Bâtiment gouvernemental ; 'are kōrero : case où traditionnellement les généalogies et autres récits étaient enseignés aux jeunes ; 'are umu/-are kūki : cuisine ; 'are maki : hôpital; 'are ōtera : hôtel ; 'are pure : église ;
  • 'ārote : labourer, creuser un sillon
  • Aru : Accompagner, suivre, poursuivre
  • Atu : exprime l'éloignement par rapport à celui qui parle ; 'aere atu : partir
  • auē : pleurer mais également une interjection pour exprimer la surprise, la joie, l'étonnement; mais aussi le rejet; Auē te rekareka! : Oh bien ! Bonne nouvelle ! ; Auē te a'a ! : Va au diable! Va te faire voir !
  • 'ea : où...? ; mei 'ea : d'où… ?
  • 'ika : sexe féminin, vagin. (Précision pour éviter tout malentendu sur les exemples ci-dessus, à l'attention bien sûr de ceux qui ne noteraient la glottale...)
  • Ika : poisson
  • 'īmene : chanter, chant
  • Inana'i : hier
  • Ine : S'il te plait
  • Ingoa : nom
  • Kai : nourriture, manger ; kaikai ou kakai : beaucoup de nourriture, manger beaucoup, se goinfrer
  • Kāinga : champ, propriété, par extension (chez soi)
  • Kake : grimper, monter, se lever ( pourle soleil ou la lune) ; kake ki uta : débarquer
  • Kapu : coupe, tasse (emprunt à l'anglais « cup »)
  • Kāre : négation, rien
  • Kata : rire; kata 'āviri : se moquer
  • kave : prendre, apporter, emmener
  • Keiā : voler, dérober
  • Keiā : voler, dérober
  • Kimi : chercher
  • Kino : mauvais (terme général), endommagé, en panne
  • Kite : voir, savoir
  • Ma : et, avec
  • Mai : exprime le mouvement vers celui qui parle. 'aere mai : venir (par extension bienvenue)
  • Maki : malade
  • Manako : Penser, idée, esprit
  • Māro'iro'i : fort, en bonne santé. Manako maro'iro'i : un esprit fort, intelligent
  • Meitaki : Merci
  • meneti : minute
  • Mōtokā : voiture (emprunt à l'anglais « motocar »)
  • Mou : attraper, tenir
  • nga'i : lieu , position
  • Ngaro : dissimulé, secret (synonyme "muna")
  • Ngūtupa : porte, entrée ; te ngūtupa o te ana : l'entrée de la grotte
  • No'o : rester, habiter, demeurer
  • 'oire : village, district
  • pa'ī : bateau
  • Papa'ā : un Européen, un blanc
  • Pare : chapeau , porter un chapeau ; pare ka'a : chapeau fait en fibre de coco
  • Pekapeka : querelle, dispute, se disputer
  • pi'a : boîte, pièce; pi'a moe : chambre
  • Pia : Manioc polynésien
  • Pōpongi : matin
  • Puaka : cochon
  • Pupu : groupe de personne, équipe
  • Riri : être mécontent, être en colère contre (ki)
  • Tae mai : arriver
  • Taeake : ami ou parent appartenant à la même génération (frère, sœur, cousin(e), mais pas par alliance).
  • Tama : ami (forme respectueuse) ; 'Ē tamamā : mon cher ami (en introduction d'une lettre). Un autre terme pour ami est 'oa sans doute emprunté au tahitien (hoa) durant la période missionnaire
  • Tamariki : les enfants; 'āngai tamariki : adopter un enfant
  • Tanu : planter, cultiver
  • Tārekareka : s'amuser, jouer, se distraire, match, partie
  • Tātā : écrire
  • Tautai : pêcher
  • Tiaki : attendre, garder
  • Tika : correct, admissible
  • Tū : apparence, caractère, nature, comportement, variété, description mais aussi être debout, ériger, se lever.
  • Tuātau : temps, période, saison ; Ē tuātau 'ua atu : pour toujours
  • Tuatua : parler, parole, récit ; tuatua muna : secret ; tuatua raurau : une piplette ; tuatua ta'eke : rumeur ; ta'eke : diarrhée
  • Tuatua : parler, récit
  • Ua : pluie, pluvieux
  • 'ura : danser, danse

Sources


  • thèse de Laurent Nevers, préparée à l'INALCO.
  • Cook islands Maori dictionary, Jasper Buse et Raututi Taringa édité par Bruce Biggs et Rangi Moeka'a, Canberra, 1995.
  • A dictionary of the Maori language of Rarotonga, Stephen Savage, Wellington 1962. Ce dernier dictionnaire bien que riche en informations culturelles, ne fait pas l'unanimité en raison des quelques erreurs s'y étant glissées.

Ces deux dictionnaires sont désormais consultables sur l'excellent site du Cook Islands Biodiversity and Natural Heritage. *

Voir aussi


Liens internes

Liens externes

Langue malayo-polynésienne | Îles Cook

Rarotongeg | Cook Islands Maori | Idioma maorí de Islas Cook | Rarotongan kieli

 

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