La méthode classique consiste a éteindre sa cigarette et à avoir suffisamment de volonté pour ne pas en allumer une suivante.
Les fumeurs qui utilisent cette méthode acceptent en général de passer quelques semaines difficiles, pour ensuite constater avoir de moins en moins souvent envie de fumer.
Les détracteurs de cette méthode l'accusent de ne jamais faire totalement cesser le désir de fumer : on ne chasse pas un désir par une interdiction. Mais il existe d'etudes qui montrent son efficacité a 90%. Le fumeur est en control total de son addiction (cela qui n'est pas le cas avec les methodes des substituts nicotiniques).
Une prise en charge médicale est recommandée en cas de co-morbidité ou risque de complications (hospitalisation, états dépressifs, grossesse, polytoxicomanie, etc...).
Il existe en France près de 300 centres de tabacologie pour cesser de fumer (en 2006), le plus souvent en centre hospitalier. Il convient de prévoir 4 à 6 consultations réparties sur plusieurs mois. La durée nécessaire aux entretiens individuels interdit en pratique la consultation en libéral.
Les timbres transdermiques sont des palliatifs nicotiniques vendus en pharmacie, éventuellement sur ordonnance. Le dosage est adapté à l'intensité tabagique déclarée.
Un timbre autocollant diffuse progressivement de la nicotine par la peau ce qui réduit la sensation de manque.
Les durées de traitements sont d'environ 3 mois, avec diminution progressive des doses.
Efficacité à 12 mois : 16 à 18 % d'après le New-England Journal of Medicine (mars 1999). D'autres études ont montré leur peu d'utilité à long terme (Yudkin, BMJ, 2003, 327:28-29)
Les gommes à mâcher sont une autre galénique des palliatifs nicotiniques vendus en pharmacie, éventuellement sur ordonnance. Le dosage est adapté à l'intensité tabagique déclarée.
La gomme diffuse progressivement de la nicotine par la muqueuse buccale, ce qui réduit la sensation de manque.
La durée d'usage est au maximum de 6 mois, au-delà il existe un risque de dépendance.
Efficacité à 12 mois : + 6% environ en sus de l'effet placebo (gommes sans nicotine)
Il existe aussi des tablettes que l'on suce lentement produisant le même effet.
Ce médicament permet d'arrêter de fumer dans 1 cas sur 3 mais entraine souvent de nombreux effets secondaires.
Courant 2006, une nouvelle molécule développée par les laboratoires Pfizer, la varenicline qui a la particularité de cibler les mêmes récepteurs que la nicotine, est actuellement étudiée en priorité par la FDA car elle serait susceptible de constituer une avancée thérapeutique majeure. D'après les laboratoires Pfizer, après deux études sur 2000 personnes, 44% des personnes traitées à la varenicline ont arrêté de fumer après 12 semaines de traitement. Si la FDA l'approuve, le produit pourrait être mis sur le marché en 2007.
Consiste en la pose d'aiguilles en des points précis de l'oreille ou d'un fils de nylon ou d'une agrafe pour 3 semaines.
L'hypnose agit en réduisant l'envie de fumer, en augmentant la désir d'arrêter, ou en renforçant les ressources inconscientes visant à l'arrêt du tabac.
La méthode la plus courante est celle du psychiatre américain Herbert Spiegel, qui comporte trois suggestions essentielles:
1) la fumée est un poison 2) le corps mérite d'être protégé de la fumée 3) il est possible et agréable de vivre sans fumée
Ce type de suggestion n'implique pas un rapport hiérarchique au thérapeute car le client est invité à participer à sa propre thérapie et à apprendre l'auto-hypnose. Une ou deux séances suffisent généralement.
L'hypnose (médicale ou eriksonniennne) ne fait pas partie des pratiques médicalement validées, mais il n'a pas été non plus démontré qu'elle n'était pas efficace... En pratique la plupart des intervenants en tabagisme ont recours à une forme ou une autre de suggestion vers l'inconscient du fumeur, adressant directement la mémoire du désir de fumer.
Le méthode «Allen Carr», du nom de son auteur anglais, est basée sur la compréhension des mécanismes mentaux de la dépendance psychologique au tabagisme.
A la lecture de ses ouvrages, le fumeur peut réaliser la contradiction insoluble entre son désir de continuer à fumer et son souhait de s'affranchir de ce qui est devenu une dépendance. Il s'ensuit une sorte de révélation qui fait perdre sens et plaisir à continuer de fumer et permet un arrêt immédiat et durable du comportement addictif.
Une fois la dépendance psychologique traitée, la dépendance physique (syndrome de manque) ainsi que la dépendance comportementale (habitudes) ne font pas obstacle à l'abstinence durable selon cet auteur.
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"Méthodes d'arrêt du tabac".
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